Cet article est uneébauche concernant l’informatique.
| ChorusOS | |
| Famille | Temps réel |
|---|---|
| Type denoyau | Micro-noyau |
| État du projet | Abandonné |
| Plates-formes | X86,architecture MIPS,architecture ARM,architecture SPARC,PowerPC etfamille Motorola 68000 |
| Entreprise / Développeur | Chorus Systèmes(d),Inria,Sun Microsystems etOracle |
| Licence | Sun Public License(en),licence publique générale limitée GNU,Mozilla Public License etlicence BSD |
| Dernière version stable | 5.0[1] |
| Site web | docs.oracle.com/cd/E19048-01/chorus5/index.html |
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ChorusOS est unsystème d'exploitation pourtéléphone mobile entemps réel àmicronoyau conçu pour lessystèmes embarqués[2], créé et développé à l'INRIA puis commercialisé par une société éponyme fondée en 1986 parHubert Zimmermann avecMichel Gien, Marc Guillemont et Pierre Léonard.
ChorusOS a d'abord été créé à l'INRIA pour une machine interprétant dulangage informatique Pascal et s'appelaitChorus distributed real-time operating system. Le recours auPascal a permis de développer le concept de messages actifs. En effet le système Chorus résidait sur la transmission de message dans un réseau sans connexion.
L'équipe Chorus du début, constituée deJean Serge Banino,Alain Caristan,Marc Guillemont, etGérard Morrisset s'était basée sur l'exécution d'un code dès l'arrivée d'un message sur un port spécifique d'un agent (sorte de processus). Le message actif apporta une autonomie à ce message, qui après avoir été traité, pouvait prendre une décision en fonction du traitement réalisé et de son propre chemin.
De son côtéMichel Gien était responsable du projet pilote SOL destiné à mixer les efforts industriels et recherche publique autour d'un système compatible avec SOL, unsystème d'exploitationUnix. En 1979-1983, il a étudié la portabilité des systèmes d'exploitation, en commençant par le transport du système Unix sur le miniordinateurMitra 15 et son successeur, le Mini 6 de la CII-HB[3], ainsi qu'une machine proche au CNET, centre de recherche des PTT, puis en étendant la démarche avec un ordinateur du CNAM lui aussi transformé en routeur et connecté avec les Pays-Bas et les USA en 1983.
UNIX V7, une des versions d'Unix publiée et rendue gratuite par les Bell Labs, est« la première version réellement portable »[4], immédiatement adoptée par les développeurs duminiordinateurDEC PDP-11[4] et encore« quelque temps, libre de droits »[4], ATT découvrant vite, ensuite,« qu'on peut gagner de l'argent avec les licences UNIX »[4]. Cette version issu en partie des conceptsMultics[4],« vise la simplification, peu d'abstractions et une certaine élégance »[4].
ConcernantUnix, il n'était pas possible d'importer la version tournant sur un ordinateur DEC, ils ont donc créé une version française.
Dans le cadre de ce projet SOL, le laboratoire d’informatique du Cnam lance des recherches poussées surUnix[5], prolongées en septembre 1981, par la mise en réseau de divers ordinateurs, afin de créer à l'horizon 1983 FNet premier« réseau expérimental de systèmes Unix » en Europe[5]. L'ordinateur Systime 8750 est relié à une machine Unix à Amsterdam, elle-même reliée aux États-Unis, via le protocole UUCP (Unix to Unix Copy Protocol)[5], permettant aux abonnés français de participer à lacommunauté internationale de recherche Unix[5] grâce au réseau de données européenEUnet et au service d’échange de messagesUsenet[5].
La présentation du projet SOL est effectuée en octobre 81 parMichel Gien. A cette occasion, le Cigref, représentant des usagers, indique qu'il continue à participer au Comité scientifique du projet[6]. Le Systime 8750 reste nœud du réseau Fnet jusqu’à ce que le relais soit pris. En 1986, le Cnam doit passer le relais à l’Inria, pour des raisons financières[5].
