Christine Arnothy est née d'un père propriétaire terrien hongrois, professeur de latin et grec, et d'une mère juive polonaise et autrichienne, qui lui enseigne le français comme première langue[4].
Elle quitte laHongrie en 1948 avec ses parents, elle est accueillie enAutriche au camp de réfugiés deKufstein ; c'est là que, rêvant de devenir écrivain, elle écritJ'ai quinze ans et je ne veux pas mourir[5].Lors de son passage à pied avec ses parents de la frontière entre la Hongrie et l'Autriche, les seuls biens qu'elle emmenait avec elle, cousus dans son manteau, étaient les feuilles sur lesquelles elle avait écrit ce qu'elle vivait durant la guerre à Budapest.Entre 1950 et 1953, elle publie àMunich ou àCologne plusieurs romans en hongrois sous le nom Kriszta Arnóthy (en hongroisArnóthy Kriszta). Elle vient ensuite s'installer en France, où elle publie désormais sous son nom francisé, Christine Arnothy.
Elle a publiéLe Cardinal prisonnier,Le Jardin noir,J'aime la vie,Une affaire d'héritage,Malins plaisirs,Complot de femmes,Toutes les chances plus une,Voyages de noces,La Piste africaine,La Dernière nuit avant l'an 2000,Embrasser la vie,On ne fait jamais vraiment ce que l'on veut,Relations inquiétantes…
Christine Arnothy publie également, durant lesannées 1980, trois romans noirs sous le nom de plume deWilliam Dickinson, avec la complicité deRobert Esménard, propriétaire et président-directeur général deséditions Albin Michel.
Malgré le succès rencontré par ces romans d'un nouveau genre, elle décide d'interrompre cette expérience en raison de sa difficulté à mener de front deux carrières parallèles d'écrivain[7].
Toutefois, les trois romans de William Dickinson recevront, beaucoup plus tard, une suite cette fois signée de Christine Arnothy,L'Homme aux yeux de diamant, et publiée en 2004 auxéditions Fayard.
↑Interview en San Francisco : « ça aurait été mon histoire. Chaque fois que je lis cet irrésistible roman, je ne sais pas si je dois me sentir triste ou heureux »
↑Cf.« Biographie »(version du surInternet Archive), sur le site de Christine Arnothy, où elle indique notamment que le président français, juste avant l'inauguration des locaux de la Fondation Claude-Bellanger à Martigny, lui avait rendu une visite privée à sa résidence voisine, le.