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Chinon

47° 10′ 04″ nord, 0° 14′ 37″ est
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirChinon (homonymie).

Page d’aide sur l’homonymie

Cet article concerne la commune de France. Pour le château, voirChâteau de Chinon. Pour la commune de Château-Chinon, voirChâteau-Chinon. Pour le vin, voirChinon (AOC).

Chinon
Chinon
Lechâteau de Chinon, dominant laVienne.
Blason de Chinon
Blason
Image illustrative de l’article Chinon
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionCentre-Val de Loire
DépartementIndre-et-Loire
(sous-préfecture)
ArrondissementChinon
(chef-lieu)
IntercommunalitéCommunauté de communes Chinon, Vienne et Loire
Maire
Mandat
Jean-Luc Dupont (LR)
2020-2026
Code postal37500
Code commune37072
Démographie
GentiléChinonais
Population
municipale
8 144 hab.(2023en évolution de −1,19 % par rapport à 2017)
Densité209 hab./km2
Géographie
Coordonnées47° 10′ 04″ nord, 0° 14′ 37″ est
AltitudeMin. 27 m
Max. 112 
m
Superficie39,02 km2
TypePetite ville
Unité urbaineChinon
(ville-centre)
Aire d'attractionChinon
(commune-centre)
Élections
DépartementalesCanton de Chinon
(bureau centralisateur)
LégislativesQuatrième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Chinon
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Chinon
Géolocalisation sur la carte :Indre-et-Loire
Voir sur la carte topographique d'Indre-et-Loire
Chinon
Géolocalisation sur la carte :Centre-Val de Loire
Voir sur la carte administrative du Centre-Val de Loire
Chinon
Liens
Site webville-chinon.com
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Chinon (prononcé :/ʃi.nɔ̃/Écouter) est unecommune française située dans ledépartement d'Indre-et-Loire, enrégionCentre-Val de Loire. Elle est avecLoches, l'une des deux sous-préfectures d’Indre-et-Loire. Seshabitants s’appellent les Chinonais.

Placée sur le cours de laVienne, dans une position stratégique aux confins de laTouraine, de l'Anjou et duPoitou, dotée d'un éperon rocheux fortifié dès l'Antiquité, la ville, avec son imposanteforteresse, a longtemps joué un rôle défensif clé. Chinon est une des places fortes favorites desPlantagenêt.Jean sans Terre la perd au profit dePhilippe Auguste, qui l'adjoint aux domaines de la Couronne de France. Siège de la cour sousCharlesVII, lieu de sa rencontre avecJeanne d'Arc, la ville ne quittera le giron royal que pour passer entre les mains ducardinal de Richelieu et de sa famille, qui la conservent jusqu'à laRévolution.

Enrichie par la culture de la vigne et le commerce du vin, la ville a trouvé, avec l'installation de la centrale nucléaire d'Avoine, un pendant industriel à sa traditionnelle activité agricole. Située à proximité deschâteaux de la Loire, sur le détour de Vienne du circuit touristiqueLoire à Vélo, Chinon attire également de nombreux touristes. Depuis 2000, la ville fait partie de la section duVal de Loire inscrite sur laListe du patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des paysages culturels.

Géographie

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Situation

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La Vienne, le centre-ville et le pont Aliénor d'Aquitaine vus depuis le château.
Vue depuis lechâteau : le centre-ville, le pont Aliénor d'Aquitaine et le faubourg Saint-Jacques.

Chinon est située au sud-ouest de la Touraine, aux confins de l’Anjou et du Poitou, à 47 km au sud-ouest deTours, 30 km à l'est deSaumur, 80 km à l'est d’Angers, 85 km au nord dePoitiers, et à 305 km au sud-sud-ouest deParis. Construite sur les coteaux de laVienne, sa vieille ville est composée de petites rues plutôt en pente, tandis qu'un quartier, « les Hucherolles », plus récent et résidentiel, s'est posé sur le plateau. Le territoire de la commune est très étendu, sa superficie est de 39,02 km2. Mis à part le centre ancien, l'habitat est assez dispersé. Chinon est située au cœur duparc naturel régional Loire-Anjou-Touraine, en bordure d'une vaste forêt domaniale allant jusqu'àAzay-le-Rideau et qui autrefois s'étendait jusqu'au château.

La ville et son territoire font partie du périmètre du Val de Loire classé sur la liste du patrimoine mondial par l’UNESCO, duparc naturel régional Loire-Anjou-Touraine et du réseau desVilles et Pays d'art et d'histoire labellisées par le Ministère de la Culture[1].

À proximité de Chinon se trouvent lespuys du Chinonais, une réserve naturelle de55 ha inscrite au réseauNatura 2000 et gérée par le Conservatoire des espaces naturels Centre-Val de Loire. Le site, constitué de buttes calcaires et sableuses, abrite des pelouses sèches avec une flore relique, de type méditerranéenne, favorisée par des températures douces, des vents faibles et un fort ensoleillement. On note par exemple la présence de figuiers[Note 1],[2].

Localisation

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Communes limitrophes deChinon
Savigny-en-Véron
Avoine
HuismesSaint-Benoît-la-Forêt
Beaumont-en-VéronChinonCravant-les-Coteaux
CinaisLa Roche-ClermaultRivière
Anché

Géologie et relief

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Sur le plan géologique[Note 2], la ville de Chinon est située dans la partie Sud-Ouest duBassin parisien, aux confins de laTouraine et de l'Anjou[3].

La région est marquée par le début de la transgression de la merturonienne duCrétacé supérieur qui est particulièrement visible au niveau du versant de la vallée de laVienne, au pied du coteau de Chinon façonné par l'érosion de cette rivière[4]. La formation du Turonien affleure dans cette vallée où elle est composée detuffeau blanc[Note 3] (craiemicacée pouvant atteindre 30 à 40 mètres d'épaisseur, cette roche tendre, appelée aussi tuffeau de Saumur, de Touraine ou pierre deBourré) et de tuffeau jaune de Touraine[Note 4] (tuffeau sableux pouvant atteindre 10 à 15 mètres d’épaisseur)[5].

Chinon a unealtitude minimum de 27 met maximum de 112 m. Son altitude moyenne est de 70 m tandis que celle de samairie est de 50 m environ[6].

Hydrographie

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Réseau hydrographique de Chinon.

La commune est traversée par laVienne (7,089 km). Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 20,79 km, comprend un autre cours d'eau notable, leSaint-Mexme (3,416 km), et huit petits cours d'eau pour certains temporaires[7],[8].

LaVienne, d'une longueur totale de 363,3 km, prend sa source sur leplateau de Millevaches, dans laCorrèze, à une altitude comprise entre 860 et 895 m et se jette dans laLoire àCandes-Saint-Martin, à 30 m d'altitude, après avoir traversé 96 communes[9]. Lastation de Chinon permet de caractériser les paramètreshydrométriques de la Vienne. Ledébit mensuel moyen (calculé sur 10 ans pour cette station) varie de 49 m3/s au mois d'août à 352 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 1 610 m3/s le, la hauteur maximale relevée a été de 5,39 m le[10],[11].Sur le plan piscicole, la Vienne est classée endeuxième catégorie piscicole. Le groupe biologique dominant est constitué essentiellement depoissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet,sandre etperche)[12].

LeSaint-Mexme, d'une longueur totale de 13,3 km, prend sa source dans la commune deCravant-les-Côteaux et se jette dans laVienne sur le territoire communal à l'entrée est du bourg[13].Sur le plan piscicole, le Saint-Mexme est également classé endeuxième catégorie piscicole[12].

Quatrezones humides[Note 5] ont été répertoriées sur la commune par ladirection départementale des territoires (DDT) et leconseil départemental d'Indre-et-Loire : « le bocage du Véron », « la prairie de la Ville en Bois », « Frayère du Gros Ormeau » et « la vallée de Grammont »[14],[15].

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat du Centre-Val de Loire etClimat d'Indre-et-Loire.

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat océanique altéré, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[16]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[17]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[18] et est dans la région climatique Moyenne vallée de la Loire, caractérisée par une bonne insolation (1 850 h/an) et un été peu pluvieux[19]. Elle est en outre dans lazone H2b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[20],[21].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de12,2 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de14,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 679 mm, avec10,1 jours de précipitations en janvier et6,3 jours en juillet[16]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique installée sur la commune est de12,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 671,9 mm[22],[23]. La température maximale relevée sur cette station est de43 °C, atteinte le ; la température minimale est de−13 °C, atteinte le[Note 6].

Statistiques 1991-2020 et records station CHINON - VITI (37)- alt : 76 m, lat : 47°11'03"N, lon : 0°14'01"E
Records établis sur la période du
1er février 1997 au
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)2,82,64,56,39,712,814,21411,29,25,43,18
Température moyenne (°C)5,76,49,111,815,318,820,620,517,313,68,9612,8
Température maximale moyenne (°C)8,610,113,817,320,924,826,92723,31812,3917,7
Record de froid (°C)
date du record
−13
07.01.09
−12,1
12.02.12
−11,3
01.03.05
−3,2
06.04.21
−0,4
02.05.21
3,8
07.06.20
6,5
15.07.16
5,4
21.08.14
2,4
19.09.07
−4,2
30.10.1997
−8,5
24.11.1998
−8,2
17.12.09
−13
2009
Record de chaleur (°C)
date du record
16,4
05.01.1999
22,7
27.02.19
25
31.03.21
29,7
21.04.18
33,5
27.05.05
41,4
29.06.19
43
25.07.19
40,2
07.08.20
35,9
14.09.20
31,7
03.10.11
23,9
07.11.15
18,9
07.12.00
43
2019
Précipitations (mm)62,448,449,555,558,847,245,150,350,469,365,169,9671,9
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
29,6
21.01.21
29,2
08.02.1999
21,8
06.03.19
31,8
28.04.12
38
21.05.14
38,2
16.06.21
44,4
15.07.03
38,4
08.08.1999
37,4
07.09.10
27,8
22.10.02
32,4
06.11.1997
28
29.12.01
44,4
2003
Source :« Fiche 37072002 »[PDF], surobject.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base(consulté le)
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,6
2,8
62,4
 
 
 
10,1
2,6
48,4
 
 
 
13,8
4,5
49,5
 
 
 
17,3
6,3
55,5
 
 
 
20,9
9,7
58,8
 
 
 
24,8
12,8
47,2
 
 
 
26,9
14,2
45,1
 
 
 
27
14
50,3
 
 
 
23,3
11,2
50,4
 
 
 
18
9,2
69,3
 
 
 
12,3
5,4
65,1
 
 
 
9
3,1
69,9
Moyennes :• Temp.maxi etmini°C• Précipitationmm

Sols

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La vallée de la Vienne, dans le creux de laquelle Chinon est située, détermine trois types de sols : en bord de Vienne, des terrassesalluviales anciennes et récentes (appelées aussi varennes) composées de graviers et de sables, que l’on retrouve également sur les mamelons nommés « puys ». Les flancs des coteaux et les buttes calcaires duTuronien, constitués detuffeau jaune appelé aussi millarge, offrent des sols bien drainés. Au-dessus des coteaux, les plateaux et les buttes sont constitués essentiellement d’argiles à silex et de sablessiliceux duSénonien[24].

