| Comines-Warneton (nl)Komen-Waasten | |||||
L'église Saint-Chrysole. | |||||
Héraldique | Drapeau | ||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | |||||
| Communauté | |||||
| Province | |||||
| Arrondissement | Tournai-Mouscron | ||||
| Bourgmestre | Alice Leeuwerck (MR) (ENSEMBLE-ECOLO-MCI) | ||||
| Majorité | ENSEMBLE-ECOLO-MCI - Action | ||||
| Sièges ENSEMBLE-ECOLO-MCI Horizon Action | 25 12 4 9 | ||||
| Section | Code postal | ||||
| Comines-Warneton Comines Houthem Ploegsteert Le Bizet Bas-Warneton Warneton | 7780 7780 7781 7782 7783 7784 7784 | ||||
| Code INS | 57097 | ||||
| Zone téléphonique | 056 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Cominois(e) ou Comino-Warnetonois(e) | ||||
| Population – Hommes – Femmes Densité | 18 337(2025) 48,82 % 51,18 % 298,94 hab./km2 | ||||
| Pyramide des âges – 0–17 ans – 18–64 ans – 65 ans et + | () 20,29 % 58,22 % 21,49 % | ||||
| Étrangers | 32,25 %() | ||||
| Taux de chômage | 13,30 %(2022) | ||||
| Revenu annuel moyen | 16 375 €/hab.(2021) | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 50° 46′ 06,7″ nord, 2° 59′ 57,5″ est | ||||
| Superficie – Terr. non-bâtis – Terrains bâtis – Divers | 61,34 km2(2023) 80,87 % 7,1 % 12,03 % | ||||
| Localisation | |||||
Situation de la ville dans l'arrondissement de Tournai-Mouscron et la province de Hainaut | |||||
Géolocalisation sur la carte :Belgique Géolocalisation sur la carte :Belgique Géolocalisation sur la carte :Région wallonne Géolocalisation sur la carte :Hainaut | |||||
| Liens | |||||
| Site officiel | www.villedecomines-warneton.be | ||||
| modifier | |||||
Comines-Warneton (/kɔ.min.waʁ.nə.tɔ̃/ ; ennéerlandais :Komen-Waasten ; enpicard :Comène-Warneuton) est unevillefrancophoneà facilités linguistiques deBelgique située enWalloniepicarde, dans laprovince de Hainaut. Comines-Warneton est un ancien territoire ducomté de Flandre.
La commune de Comines-Warneton résulte de lafusion des communes deComines, deWarneton, deBas-Warneton, dePloegsteert et d'Houthem en 1977[1].
Elle dispose d'un statut decommune à facilités linguistiques pour sa minorité néerlandophone, comme c'est le cas pour plusieurs communes belges[2]. Comines-Warneton est également une commune à particularité[3] dans la composition échevinale qui est donc constitué à la proportionnelle puisque les échevins y sont élus directement, et non par le conseil communal[4]. Lecollège communal est composé dubourgmestre et de six échevins dont trois échevins ditsde l'opposition.
Elle est dans l'arrondissement de Tournai-Mouscron, mais a la spécificité territoriale d'être enclavée entre la France et la Région flamande. Cette exclave wallonne est séparée du reste du Hainaut par une vingtaine de kilomètres.
Comines-Warneton ne doit pas être confondue avec ses voisines limitrophes et homonymes situées en France,Comines etWarneton (département du Nord).
Le nom de Comines-Warneton provient de la fusion des communes et est l'association des deux principales entités et châtellenies historiques. La toponymie détaillée de chaque section est à retrouver sur leurs pages correspondantes.
Comines a été mentionné pour la première fois par écrit en1096, sous le nom deCumines, qui peut être un nom propre gallo-romain, ou un mot celtique pour « vallée » (*cumma, variante decumba) ou encore venir du saxoncuman (« vallée d'arrivée ») qui a dérivé enkomen en néerlandais[5](voirComines pour plus de détails).
Warneton a été mentionné pour la première fois par écrit en 1007, sous le nom deUuarnasthun, puisUuarnestun en 1065,Guarnestun en 1104[6].
| # | Nom | Superf. (km²)[7]. | Habitants (2025)[7]. | Habitants par km² | Code INS |
|---|---|---|---|---|---|
| 1 | Comines | 11,77 | 8.041 | 683 | 57097A |
| 2 | Bas-Warneton | 6,42 | 1.590 | 248 | 57097B |
| 3 | Houthem | 5,95 | 1.365 | 229 | 57097C |
| 4 | Warneton | 17,49 | 2.880 | 165 | 57097D |
| 5 | Ploegsteert | 19,71 | 4.434 | 225 | 57097E |
Les communes limitrophes sontArmentières,Comines,Deûlémont,Frelinghien,Heuvelland,Houplines,Messines,Nieppe,Warneton,Wervicq,Ypres etZonnebeke.
