La commune de Choisy-la-Victoire se situe à 61 kilomètres au sud d'Amiens, à 37 kilomètres à l'est deBeauvais, à 18 kilomètres à l'ouest deCompiègne et à 60 kilomètres au nord deParis
La commune s'étend entre 34 mètres et 113 mètres au-dessus du niveau de la mer. La mairie duvillage se situe à 80 mètres d'altitude. Le point le plus élevé du territoire se situe à la lisière du bois de Châalis, sur la limite communale avecMoyvillers. Le point le plus bas se trouve à la limite sud du territoire, dans les marais deSacy, à la limite de cette commune. Le territoire communal se trouve sur une pente culminant au nord et descendant vers le sud. Le hameau de Froyères se situe à 104 mètres au-dessus du niveau de la mer et le village entre 84 et 76 mètres[1]. Le territoire, présente, du nord au sud, un développement de plus de 8 kilomètres, tandis qu'il n'atteint pas le quart de cette dimension dans sa plus grande largeur. Sa région méridionale forme un prolongement étroit et dirigé au nord vers lecanton d'Estrées-Saint-Denis. Le sol, généralement uni, est cependant divisé en trois terrasses descendant au sud[2].
Lacraie occupe le territoire sur un petit pli de terrain au bas du village pour tourner au sud vers lecanton de Pont-Sainte-Maxence. Les cailloux sont brisés en petits fragments, comme on le voit au sud de la commune[3]. L'argile àsilex est présente à Choisy-la-Victoire[4]. La commune se trouve en zone de sismicité 1, c'est-à-dire très faiblement exposée aux risques detremblement de terre[5].
Quelques ruisseaux intermittents se trouvent à la pointe sud du territoire, dans lesmarais de Sacy-le-Grand. Unemare se trouve dans le village, au bord de la grande rue. Unchâteau d'eau, une station de pompage de l'eau et une prise d'eau complètent les besoins en eau de la commune[1]. Les marais de Sacy-le-Grand, le sud du territoire et une partie à l'est du village se situent au-dessus de plusieurs nappes phréatiques sous-affleurantes[7].
Réseau hydrographique de Choisy-la-Victoire[Note 1].
Hormis les zones bâties, qui couvrent 3 % de la commune sur 30 hectares, leterritoire se compose à 90 % de cultures sur 910 hectares. Les espaces boisés, à savoir le bois de Choisy à l'est, les parcelles à proximité desmarais deSacy-le-Grand, près deslieux-dits« Haut du moulin »,« la Chapelle » rassemblent 65 hectares pour 6,5 % de la superficie. Les espaces herbacés humides des marais de Sacy s'étendent sur 5 hectares de la surface communale[17],[1].
Au, Choisy-la-Victoire est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[21].Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (91,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (90,3 %), forêts (6,5 %), zones urbanisées (1,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %)[22]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
En 1890, le village de Choisy-la-Victoire tient presque à celui d'Avrigny[a 1]. Aujourd'hui, ces deux villages ne forment plus qu'une seule et uniqueagglomération formée par les habitations de la route départementale 111[1].
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Choisy-la-Victoire en 2018 en comparaison avec celle de l'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (1,6 %) inférieure à celle du département (2,5 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 80,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (80 % en 2013), contre 61,4 % pour l'Oise et 57,5 pour la France entière[I 4].
Laroute nationale 31, reliantRouen àReims parBeauvais etCompiègne, traverse le nord du territoire communal d'ouest en est. Il s'agit du principal axe de la commune. Le village est accessible par deux routes départementales, la D 111 et la D 111E. La route départementale 111, reliantAvrigny àSaint-Martin-Longueau, passe dans le chef-lieu par la Grande rue tandis la D 111E, antenne de la D 111, suit la rue Neuve pour rejoindre la D 75 au sud d'Avrigny. Une portion de la route départementale 10 traverse également l'extrême sud de la commune. Une partie de la route départementale 152, deMontgérain à laD 1017 à Blincourt traverse le nord-est du territoire et croise la route nationale 31. La commune de Blincourt peut être accessible par une route communale débutant depuis la grande rue du village, ou bien depuis la route nationale 31 à Froyères[1].
Choisy-la-Bataille est également aisément accessible par l'ancienneroute nationale 17 (actuelle RD 1017) qui passe le près de la limite est du territoire communal.
