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Grillage métallique souple en Espagne.Clôture défensive en Finlande.Clôture séparative mitoyenne en France.
Uneclôture est un dispositif matériel enceignant uneparcelle bâtie ou non[1]. Elle est faite de la main de l'homme afin de délimiter visuellement un périmètre pour tenter d'empêcher des personnes ou des animaux d'y entrer ou d'en sortir. Cette fonction peut aussi être assurée par unfossé ou unehaie. On parle depalissade ouclaustra lorsque la clôture est entièrement faite de pieux et/ou de planches.
Une clôture peut avoir une ou de multiples fonctions :
matérialiser un site, une propriété, une frontière ;
assurer la sécurité, par exemple en empêchant des pénétrations animales et/ou humaines sur un site privé, militaire ou dangereux (ex.piscine à protéger des enfants risquant de s'y noyer)
dans unjardin ou en milieu agricole, une clôture peut protéger unpotager, unverger, des cultures contre deslapins ou rongeurs indésirables, ou contre « les dégâts du grand gibier » ou au contraire protéger unpoulailler ou des élevages de gibier (que l'on trouve aussi parfois en forêt)[2] ;
Dans sa fonction de protection de biens publics ou privés, la clôture fait l'objet de réglementations de droit.
Ainsi, en France,« tout propriétaire peut clore son héritage, sauf l'exception portée en l'article 682 », qui concerne l'accès(servitude de passage) à un territoire ou une parcelle enclavée). Le, une circulaire du ministère de l'équipement a défini la clôture comme pouvant« être constituée de murs, qu'elle qu'en soit la hauteur, de portes, de portails, d'ouvrages à claire-voie en treillis, de peaux, de palissade, d'ouvrages métalliques, grilles, herses, barbelés, mais aussi dehaies vives et defossés »[2].
Une autre circulaire () ajoute qu'elle sert à« enclore un espace, le plus souvent à séparer deux propriétés : propriété privée et domaine public ou deux propriétés privées. Elle est alors élevée en limite séparative des deux propriétés »[2].
Pour leCode de l'urbanisme« ne constitue pas en revanche une clôture (…) un ouvrage destiné à séparer différentes parties d'une même unité foncière en fonction de l'utilisation par le même propriétaire de chacune d'elles… à l'inverse, un ouvrage séparant plusieurs parcelles d'une même unité foncière mais dont les droits sont mis en œuvre par différents utilisateurs (par contrat debail ou autres…) constitue une clôture au sens du code de l'urbanisme »… cependant rappellent leCGEDD (Conseil général de l'environnement et du développement durable) et leCGAAER (Conseil général de l'alimentation, de l'agriculture et des espaces ruraux) dans un rapport, sur les impacts de l'engrillagement des propriétés forestières :« contrairement à ce qui peut parfois êtreallégué, le droit de se clore n'est pas un droit absolu. Le principe et les modalités de la clôture ne sont pas à la discrétion du propriétaire. Ainsi, certains types de clôtures constituent un abus de droit touchant auxlibertés fondamentales (usus/fructus/abusus) diminuant la destination universelle des biens, diminuent laliberté de circulation des personnes, ou peuvent provoquer untrouble anormal de voisinage qui, dans certains cas, constituent unpréjudice matériel et certain, malgré les notions d'antériorité (seuil d'anomalie etnuisances avérées) »[2]. Le code rural et le code de l'urbanisme notamment réglementent ces aspects en France.
En France, leslois Grenelle et leurs outils d'application font que désormais« les auteurs du PLU (plan local d'urbanisme)) ont la faculté d'imposer pour les clôtures "des caractéristiques permettant de préserver ou remettre en état lescontinuités écologiques". Les communes sont enfin habilitées à fixer des modèles de clôtures »[2].
La clôture de jardin est typique des cultures basées sur la propriété privée. Elle délimite et marque un territoire, mais est souvent associée à des fleurs colorées (ici descapucines) qui atténuent le message hostile qu'elle pourrait porter.Clôture en bois sur une berge duMékong, autour d'une petite île cultivée près de Don Loppadi, àSi Phan Don, Laos, avec un couple travaillant.
Pour l'historien ou lesociologue, la clôture quand elle n'a pas pour stricte utilité d'enfermer des animaux ou de se protéger d'animaux sauvages ou domestiques, peut traduire le besoin d'intimité, une marque depouvoir ou depropriété, le degré de confiance en autrui ou envers ses voisins, ou encore une certaine relation à l'environnement (ressenti comme plus ou moins hostile, à juste titre ou non).Destinée à l'animal ou à l'homme, ou parfois à se protéger d'esprits (dans certaines traditionsanimistes), elle peut être solide et matérielle (du mur fortifié au barbelé électrifié) ou trèssymbolique.
De tellesbarrières écologiques ont existé à grande échelle dès l'antiquité avec par exemple leslimes romaines, lemur d'Hadrien ou laGrande Muraille deChine qui constituaient de réels obstacles pour les armées, mais aussi pour une partie de lafaune.
Certaines clôtures ne forment pas de barrière matérielle perceptible dans le paysage : unebarrière canadienne est infranchissable pour de nombreuses espèces ou permet d'interrompre des clôtures de typegrillage, sans besoin de poser des portes. Ces systèmes sont souvent utilisés pour les entrées deparcs naturels ou deréserves naturelles. Elles restent un facteur de fragmentation écologique pour les mammifères non volants.
Un fossé plein d'eau constitue une barrière pour de nombreuses espèces. C'est ainsi qu'on limite les enclos de la plupart des animaux dans leszoos. Certains bâtimentsHQE ainsi clôturés, leur fossé joue le rôle de réserve-tampon d'eau.
Pour des raisons esthétiques ou économiques (mur végétal) ouécologiques, les clôtures peuvent être végétalisées, ce qui atténue dans le second cas leur impact en termes de fragmentationécopaysagère.
Certaines clôtures sont des parcs mobiles, voire de véritables cages que l'on déplace avec les animaux, auxquels on préférer desclôtures électriques mobiles ou des filets de plastique, plus légers et pratiques. Elles peuvent aussi protéger un champ, desarbres, une pisciculture ou une parcelle forestière enrégénération naturelle contre des animaux pouvant y faire des dégâts (castor, sanglier, héron, cormoran…).
Clôture ancienne à poteaux de pierre, traversant la rivière North Teign, rendue ici possible par l'absence d'arbres et d'embâcle dans un paysage très ouvert.En période de basses eaux ou de sécheresse, une clôture perd de sa fonctionnalité (ici : Dawlish Warren, Royaume-Uni).
Les faiblesses de la clôture (étanchéité) peuvent être dues à la présence d'un cours d'eau, d'une berge ou d'un sol accidenté et rocheux, qui empêche d'enfouir la base de la clôture ou de la prolonger.