|
En tenant compte des anciennes communes entraînées dans la fusion de communes de 1977, on peut dresser l'évolution suivante :

Les chiffres des années 1831 à 1970 tiennent compte des chiffres des anciennes communes fusionnées.
| Année | Population | Évolution 1992=index 100 |
|---|---|---|
| 1992 | 17 823 | 100,0 |
| 1993 | 17 822 | 100,0 |
| 1994 | 17 786 | 99,8 |
| 1995 | 17 706 | 99,3 |
| 1996 | 17 736 | 99,5 |
| 1997 | 17 691 | 99,3 |
| 1998 | 17 696 | 99,3 |
| 1999 | 17 597 | 98,7 |
| 2000 | 17 564 | 98,5 |
| 2001 | 17 541 | 98,4 |
| 2002 | 17 444 | 97,9 |
| 2003 | 17 448 | 97,9 |
| 2004 | 17 429 | 97,8 |
| 2005 | 17 432 | 97,8 |
| 2006 | 17 562 | 98,5 |
| 2007 | 17 544 | 98,4 |
| 2008 | 17 649 | 99,0 |
| 2009 | 17 612 | 98,8 |
| 2010 | 17 729 | 99,5 |
| 2011 | 17 806 | 99,9 |
| 2012 | 17 884 | 100,3 |
| 2013 | 18 005 | 101,0 |
| 2014 | 18 039 | 101,2 |
| 2015 | 18 132 | 101,7 |
| 2016 | 18 101 | 101,6 |
| 2017 | 18 102 | 101,6 |
| 2018 | 18 063 | 101,3 |
| 2019 | 18 024 | 101,1 |
| 2020 | 18 058 | 101,3 |
| 2021 | 18 090 | 101,5 |
| 2022 | 18 209 | 102,2 |
| 2023 | 18 336 | 102,9 |
| 2024 | 18 391 | 103,2 |
| 2025 | 18 337 | 102,9 |
L'activité sur le sol de Comines-Warneton remonte à lapréhistoire[9]. Une occupation préhistorique a été identifiée àWarneton[10]. Unevoie romaine, reliantCassel àWervik, traverse Comines-Warneton en parallèle du tracé de laLys[11] et de nombreux sitesgallo-romains témoignent de l'occupation importante[12],[13]. Les différentes villes de Comines-Warneton évolueront au sein desFlandres et se positionneront de part et d'autre de la Lys. Le positionnement économiquement stratégique des villes de Comines et Warneton en feront des acteurs importants de l'activité textile, notamment dans laproduction de lin et la confection de rubans. Ce n'est qu'à partir dutraité d'Utrecht, en 1713, que la rivière deviendra également frontière et séparera en deux les villes deComines etWarneton, d'un côtéautrichienne, de l'autre côtéFrançaise. Un arrêté ducomité de salut du, réglemente le statut administratif de la Belgique. L'activitérubanière très importante en période pré-industrielle se développera fortement au XIXe siècle jusqu'à devenir capitale mondiale du ruban utilitaire[14]. La région fera l'objet d'un importantfront de lapremière guerre mondiale et comporte de nombreuxsites commémoratifs ainsi que 19 cimetières duCommonwealth. Unetrêve de Noël s'est déroulée au lieu-dit Saint-Yvon à Warneton. En 1917, la population s'exile sur recommandation des forces alliées[15]. La région sera entièrement détruite par la campagne d'artillerie alliée qui suivra et sera l'objet des projets dereconstructions après la première guerre mondiale. Comines fera partie du canton judiciaire deYpres et dudépartement de la Lys[16] avant d'être transférée (à l'exception du hameau flamand deKruiseyck cédé àWervik) de laprovince de Flandre-Occidentale à celle de Hainaut en 1963. Depuis cette date ses habitants néerlandophones minoritaires bénéficient defacilités administratives. Comines-Warneton naîtra de lafusion des communes de 1977.
Le paysage de la région de Comines-Warneton est parsemé de vestiges remontant auMoyen-Âge[17] ainsi que des traces d'activités de lapréhistoire. Cependant, les dégâts de lapremière guerre mondiale ont rendu le travail de recherche plus complexe. Dès 1968, desrecherches archéologiques sont entreprises. En 1971, la Société d'Histoire de Comines Warneton et sa région commence à coordonner ces travaux de recherche afin de prendre une grande importance à partir de 1976[18]. L'une des problématiques deprospection a été du ressort de la forte densité d'occupation du territoire qui augmente le risque de contamination du matériel archéologique[19]. L'autre problématique majeure, c'est qu'il s'agit d'une zone profondément perturbée par des événements historiques. Par exemple, unepartie du front de lapremière guerre mondiale s'est stabilisée à Comines-Warneton. Les bombardements ont été si intenses que les prospections en deviennent difficilement exploitables, voire dangereuses du fait de centaines d'obus retrouvés annuellement. Ce contexte archéologique complexe cantonne l'essentiel de l'activité archéologique à de la simpleprospection pédestre[20].