La commune a porté les noms suivants au cours de son histoire :« Soisi » en 1182 et 1303,« Soisiacum » en 1201,« Soisy-en-Beauvoisis » en 1311 et 1569,« Soisy-lez-Avregny » en 1452 et« Choisy » depuis 1517. Cette localité ajoute à son nom primitif l'indication de l'abbaye à laquelle elle appartenait depuis 1469, l'abbaye de la Victoire près deSenlis ayant alors acheté laseigneurie de Choisy saisie sur Godefroy deCaen, écuyer[a 1].
Entre Choisy-la-Victoire etBailleul-le-Soc se trouve la ferme de Froyères, nommée« Froerie » en 1154 puis« Froières », qui dut s'appeler primitivement« Frigidaria », c'est-à-dire lieufroid. L'ancienne ferme de la Borde, tient son nom dusaxon« Bord », qui veut dire maison,borde et signifie auMoyen Âge ferme,métairie. L'ancienne de Malvoisie se nommait également« Mallevoisine » ou« Malevoisine »[a 2]. Ces deux fermes ont aujourd'hui disparu.
Froyères est un lieu habité dès l'époque celtique, puisqu'on trouve aux environs beaucoup de haches ensilex. Les médailles qu'on y a découvertes et les nombreux fragments de tuiles qu'on y rencontre prouvent qu'il y eut aussi là une agglomérationgallo-romaine[a 2].
Au commencement duXIIe siècle, la terre de Froyères appartient à l'abbaye de Saint-Denis, qui la vend en 1154 à celles d'Ourscamp et deChaalis, à charge de payer chaque année par chaquemuid de terre quatremines de grain, excepté l'année où la terre est enjachère, où il n'est rien payé. Elle comprend à l'origine 600arpents, mais elle est diminuée par la suite. Une partie est réunie à la ferme du Tranloy, dépendant de l'abbaye de Chaalis. La part des religieux d'Ourscamp forma la ferme du Petit-Ourscamp, bâtie sur le territoire deCatenoy[a 2].
Cetteseigneurie comprend en 1469 : le château de Choisy, à l'entrée duquel était une grosse tour carrée dans laquelle était percée la porte, et, aux coins, deux tours rondes en pierre de taille autour du château. Il y avait un bois de six mines environ contenant de gros chênes et qui servait degarenne à lapins. Dans la cour du château, unechapelle dédiée àsaint Vivien, à la nomination duseigneur.
Elle comprend également un grand jardin de trois mines et une pièce de six mines de terre, autrefois en vigne, le tout clos de murs de terre, unegarenne à lapins, où nul ne pouvait chasser ou prendre lapins sans la permission du seigneur,« sous peine d'avoir le poing coupé, ouamende arbitraire, à la volonté du seigneur ». La seigneurie possédait aussi 80muids de terre à Choisy, 287 muids appelés lebois de Choisy, les droits dechamparts et decens, unmoulin à vent, les rouages et forage de Choisy, le droit deban, qui dure six semaines, pendant lesquelles nul ne peut vendre de vin à Choisy, hormis le seigneur.
Au sud du village se trouvait une maison appelée chapelle du Crocq : cette chapelle, dédiée à Notre-Dame, dépendait depuis longtemps du prieuré de Landricourt. Ce prieuré et la ferme qui l'avoisinait font longtemps partie de laparoisse de Choisy, mais à la Révolution, ils sont déjà inclus au territoire deSacy-le-Grand. De même entre Choisy et Catenoy, le hameau de Villers-lès-Catenoy relève longtemps à laparoisse de Choisy[a 3].
La ferme de Choisy, appartenant à l'abbaye de la Victoire, est vendue le, et, l'acquéreur n'ayant pas payé, revendue le 25 octobre suivant[a 1]. La ferme de la Borde, appartenant aux religieuses de l'abbaye du Moncel près dePont-Sainte-Maxence, est vendue, avec 153arpents de terre, à 75 verges par arpent, en 1791, moyennant60 000 livres. La ferme de Malvoisie est vendue avec ses dépendances, comprenant 312 mines de terre, 20 mines de pré, 7 mines de pâture et 10 mines de taillis, en 1791, au prix de81 500 livres. En 1792, quand la ferme du Petit-Ourscamp est vendue, la ferme de Froyères, dépendant de lamanse conventuelle de Chaalis ne comprend plus que 264 arpents de terre et 22 arpents de bois[a 2].
