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Colette Dreyfus-Brisac, née le àTaverny (Val-d'Oise) et morte le àParis13e[1], est uneneuropédiatre, etneurophysiologiste clinicienne, spécialiste de l'électroencéphalographienoéonatale, et résistantefrançaise.
Colette Brisac appartient à unefamille juive de Lorraine. Née en 1916, elle commence desétudes de médecine à Paris, manifestant rapidement un intérêt pour la neurologie[2]. Lorsque laSeconde Guerre mondiale éclate, sa famille devenue une cible potentielle desNazis et de leurscollaborateurs français se réfugie enzone libre àToulouse[3] où elle parvient à terminer ses études médicales, soutenant sa thèse en 1942[2], tout en participant à larésistance dans lesud de la France[4]. Elle est de retour àParis en 1944 après saLibération.En 1948, elle épouse le biologisteJean-Claude Dreyfus (1916-1995)[5]. Un an plus tard, elle est reçue à l'internat des hôpitaux de Paris. En 1952, elle rejoint le service d'électroencéphalographie de l'hôpital de la Salpêtrière, dirigé par le professeurHermann Fischgold.
Elle a l'idée d'étudier la maturation de l'EEG chez l'être humain et noue des contacts avec d'autres jeunes médecins également intéressés par les problèmes du développement dunouveau-né et duprématuré. C'est ainsi qu'en 1953, elle rejoint le groupe de la maternité Baudelocque qui va jeter les bases non seulement de lanéonatologie, mais aussi de la recherche française enontogénétique humaine.
C’estAlexandre Minkowski, chef de service à Baudelocque depuis 1947, qui a la clairvoyance de réunir autour d'elle d'autres chercheuses, parmi lesquellesSuzanne Sainte-Anne Dargassies, disciple d'André-Thomas et pionnière de la neurologie néonatale,Jeanne-Claudie Larroche,neuropathologiste et autrice de la première description d'une corrélation entre laleucomalacie periventriculaire du prématuré et lamaladie de Little, et Nicole Monod, qui devient sa plus proche collaboratrice et introduit lapolysomnographie chez le nouveau-né.
Ce groupe se constitue en unité de recherche à l'Institut national d'hygiène (INH), qui deviendra plus tard l'unité 29 de l'Inserm et déménage en 1967 dans lamaternité adjacente de Port-Royal, ce qui lui vaut le surnom d'équipe des « Dames de Port-Royal ». Celle-ci acquiert une renommée mondiale, au point que l'un de ses membres est envoyé dans un laboratoire américain afin d'y enseigner la technique d’enregistrement EEG du prématuré de Port-Royal[4].
Colette Dreyfus Brisac meurt enoctobre 2006 àParis. Son inhumation a lieu aucimetière du Montparnasse le 31 octobre 2006[4].