Les plus anciensvestiges découverts remontent auPaléolithique et les premières traces d'occupation humaine auMésolithique[21]. Pour le Mésolithique, le site le plus important est celui du Mont de la Hutte où des prospections ont mise au jour plusieurs centaines d'artéfacts,grattoirs, perçoirs, etc.[22]. Le site aurait servi d'habitat commun. D'autres sites similaires ont été trouvés dans la vallée de la Douve et au lieu-dit duPont-Rouge.
Pour la période duNéolithique, quatre sites notables ont été découverts. Le premier, le long du Chemin de la Blanche, découvert lors de travaux d'extraction de labriqueterie. Le second, découvert dans les remblais de la motte castrale deWarneton permet de faire remonter la date d'occupation vers la fin du 5ème ou début du 4ème millénaire avant notre ère[23]. De nombreuses haches polies sont trouvées en de nombreux sites sur le territoire, témoin d'une activité préhistorique notable[24],[25]. Enfin, un important site a été mis au jour en 1992 à proximité de l'ancienne église romane deBas-Warneton. Ce dernier site présente une importante quantité d'artéfacts d'industrie lithique datés au Néolithique récent (4700-4100)[26].
Plusieurs sites gallo-romains ont été prospectés, un premier dans l'ancienne argilière de Ploegsteert, un second sous la place de Bas-Warneton et un troisième sous son cimetière. Ces sites révèlent notamment plusieurs meules, ce qui permet de démontrer l'occupation du territoire basé sur l'agriculture[27]. LesMénapiens occupaient la région et une importante liaison longeait la Lys pour relierCastellum Menapiorum (Cassel) etTurnacum (Tournai), unevoie romaine s'y établira[28]. Lafondation de Comines trouve ses origines dans l'évangélisation de la région parSaint Chrysole et la création d'un castellum au Ve siècle.
AuIXe siècle, les incursionsnormandes ravagent les villes situées sur la Lys, Comines et Warneton n'y échappent pas. Des constructions défensives s'y érigent. Le territoire est divisé en deuxseigneuries qui deviendront progressivementchâtellenies. D'une part Comines (incluant Bas-Warneton, Houthem etZandvoorde), d'une autre Warneton (incluant Ploegsteert).
Les deux châtellenies voient leur population se développer durant lesXIe et XIIe siècles en raison de l'attractivité commerciale. L'accès de la ville d'Ypres à laLys devient un enjeu économique important au XIIIe siècle afin d'améliorer son approvisionnement agricole et accéder à un large bassin commercial[29]. Tour à tour,Comines etWarneton ont joué le rôle de port maritime. D'abord Comines, au début du XIIIe siècle, dont l'activitédrapière devint progressivement prospère[30]. Ypres orchestrera des expéditions punitives afin d'endiguer cette activité commerciale concurrente[31] et déplacera sa liaison avecWarneton auXIVe siècle. Cette voie commerciale se prolongera jusqu'à Lille[32].
L'histoire médiévale de Comines-Warneton est étroitement liée à l'histoire ducomté de Flandre. Les deux seigneuries principales feront donc l'objet de nombreuses destructions durant les conflits internes qui opposeront le comté et le royaume de France. De ce fait, les activités textiles déclineront progressivement.

Avant la démarcation territoriale destraités d'Utrecht, les deux rives formaient un ensemble cohérent sur le plan socio-économique. Toutefois, l'organisation de la ville de Comines restait contenu à la baronnie du duc d'Orléans, en dépit des traités. La réforme envisagée en 1790 mettra fin à cette particularité. Ce n'est qu'après la Révolution que la frontière sera ressentie par la population et aura des conséquences fortes sur le plan économique. Un cordon de surveillance s'installa à la frontière et interdisait l'exportation des denrées essentielles. La fraude se développa au point queComines-Sud soit dénoncée comme « l'entrepôt des fraudeurs et des contrebandiers »[33]. A titre indicatif, du 1er juin 1785 au 17 février 1787, le compte de passage sous le pont de Comines est de 1819 grandes embarcations et 71 petites. Ce trafic persiste pendant laRévolution française et se poursuit pendant une partie duXIXe siècle[34].(voirPlaine de la Lys)
L'implantation de l'activité rubanière à Comines, par Philippe Hovyn, métamorphose l'écosystème économique de la Lys. Plusieurs autres manufactures apparaissent jusqu'à laRévolution française. En 1789, on dénombre 100 métiers à tisser du ruban et des toiles et faisait travailler plus de 500 ouvriers. Elle traversera une importante crise durant la Révolution tout en parvenant à préserver son niveau de production (81% de la production de tout le département en l'an IX duCalendrier républicain). Leur essor reprendra au milieu duXIXe siècle[34].(voirHistoire de la rubanerie cominoise)
Durant lesguerres de la Révolution française, le pont de Comines sera fortement défendu par 386 gardes nationaux dès 1792. Le 17 juin 1792, l'armée française occupe temporairement les communes deWarneton,Comines etWervicq, situées dans lesPays-Bas avant d'être reprises par les Autrichiens qui s'installeront le long de la Lys face aux troupes françaises[35]. Les villes, de part et d'autre de la Lys, seront successivement reprises et pillées jusqu'en mai 1794[33]. Ces guerres entraînent plusieurs conséquences économiques via les réquisitions et pillages de l'occupant. Le bilan de la guerre est sombre, de nombreuses maisons sont inhabitables, les commerces sont détruits, le prix des marchandises augmente et les manufactures épargnées peinent à se relever[36]. Cette crise se dissipe progressivement jusqu'en 1797.