Risques naturels et technologiques

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Inondations

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La Vienne n’a pas connu de crues catastrophiques récentes, mais la ville garde en mémoire les dégâts spectaculaires des crues de 1740, 1792, 1896, 1923, 1962 et 1982, en partie dus à l'amplification du phénomène par une crue concomitante de la Loire[25]. Jusqu'aux années 1970, les parties basses de la ville étaient périodiquement inondées. La rive droite (centre-ville, Courances, quartier Ronsard) et la rive gauche (quartiers Saint-Jacques, Saint-Lazare, Le Pressoir, Pontille et Sauvegrain) peuvent encore être concernées par les crues de la rivière. Des remontées de nappe phréatique associées à des remontées d'eaux par le réseau d’assainissement peuvent également intervenir. La rive gauche n'est pas à l'abri d'une rupture de digue[Note 7].

Mouvements de terrain

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Quartier du coteau saint-Martin. Il abrite, à 150 m à l'est de la limite orientale du château, l'égliseSaint-Martin[Note 8], fondée selonGrégoire de Tours parSaint Brice auVe siècle[26].

136 cavités souterraines ont été recensées à Chinon, allant de quelques mètres à plusieurs milliers de mètres de longueur. Il s'agit des anciennes carrières de tuffeau utilisées pour la construction du château et de la ville, réparties en plusieurs ensembles plus ou moins connectés. Quelques galeries anciennes subsistent à l'aplomb du donjon du Coudray, puis d'ouest en est s'enfonçant vers le nord sous le coteau sous forme de caves : les caves Plouzeau, reliées au château par le puits du Coudray, les nombreuses caves particulières de la rue Voltaire[Note 9], les Caves Peintes, avançant jusque sous lefort saint-Georges, les caves Vaslin et les caves du vieux collège. Cette voirie souterraine ponctuée de carrefours et de petits monuments, parcourue de sources et profondément remaniée par les Chinonais après la fin de l'exploitation des carrières[Note 10], entraîne des effondrements, des chutes de pierres, de blocs ou l’écroulement de masses rocheuses[Note 11]. Ces glissements ont fait8 morts sur une période de200 ans.Le plus important de ces mouvements de terrain a eu lieu en, quand une partie du coteau saint-Martin s'effondra, emportant avec lui la voirie et les habitations[Note 12], à l'emplacement de l’actuelle place de la Brèche. Pendant la seconde Guerre mondiale, les Caves Peintes et les caves Vaslin furent aménagées par la défense passive et des milliers de personnes les utilisèrent jusqu'à la Libération[27].

Les principaux secteurs concernés par le risque de mouvements de terrain sont, sur la rive droite de la Vienne, Les Mollières, le quai Pasteur, le centre ancien, le coteau Saint-Martin, Sainte-Radegonde[28], Paul Huet, Rochefaucon et La Rochelle, les Closeaux et le Grand Ballet ; sur la rive gauche : La Collarderie, Parilly, Le Vauserain et le Plessis-Gerbault.

Séisme

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Plusieurs séismes apparaissent dans les chroniques de la ville, y compris dans l'histoire récente. Le zonage sismique de la France classe la commune de Chinon enzone 2 (sur une échelle de 5), soit en zone de sismicité faible.

Feux de forêts

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Les secteurs concernés sont situés au nord-est de la commune, où se trouve le massif de la forêt domaniale de Chinon, dont280 hectares sont classés en risque élevé.

Vue panoramique dusite nucléaire de Chinon situé sur la commune voisine d'Avoine.

Risque nucléaire

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L’ensemble du territoire communal se situe dans la zone des 5 à 10 kilomètres de lacentrale nucléaire de Chinon, implantée au nord-ouest de la ville sur la commune d'Avoine en bordure de laLoire.

Urbanisme

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La rue Jean-Jacques Rousseau, dans le centre-ville.

Typologie

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Au, Chinon est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[29].Elle appartient à l'unité urbaine de Chinon[Note 13], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle estville-centre[Note 14],[30],[31]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chinon, dont elle est la commune-centre[Note 15],[31]. Cette aire, qui regroupe 20 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[32],[33].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (67,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (70,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (23,4 %),terres arables (16 %), zones agricoles hétérogènes (15,1 %), zones urbanisées (14,9 %), cultures permanentes (12,6 %), forêts (11,3 %), eaux continentales[Note 16] (3,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (2 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (1,4 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,1 %)[34]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Transports

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Lagare ferroviaire.
  • Route

Vers l'est, Chinon est reliée àTours par ladépartementale 751, qui contourne en partie la ville par le nord. Vers l'ouest, il est possible de rejoindreSaumur par la rive gauche de la Vienne (départementale 947) ou par la rive droite de la Loire (départementale 952). Au sud, la routedépartementale 749 rejointRichelieu et lePoitou. Laroute européenne 60 (E60) et laA85 sont également accessibles(sortie 5) à partir de Chinon.

  • Réseau TER Centre-Val de Loire (Trains)

Située sur l'ancienne ligne de chemin de fer reliant Tours aux Sables-d'Olonne, lagare de Chinon est aujourd'hui desservie par les trains TER Centre à raison de huit allers/retours quotidiens en moyenne entre Tours et Chinon, qui en est le terminus. Le trajet dure45 min.Cette desserte ferroviaire est complétée par une liaison Loudun ↔ Thouars par autocarTER Nouvelle-Aquitaine.

  • Réseau régional Rémi (Autocars)

Géré par la régionCentre-Val de Loire et exploité par Transdev Touraine, le réseauRémi[35] assure, sur la commune les lignes TD, TE et TF.

3 servicesRémi + à la demande[36] sont également proposés sur la commune :

  • Une ligne « de marché » (ligne LME) est proposée un jeudi sur deux.
  • Une ligne pour se rendre au musée Rabelais à Seuilly depuis la gare ou l'office de tourisme de Chinon est disponible sur réservation préalable24 heures à l'avance (circule uniquement d'avril à septembre).
  • Un service est proposé sur tout le canton pour se rendre à Chinon sur réservation préalable48 heures à l'avance (ce service est destiné aux personnes handicapées).
  • Bus Sitravel (Transports Urbains)[37]

Le conseil régional en partenariat avec le Syndicat des Transports Vienne et Loire propose également un réseau de transports urbains. Trois lignes sont exploitées :

  • Ligne A : Chinon - Véron - Avoine - Port Boulet (Gare SNCF) du lundi au samedi ;
  • Ligne B : Circuit interne Chinon Hucherolles / Parilly / Saint Louans du mardi au samedi ;
  • Ligne C : La ligne du Veron.

Histoire

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Romains et Gallo-romains

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Dominant laVienne, le plateau de Chinon finit en éperon, presque à toucher la rivière. Les hauteurs de la face sud de ce saillant escarpé abritent des habitations troglodytiques extrêmement anciennes. Très tôt, son extrémité ouest est fortifiée, probablement par lesGaulois, et sans aucun doute par lesRomains. L'archéologie locale indique la présence à Chinon d'une importante agglomérationgallo-romaine protégée par des défenses permanentes[38].

Avecsaint Martin de Tours († en 397 àCandes-Saint-Martin), la chronique chrétienne évoque la ville et ses alentours. C'est un de ses disciples,saint Mesme (ou Maxime ou Mexme)[39], qui fonde à Chinon uncouvent de moines cloîtrés dont il est le premier abbé. Autour du monastère, la population se regroupe et Mesme doit faire construire un second lieu de culte : l'église Saint-Étienne[40].

En845, Chinon est pillée par le chefvikingHasting[41].

Archevêques et comtes de Tours

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Carte de la France en 1154. Chinon est un site stratégique à la confluence ducomté d'Anjou,de Poitou etde Touraine, commandant le passage sur la Vienne.
Déambulatoire troglodytique de la chapelle Sainte-Radegonde de Chinon.

Sous le règne deClotaireIer, l'épouse du souverain,Radegonde, se retirant du monde, suit les enseignements de l'ermiteJean le Reclus s'étant établi dans une des grottes du coteau de Chinon[42]. À la mort du roi, laTouraine passe à son filsSigebert. La décadence desMérovingiens laisse la main libre aux institutions religieuses : lesarchevêques deTours deviennent seigneurs de Chinon. Ils composeront par la suite avec lescomtes de Touraine. C'est l'un d'eux,Thibault le Tricheur (en même temps comte deBlois et deChartres), qui fait restaurer la forteresse de Chinon en 950. Sa fille Emma, épouse deGuillaume Fierabras, hérite de la ville, qui passe à son filsGuillaume le Grand, puis à l'oncle de ce dernier,EudesIer[43].

Chinon est alors impliquée dans les querelles suscitées par les vues de l'Anjou, expansionniste, sur les provinces voisines de Touraine et duPoitou. En, Thibault, comte de Touraine doit céder à son voisin angevinGeoffroy Martel, fils deFoulques Nerra, toutes ses possessions tourangelles, dont Tours et Chinon. À sa mort, Geoffroy Martel partage ses biens entre ses deux neveux :Geoffroy le Barbu reçoit la Touraine (et Chinon) ; son frèreFoulques le Réchin, l'Anjou et la Saintonge. Luttant l'un contre l'autre, le second s'empare de l'héritage du premier, usurpation par la suite entérinée par un don du Barbu au fils du Réchin,GeoffroyMartelII. Celui-ci mourant sans postérité en 1106, son demi-frère Foulques (cinquième du nom) lui succède. C'est son mariage avec Sybille, fille du comte duMaine, qui lie cette province à l'Anjou et à la Touraine[44].

