Lecode Chappe, est un code permettant detransmettre untexte à l’aide des éléments mobiles duTélégraphe Chappe.
Souvent attribué àClaude Chappe, sa paternité appartient en réalité àClaude Chappe,Léon Delauney etMathieu Xavier Durant.
Inventé en1791 pour latélégraphie, cecodage assigne à chaquemot, ou groupe de mots une combinaison unique de signauxintermittents.
Léon Delauney assiste àBrûlon aux premières expériences dutélégraphe des frèresChappe, dont il est cousin. Claude Chappe réalisa sa première expérience publique de communication à distance entreParcé-sur-Sarthe etBrûlon le. L'expérience consista à placer deux cadrans mobiles dotés d'aiguilles et de chiffres, appelés tachygraphes, installés respectivement dans son village natal de Brûlon, distant de 14 km, et le village de Parcé. L'expérience, qui consistait à envoyer un message dans chaque sens, fut réussie et authentifiée par un compte rendu officiel. Claude Chappe put, avec ces preuves de fonctionnement, se rendre à Paris pour promouvoir son invention.
Il aide par ses compétences linguistiques[1] ces derniers dans la composition de lalangue télégraphique.
Le code d'origine développé avec l'aide de Léon Delauney en 1791 se composait d'un livre de code de 9 999 entrées ; chaque mot étant représenté par un nombre[2]. Léon Delauney compose le vocabulaire ouchiffrage[3][source insuffisante] qui devait s'appliquer au télégraphe aérien jusqu'en 1795.
Sa méthode nécessitait pour transmettre un mot d'un à quatre signaux, et pour plus de 90 % des mots, il en fallait toujours quatre avec en plus, avant et après chaque mot, la nécessité de donner un signal indicatif. La proportion de six devenait trop importante et ralentissait la communication.
On distingue les signaux de correspondance et les signaux de régulation et de service.
Les signaux sont valides quand les petites ailes noires nomméesindicateurs sont :
La position dans le prolongement du régulateur n'est mécaniquement pas possible. Elle a été abandonnée pour éviter confusion et ambiguïté avec la position repliée sur le régulateur.
Chaque indicateur pouvant prendre 7 positions par rapport au régulateur, ce dernier pouvant en prendre 2, cela nous donne 98 positions possibles (=7×7×2). Positions auxquelles on retire 6 signaux de service, ce qui laisse 92 signaux de correspondance pour former le message, ce qui en utilisant 2 signaux par mot ou expression, permet d'avoir un vocabulaire de 8 464 mots (=92×92).
Pour qu'un message soit envoyé et reçu, il devait d'abord être codé en signaux par le directeur de la station de départ, en utilisant lecode télégraphique en usage. N'était transmis qu'une suite de nombres.
Le stationnaire de la station destinataire remettait le message en signaux télégraphique au directeur qui décodait le message à l'aide du livre de code.
Si le message à l'arrivée était incohérent, un inspecteur remontait la ligne en comparant le message codé reçu avec le registre des messages de chaque station pour déterminer où l'erreur avait été générée, ce qui permettait de retrouver le message initial et de sanctionner le stationnaire qui avait commis l'erreur.

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