Après lecongrès de Vienne, la rive belge de la Lys est incorporée à la province de la Flandre occidentale. L'usage exclusif dunéerlandais est imposé jusqu'en 1822. En 1823, une école communale est construite à la rue des Moulins. Puis en 1825, une nouvelle église est construite à côté de l'école. En 1827, le grand pont est rétabli aux frais partagés avec Comines France. Cependant, en 1828, l'usage de l'hôpital français est refusé aux belges qui protestent et obtiendront gain de cause en 1845. En 1830, larévolution belge mène à l'indépendance[37].
L'histoire des deux Comines redevient étroitement liée par une expansion industrielle et démographique importante. Avant 1848, le flux migratoire de travailleurs flamands renforce l'essor industriel du Nord de la France; cela représente le premier facteur de l'essor textile cominois. La concentration des métiers à tisser enfle et il s'y fabriquait majoritairement deux articles : du ruban utilitaire et du fil à coudre. L'histoire de la rubanerie cominoise est plus ancienne, cependant c'est dans la seconde moitié duXIXe siècle que Comines acquiert une position commerciale si forte qu'elle sera nommée Capitale Mondiale du Ruban Utilitaire.
La croissance démographique s'accompagne de la multiplication des habitations et bâtiments publics. En août 1853, la gare de Comines est inaugurée tandis que la gare de Comines France sera inaugurée en 1876. Un pont ferroviaire rejoindra les deux gares ultérieurement. En 1862, une usine à gaz s'installe côté Français tandis que la partie belge s'équipe de canalisation pour amener ce gaz outre Lys. En 1870, une nouvelle écluse est construite. On met également en œuvre la construction ducanal Ypres-Comines qui n'aboutira pas. En 1897, une ligne de tramway à vapeur relie Comines à Armentières. Une nouvelle église sera construite à Comines, place Sainte-Anne, de 1910 à 1912[37].
Moins de quatre mois après l'assassinat deFrançois-Ferdinand d'Autriche, la première guerre mondiale se retrouve aux portes de Comines. Durant toute la guerre, le front divisera le territoire de Comines-Warneton en deux.Comines était sous occupation allemande tandis que Ploegsteert était sous le commandement deWinston Churchill du 6e régiment desRoyal Scots Fusiliers.

Le hasard fera qu'un autre personnage important duXXe siècle se trouvera sur ce front au sein des régiments bavarois.Adolf Hitler connaîtra sonbaptême du feu àKruiseyck, alors sur le territoire de Comines. Il séjournera de novembre 1914 à mars 1915 dans un dortoir à Comines, au sein de l'ancienne rubanerie Gallant. Après son affectation au front deMessines-Wytschaete, il reviendra sur le front cominois où il se fera gazer à laMontagne deWervicq dans la nuit du 13 au 14 octobre 1918. Durant le conflit, Hitler laissera quelques dessins des lieux comme une caricature de Comines montrant des soldats en file devant des ruines. En 1940, Hitler sillonne une première fois la région et s'arrête en différents points côtoyés durant la première guerre mondiale comme àBas-Warneton et lagare de Comines. Dans un second passage, le 26 juin 1940, son convoi fait un détour par le pont frontière de Comines[Notes 1] puis vers la fermeBethléem qui recevra la visite de nombreux autres anciens combattant allemands en 1940 et 1941. Celle-ci avait été un important hôpital militaire durant la première guerre mondiale[38].

L'offensive allemande de 1916 et les bombardements d'artillerie détruisirent de nombreuses habitations de Warneton et Ploegsteert, ce qui provoqua l'exil des populations de ces deux villes.
En 1917, l'armée britannique prévient les habitants des zones occupées de Comines-Warneton de se soumettre à l'exil. Un importante campagne de bombardement par l'artillerie est prévue. La plupart des cibles stratégiques, telles que les usines, cheminées, bâtiments de la Kommandantur, avaient déjà été détruits. Les citoyens partent en exil, beaucoup ne reviendront pas.