Chinon et les Plantagenets

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Gisants d'HenriII et d'Aliénor d'Aquitaine à l'abbaye de Fontevraud.

Le fils deFoulquesV,Geoffroy Plantagenet, épousant en 1128Mathilde l'Emperesse, se trouve en situation de réclamer l'héritage deGuillaume le Conquérant, grand-père de la mariée. Il impose sa loi sur ses possessions françaises et réduit à l'obéissance la partie la plus turbulente de la noblesse locale. Il meurt en 1151 et laisse ses états à son filsHenri. Ce dernier épouse, en 1152,Aliénor d'Aquitaine, qui lui apporte lePoitou et l'Aquitaine. Deux ans plus tard, les hasards de la succession du trône d'Angleterre permettent à Henri d'accéder à la couronne royale. Son cadetGeoffroy, qui a reçu, à la mort de leur père, les places fortes de Chinon,Loudun etMirebeau, doit par testament recevoir également l'Anjou, la Touraine et leMaine si Henri devient roi d'Angleterre. Ce dernier refusant d'appliquer cette clause en faveur de son cadet, Geoffroy fortifie les défenses de Chinon, Loudun et Mirebeau, puis s'attaque à l'Anjou. En 1156, cette lutte fratricide tourne à l'avantage d'Henri et son cadet doit renoncer à toutes ses possessions en échange d'une pension[45],[Note 17].

En raison de la position stratégique de la ville, les comtes de Touraine, et après eux les comtes d'Anjou, ne confieront jamais Chinon à un de leurs vassaux et en conserveront toujours l'administration via des gouverneurs.HenriII en fait une de ses résidences favorites, répand ses bienfaits sur la ville et lui apporte la prospérité qui accompagne le train de vie d'une cour royale. La population augmente et une nouvelle paroisse, desservie par l'église Saint-Maurice, se développe sous l'escarpement que domine la forteresse. Les ponts sont renforcés, des digues construites, ce qui favorise le développement du faubourg Saint-Jacques sur la rive gauche de la Vienne. De nouveaux couvents sont fondés autour de Chinon. Chinon devient sous son règne une châtellenie royale de haute-justice couvrantCandes,Champigny,La Haye-sur-Creuse,l'Île-Bouchard,Saint-Épain,Azay,Sainte-Maure etBourgueil[46]

En 1169, préparant sa succession, Henri annonce à ses fils le partage de ses biens : à sa mort,Henri (dit le Jeune), l'aîné, recevra l'Angleterre, la Normandie, le Maine, l'Anjou et la Touraine ; à Geoffroy la Bretagne ; àRichard (dit Cœur de Lion), le Poitou et l'Aquitaine. SeulJean, le dernier de ses fils, reste sans héritage (d'où le sobriquet de Jean sans Terre). S'ensuit une période de luttes où les frères, mécontents du partage, se confrontent et s'allient tour à tour pour défier leur père. En 1187, ses frères aînés étant décédés etHenriII étant entré en conflit avec le roi de FrancePhilippe Auguste, Richard fait cause commune avec ce dernier contre son père. Bataillant, mais reculant sans cesse, celui-ci finit par se replier dans son château de Chinon d'où, malade et épuisé, il est contraint d'accepter, le, la perte de toutes ses possessions françaises. Il meurt deux jours plus tard à Chinon, et son corps est enterré à l'abbaye Notre-Dame de Fontevraud[47].

Après sa mort, Richard lui succède. Pendant sacroisade et la longue captivité qui s'ensuit, sa mère Aliénor administre ses possessions françaises, séjournant tour à tour à Chinon, àPoitiers, sa capitale, et à Fontevraud. En 1194, quand Richard recouvre la liberté, c'est pour constater que son cadet Jean et le roi de France se sont partagé ses domaines. C'est en rétablissant l'ordre parmi ses vassaux qu'il est mortellement blessé, le, au siège deChâlus. Les récits divergent, mais une tradition indique qu'il aurait été transporté à Chinon où il aurait rendu l'âme[Note 18],[48].

Jean sans Terre succède à son frère et prévaut face aux revendications territoriales du jeune ducArthur de Bretagne[Note 19]. C'est à Chinon qu'il épouse Isabelle d'Angoulême, le. Il y séjourne à nouveau en, puis y revient en, accompagné d'Arthur, toujours insoumis, qu'il a fait prisonnier sous les murs de Mirebeau[Note 20]. Entre les manquements à ses devoirs féodaux vis-à-vis du roi de France et les soupçons de meurtre entourant la disparition d'Arthur, Jean se trouve dans une position intenable. Pressé de toutes parts, il perd ses places fortes une à une, Chinon tombant parmi les dernières, en 1205, après une année de blocus et huit mois de siège. Aliénor étant morte à Poitiers en, c'en est fait de la domination desPlantagenêts sur la Touraine[49]

Chinon dans le domaine des rois de France

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S'étant rendu maître de Chinon, Philippe Auguste fait restaurer les fortifications mises à mal par le siège et l'assaut. Chinon devient pour lui une ville frontière, face au Poitou rebelle allié à Jean sans Terre qui n'a pas renoncé à ses titres. De campagnes militaires en trêves précaires et en traités rompus, le conflit s'étire jusqu'à la mort de Jean, en 1216, puis reprend sousLouis VIII le Lion et sous la régence deBlanche de Castille, qui s'opposent à la veuve de Jean et à son beau-fils, le roi d'Angleterre. C'est à Chinon que la couronne de France rassemble ses troupes, que le roi reçoit ses féaux, qu'il lance ses expéditions militaires et qu'il reçoit la soumission de ses adversaires. Le,Saint Louis y convoque l'ost royal.

Sous Philippe le Bel, la forteresse de Chinon est utilisée comme lieu de détention. D'abord pour Robert de Flandres, qui y passe cinq années de captivité après avoir été capturé par traîtrise en 1300, puis, en 1307, pour les Templiers en provenance des commanderies locales, puis leur grand-maître et quatre de ses proches. Retenus à Chinon sur le chemin qui devait les conduire à une audience papale, ils y passent une année avant d'être transférés à Paris où ils sont mis au bûcher en[50].

Vers le milieu duXIVe siècle, les fortifications évoluent avec l'édification de la Tour de l'Horloge et d'une enceinte longeant la Vienne, de la porte du Vieux Marché jusqu'aux Halles. Les temps sont encore incertains et les Anglais, depuis leurs terres deGuyenne, cherchent toujours à reconquérir leurs provinces perdues. En, le roi de FranceCharles V le Sage donne la Touraine en apanage à son jeune frère Louis, tout en se réservant Chinon comme « siège et lieu royal pour nos officiers que à ce établirons », à savoir un bailli des exemptions de Touraine, Anjou et Maine, installé peu de temps après à Chinon[51].

CharlesVII et Jeanne d'Arc

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Jeanne d'Arc présentée àCharlesVII. Huile sur toile deDominique Papety (1815-1849). Palais de Versailles.

En 1413, lors des affrontements entreBourguignons etArmagnacs, Chinon est occupée par les premiers, délogés l'année suivante par les seconds. C'est dans cette période de troubles que la Touraine est donnée au Dauphin, le futurCharlesVII, alors âgé de14 ans, qui, fuyant Paris dans la nuit du, vient trouver refuge en Touraine. C'est de là qu'il va tenter de faire valoir ses prétentions au trône de France, contre les Anglais et les Bourguignons, au milieu de l'anarchie qui s'est emparée du royaume. Pour financer sa guerre, le Dauphin installe un atelier monétaire à Chinon dès le mois d'[52]. AvecCharlesVII débute une page d'histoire. Le royaume de France est dans une situation très grave.HenriVI, roi d'Angleterre, revendique le trône de France et, pour ses opposants,CharlesVII n'est que le « roi deBourges ». En1427, il installe sa petite cour à Chinon. L'année suivante, il y réunit les États généraux des provinces du Centre et du Sud encore soumises à son autorité. Les États dépensent400 000 livres pour organiser la défense d'Orléans, assiégée par les Anglais et les Bourguignons.

Plaque commémorant l'entrée de Jeanne d'Arc à Chinon.

Fin février ou début, c'est à Chinon queJeanne d'Arc rencontre le roi pour la première fois. Elle le persuade de lui confier l'armée qui va délivrer Orléans, amorçant ainsi le renversement des forces en présence pendant laguerre de Cent Ans.

Le long séjour deCharlesVII laisse à Chinon des traces tangibles : le faubourg Saint-Jacques est fortifié, entouré de douves et doté d'une porte formant tête de pont. Le faubourg Saint-Étienne est lui aussi clos de murs qui rejoignent ceux de la ville-fort, ainsi que le faubourg Saint-Mexme. Le roi fait construire les Halles (à l'emplacement actuel de la mairie), l'église Saint-Jacques et commande un clocher pour la reconstruction de Saint-Étienne, financée par trois riches marchands de Chinon[53].

Le départ de la cour

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Maison duXVIIIe siècle à l'emplacement de celle des parents deRabelais, comme le rappelle uneplaque commémorative apposée en 1897[Note 21].

Après la mort deCharlesVII () et l'avènement de son filsLouisXI, la cour quitte Chinon, que le nouveau roi offre à sa mèreMarie d'Anjou (). Le château et la cité sont placés sous le gouvernement dePhilippe de Commynes. Il fait achever le portail et le clocher de Saint-Étienne et dote le château de la tour d'Argenton. La forteresse retrouve un temps sa fonction carcérale, quandLouisXI y fait enfermer et suspendre dans une de ses célèbres cages de fer le conspirateurRené d'Alençon. En 1471, puis en 1481, la ville accueille à deux reprisesMarguerite d'Anjou, épouse du roi d'AngleterreHenriVI, détrôné par le duc d'York pendant laguerre des Deux Roses. Après la mort du roi (1483) et sous la régence d'Anne de Beaujeu, Commynes tombé en disgrâce, est remplacé par M. D'Archiac et les logements royaux, utilisés ponctuellement, sont laissés à l'abandon[54].

