Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Colonie du Niger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Niger

1922–1960

Drapeau
Description de cette image, également commentée ci-après
Localisation de l’actuellerépublique du Niger, qui correspond à la majorité du Niger colonial.
Informations générales
StatutColonie française, territoire de l'Afrique-Occidentale française
CapitaleZinder(1922-1926)
Niamey(1926-1960)
Langue(s)Français
MonnaieFranc CFA
Histoire et événements
13 octobre 1922Création
13 octobre 1946Statut deterritoire d'outre-mer
19 décembre 1958Autonomie en tant queRépublique du Niger, État membre de laCommunauté française
3 août 1960Indépendance en tant queRépublique du Niger

Entités précédentes :

Entités suivantes :

modifier -modifier le code -voir Wikidata(aide)

Lacolonie du Niger était unecolonie française intégrée à l’Afrique-Occidentale française (AOF), couvrant une grande partie du territoire de l'actuel État duNiger, ainsi qu'une partie duMali, duBurkina Faso et deTchad. Elle existait sous des diverses formes et divers noms de 1900 à 1960, mais a été organisée en tant que Colonie du Niger de 1922 à 1958.

Territoire militaire

[modifier |modifier le code]

Alors que le contrôle, par les Français de certaines des zones du Niger moderne a commencé dès les années 1890, le a été constitué le Territoire militaire de Zinder. Ce territoire correspondait au sud du Niger actuel, à l'est jusqu'àZinder et au nord jusqu'àTanout. Son commandement était placé dans le village de Sorbo-Haoussa près deNiamey, où le siège fut déplacé en 1903. Administrativement, ce territoire faisait partie de laSénégambie et Niger, colonie existant de 1900 à 1904, puis duHaut-Sénégal et Niger de 1904 à 1911. Bien que commandée par des officiers français destroupes de marine, son budget et son administration était dépendants du lieutenant-gouverneur deKayes (puis deBamako), et le contact avec les autorités militaire de métropole ou des autres colonies se faisaient par le gouverneur général àDakar. La zone apparaît également sur des cartes françaises comme le« Troisième territoire militaire ». Le, le territoire a été rebaptisé« Territoire Niger militaire » et incluait les parties nord duMali moderne (Cercle deGao) et le Tchad du Nord (le Cercle deTibesti). Le, le Cercle de Gao revient au Soudan français, et tout au long des années 1910, des efforts ont été faits pour établir des postes français permanents dans le nord et l'est, àBilma,N'Guigmi notamment. En 1911, le quartier-général du territoire fut déplacé à Zinder, traduisant à la fois la tranquillité relative de l'ouest du territoire, et la crainte d'un empiétement des Britanniques par le sud et des Italiens venant deLibye. Malgré cela, le contrôle français des régions du nord et de l'est est resté minime. Avec la Mauritanie, le Niger est resté la seule partie de l'Afrique occidentale française à demeurer sous le contrôle militaire.

Administration

[modifier |modifier le code]

L'organisation administrative de la Colonie est en constante évolution, les subdivisions sont issues de l'organisation du territoire militaire du Niger, fixée par l'arrêté du 22 juin 1910 (applicable au1er janvier 1911), elle consiste en sept cercles constitués de secteurs :

Le, deux nouveaux cercles sont créés :

  • Cercle de Dosso (détaché de Niamey) ; subdivisions : Dogondouchi et Gaya
  • Cercle de Koni (détaché de Tahoua) ; subdivision : Madaoua

Le, le Cercle de Gouré prend le nom de Cercle du Manga, lui est rattaché Maïné-Soroa enlevé à Nguigmi.Le, le Cercle de Tessaoua devient le Cercle de Maradi.Le, création du Cercle de Tillabéry. le Cercle de Say enlevé à la Haute-Volta est rattaché au Niger et supprimé la même année ()[2].

En 1931, la Colonie compte 11 cercles[3] :

  • Cercle de Niamey; subdivisions : Say et Filingué
  • Cercle de Tillabéry;
  • Cecrla de Dosso; subdivisions : Dogondouchi et Gaya
  • Cercle de Koni; subdivision : Madaoua
  • Cercle de Zinder; subdivisions : Magaria et Tanout
  • Cercle de Gouré; subdivision : Maïné-Soroa
  • Cercle de Nguigmi
  • Cercle de Agadès
  • Cercle de Bilma
  • Cercle de Tahoua
  • Cercle de Maradi; subdivision : Tessaoua

À la veille de l'indépendance la colonie s'organise en 16 cercles après l'arrêté du 30 mars 1956[4]:

CerclesSubdivisionsPostes administratifsPopulation
(1959)
AgadèsAgadès, BilmaIngall, Iférouane49 148
Birni NkonniKonni, Illela147 257
DogondoutchiDogondoutchi122 257
DossoDosso, Loga, Gaya178 272
FilinguéFilingué115 692
GouréGouré, Maïné-Soroa57 239
MadaouaBouza, Madaoua57 239
MagariaMatameye, Magaria169 790
MaradiMaradi, Dakoro, Maradounfa202 674
NguigmiNguigmi40 801
NiameyBoboye, Niamey, Say230 302
TahouaTahouaTillia233 962
TéraTéra, Gothèque, Bankilaré135 528
TessaouaTessaoua, Mayahi215 486
TillabéryTillabéry, OuallamAyorou170 963
ZinderTanout, Zinder258 679