Des abris de fortune sont construits afin d'abriter les sinistrés durant la période dereconstruction.
Les aides octroyées par le Fonds du roi Albert, les Pays-Bas, l'Angleterre et les Amérique sont insuffisants. La destruction de la région pousse à ériger des bâtiments provisoires. Ce n'est qu'après la mise à disposition du Fonds d'un subside de 11 millions, accordé par l'État Belge, que la reconstruction démarre réellement, le 21 février 1919. Des baraquements démontables sont amenés par voie d'eau depuis les Pays-Bas. Ces logements de fortune se présentaient sous plusieurs formes. Le principal était un baraquement de 6M sur 6M avec deux chambres de 9m² sous un toit de tôle. Malheureusement, la situation provisoire perdura car les différents chantiers tardèrent. La majorité des reconstructions se feront par l'intermédiaire du magasin communal qui fournissait la matière première nécessaire, jusqu'à sa suppression en 1926. Certains de ces habitats provisoires resteront utilisés bien au-delà de cette date, le plus ancien, situé le long duCanal Ypres-Comines ne sera détruit qu'à la fin des années 80[39].
Sur le plan économique, les industries rubanières sont rapidement reconstruites et équipées. Elles reprennent leur activité dès 1920. Il en va de même dans le secteur de Warneton-Ploegsteert avec l'activité argilière. La briqueterie de la Lys reprend dès 1920. Les baraquements provisoires de Warneton-Ploegsteert seront plus rapidement désaffectés et le dernier d'entre eux date de 1927[40].
Le 5 avril 1935, la reine Astrid rend visite aux pauvres dans le cadre de son haut patronage du Comité national de secours, à la suite des conséquences de la crise économique de 1929[41].
En mai 1940, lacampagne des 18 jours débute et Comines sera le lieu d'une opération de retardement militaire afin de permettre aux troupes de se replier sur Dunkerque : labataille du Canal Ypres-Comines.
Langues connues
| Année | uniq. NL Nombre | NL & FR Nombre | uniq. FR Nombre | FR & D Nombre | uniq. D Nombre | D & NL Nombre | NL & F & D Nombre | Aucune Nombre | uniq. NL Part | NL & FR Part | uniq. FR Part | FR & D Part | uniq. D Part | D & NL Part | NL& FR & D Part |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1846 | 701 | 9 944 | 0 | 6,6 % | 93,4 % | 0,0 % | |||||||||
| 1866 | 1 630 | 1 028 | 8 186 | 0 | 1 | 0 | 0 | 1 | 15,0 % | 9,5 % | 75,5 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 1880 | 1 679 | 1 551 | 8 468 | 1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 14,4 % | 13,3 % | 72,4 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 1890 | 1 121 | 4 889 | 8 067 | 4 | 1 | 0 | 1 | 0 | 8,0 % | 34,7 % | 57,3 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 1900 | 1 828 | 5 460 | 8 172 | 10 | 0 | 0 | 9 | 928 | 11,8 % | 35,3 % | 52,8 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % |
| 1910 | 2 922 | 5 897 | 8 444 | 9 | 0 | 0 | 0 | 960 | 16,9 % | 34,1 % | 48,9 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % |
| 1920 | 1 288 | 2 510 | 5 620 | 1 | 0 | 0 | 5 | 362 | 13,7 % | 26,6 % | 59,6 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % |
| 1930 | 1 568 | 5 210 | 10 495 | 0 | 0 | 2 | 19 | 721 | 9,1 % | 30,1 % | 60,7 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,1 % |
| 1947 | 1 172 | 7 244 | 9 002 | 12 | 2 | 6 | 132 | 680 | 6,7 % | 41,2 % | 51,2 % | 0,1 % | 0,0 % | 0,0 % | 0,8 % |
Langue exclusivement ou le plus fréquemment parlée.
| Année | NL Nombre | FR Nombre | D Nombre | NL Part | FR Part | D Part |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1910 | 5 134 | 12 138 | 0 | 29,7 % | 70,3 % | 0,0 % |
| 1920 | 2 064 | 7 360 | 0 | 21,9 % | 78,1 % | 0,0 % |
| 1930 | 3 517 | 13 752 | 0 | 20,4 % | 79,6 % | 0,0 % |
| 1947 | 2 747 | 14 750 | 19 | 14,3 % | 85,5 % | 0,1 % |
En 1962, les travaux de la commission ont abouti à la loi sur la fixation de lafrontière linguistique proposée par le ministre de l'Intérieur,Arthur Gilson, selon laquelleMouscron et Comines-Warneton seraient officiellement francophones avecfacilités linguistiques pour la communauté néerlandophone, mais resteraient une partie de la province néerlandophone deFlandre-Occidentale. La même solution a été proposée pour les municipalités deFourons où les municipalités resteraient une partie de la province de la province francophone de Liège mais deviendraient des municipalités néerlandophones avec desfacilités pour les francophones[42],[43].