En 1984, une partie de l'équipe SOL, constituée deMichel Gien François Armand et Pierre Léonard, travaille de concert avec l'équipe Chorus afin de maquetter une première ébauche d'un système distribué sur une architecture MIMDmultiprocesseur hétérogène, la SM 90 (Ulrich Finger et Ciaran O'Donnel,CNET), dans laquelle les divers processeurs communiquent par échanges de messages, via unfond de panier, tout en ayant une mémoire en propre.
Selon Michel Gien,« Chorus visait à inventer un nouveau modèle de système d'exploitation, dit réparti, capable de gérer plusieurs ordinateurs connectés entre eux via un réseau ».
Sur la petite dizaines de chercheurs, plusieurs de l'équipe sont partis travailler au CNET avec Hubert Zimmermann et Pierre Léonard[7]. Ils ont donc utilisé la machine que le CNET leur allouait, un SM90, qui devient ainsi la« première machine UNIX en France » en 1982 pour finaliser un prototype.
L'idée est celle du premier système réparti multiprocesseur compatible avec UNIX[8]. L'équipe a dans la foulée développé un OS pour les supercalculateurs d'ICL,Cray Research,Unisys et pour ATT Unix Systems Laboratories, puis pour les équipementiers des télécoms, comme Ericsson, Nokia, Nortel, Fujitsu etLucent[8].
La conception de Chorus était marquée par la réactivité et la sûreté attendue, notamment, dans les systèmes téléphoniques. Tandis que la version Unix du SM90 est diffusée à partir de 1983 par la sociétéSEMS- et Telmat, le développement de Chorus est repris par une société privée,Chorus Systèmes[9], considérée comme une forme de« spin off de l'INRIA ». Cette dernière conserva l'aspect distribué en y ajoutant letemps réel et lamodularité.
Ainsi en démarre la « conquête » de ce nouveau marché par Chorus Systèmes. Basée dans la ville nouvelle deSaint-Quentin-en-Yvelines, àMontigny le Bretonneux, son effectif a atteint 70 personnes au début des années1990 et était l'éditeur du système d'exploitation temps réel distribué ChorusOS.
Elle fit face au système du noyauMach sur lequel sont basésMac OS X etiOS, cocréé parAvadis Tevanian etRichard Rashid (en).Avadis Tevanian passera chezNeXT ensuite. Proche deSteve Jobs, il deviendra vice-président de la branche logiciels d'Apple, chargé du développement dusystème d'exploitation de1997 à2006[10]. Le noyauMach resta cependant très monolithique[réf. nécessaire], son principal apport résidant dans lamémoire virtuelle notamment leCOW[réf. nécessaire].
L'autre apport du système MACH d'Avadis Tevanian était leV Kernel deRick Rashid[réf. nécessaire], qui rejoignitMicrosoft pour développerWindows NT[réf. nécessaire].
Au début de labulle Internet, en 1997,Sun Microsystems achète la société éditriceChorus Systèmes qui réalise alors 10 millions de dollars de chiffre d'affaires[11].
Mais ensuiteSun Microsystems l'abandonne en conservant seulement le nom. Certains des fondateurs de Chorus Systems continuèrent dans une nouvelle société,Jaluna, créée en qui sera renommée enVirtualLogix en 2006. VirtualLogix offre alors dessystèmes embarqués utilisantLinux sur la base d'unhyperviseur, et toujours ChorusOS, renomméC5. La société est alors rachetée par Red Bend, elle-même rachetée par Harmann, elle-même rachetée parSamsung.
L'hyperviseur de VirtualLogix est activement développé dans cet ensemble. D'autres fondateurs de Chorus Systèmes sont restés chez Sun Microsystems, parmi lesquelsHubert Zimmermann. Son slogan« The Network is the computer » est repris par Sun Microsystems[12].
Le dernier arbre de source de ChorusOS (sous ce nom) a été rendu public sous licenceopen source par Sun Microsystems[13].Jaluna a complété ses sources pour le rendre utilisable[14].
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