Une ordonnance du a réuni en une seule commune, ayant son chef-lieu àAvrigny, les trois communes d'Avrigny, Choisy-la-Victoire etBlincourt. Cet état des choses dure jusqu'au, où une nouvelle ordonnance rend aux trois localités leur existence indépendante[a 1].
La sucrerie de Froyères, crée en 1856, change plusieurs fois de propriétaires par la suite[25].
En 1890, sauf une douzaine de personnes est employées toute l'année à la sucrerie de Froyères, le surplus de la population n'a d'autre occupation que l'agriculture. Une halte aux marchandises, avec voie de garage, établie sur la ligne de Beauvais à Compiègne, ouverte seulement à l'époque de la fabrication, permet l'acheminement direct des betteraves jusqu'à la sucrerie de Froyères. À cette époque, le village est peuplé de 181 habitants, la ferme de Froyères de quatre habitants, l'ancien hameau de la chapelle comptait deux résidents et la population de la sucrerie de Froyères s'élevait à 45 habitants[a 2].
Le trafic voyageurs de la ligne Rochy-Condé - Soissons cesse dès leà cause de laSeconde Guerre mondiale[27][Passage problématique]. Par défaut d'utilité, la section entre le hameau de Froyères et Estrées-Saint-Denis est déclassée en 1964[28]. Aujourd'hui, la ligne reste encore en place entre Clermont et Froyères pour le trafic de marchandises.
Une distillerie fonctionne en 1951 sur le site de la sucrerie de Froyères et les fermes de Froyères et deBlincourt ont été adjointes à l'entreprise. La sucrerie ferme ses portes en 1958. Les installations principales ont été rasées et remplacés en 2003 par une base logistique d'automobiles, filiale de laSNCF[25], sur laquelle est aménagée une installation de production électrique solaire qui s'étend à terme sur28 hectares partiellement situés à Choisy, et capable de gournir, selon son exploitant. 29 000 égawatt-heure (Mwh) chaque année, soit l'équivalent de la consommation électrique annuelle de 13 200 personnes, chauffage inclus[29].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].
En 2023, la commune comptait 252 habitants[Note 4], en évolution de +6,78 % par rapport à 2017 (Oise : +0,65 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement jeune.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 42,5 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 20,0 % la même année, alors qu'il est de 22,8 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait125 hommes pour116 femmes, soit un taux de 51,87 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,89 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
0,0
3,1
75-89 ans
5,1
16,5
60-74 ans
15,3
17,3
45-59 ans
18,6
20,5
30-44 ans
18,6
18,9
15-29 ans
17,8
23,6
0-14 ans
24,6
Pyramide des âges du département de l'Oise en 2022 en pourcentage[40]
Église Notre-Dame, qui possède unchœur qui remonte auXIIIe siècle : les voûtes reposent sur de longuescolonnes chargées de bagues, à chapiteaux ornés de feuilles recourbées. Leclocher est central, lanef est moderne. Tout l'intérieur, à l'exception du dessous du clocher, est lambrissé. Le cimetière, clos de murs, tient à l'église[a 4].
Coupé, mi-parti en chef :au 1 de sinople à la gerbe de blé d'or liée de gueules, au 2 d'argent à l'écusson de gueules chargé d'une rose des jardins tigée et feuillée d'argent, au 3 d'azur à un crosseron d'argent accosté de deux fleurs de lis d'or[41].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑José Banaudo, Trains oubliés : 4. l'État, le Nord, les Ceintures, Menton, Éditions du Cabri, 1982, 223 p.(ISBN2903310246),p. 152-153.
↑a etbMarc Gayda, André Jacquot, Patricia Laederich et Pierre Laederich, Histoire du réseau ferroviaire français, op. cit.,p. 154-156 et 188.
↑a etbJournal Officiel de la République française du 22 février 1964, page 1 828.
↑Élie Julien, « Oise : 28 hectares de panneaux photovoltaïques protégeront le parc automobile : Les travaux ont débuté sur le site logistique de 15 000 véhicules situé entre Avrigny et Choisy-la-Victoire, au bord de la N31. En 2022, il devrait fournir assez d'électricité pour alimenter plus de 13 000 personnes »,Le Parisien,(lire en ligne, consulté le).
↑« Ferrières-Choisy-la-Victoire : ces villages où l'on va encore voter : Des élections municipales partielles se déroulent ce dimanche. »,Le Parisien, édition de l'Oise,(lire en ligne, consulté le).