Après un débat acharné au Parlement, cette proposition de loi a été approuvée, mais sous réserve de l'amendement selon lequel Comines-Warnetonet Mouscron feraient partie de la province francophone duHainaut etFourons ferait partie de la province néerlandophone duLimbourg. Cet amendement a été introduit par l'homme politique socialiste Wallon et ancien bourgmestre de LiègePaul Gruselin qui voulait transférer les villes flamandes à majorité francophone Comines-Warneton etMouscron à la province wallonne duHainaut et a proposé de transférer la région de Fourons à la province néerlandophone du Limbourg à titre de compensation[44],[43].
Pour comprendre cette réaction spontanée des socialistes liégeois et mouscronnois, il faut tenir compte du fait que les 75 000 habitants de Mouscron-Comines apportaient un siège de député tandis que les 4 000 habitants desFourons étaient loin d'en valoir autant[43] et que l'on peut déduire des résultats desrecensements linguistiques que la région comino-warnetonoise devenait lentement bilingue.
Ce passage de laprovince de Flandre-Occidentale au Hainaut a été mal accueilli par de nombreux habitants à Comines-Warneton etMouscron où une grande majorité souhaite rester avec laprovince de Flandre-Occidentale[45] ou à tout le moins devenir une nouvelle province francophone avec laville de Tournai , leTournaisis, parce qu'ils s'identifient comme des Flamands francisés, ayant partagé une histoire avec les autres régions de l'anciencomté de Flandre et se sentant culturellement plus proches de laFlandre française que laprovince de Hainaut[46]. Tout comme une majorité desFourounais voulaient rester à Liège en raison de la dépendance de la région vis-à-vis deLiège. Les francophones des Fourons, en particulier, font campagne pour que la région revienne à laprovince de Liège[43].
En 1963 les communes de Comines-Warneton a été rattachée à laprovince de Hainaut (à l'exception du hameau flamand deKruiseyck cédé àWervicq) à la suite de la fixation définitive de lafrontière linguistique en Belgique cette même année.
Comines-Warneton est apparu dans les médias belges au début des années 1980 à l'occasion de la fondation d'une écoleflamande. En 1974, un certain nombre de parents de la minorité flamande de la commune avaient demandé à pouvoir mettre en place un enseignement néerlandophone[47]. Le 31 juillet 1979, 45 parents ont remis à la mairie de Comines-Warneton une liste de signatures demandant la création d'une école néerlandophone sur la base de leurs installations garanties par la Constitution[48]. Bien que le ministre de l'Éducation de la communauté francophone ait donné son autorisation pour l'école, le conseil municipal a refusé de reconnaître la pétition des parents[47] au motif que, selon eux, la demande n'était pas réglementaire. En décembre 1979 le Conseil d'État reconnaît que la liste de pétition pour l'école flamande est effectivement légale et valable. L'école peut être fondée[47]. C'est finalement le conseil des ministres restreint qui a pris la décision, le 27 août 1980, de créer une école primaire néerlandophone[48].
Malgré l'intimidation des parents et l'opposition du côté officiel, l'école a été créée en 1980. Des francophones avaient alors manifesté contre sa création[49]. Lors de l'ouverture de l'école le et les jours suivants, les parents et leurs enfants ont dû marcher sur des tringles d'heure de pointe entre les jurons francophones afin d'atteindre les salles de classe. C’est même allé très loin : saluts hitlériens, excréments dans les boîtes aux lettres[49], Des images de ce phénomène ont été diffusées à latélévision belge francophone dans le reportage « Les sorcières de Comines »[50] du 8 mai 1981[51]. Cette émission de la RTBF suscite une grande indignation en Belgique et apporte un certain calme dans les esprits[47]. L'école fait partie du Centre culturel flamandRobrecht van Kassel et est subventionnée par laCommunauté flamande car laCommunauté française le refuse malgré une obligation légale[52],[53],[54],[48].
À l'origine, en raison de la décision du cabinet du noyau, l'école flamande était provisoirement installée dans le Rijksatheneum. En octobre 1981, le ministre wallonPhilippe Busquin a décidé seul que ce bâtiment devait être abandonné[48].
Par nécessité, les classes ont ensuite été logées dans le Centre de rencontre du Cominois flamand "Huize Robrecht van Kassel" (Maison Robrecht de Kassel). Cette situation intenable a duré jusqu'au début de l'année scolaire 1983-1984. Ensuite, le bâtiment scolaire actuel, qui a été construit dans le jardin de ce centre avec le soutien financier d'amis de Flandre et des Pays-Bas, pourrait être occupé[48].
En 2008, la Communauté française refuse toujours de financer l'école néerlandophone, alors qu'elle y est obligée par la Constitution belge. C'est pourquoi la Communauté flamande finance et inspecte encore cette école[55], qui s'appelle « De Taalkoffer » (c'est-à-direla Valise linguistique). Tous les cours y sont donnés en néerlandais, à des élèves issus pour la plupart de familles francophones deWallonie picarde et deFlandre française.
En 1988, Comines a participé à la solution intervenue àFourons, où certaines dispositions dites depacification communautaire ont été prises[56], le fait que (pour la première fois et contrairement à ce qui est souvent dit à tort de la frontière linguistique en 1963), en "échange" de l'entrée d'un échevin de l'opposition dans le Collège échevinal desFourons, la même disposition a été prise pour Comines, soulevant une grande colère dans l'opinion locale. Une publication comme « Le Vrai Canton » qui se proclamaitWallon Toudi é tout inti (« Wallon, toujours et entièrement ») a illustré ce combat wallon.
Environ 7 à 8 % des habitants ont actuellement une carte d'identité néerlandophone.
Le blason de Comines-Warneton est l’ancien blason de Comines accordé en 1842, confirmé après la fusion. Blasonnement :D'or à une clef de sable posée en pal, le panneton en chef et à dextre, accompagnée de huit roses de gueules, trois à dextre, trois à senestre, une en chef et une en pointe[57]
|
| Parti | Voix | Conseil | Collège | |||
|---|---|---|---|---|---|---|
| % | +/- | Sièges | +/- | |||
| Ensemble -Ecolo - MCI | 44,42 | Nv | 12 / 25 | Nv | Oui | |
| Action | 36,17 | 9 / 25 | Oui | |||
| Horizon | 19,4 | Nv | 4 / 25 | Nv | Non | |
| Total | 100 | 25 | 21 | |||
Ci-dessous, le tableau des résultats desélections communales de 2024[58].
| Collège communal[59] | ||
|---|---|---|
| Bourgmestre | Alice Leeuwerck | MR - ENSEMBLE-ECOLO-MCI |
| 1er Échevin | Philippe Mouton | Ecolo - ENSEMBLE-ECOLO-MCI |
| 2e Échevin | Jean-Jacques Pieters | Les Engagés - Action |
| 3e Échevine | Marie-Eve Desbuquoit | Les Engagés - Action |
| 4e Échevin | David Kyriakidis | ENSEMBLE-ECOLO-MCI |
| 5e Échevin | Chantal Bertouille | MR - ENSEMBLE-ECOLO-MCI |
| Président du CPAS | Frédéric Hallez | - Horizon |
Ci-dessous, le tableau des bourgmestres de Comines-Warneton depuis 1977, année de la fusion des communes. Avant cette date, chaque entité de Comines-Warneton (Comines, Warneton, Bas-Warneton, Ploegsteert et Houthem) avait sa propre administration, son propre conseil communal et son propre bourgmestre.
| Bourgmestre | Parti du ou de la bourgmestre | Années de maïorat |
|---|---|---|
| Daniel Pieters | PSC | 1963-1977 pour Comines 1977-1989 pour Comines-Warneton[60] |
| Gilbert Deleu | PSC, puis Agir, puis Action | 1989-2016 |
| Marie-Eve Desbuquoit | Action | 2016-2018 (bourgmestre faisant fonction)[61] |
| Alice Leeuwerck | Ensemble -MR | 2018-présent[62] |
Lepatrimoine immobilier classé ;
Situé à l'angle de la rue du Faubourg et de la rue de Wervicq se trouve un bâtiment dont l'histoire et l'activité remonte au XVe siècle. Lepub "The Special One" a été actif jusque fin 2022, mais le bâtiment est connu localement sous le nom "Le Chat". Il s'agissait effectivement de l'emplacement d'un café portant ce nom depuis la reconstruction après la première guerre mondiale, reprenant lui-même le nom et l'activité de l'auberge qui s'y trouvait avant sa destruction. Cependant, on retrouve la mention deLostel duCat dès 1431 dans les archives générales du royaume. On retrouve ses mentions au fil des siècles et ce jusqu'en 1815, rappelant son activité de type cabaret[64].
De nombreux sites funéraires et cimetières commémoratifs se trouvent sur le territoire de Comines-Warneton. Il y a 20 cimetières duCommonwealth sur le territoire dePloegsteert etWarneton (listés sur leurs pages respectives) et 5 à Comines.
Plusieurs événements commémoratifs ont également lieu sur le territoire

LaFête des Louches se déroule le deuxième dimanche d'octobre. Cortège historique franco-belge, suivi du spectaculaire jet des louches du haut du beffroi de Comines France.
Organisée le deuxième weekend de septembre àTen-Brielen, aux abords duMoulin Soete, elle honore les traditions agricoles. Plusieurs animations s'y déroulent : bal populaire, cucurbitades, jet au pot, cuisson de pain à l'ancienne,... La fête se clôture par un jet defaluche depuis le Moulin.
Organisée le dimanche de la Pentecôte au Bizet, ce cortège traditionnel rend honneur aux « briquetteux » qui exploitent l'argile locale. La fabrication de brique est une activité toujours d'actualité au sein de la briqueterie de Ploegsteert qui a fêté ses 100 ans en mai 2022[67]. L'ensemble des festivités se composent de char, de fanfares et de géants.
Organisée depuis 1983, la fête des Marmousets se déroule le 3e weekend du mois de juillet et honore l'histoire de la rubanerie cominoise. Le marmouset était une pièce en bois permettant d'activer le mouvement de va-et-vient desmétiers à tisser industriels. Ce nom dérivera en sobriquet pour désigner l'enfant et apprenti du rubanier. Durant les festivités, un cortège, des chars, des géants et des groupes festifs sillonnent les rues de Comines. Un jet de marmouset en poupée est organisé depuis la fenêtre de l'hôtel de ville de Comines[68].
La date de la festivité reprend la fête traditionnelle de la Sainte Anne, fixée depuis le XIIIe siècle au 26 juillet. A Comines, les deux jours qui suivent cette fête étaient déclarés fériés. Cette tradition deviendra tantôt « Festival des Deux Comines », tantôt « Fêtes franco-belges » au XXe siècle, puis Fête des Marmousets dès 1983[69].
Chaque année, le premier samedi du mois de décembre, la Fête des Mountches s'organise en lien avec laSaint-Nicolas car les deux fêtes sont historiquement associées. En effet, dès le début du XXe siècle, on retrouve la trace d'un cortège. Les enfants apportaient une baguette sur laquelle ils piquaient unecoquille. Saint-Nicolas, sur son cheval, jetait au départ des nieulles d'Armentières (biscuit rond étoilé) qui roulaient jusque dans laDouve; on préfère ensuite jeter des oranges. Vers 1930, une autre tradition naît, celle d'un gâteau géant en forme de Saint-Nicolas.
En 1959, les Mountches sont introduits pour la première fois au cortège de la Saint Nicolas. Quelques enfants sont vêtus de cape blanche, parce qu'on appelait les moines de Warneton "les moines blancs", et portent des lampions. Les organisateurs expliquent leur dessein :
Nous souhaitons ressusciter un passé riche en souvenirs et haut en couleur, un passé historique qui a valu aux habitants de notre bonne ville le surnom de Mountches, petits moines. Car l'abbaye a honoré et sanctifié la région et nous voudrions conserver vivace dans l'esprit des jeunes le souvenir de cette institution et de ses moines réputés[70].
Au gré des ans, de nouveaux chars viendront s'ajouter au cortège ainsi que deux géants. La fête se termine devant l'ancien Hôtel de Ville de Warneton par le jet d'une petite poupée en plâtre représentant un Mountche, et équipé d'un petit parachute[71].
Aujourd'hui, après 60 ans d'existence, toute la ville est bloquée pour le cortège qui attire toujours un public familial des villes limitrophes[72].
Chaque section de Comines-Warneton possède un à plusieursgéants de processions et de cortèges. Ceux-ci honorent les différentes fêtes folkloriques de la ville et des personnalités historiques. Ces géants traversent chaque année la Lys pour rejoindre les festivités folkloriques des villes voisines, côté français, qui partagent plusieurs coutumes.
La ville possède de nombreuxGéants de processions et de cortèges reliés à leur ville de naissance ainsi qu'à leurs fêtes respectives.
APloegsteert, Jean-Baptiste de la Rabecque (d'après un prétendu seigneur) et Mélanie de la Muncque (d'après la ferme du même nom, ancienne extension de l'abbaye de Warneton). Elles avaient auparavant un lien avec la Fête des Nieulles d'Armentières qui s'étendait jusque là.
ÀWarneton, Jehan le Mountche (d'aprèsJean Ier de Warneton), le géant Mountche et le géant Polo représentent la Fête des Mountches. Le quatrième géant, Freutche, représente le hameau du Gheer lors de la fête qui porte son nom.
A Comines, Luc le Marmouset, Aristide (dit bleu Vinte) et Simon le Rubanier représentent des personnalités du passé rubanier de la ville durant la Fête des Marmousets. Le géant Baptiste représente le meunier duMoulin Soete lors de la Fête des moissons. Enfin, Jean Prout et Sophie Patard sont les plus anciens représentants de Comines. Ils ont été créés à l'initiative du Comité des fêtes du Centenaire de l'Indépendance en 1930. Ils ont été nommé en mémoire d'un fermier de la rue de la Gare et d'une commerçante de la rue du Faubourg que les habitants avaient fait passer pour sorcière[73].
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