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Comité d'action antibolchévique

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Pour les articles homonymes, voirCAA.

Comité d’action antibolchévique
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Sigle
CAAVoir et modifier les données sur Wikidata
Type
Siège
Pays
Organisation
Membres
1 000Voir et modifier les données sur Wikidata
Fondateur
Louis-Charles Lecoc(d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Président
Personnes clés
Louis-Charles Lecoc(d)
André ChaumetVoir et modifier les données sur Wikidata
Affiliation
Idéologie
Positionnement

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Image antisémite de l'expositionLe Bolchevisme contre l'Europe.

LeComité d’action antibolchévique (CAA) est une organisationcollaborationniste française pendant l'Occupation allemande.

Histoire

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Le Comité d’actionantibolchévique est fondé par Louis-Charles Lecoc et Jean Gontier de Vassé ; ils proposent en la présidence à l'écrivain de marinePaul Chack, qui l'accepte[1]. Le CAA se fait connaître publiquement peu après l'invasion de l'Union soviétique par l'Allemagnenazie, en vue d'apporter son soutien à cette dernière, par des appels publiés dans la presse, en juillet. Ils affirment suivre l'action du maréchal Pétain[2].

L'activité principale du Comité a été le soutien à laLégion des volontaires français contre le bolchévisme, dont il devient quasiment une annexe, chargée de la propagande. Le, il tient ainsi un meeting salle Wagram avecEugène Deloncle etJean Fontenoy[3]. Chack appelle à lutter contre le« judéo-bolchevisme »[4].

Le CAA siège au 14,avenue de l'Opéra à Paris. Il édite toute une série d'opuscules dans lesquels l'anticommunisme se mêle à unantisémitisme forcené. En, Chack se vante de la publication de 3 200 000 tracts :Le parti des traîtres (100 000),La révolution socialiste (511 000),Le parti communiste et les colonies françaises (100 000),Le parti communiste et la défense nationale (100 000),Le communisme, exploitation juive (200 000),Staline, tu as trahi le prolétariat (500 000),Vingt-cinq ans de bolchevisme (2 000 000). etc. Et de brochures contenant de nombreuses photographies commeLe paradis des soviets, diffusée à 140 000 exemplaires[5]. Il travaille de concert avec un Centre d'études antibolcheviques, animé par Lecoq et Chaumet à partir de 1942 et installé au 21,rue La Boétie, dans le même immeuble que l'Institut d'étude des questions juives[6].

Il organise par ailleurs plusieurs campagnes et expositions sur les mêmes thèmes. Une exposition d'affiches itinérante à travers les principales villes françaises est ainsi organisée à partir de mars1942, intitulée « Le Bolchevisme contre l'Europe ». Sa propagande caricaturale reste l'un des exemples type de lacollaboration.

Proche duRassemblement national populaire, particollaborationniste deMarcel Déat, le Comité d’action antibolchévique participera également à l'éphémèreFront révolutionnaire national (tentative avortée de parti unique) lancé parMarcel Déat en 1943[7].

Le CAA a cherché également à recruter[8]. Il n'a compté qu'environ un millier de membres (dont bon nombre appartiennent aussi à d’autres organisations de la Collaboration). Ses membres sont invités à pratiquer une activité de propagande mais aussi à détecter les communistes, les« enjuivés », les anglophiles, les adversaires de la Révolution nationale et à se mettre en relation aussi bien avec les autorités françaises que les autorités allemandes[9].

Dirigeants du Comité d’action antibolchévique

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  • Président :Paul Chack, officier de marine, écrivain, président de l’Association des écrivains combattants et du Cercle aryen, fusillé pour collaboration en 1945
  • Adjoint : Louis-Charles Lecoconnier (dit « Lecoc »), avocat parisien, ancien membre duParti social français, responsable de la propagande, secrétaire général de l'expositionLe bolchevisme contre l'Europe, directeur général du Centre d'études antibolcheviques, lié à l'Institut d'étude des questions juives[10].
  • Jean Gontier dit Gontier de Vassé, secrétaire général, ancien inspecteur général pour l'Afrique du Nord des automobiles Delage dans l'entre-deux-guerres[11], ancien combattant des deux guerres, il s'est mis au service de la propagande allemande, relatant en 1940-1941 dans un livre, dans des conférences, à la radio et au cinéma, son emprisonnement par le Royaume-Uni au lendemain de Dunkerque et son refus de s'engager pour de Gaulle[12]. Il a participé à des émissions théâtrales à la radio en 1941[13] et a été nommé administrateur d'un« bien juif » en[14]. Il est condamné à 5 ans de prison à la Libération[15]
  • André Chaumet, lié auParti populaire français deJacques Doriot et à l'Institut d'étude des questions juives (éditorialiste puis directeur politique en duCahier jaune , il a ensuite dirigé à partir de la revueRevivre), journaliste (Paris-Soir,Le Matin), animateur du Centre d'études antibolcheviques et directeur de sa revueNotre Combat pour la Nouvelle France socialiste (-), vice-président de l'Association des journalistes antisémites, directeur de l’hebdomadaire collaborateurGerminal fondé en 1944 parClaude Jamet et réunissant des collaborateurs socialistes[16].

Notes et références

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  1. Collectif,L'antisémitisme de plume
  2. Le Matin, 23 juillet 1941
  3. Paris-Soir, 10 août 1941,Le Matin, 9 août 1941,Le Petit Parisien, 9 août 1941
  4. Paul Chack, « Contre la peste rouge »,Le Matin, 2 août 1941
  5. Le Matin, 15 octobre 1941, P. Chack, "Comment protéger la France contre le parti communiste"
  6. Dominique Rossignol,Histoire de la propagande en France de 1940 à 1944, Presses Universitaires de France, 1991, Collectif,L'antisémitisme de plume, op. cit.
  7. Le Matin, 1er mars 1943,Ibid., 12 avril 1943
  8. L'Ouest-Eclair, 17 septembre 1941
  9. Collectif,L'antisémitisme de plume, op. cit.
  10. Le Matin, 20 mai 1941
  11. L'Echo d'Alger, 26 novembre 1931
  12. Max Roussel,Je reviens d'Angleterre, Fournier, 1941 ( témoignage de Gontier ),Notice de l'ouvrage sur le site ego.1939-1945.crhq.cnrs.fr,Le Matin, 7 mars 1941,Paris-Soir, 29 octobre 1940, "Un soldat de Dunkerque vous parle",Paris-Soir, 30 octobre 1940, "Un soldat de Dunkerque vous parle",Paris-Soir, 3 novembre 1940, Jean-Pierre Bertin-Maghit,Les Documenteurs des années noires. Les documentaires de propagande, France 1940-1944, Nouveau monde éditions, 2004,Notice biographique sur le site http ego.1939-1945.crhq.cnrs.fr
  13. Les Ondes, 6 juillet 1941
  14. Les démêlés judiciaires avec l'ancien propriétaire juif de l'immeuble confié à Gontier et que ce-dernier a voulu vendre sont cités dans Philippe Fabre,Le Conseil d'État et Vichy: le contentieux de l'antisémitisme, Publications de la Sorbonne, 2001
  15. Revue d'histoire de la Shoah, N° 179, 2003,p. 132
  16. Pierre-André Taguieff, Annick Duraffour,Céline, la race, le Juif, Fayard, 2017

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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