Domination coloniale civile

[modifier |modifier le code]

Le 13 octobre 1922, la colonie du Niger regroupe la plupart des régions du sud et de l'ouest, et un lieutenant-gouverneur représente le Gouverneur Général de l'Afrique occidentale française. La création en 1919 de laHaute-Volta en tant que colonie civile lui avait retiré les régions à l'ouest de la rivière Niger. En 1926, la capitale est déplacée de nouveau de Zinder à Niamey. En 1930, le Cercle de Tibesti est cédé à la Colonie duTchad, et en 1932, la colonie de Haute-Volta est dissoute et les Cercles de Dori et de Fada N'Gourma sont cédés au Niger.

La Seconde Guerre mondiale

[modifier |modifier le code]

Pendant l'occupation, les fonctionnaires de la colonie restèrent fidèles au régime de Vichy, à l'inverse de lacolonie du Tchad voisine. Les frontières sud (avec le Nigeria) et orientale sont restées fermées jusqu'en 1944.

La décolonisation

[modifier |modifier le code]

Le 31 décembre 1946, les territoires militaires deN'Guigmi et d'Agadez ont été cédés à l'administration coloniale, ne laissant que le Cercle deBilma sous administration militaire. Cette zone, la plus éloignée au nord-est rentrera sous administration civile en 1956.

En 1947, la Haute-Volta est reconstituée, et les Cercles de Dori et Fada N'Gourma sont de nouveau cédés à la Haute-Volta. Avec ce changement, les frontières modernes du Niger ont été plus ou moins établies.

Après laLoi-cadre Defferre de 1956, les pouvoirs consultatifs et administratifs sont cédés à l'Assemblée territoriale du Niger, élue par vote populaire. En 1958, l'Union française succède à laCommunauté française. Le 25 août 1958, le Lieutenant-gouverneur devient le Haut-commissaire du Niger mais il reste lechef d'unÉtat quasiindépendant et il ne contrôlait qu'une partie administration purement interne.

La Constitution du 25 février 1959 est votée et ratifiée par l'Assemblée constituante du Niger, un organisme qui a succédé à l'Assemblée territoriale du Niger en décembre 1958. Le 12 mars 1959, elle devient l'Assemblée législative du Niger, avec comme chef du gouvernement, le président du ConseilHamani Diori. Les pouvoirs exécutifs sont remis à l'Assemblée et une Constitution institue les emblèmes nationaux, tels que le drapeau, l'hymne national et lesArmoiries du Niger.

Après laguerre d'Algérie et la chute de la Quatrième République, les colonies de l'Union française deviennent pleinement indépendantes en 1960. Le Niger ratifie sa première constitution en tant qu'État indépendant le 8 novembre 1960 et le Haut Commissaire Jean Colombani démissionne le 10 novembre 1960.

Demandes de réparation

[modifier |modifier le code]

À la suite d'une plainte de quatre communautés nigériennes représentant les descendants des victimes des massacres de lamission Voulet-Chanoine de 1899, les représentants français sont interpellés par le rapporteur spécial de l'Organisation des Nations unies en juin 2025, sur la non prise en compte de réparation « pour les victimes de violations graves des droits humains commises au cours de laMission Afrique centrale, ainsi que pour leurs descendants ». En réponse leministère français des Affaires étrangères indique être « ouvert au dialogue bilatéral avec les autorités nigériennes, ainsi qu’à toute collaboration en matière de recherche de provenance ou de coopération patrimoniale »[5],[6].

Références

[modifier |modifier le code]
  1. Bibliothèque du RFN,Les Annales Coloniales, 25 décembre 1913
  2. Edouard de Martonne,Petit Atlas de l'AOF, Paris, 1928
  3. La Colonie du Niger, Librairie Larose, 1931
  4. Ireda Ceped,Population des Cercles du Niger
  5. « Massacre de l'armée coloniale au Niger : derrière le mea culpa de Macron, la continuité d’un récit historique biaisé. », surThe Conversation,(consulté le).
  6. Margot Sanhes, « Réparation Massacre de la mission Voulet-Chanoine en 1899 : la France tend une main timide au Niger. », surLibération,(consulté le).

Voir aussi

[modifier |modifier le code]

Liens externes

[modifier |modifier le code]

v ·m
Afrique
Afrique du Nord
Afrique-Occidentale
Afrique-Équatoriale
Autres
Faits historiques
Océan Indien
Comores
Mascareignes
Madagascar
Canal du Mozambique
Sud
Faits historiques
Amérique
Nouvelle-France
Antilles
Amérique du Sud
Faits historiques
Asie
Moyen-Orient
Inde
Concessions en Chine
Indochine
Faits historiques
Océanie
Antarctique
Articles liés
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Colonie_du_Niger&oldid=232691798 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp