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Collaboration (pays occupé)

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(Redirigé depuisCollaborationnisme)
Au cours de la Seconde Guerre mondiale, 13 400 volontaires se sont présentés pour combattre au sein de laLégion des volontaires français contre le bolchévisme sur le Front de l'Est.

Lacollaboration est la politique de coopération active avec un occupant ennemi[1].

La collaboration peut êtreinvolontaire (reconnaissance réticente de la nécessité) ouvolontaire (en tant que tentative d'exploiter cette nécessité), etservile ouidéologique[2].

La collaboration idéologique se distingue de la servile par l'apologie de la coopération avec les forces étrangères et par la perception de l'ennemi comme apportant des changements domestiques désirables[2]. On y fait alors référence en tant que « collaborationnisme »[3]. L'attitude opposée est larésistance face à l'occupant. Cette dernière peut également être active ou passive.

Étymologie

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Le terme « collaboration » remonte à 1871 en référence aux contrebandiers qui durant lesGuerres napoléoniennes faisaient du commerce avec l'Angleterre et participaient à l'évasion de monarchistes. Cette référence remonte elle-même au latincollaboratus (com-labore : « travaille avec »).

La signification du terme en tant que « traîtrise par la coopération avec l'ennemi »[4] date des années 1940 en référence au gouvernement de Vichy et à ceux qui coopérèrent avec l'Allemagne nazie[5].

Collaboration et collaborationnisme

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Le termecollaborationnisme est utilisé par les historiens pour qualifier ceux qui soutiennent idéologiquement l'occupant.

Il est utilisé plus particulièrement pour ceux qui ont éprouvé, durant laSeconde Guerre mondiale, de la sympathie pour l'Allemagnenazie ou ont été partisans d'une alliance avec l'Allemagne et d'une entrée en guerre à ses côtés[6],[7]. Le terme était déjà employé dans la presse résistante durant cette période[8].

Le collaborationnisme (volontaire et idéologique) est plus poussé car il vise à la victoire de l'Allemagne considérée comme souhaitable idéologiquement par rapport à certaines formes de collaboration.

La collaboration consisterait à s'accommoder de la domination allemande considérée comme un état de fait (involontaire et servile).

Exemples

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France

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Articles détaillés :Collaboration dans l'Europe occupée par les nazis etCollaboration en France.

Les différents gouvernements de Vichy entre1940 et1944 ont collaboré avec l'Allemagne nazie. LeRassemblement national populaire deMarcel Déat et leParti populaire français deJacques Doriot sont des partis collaborationnistes. On parle également de « presse collaborationniste », qui a défendu des idées collaborationnistes.

Laos

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Touby Lyfoung (1917-1979), unHmong royaliste duProtectorat du Laos, collabore avec le gouvernement d'Indochine française, et notamment, leRégime de Vichy, et dirige la production d'opium dans laprovince de Xieng Khouang. Il s'oppose aux indépendantistes, duPathet Lao, généralement communistes, dont le leader Hmong rouge,Faydang Lobliayao.Vang Pao, collabore ensuite avec laCentral Intelligence Agency (CIA) desÉtats-Unis en continuant la production et le trafic d'opium, notamment afin d'acheter des armes et de lutter à la fois contre les communistes indépentistes du Pathet Lao et Nord-Vietnamien, en lutte contre l'envahisseur américain.

Chine

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Mandchoukouo

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En 1931, après l'invasion japonaise de la Mandchourie, ces derniers créent l'État fantoche duMandchoukouo et placent à sa tête le dernier représentant de ladynastie impériale Qing,mandchoue, l'EmpereurPuyi. Ce dernier fournit une collaboration volontaire servile à l'ennemi japonais.

Japon

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Article détaillé :Déménagement de la base américaine de Futenma.

Entre 1945 et 1951, leJapon a été occupé par les forces américaines. La réaction de la population japonaise face à l'occupation est présentée comme « Shikata ga nai » (« On ne peut rien y faire ») témoignant d'une collaboration involontaire et servile mais à laquelle la population est idéologiquement opposée. Le Japon reste toutefois un allié politique des États-Unis en Asie depuis la Seconde Guerre mondiale, bien que le premier ministreShinzo Abe ait été élu en grande partie sur la base de la fermeture des bases américaines d'Okinawa, ce qui n'a jamais été mis en œuvre[9],[10].

Notes et références

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  1. "Collaboration", dictionnaire Larousse en ligne.
  2. a etbStanley Hoffmann. Collaborationism in France during World War II.The Journal of Modern History, Vol. 40, No. 3 (Sep., 1968),p. 375–395
  3. "Collaborationnisme", dictionnaire Larousse en ligne.
  4. p.469, Oxford English Dictionary
  5. p. 70, Webster
  6. Jean-Pierre Azéma etOlivier Wieviorka,Vichy, 1940-1944, Perrin, chapitre « Les collaborationnistes »,p. 84-86.
  7. Voir l'intervention d'Henri Amouroux dans l'émissionApostrophes, le1er décembre1978.
  8. Par exemple, voir lebulletin des cadres du mouvement de libération nationale en juillet 1942.
  9. Gavan McCormack, « La base américaine d’Okinawa, épine dans le pied du premier ministre japonais », surLe Monde diplomatique
  10. Clément Imbert, « Okinawa, une présence américaine qui continue à faire des vagues », surGeo,

Voir aussi

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Articles connexes

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