La ville retrouve un éclat furtif en l'an1498, quand le roiLouisXII y reçoit le légat du pape,César Borgia, venu lui porter labulle de son divorce. Le roi se sépare alors sans regret deJeanne de France, la fille deLouisXI. Il n'avait que14 ans quand ce dernier la lui avait fait épouser. Une double bosse, la hanche coxalgique, un aspect simiesque expliquent le peu d'empressement de son époux durant les vingt-trois années de leur union. Quand meurtCharlesVIII,LouisXII doit, selon le testament du défunt, épouser sa veuveAnne de Bretagne. Il a pour elle une vive inclination et ce nouveau mariage conserve laBretagne à la couronne de France ; double raison pour que le roi célèbre par des fêtes magnifiques l'arrivée de la bulle libératrice[55].

La Réforme à Chinon

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Portrait de Louise de Lorraine, épouse d'HenriIII, par François Clouet (1515–1572). Museum of Fine Arts, Houston.

Après avoir été attribués àMarie Stuart, puis àFrançois, duc d'Alençon, la Touraine (et Chinon) font retour à la couronne. LaRéforme fait de nombreux adeptes en Touraine et, dès 1560, un temple protestant accueille les fidèles à Chinon. Il subsiste, plus ou moins clandestinement jusqu'en 1567. La ville est à de nombreuses reprises mise en alerte, menacée, occupée tour à tour par le parti catholique et par le parti protestant. Certains membres de la communauté réformée de Chinon restent en ville pendant les troubles (privés de temple, ils vont prier à l'Île-Bouchard ou à Bourgueil), d'autres quittent Chinon, certains au péril de leur vie. En 1562, Jehan de Tournay, leur pasteur, est pris et noyé à proximité de Poitiers ; des dizaines d'autres subissent le même sort à Tours où le capitaine Antoine du Plessis-Richelieu, dit Le Moine, les fait jeter dans la Loire[56]. Pendant les troubles, l'épouse du roiHenriIII,Louise de Lorraine-Vaudémont, est mise en sûreté à Chinon, où elle passe trois mois « dans une gêne pénible ». Elle y séjourne quand le roi est assassiné, le. C'est également dans la forteresse que croupit, depuis le, lecardinal de Bourbon (le « roi de laLigue ») lorsqu'il est proclamé roi (sous le nom deCharlesX) par le duc de Mayenne, après l'assassinat d'HenriIII. Transféré àFontenay-le-Comte, il y meurt le ayant renoncé à ses prétentions au bénéfice d'HenriIV[57].

De Condé à Richelieu

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Le, leprince de Condé vient en personne prendre possession de la ville et du château de Chinon, qui lui ont été concédés - avec leBerry,Bourges et un million cinq cent mille livres - pour amadouer le camp protestant après l'assassinat d'HenriIV. Il doit le rendre à l'automne, après avoir été arrêté, au nom du roi, pour ses menées subversives et son arrogance. À l'occasion de cette restitution, un inventaire rend compte de l'état d'abandon des bâtiments : la chapelle Saint-Martin est devenue un moulin, la chapelle Saint-Melaine un cellier, dans la grande salle du château, s'entassent matelas, traversins, couvertures et « draps très vieux »[58].

À l'issue des démêlés deMarie de Médicis avec son filsLouisXIII, la reine reçoit, en, le gouvernement d'Angers, desPonts-de-Cé et du château et de la ville de Chinon (traité d'Angoulême) ce qui ne l'empêche pas de se révolter à nouveau contre le roi, avant que ses partisans ne soient dispersés aux Ponts-de-Cé, le. Pendant cette période de brouilles, de réconciliations et de révoltes ouvertes,Armand Jean du Plessis de Richelieu, confesseur d'Anne d'Autriche, a servi d'intermédiaire entre les parties. Au sortir de la crise, il est nommécardinal (1622) et entre auConseil du roi (1624). Depuis 1621, il est propriétaire du domaine patrimonial de Richelieu, à quelques lieues de Chinon, où l'architecteLemercier lui bâtit un palais. Il acquiert également les seigneuries de l'Île-Bouchard, de Champigny-sur-Veude et de Mirebeau. Déterminé à laisser sa trace sur le territoire familial, il lui confère toute une série de privilèges dont les Chinonais prennent ombrage et qui leur portent préjudice. Pour donner plus d'éclat à ses projets, il imagine de détruire les monuments qui pourraient en concurrencer la grandeur. Il fait raser le château de Champigny et parle, au Conseil du roi, de réserver le même sort à la forteresse de Chinon. Les Chinonais, par « humbles remontrances », font ajourner la destruction de leur château[59].

Louis François Armand de Vignerot du Plessis,3e duc de Richelieu etmaréchal de France (1696-1788). Artiste inconnu, d'après un tableau de Jean-Marc Nattier (1685–1766). Wallace collection.

Richelieu entreprend alors de s'en rendre propriétaire. Par une suite d'artifices, d'intrigues mesquines et de prête-noms, il parvient à ses fins le, annexant la ville à sonduché-pairie. Pour les Chinonais, qui ont toujours directement dépendu de la Couronne - et bénéficient, à ce titre, d'avantages et d'exemptions particulières - le passage de leur ville entre les mains du Cardinal représente une véritable régression. C'est à partir de cette date que la forteresse cesse totalement d'être entretenue et commence à tomber en ruines[60].

Chinon et sa forteresse vont rester dans lafamille du Plessis-Richelieu jusqu'à laRévolution.Armand Jean de Vignerot du Plessis (1639-1715),2e duc de Richelieu, petit-neveu du Cardinal, fait détruire la grande salle du château. Son fils,Louis François Armand de Vignerot du Plessis (1696-1788),3e duc de Richelieu etmaréchal de France, froisse les Chinonais en faisant poser à Saint-Maurice unelitre portant ses armes[Note 22],[61]. Son petit-fils,Armand Emmanuel de Vignerot du Plessis (1766-1822),5e dernier duc de Richelieu, porte le titre de comte de Chinon. Émigré pendant la Révolution, il rentre en France en 1801, se voit restituer ce qui reste de ses possessions. Mais il n'a plus les moyens d'entretenir le domaine de Richelieu, le fait démolir et abandonne ses droits (par ailleurs en grande partie abolis) sur la ville et la forteresse de Chinon[62].

Pendant toute la période, les Chinonais contestent d'ailleurs régulièrement la nature exacte des droits des descendants du Cardinal sur leur ville. De remontrances en procès, ils font valoir qu'appartenant au domaine fixe de la Couronne, la propriété de leur ville et de ses divers bénéfices a toujours été inaliénable. Quiconque s'en prévaut ne peut le faire, selon eux, qu'à titre temporaire, et sous réserve de réversion à la Couronne[63]. Ils reprennent d'ailleurs ces revendications dans les cahiers de doléances préparés pour lesÉtats généraux de 1789, dans lesquels ils demandent que « sa Majesté rentre dans ses domaines aliénés, à quelque titre que ce soit, sauf remboursement au possesseur du prix de l'aliénation, et ses domaines ne pourront plus être donnés qu'à bail et pour une durée qui n’excédera pas trente ans »[64].

Chinon et les possédées de Loudun

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Article détaillé :Affaire des démons de Loudun.

Le, le curéUrbain Grandier est brûlé vif sur la place Sainte-Croix deLoudun, après un procès ensorcellerie qui a offert à une foule avide de sensations fortes, durant des mois, le spectacle obscène despossédées. Un certain Barré, curé de Saint-Jacques de Chinon et chanoine de Saint-Mexme, appelé à Loudun pour prêter main-forte auxexorcistes, voyant le bénéfice qu'il peut tirer de la crédulité populaire, organise dans sa propre paroisse, à une échelle plus réduite, le même type de spectacle qui réussit si bien dans la ville voisine. Entre procès, accusations, interventions politiques et religieuses, il faudra des années pour lui faire cesser ces pratiques scandaleuses, auxquelles il ne sera mis fin qu'en 1640[65].

La vie municipale sous l'Ancien Régime

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Limite de l’Anjou et de laTouraine, de part et d'autre de laLoire, sous l'Ancien Régime, auXVIIIe siècle.

Corps de ville

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Sous l'Ancien Régime, la vie de la cité passe par le corps de ville. Un certain Jean de la Barre semble en avoir été le premier maire élu. En 1692, la charge devient vénale et héréditaire[Note 23], précédant en cela toutes les fonctions municipales, jusqu'au plus modestes (comme l'emploi de concierge de l'hôtel de ville)[Note 24]. Le maire et le corps de ville constituent la juridiction de l'hôtel de Ville et prennent fréquemment avis de leurs citoyens convoqués pour ce faire à son de cloche[66].

Le corps de ville tient le rôle des contributions et organise la surveillance des rues, des marchés, des auberges, des maisons qui menacent ruine, des attroupements, des approvisionnements, des réquisitions[Note 25], de l'hygiène. Cette dernière est inexistante. Les habitations, mal exposées, sont entassées entre le pied du coteau et la muraille qui borde la Vienne. Les maisons qui la jouxtent s'y appuient, déterminant sous elles de longs passages voûtés où s'accumulent les ordures. Les cloaques vont à la Vienne, qui déborde régulièrement en contaminant les puits. Chaque année, des mesures doivent être prises pour faire face à une épidémie récurrente de fièvre (probablement typhoïde), qui décime la population et vient souvent à bout du personnel soignant[67].C'est à l'occasion d'un de ces épisodes morbides, le, que160 juifs[Note 26] et quelques lépreux, accusés d'avoir empoisonné l'eau des puits, sont jetés dans une fosse et brûlés vifs sur l'île de Tours[68].

Bienfaisance et éducation

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La ville est bien dotée en établissements religieux et hospitaliers : deuxmaladreries (et ce depuis leXIIe siècle), une à Saint-Lazare, une sur le coteau Saint-Mexme, le couvent desAugustins (XIVe siècle), celui desCapucins (1604). Des religieuses de l'ordre des Filles du Calvaire d'Angers sont installées à l'hospice (1626).

Des actes duXIIIe siècle attestent l’existence, dès cette époque, d'un Hôtel-Dieu accueillant malades, enfants abandonnés et vagabonds. L'établissement est alors probablement administré par la Collégiale Saint-Mexme, puis par un administrateur délégué du Corps de ville à partir de la fin duXIVe siècle. Les bâtiments sont détruits par un incendie en 1637, et l'hôpital, devenu lieu de débauche, est totalement réorganisé. En 1638, trois religieuses de l’Institut des sœurs hospitalières de Loches[Note 27] s’installent à Chinon. L’Hôtel-Dieu n'est reconstruit qu’en 1641, dans des bâtiments situés à l’emplacement actuel du parking de la Brèche. À la Révolution, dépassé par l’afflux des victimes de la guerre de Vendée, il est transféré hors du centre-ville, dans leCouvent des Calvairiennes[Note 28], récemment déclaré bien national et fermé. Le nouvel hôpital (devenu Hôpital Saint-Michel) accueille ses premiers malades en 1793[Note 29],[69].

LesUrsulines achètent une maison rue de la Parerie (1630), puis s'installent au faubourg Saint-Jacques[Note 30],[70]. Les religieuses de Saint-Augustin soignent à domicile les malades indigents. Les dames de l'Union chrétienne suivent l'instruction des enfants. Celle-ci est par ailleurs généralement négligée. AuXVIIe siècle, plus de la moitié des habitants déclarent ne savoir signer. À partir de 1578, Chinon possède un collège royal. D'abord dirigé par un élu, il est confié en 1705 aux Augustins. Leur gestion laissant à désirer, il est repris par la ville en 1722 et s'adjoint une école pour enfants pauvres, le tout sous la responsabilité d'un prêtre. L'établissement est par la suite placé sous la tutelle de l'archevêque de Tours, avant de devenir collège national en 1791[71].

Justice

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Jusqu'en 1323, Chinon, ressortissant de la Touraine, applique la coutume commune des provinces d'Anjou,Maine et Touraine. Après cette date, la Touraine, séparée des deux autres provinces, développe un droit particulier, codifié en 1460 et réformé à plusieurs reprises jusqu'en 1559. Lebailliage de Chinon est créé en et couvre une centaine de paroisses[Note 31]. Il se voit adjoindre, en 1551, unprésidial aux compétences restreintes et dont les procédures d'appel sont portées devant le présidial de Tours (celles du bailliage le sont devant leParlement de Paris). Les jugesprévôts, qui opèrent - avec quelques conflits de préséance - en marge de ce système, sont supprimés en 1749. Les justices seigneuriales, dont celle de labaronnie de Chinon, se superposent au bailliage et aux prévôts qui entendent, selon les cas, leurs procédures en appel.

S'ajoutent à ce dispositif, inextricable pour le justiciable, des juridictions spéciales :prévôt des maréchaux de France,juridiction du point d'honneur, juridiction ecclésiastique, juridiction dugrenier à sel[72].

Chinon, ville de garnison

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Située à un point de passage très fréquenté, Chinon est constamment traversée par des troupes et doit, comme de nombreuses municipalités, faire face aux dépenses et à l'embarras que représentent le cantonnement des soldats et, le plus souvent, leur logement chez l'habitant[Note 32]. Les délibérations du corps de ville reviennent régulièrement sur le sujet, les édiles essayant par tous les moyens d'éloigner d'eux ce qui est perçu par la population comme un véritable fléau[Note 33], quitte à s'acquitter, pour lui échapper, de taxes parfois punitives. Lorsqu'il faut se résigner à accueillir un régiment, les dépendances des auberges sont réquisitionnées pour héberger les chevaux, les maisons inhabitées et les entrepôts vides pour loger la troupe[Note 34]. Lorsque les capacités de ces hébergements de fortune sont dépassées, les Chinonais doivent se résoudre à ouvrir les portes de leurs domiciles, ou bien à les abandonner aux soldats après y avoir fait place nette[73].

La Vienne à Chinon : navigation et contrebande du sel

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Navigable depuisChâtellerault, rejoignant la Loire à Candes-Saint-Martin, à quelques kilomètres en aval de Chinon, la Vienne est, de l'Antiquité jusqu'à l'arrivée du chemin de fer, un cours d'eau sur lequel la batellerie est très active, tant pour le transport de voyageurs que pour celui des marchandises.

En 1474, la « communauté des marchands fréquentant la rivière de Loire et fleuves descendant en icelle », qui défend la navigation contre l'ensablement, les péages, les moulins, les écluses et les abus[Note 35], compte35 délégués, parmi lesquels un représentant de la section (ou « détroit ») de Chinon. L'association, qui siège à Orléans, perdure jusqu'à la veille de la Révolution (1772) et Chinon y est représentée de façon continue, soit par des bateliers, soit par des marchands. Le détroit dévolu au procureur de Chinon s'étend d'abord de Candes à L'Île-Bouchard, puis de Candes à Châtellerault, incluant la Creuse. Toute la section est grevée de multiples péages seigneuriaux. À Chinon, les bourgeois obtiennent même, au grand dam des bateliers et de leurs commanditaires, le droit de prélever, parfois de force, des droits sur le vin, le drap et autres marchandises. Ces entraves au commerce fluvial sont levées en 1430 parCharlesVII, qui révoque tous les péages mis, depuis soixante ans, sur les marchands de la Loire et des affluents. La corporation n'en doit pas moins continuer à lutter contre le retour de ces entraves. Elle défend ses adhérents, salarie des avocats, finance les travaux nécessaires, assiste les familles endeuillées par les naufrages, balise et nettoie le lit de la rivière, entretient le chemin de halage et les accès aux rives[74].

Les rives de la Vienne à Chinon en 2025.

À Chinon, les rives de la Vienne offrent aux bateliers plusieurs points où ils peuvent accoster. Sur la rive droite, ils peuvent utiliser le port du Vieux-Marché (probablement le plus anciennement aménagé), celui de la Poterne, le port de la Halle (place de l'Hôtel de Ville)[Note 36], le port-Chardon (face à la Poste) et la Parerie (à l'emplacement actuel de la promenade duDr Mattrais). Sur la rive gauche, ils utilisent le quai du Cheval Blanc et, surtout, le port Saint-Jacques, qui dessert leLoudunois et le Poitou[75],[76],[77].

La navigation se fait par train de bateaux, que mène lagabare-mère où loge le maître d'équipage. elle est suivie par le tireau (où loge l'équipage) et le sous-tireau. Un bachot, plus petit et indépendant, reconnaît le chenal et assure les relations avec la rive. La descente profite du courant. À la remontée, les voiles carrées sont gonflées par le « vent de galerne » (du nord-ouest). Les périodes de calme font la fortune des auberges postées sur les rives où les mariniers encalminés mangent, boivent et jouent aux cartes. Au pire, il faut se résigner à hâler le convoi, en utilisant le chemin entretenu à cet effet sur la rive droite de la Vienne. À Chinon, le passage du pont, dont seule l'arche centrale est alors franchissable, donne lieu à des manœuvres complexes et risquées, durant lesquelles il faut coucher les mâts. Sur une rivière capricieuse, et souvent mal balisée, la batellerie comporte des risques réels. Vers 1500, la communauté des marchands indemnise, en dix années, pas moins de72 naufrages. Les annales conservent les traces des procès qui en découlent[78].

Jusqu'au milieu duXIXe siècle, la batellerie fait vivre à Chinon des métiers annexes : charpentiers en bateaux, cloutiers (quartier Saint-Maurice), cordiers (faubourg Saint-Jacques) et forgerons. En 1869, au moment où se débattent les itinéraires possibles pour le chemin de fer de Thouars à Tours, le trafic est encore important : chaque semaine, le bateau des messageries Gambier assure un aller-retour Chinon-Saumur. Tous les mois, un train de bateaux, hâlé par le remorqueur à vapeur « Blanzy », remonte du charbon jusqu'à Châtellerault, puis redescend en hâte[Note 37] tandis que ses protégés chargent de la chaux et redescendent, seuls, au fil du courant. Au total,262 navires accostent à Chinon chaque année pour y charger près de 6 000 tonnes de marchandises (vins, céréales, pommes de terre, osier, cendres[Note 38]). D'autres y débarquent le charbon de Blanzy, les ardoises deTrélazé, la pierre deMontsoreau, la chaux dePaviers, verrerie, quincaillerie, poissons frais[Note 39] ou salés, des pièces de bois pour la tonnellerie, du foin[Note 40]. Tributaire de la batellerie de Loire, celle de la Vienne ne survivra pas au déclin consécutif à l'arrivée du chemin de fer et à la déshérence des voies fluviales. Le dernier transport sur Vienne enregistré à Chinon (de la pierre de Montsoreau) date de 1912-1913[79].

Sous l'ancien régime, le transport du sel constitue une activité importante, tant par le volume que par lesdroits qu'elle génère[Note 41]. Les Chinonais, appartenant à un pays de grande gabelle et lourdement taxés à cet égard, ne peuvent pas résister à la tentation que représente le sel du Poitou voisin, pays de « franc-salé »[Note 42]. Pour lutter contre la contrebande, un « grenier à sel »[Note 43] est établi à Chinon. Sur le terrain, la chasse aux faux-sauniers (embarqués ou à cheval, en gros ou au détail) est menée par le capitaine des Gabelles, assisté de brigadiers, de sous-brigadiers et d'archers qui disposent leurs postes de contrôle le long de la rivière et inspectent les chargements suspects à la recherche de l'objet du délit. Descendant la Vienne, de nuit, depuisChâtellerault, les faux-sauniers payent parfois de leur vie leurs expéditions, de même que lesgabelous et leurs auxiliaires, houspillés par la population et par les contrebandiers, et parfois même victimes du devoir[80],[81].

Chinon de la Révolution à l'Empire

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En 1789, deux Chinonais figurent parmi les douze députés dutiers état de Touraine[Note 44]. Pendant les événements, la population de Chinon, majoritairement favorable à la constitution de 1789, doit composer avec les accès de fièvre patriotique et révolutionnaire attisés par un petit nombre d'exaltés, tout en restant relativement épargnée par les violences. Le quotidien des Chinonais est marqué par l'inflation, les disettes, le brigandage, la vente des biens nationaux, la chasse aux prêtres réfractaires, la conscription et la traque des déserteurs. La ville vit au rythme des processions et célébrations organisées sans discontinuer par les zélateurs de l'ordre nouveau : fête de la jeunesse, de la souveraineté du peuple, des époux, de la reconnaissance, des laboureurs, etc.[82].

En1792, Chinon annexe lescommunes éphémères deParilly,Saint-Louand etSaint-Mexme-les-Champs. Lors de la création du département d'Indre-et-Loire, Chinon devient une sous-préfecture dont le siège occupe une partie de l'ancien couvent des Augustins. Au cours de lapériode révolutionnaire, la commune porta provisoirement le nom de Chinon-sur-Vienne[83].

Sous la Terreur, la municipalité, sous la conduite de Chesnon de Baigneux, reste modérée et doit faire face aux fanatiques du District et du Comité révolutionnaire, ainsi qu'aux « buveurs de sang » (évoqués à plusieurs reprises dans le journal tenu par le sellier Bailly, un habitant de Chinon)[Note 45].

La proximité du front deVendée inquiète les révolutionnaires[Note 46]. En 1793, la ville reçoit de nombreux détachements en route pour le front de l'Ouest.Tallien, représentant du peuple en Indre-et-Loire, séjourne à Chinon, du au, pour ranimer le courage des patriotes. Il y rassemble 5 400 combattants et y constitue une solide base militaire. Mais son contingent est éparpillé sur plusieurs fronts, et le sort des armes semble d'abord favoriser les insurgés : après avoir prisThouars etSaumur, un détachement vendéen prend possession de Chinon, le, sans qu'un coup de feu n'ait été tiré[Note 47]. Il y reste quelques jours, sans causer trop de dommages[Note 48], avant de se résoudre à la quitter pour participer à l'attaque contreNantes[84]. Le danger écarté, les représentants du District et du Comité reviennent en ville où ils accusent la municipalité et les Chinonais de tiédeur et de lâcheté[Note 49]. Trois Chinonais, victimes de l'épuration qui s'ensuit, sont livrés à la guillotine[Note 50].

L'offensive vendéenne ne s'arrête pas pour autant : les Blancs battent les Républicains àVihiers et reprennent Saumur, provoquant une déroute qui ramène les troupes débandées à Chinon. Le, Tallien est de retour en ville pour rétablir la situation. Il y rassemble 6 000 hommes et finit par écarter le danger.

Plaque commémorative apposée rue Haute Saint-Maurice. Au matin du,271 prisonniers "Vendéens" confiés à la garde du citoyen Le Petit sont exécutés sans jugement au bas de la route de Tours.

C'est dans ce contexte de guerre civile, en, que se déroule, à Chinon, un épisode sanglant : sept cents prisonniers, arrêtés comme « suspects » ou comme « brigands », arrivent de Saumur et sont répartis en divers endroits pour passer en ville la nuit du. Leur trajet a déjà été émaillé d'incidents sanglants. Le lendemain matin, un jeune homme de dix-huit ans, Le Petit, membre du comité révolutionnaire de Saumur, qui commande le convoi, en dirige une partie vers la route de Tours. Mais arrivé au pied de la forteresse, il fait aligner les quelque trois cents prisonniers confiés à sa garde contre la muraille et ordonne de procéder à leur exécution. Une plaque rappelle cet événement qui crée, à l'époque, une vive émotion chez les Chinonais[85].

Sous leConsulat, puis sous l'Empire les principales préoccupations des Chinonais sont la guerre et les conscriptions incessantes qui alimentent les effectifs de laGrande Armée[82].

Second Empire et guerre de 1870

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Comme à chaque changement de régime depuis la Révolution, les édiles accueillent avec enthousiasme lecoup d'État du 2 décembre 1851. L'opposition aunouveau régime se concentre dans le corps des sapeurs-pompiers[Note 51] et dans la société populaire « Le Bon Accord »[Note 52], tous deux placés sous surveillance policière par les autorités[86].

Pendant laguerre franco-allemande de 1870, l’Indre-et-Loire reste à l'écart des grandes batailles[Note 53], mais des milliers de blessés y affluent. Alors que Tours est le siège du gouvernement de la République, aux termes de l'armistice signé à Versailles le, les Allemands sont autorisés à avancer jusqu'aux approches de Bourgueil, de Chinon et de Descartes. Les Français se retirent à dix kilomètres de façon à créer une zone neutre, défendue aux forces militaires. Dès le, le canton d'Azay est occupé par400 hommes du4e Uhlans et500 fantassins du91e régiment d'Oldenburg. L'occupation dure cinq semaines environ avec son lot de réquisitions, de vexations et de spoliations[87].

Première Guerre mondiale

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En, les conscrits du Chinonais contribuent - avec des recrues de Touraine, Anjou, Poitou, Berry et des hommes venant des régions envahies du Nord - à la formation du409e de marche (409e RI)[Note 54]. Les compagnies des1er et2e bataillons sont assemblées à Chinon en mars, celles du3e bataillon à Azay-le-Rideau. De janvier à début, près de 2 000 hommes sont ainsi cantonnés autour de Chinon (Saint-Louans, Les Closeaux, Noiré), mais également en ville (notamment dans la cour de l'auberge de la Treille). Leur séjour est marqué par des problèmes de coexistence avec les civils et de salubrité qui expliquent sans doute les épidémies qui vont retarder leur départ pour le front. Celui-ci doit avoir lieu le, après regroupement des trois unités dans la région de Bourges, mais seul le3e bataillon est en état de rejoindre Bourges. Les1er et2e bataillons partent finalement de Chinon le, leur régiment devant former, avec le408e R.I., la303e brigade, rattachée à la120e division[88],[89]. Sur les 3 220 hommes que comptait le409e RI au moment de sa formation, il y eut 1 735 tués et 1 000 blessés. En 1918, il ne restait du régiment originel que480 hommes. Les noms de cinq Chinonais morts au combat figurent sur le monument aux morts de la ville. Au total, la commune a perdu 173 de ses citoyens du fait de la Première Guerre mondiale.

Seconde Guerre mondiale

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L'invasion et l'occupation

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En, Chinon voit transiter des convois ininterrompus de réfugiés. Certains logent chez l'habitant, les autres campent place Jeanne d'Arc. Place Mirabeau, des marmites de bouillon et du pain leur sont proposés par la population. L'armée allemande arrive rapidement sur la rive droite de la Loire, à Port-Boulet. Face à elle, une dernière ligne de défense a été établie sur la rive gauche, entre Lignières-de-Touraine et Candes, tenue par des troupes rassemblées à la hâte : des éléments du1er Cuirassier échappés de Dunkerque et débarqués à Port-Boulet le, une compagnie deSaint-Maixent, des cadets de Saumur, des tirailleurs algériens et sénégalais, ainsi qu'un bataillon cycliste venu de Saumur. Les combats autour du pont de Port-Boulet durent trois jours et font de nombreuses victimes, avant que la ligne ne soit enfoncée le à2 heures du matin. Le jour même, à8 heures du matin, Chinon est occupée et un général allemand se présente à l'hôtel de ville où il est reçu par le maire, leDr Henri Mattrais[90]. La ville n'a pratiquement pas souffert, le conseil municipal ayant dissuadé les militaires français d'y établir une nouvelle ligne de défense et de faire sauter les ponts lors de leur retraite. Avec l'occupation la coexistence avec les Allemands s'organise, sous l'égide du maire[Note 55], du sous-préfet Paul Cay[Note 56] et de personnalités locales comme Auguste Correch[Note 57], le proviseur du collège. Ensemble, ils négocient, temporisent et tentent d'éviter les confrontations avec l'occupant, tout en faisant face à la délation, au marché noir, au rationnement et aux provocations[91]. La déportation duDr Pierre Labussière[Note 58] (mort au camp de Neuengamme le) et de 34 autres Chinonais ne suscite pas de réaction visible dans la population. Seuls quelques habitants, dans la clandestinité, parviennent à sauver de jeunes Juifs. C'est ainsi que Jacques Caen, qui deviendra plus tard professeur d'hématologie, membre de l’Académie de médecine et correspondant de l’Académie des sciences, alors âgé d'une quinzaine d'années, est protégé par l'ancien directeur du collège, rue Hoche[Note 59],[92]. De leur côté, Paul Girard (1904-1985), agent EDF, et son épouse Régine, née Guespin (1903-1985) sauvent Henri et Simon Muflasz, ainsi que Max Perl[Note 60].

La Résistance dans le triangle L'Île-Bouchard-Saumur-Richelieu

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À partir de 1941 la résistance s'organise dans le triangle L'Île-Bouchard-Saumur-Richelieu, centré sur la forêt deScévolles. Un groupe armé clandestin lié aux FFI est formé. Au total, vingt-cinq Chinonais rejoignent le maquis, et cinq d'entre eux, réfractaires auservice du travail obligatoire, y trouveront la mort[92]. Après le débarquement allié enNormandie, Claude Gros (« César »), officier aviateur de la France libre envoyé par le BCRA[Note 61], est parachuté pour prendre le commandement des opérations de résistance dans la zone. Le, le maquis de Scévolles est créé dans la forêt homonyme et placé sous le commandement de René Mabileau, un étudiant saumurois de20 ans[Note 62]. À partir d’un poste de commandement établi au château du Grand-Parc, àChampigny-sur-Veude, des groupes armés se constituent sous l’égide de Mabileau. Les-, 4 tonnes d’armes et de munitions sont parachutées au lieu-dit « La Chapelle », commune deLencloître, et acheminées vers la ferme Bouet, àDandésigny. C'est là que se retrouvent les combattants et leurs chefs. Le maquis de Scévolles englobe alors les groupes armés de la région (sauf les Francs-tireurs partisans, qui conservent leur indépendance). Vers le,13 groupes constituent le « bataillon » des maquisards de Scévolles, avec un noyau dur de80 hommes formé par les corps francs mobiles de Saumur, Chinon, l’Île-Bouchard, la Haye-Descartes et Richelieu. Les parachutages d’armes s’intensifient. Elles sont acheminées vers la ferme Bouet, devenue plaque tournante du maquis[Note 63]. Le réseau s’illustre par des sabotages (, sur la voie ferrée sur la ligne Paris-Nantes, au Pont de Boumois, près de Saumur) et des accrochages avec les forces allemandes (, à la butte de Dandésigny ;, àSaint-Laon). Le, le « Groupe Richelieu », une section FTP deSaint-Jean-de-Sauves improvise une attaque à l’hôtel du Cheval Blanc, àMonts-sur-Guesnes. Le lendemain, vingt-cinq otages sont rassemblés par les S.S. et échappent de peu aux représailles. Le, le maquis s’installe dans un moulin isolé sur la Briande (commune deLe Bouchet), tandis que le PC s'établit au château de La Guérinière. À partir de la mi-, les maquisards de Scévolles rejoignent l’Armée de Libération, s'engageant volontaires pour la durée de la guerre sur le front deSaint-Nazaire. Regroupés en quatre compagnies et deux corps francs, les anciens de Scévolles forment le6e bataillon du125e Régiment d’Infanterie[93].

La Libération

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Chinon héberge des casernements et des services administratifs nazis. Auno 66 du quai Jeanne-d'Arc, le commandement militaire allemand a investi les locaux de l'hôtel La Boule d'Or. Dès, la rue Voltaire, les terrasses du château et le quartier des Justices sont l'objet de bombardement alliés qui font des dizaines de blessés. Avec le débarquement et l'avancée des Alliés, les bombardements s'intensifient. Les et, le faubourg Saint-Jacques est visé et une douzaine de morts sont à déplorer. La gare est mitraillée, les et, par l'aviation alliée.

Alors que Paris a été libéré le vendredi, les Américains arrivent deux jours plus tard àPort-Boulet,Chouzé-sur-Loire. Les nazis installés dans la Kommandantur de Chinon s'enfuient. Le 28, les troupes allemandes reçoivent l'ordre de quitter la ville, mais, le, des militaires reviennent pour dynamiter deux arches du pont de pierre, ainsi que le pont du chemin de fer.

Le, Chinon et ses habitants retrouvent la liberté, l'envahisseur étant « parti sans avoir été chassé ». La commune a perdu 67 de ses citoyens (dont22 civils) pendant le conflit.

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Article connexe :Élections municipales de 2020 en Indre-et-Loire.
Scrutin1er tour2d tour
1er%2e%3e%4e%1er%2e%
Présidentielle 2017[94]EM23,68LFI22,90LR18,95FN18,12EM70,33FN29,67
Présidentielle 2022[95]LREM29,88LFI21,89RN19,45REC5,91LREM62,87RN37,13
Législatives 20224e[96]PS-Nupes35,60RE-Ens27,57RN13,97LR13,07PS-Nupes53,27RE-Ens46,73
Législatives 20244e[97]PS-NFP33,05RN28,31RE-Ens26,74LR10,51PS-NFP61,45RN38,55

Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Chinon.

Endettement

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Évolution de l'endettement (en milliers d’€)[98] :

Évolution de l'endettement par habitant (en €)[98] :

Relations internationales

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Jumelages

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Les villes de Hofheim et Tiverton étant jumelées entre elles, il s'agit d'un jumelage en triangle.

Coopérations décentralisées

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Partenariat

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Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[99]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[100].

En 2023, la commune comptait 8 144 habitants[Note 64], en évolution de −1,19 % par rapport à 2017 (Indre-et-Loire : +2,12 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
5 7046 1105 9926 3336 8596 9116 6776 6906 774
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
6 9226 9056 8956 5536 3016 0966 2056 1196 187
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
6 0335 8135 9435 3495 7515 5155 7906 0696 743
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200520062010
7 5937 7358 0148 6228 6278 7168 1698 2567 894
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201520202023------
8 1018 0638 144------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[101] puisInsee à partir de 2006[102].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Chinon se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Chinon. La commune compte plusieurs établissements scolaires :

Sports et loisirs

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  • Le Sporting Club Chinonais est consacré aurugby et joue au niveau régional au stade Raymond-Bourdon, principal stade de la ville.
  • L'Avoine Olympique Chinon Cinais issu de l'Union Sportive Électrique d'Avoine-Beaumont représente lefootball chinonais autour des communes de Chinon,Avoine,Beaumont-en-Véron etCinais. Il évolue enchampionnat de France de football de National 3 au stade Marcel-Vignaud d'Avoine.
  • Le Chinon Basket Club évolue au niveau départemental au gymnase Jean-Zay.
  • Le Club Athlétique Chinonais (CAC) représente l'athlétisme à Chinon. Il évolue au gymnase Félix-Moron disposant à ses côtés d'une piste pour la pratique de cette discipline sportive.
  • L'Union Sportive Électrique Avoine Beaumont, club omnisports local fondé en1963 lors de l'ouverture de lacentrale nucléaire de Chinon, dispose de diverses sections sportives dont lehandball. L'équipe féminine évolue au (niveau régional) et l'équipe masculine (niveau départemental) jouent leurs matchs à domicile à la salle omnisports Michel-Pichot, gymnase situé àAvoine.
  • Hippodrome de Grigny.
  • Piscine municipale Georges-Daydé.
  • Espace François Rabelais.

Manifestations culturelles

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  • BD en chinonais - Ce festival de bande dessinée se tient chaque année au mois de mars.
  • Marché médiéval - En 2007, le marché médiéval a été relancé par une jeune association : les Gueux Chinonais. Baptisé « la Révolte des Gueux », ce rendez-vous s'est inscrit dans la durée : il a lieu chaque premier samedi du mois d'août.
  • Marché à l'ancienne - Le marché à l'ancienne a lieu chaque année le troisième week-end du mois d'août.
  • Brocante mensuelle - Le troisième dimanche du mois.
  • Les soupapes à Chinon - Rassemblement de voitures de collections, le quatrième dimanche du mois.
  • Vignerons dans la ville - Troisième semaine d'avril, présentation des crus de Chinon en centre-ville.
  • Chinon en fanfares - Concours et tremplin de fanfares organisé le troisième week-end de mai.
  • Chinon en jazz - Festival de jazz se tenant le premier week-end de juin.
  • Les jeudis jazz - En juillet et août, sur le site de la collégiale Saint-Mexme.
  • Voyages en guitare - Festival se tenant au mois de septembre.
  • Cinéma d'ailleurs - Début septembre.

Économie

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Du point de vue économique, Chinon est intégrée à la communauté de communes Chinon Vienne et Loire regroupant16 communes, comptabilisant 22 000 habitants, 11 300 emplois et 1 250 entreprises, le tout réparti sur27 300 hectares.

En 2011, la Mairie estimait à 5 188 le nombre d’emplois à Chinon, pour une population active résidant sur place de 2 939 habitants. 40 % des emplois appartenaient aux secteurs de l'administration publique, de l'enseignement, de la santé et de l'action sociale ; 40 % au commerce, aux transports et aux services divers ; 11 % à l'industrie ; 7 % au BTP, 2 % à l'agriculture.799 entreprises étaient alors recensées sur le territoire communal ainsi que66 exploitations agricoles[1].

La base américaine et l'hôpital militaire

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En 1951, l'armée américaine installe, dans laforêt de Chinon, à proximité du village deSaint-Benoît-la-Forêt, un dépôt de matériel (Chinon Engineer Depot) et un hôpital militaire de 1 000 lits (US military hospital)[Note 65]. Avec le temps, se développe un véritable camp militaire, avec banque, supermarché, bowling, école, cinéma, terrain de sport et self-service (le « PX »). Un millier de locaux travaille alors pour l'armée US, dont la présence dope l'économie chinonaise[103]. Avant la construction du camp, de nombreux soldats et officiers logent chez l'habitant, créant des liens durables avec la population. En 1967, date de leur départ, les Américains emmènent avec eux un certain nombre de jeunes mariées originaires de Chinon et de ses environs. Leur présence prolongée explique également la récurrence, dans la génération née à cette époque dans le Chinonais, des prénoms anglo-saxons. Ils laisseront enfin un hôpital moderne sur le site duquel se développera le Centre Hospitalier de Chinon[104].

Santé

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Le Centre Hospitalier de Chinon (CHC), qui employait, en 2013, plus de960 équivalent-temps-pleins pour une capacité de662 lits et places[105], génère une activité économique liée à la santé et aux soins, faisant vivre des entreprises de services connexes (maintenance, informatique, propreté, etc.). Ces activités peuvent également avoir un lien direct ou indirect avec la santé : Clinique Jeanne d’Arc, cabinets privés, réseau de santé, pharmacies, paramédical, taxis, ambulance.

Nucléaire et maintenance industrielle

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Le développement de Chinon et de ses alentours a été grandement aidé par la construction de lacentrale nucléaire de Chinon, située àAvoine, ville voisine[106]. Une activité de maintenance industrielle liée à la centrale s'est installée de manière pérenne sur le territoire, induisant le développement d'activités support comme la logistique, la formation ou l'intérim.

Agriculture et viticulture

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Article détaillé :Chinon (AOC).

Le territoire rural se caractérise, en termes d’activité économique, par un secteur viticole de renommée internationale, fort d’un réseau de viticulteurs actif bénéficiant d'uneappellation AOC. La ville est réputée pour ses vins rouges élaborés à partir decépagecabernet franc, également appelé « cabernet breton », et pour ses blancs (cépagechenin blanc), cultivés dans levignoble entourant la ville de part et d'autre de la Vienne. Une importante activité de maraîchage (tomates) et d'horticulture s'est installée à proximité de la centrale nucléaire d'Avoine, afin de bénéficier du réseau de chaleur. Le secteur est complété par la présence d'une filière bois non négligeable.

Tourisme

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Au cœur de la vallée de la Loire, la gastronomie, l'œnologie, les paysages naturels, le patrimoine architectural et environnemental du Chinonais attirent de nombreux touristes. En 2011, la Mairie enregistrait 133 700 visiteurs à la Forteresse royale et 47 900 visiteurs à l'office de Tourisme[1]. Une importante activité d'hébergement, de restauration, de loisirs et de culture fonctionne de manière saisonnière, principalement de début mai à fin octobre.

Culture locale et patrimoine

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Monuments et lieux touristiques

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Article détaillé :Liste des monuments historiques de Chinon.
Vue panoramique sur la ville depuis la Tour de l'Horloge.

La ville ancienne se développe autour d'un axe est-ouest, la rue haute, au pied du coteau donc à l'abri des crues de la Vienne (aujourd'hui, d'ouest en est : rue Haute-Saint-Maurice, rue Voltaire, rue Jean-Jacques Rousseau, rue Diderot). Son réseau urbain et de nombreux bâtiments remontent au Moyen Âge, en particulier auXVe siècle, date à laquelle la présence de la cour royale a favorisé un important développement urbain.

Forteresse royale

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Article détaillé :Château de Chinon.
Le château de Chinon (fusain duXIXe siècle).
plan de l'ensemble de la forteresse avec ses trois châteaux
Plan de l'ensemble de la forteresse avec ses trois châteaux.
Vue aérienne de la forteresse.

La forteresse royale de Chinon est située sur l'éperon rocheux dominant la rive droite de laVienne et la ville. Cette position stratégique lui permet de contrôler le passage sur la rivière, qui se jette dans laLoire à quelques kilomètres de là. Cette forteresse médiévale, remarquable par ses dimensions, domine l'ensemble de la vieille ville, qui s’est développé en contrebas, sur toute sa longueur (environ 500 mètres de long sur 100 mètres de large), ses murailles suivant le contour de l'éperon rocheux.

La tour de l'Horloge.

L'ensemble est divisé en trois parties distinctes, que les rois ont appelé leurs « trois châteaux », et qui figurent de manière stylisée, sous la forme de trois tours, sur les armoiries de la ville. D’ouest enest, l’éperon est barré par une série de fossés qui séparent les trois châteaux : le fort du Coudray, le château du Milieu, et le fort Saint-Georges, chacun possédant une enceinte indépendante. C’est dans le château principal, le château du Milieu, qu'étaient installés les principaux corps de logis, dont les logis royaux, ainsi que la chapelle Saint-Melaine.

L'entrée du château du Milieu, qui forme la partie centrale de l'ensemble, se fait par la tour de l’Horloge, bâtie auXIVe siècle[Note 66]. Une cloche la Marie-Javelle, fondue en 1399, est placée dans unlanternon sur la plate-forme. Elle sonne toutes les heures, et elle est actionnée à la main pour les grandes occasions[Note 67]. Vers l'est, le fossé qui sépare le château du Milieu du Fort Saint Georges était autrefois enjambé par un pont de bois aboutissant à unpont-levis. Un pont de pierre l’a remplacé.

Propriété du conseil départemental d'Indre-et-Loire, la forteresse - un temps réduite à l'état de ruine - a fait l'objet, de 2003 à 2010, d'un important programme de restauration. Le chantier a permis de restaurer 150 mètres de remparts (remparts sud du fort Saint-Georges, remparts est du château du Milieu), le donjon du Coudray, avec son escalier d’accès initial, ainsi que les logis royaux. Un bâtiment neuf, intégré au site, abrite l'accueil, la boutique, la billetterie et une salle d’exposition. Un chantier archéologique préalable aux travaux a permis d'explorer près de 4 000 m2 et de mettre au jour le palais construit par le roiHenriII Plantagenet vers 1160, ainsi que plusieurs tours et une chapelle[107].

Ville-fort

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Au pied du château, la ville-fort, noyau primitif de Chinon et partie la mieux conservée de la ville, a été ceinturée de remparts au moins depuis leXIVe siècle. Elle est traversée d'est en ouest par une voie principale, la rue Votaire prolongée par la rue Haute Saint-Maurice où se succèdent maisons à pan-de-bois (maison rouge,maison bleue) ou en pierre de taille (65, rue Voltaire), bâtiments publics (Maison des États généraux,palais du Bailliage) et hôtels particuliers desXVe,XVIe (Maîtrise des Eaux et Forêts),XVIIe (Hôtel du gouverneur) etXVIIIe siècles (hôtel Torterue de Langardière. Le quartier est desservi par l'église Saint-Maurice.

Caves peintes

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Entrée desCaves peintes.

Situées dans la ville-fort, lesCaves peintes constituent une partie du vaste réseau de galeries creusé sous le coteau pour en extraire le tuffeau. Certaines sections ont été réutilisées comme caves à vin. Les immenses voûtes des Caves Painctes, citées parRabelais dans son œuvre, abritent les chapitres de la confrérie des Bons entonneurs rabelaisiens, fondée en 1961 : chapitre de la Saint-Vincent (janvier), chapitre de la Fleur (juin), chapitre des Vendanges (septembre) et chapitre de Diane (décembre)[108].

Fenêtre du 73 rue Jean-Jacques Rousseau.

Quartier Saint-Étienne

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Dans le prolongement de la rue Haute Saint-Maurice (rue Jean-Jacques Rousseau), à l'est de la ville-fort, le quartier Saint-Étienne est un ancien faubourg fortifié auXIVe siècle, moins densément construit et modifié auXIXe siècle. Historiquement voué au commerce, ce quartier prospère conserve de belles maisons à pans de bois, autour notamment du carrefour du Puits-des-Bans. C'est dans ce quartier que se trouvent des monuments historiques de l'époque moderne, comme l'ancienjeu de paume.

Quartier canonial

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À l'est, regroupé autour de la collégiale Saint-Mexme, ancien centre religieux de la ville, lequartier canonial contient quelques très belles demeures de chanoines (hôtel rue Hoche, hôtel de Chavigny rue de Buffon), datant duXVe et XVIe siècles et souvent remaniéesauxXVIIe et XVIIIe siècles.

Faubourgs

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Des faubourgs anciens encadrent le centre-ville.

Au débouché du pont médiéval, sur la rive gauche de la Vienne, le faubourg Saint-Jacques, entièrement protégé par des digues, a été édifié par les Plantagenêts pour servir de tête de pont et améliorer les liaisons vers le sud et leurs possessions du Poitou.

À l'ouest de la ville-fort, le faubourg du Vieux-Marché a abrité des couvents auXVIIe siècle. Reste aujourd'hui lecouvent des Calvairiennes, réaménagé en logements. Plus à l'ouest, le long de la rivière, le coteau Saint-Louans est composé d'un village et d'habitations isolées, autour d'un prieuré fondé à l’époque mérovingienne. Le paysage est rural, composé de vignes.

À partir duXIXe siècle, la ville s'étend vers l'est, en direction de la gare, inaugurée en 1876.

Bâtiments à caractère religieux

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Église Saint-Maurice
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Article détaillé :Église Saint-Maurice de Chinon.

Église paroissiale de la Ville-fort, elle grandit en même temps que la ville : la partie la plus ancienne est la base du clocher, qui remonte au début duXIIe siècle. La nef et le chœur qui lui était accolés sont reconstruits à la fin duXIIe siècle en style gothique angevin, avec des voûtes d'ogives très bombées recevant une décoration élaborée. Clefs de voûte et retombées de nervure s'inscrivent dans la sculpture ligérienne du début duXIIIe siècle, dont les motifs mettent en avant la dévotion au Christ, à l'Eucharistie et la vierge. À la fin duXVe et au début duXVIe siècle, on rajoute à cette nef unique une série de chapelles formant bas-côté au sud, témoignant de la transition entre l'art gothique flamboyant et la Renaissance. Des faiblesses entrainent une large reprise de la base du clocher en 1757-58 et des travaux de renforcement de la façade nord en 1776-79. Une première sacristie du début duXVIIe siècle sera reconstruite dans un style néo-gothique en 1851. Une nouvelle extension est envisagée à partir de 1862, mais ne sera finalement pas réalisée : Un réaménagement de la place, une reprise des façades nord et ouest, un redressement de la charpente sont préférés. Par la suite on se contente alors de remettre la couleur dans l'église, avec des vitraux de l'atelier Lobin, datés de 1863 et inspirés de la cathédrale de Bourges, un parterre en granit et des peintures murales inspirées de la Sainte-Chapelle dans le chœur, signées Moreau 1864. Chapiteaux et bases sont repris en s'inspirant de ceux restés en meilleur état[109].

Église Saint-Étienne
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Tympan du portail de l'église Saint-Étienne.
Article détaillé :Église Saint-Étienne de Chinon.

Église paroissiale du quartier est ou faubourg Saint-Étienne, elle est entièrement reconstruite auXVe siècle sur un plan très simple : une nef unique et un chœur très lumineux éclairé par de nombreuses baies. Ces baies abritent aujourd'hui des verrières de l'atelierLobin, notamment quatre épisodes de la vie religieuse de Chinon et des environs : la mort de saint Martin à Candes en 397, le miracle de saint Mexme à Chinon auVe siècle, sainte Radegonde venant visiter saint Jean sur le site de la chapelle qui portera son nom, enfin la reconnaissance deCharlesVII par Jeanne d'Arc en 1429.

Collégiale Saint-Mexme.
Collégiale Saint-Mexme
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Article détaillé :Collégiale Saint-Mexme de Chinon.

Principal édifice religieux de Chinon jusqu'à la Révolution, lacollégiale Saint-Mexme est aujourd'hui un centre culturel. La nef romane de l'an 1000 abrite un petit théâtre en bois. Le massif occidental de 1050 contient des peintures murales desXIIe,XIIIe et XVe siècles, un bel escalier duXVIIIe siècle et des vitraux abstraits réalisés d'après des cartons du peintreOlivier Debré. Plusieurs anciennes demeures de chanoines, construites duXVe auXVIIIe siècle, sont disposées autour de la collégiale.

Chapelle Sainte-Radegonde
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Article détaillé :Chapelle Sainte-Radegonde de Chinon.
Chasse royale, peinture de la chapelle Sainte-Radegonde.

Chinon est riche en habitat troglodytique, établi sur la face sud du coteau surplombant la Vienne. Ces habitations sont sans doute les premières de Chinon. Les nombreuses « caves demeurantes » aménagées le long du coteau sont restées habitées jusqu'au milieu duXXe siècle. La chapelle Sainte-Radegonde est un ermitage duVIe siècle sur lequel a été édifiée une chapelle troglodytique occupée depuis une époque très ancienne. Ce fut sans doute un lieu de culte préchrétien, comme le laisse supposer, entre autres, le puits qui y avait été creusé. L'ensemble comporte trois caves demeurantes, ainsi que d'intéressantes galeries et salles intérieures. La chapelle contient de nombreuses peintures murales, dont une célèbre « chasse royale » duXIIe siècle qui représenterait des membres de la famille Plantagenet.

Église de Parilly
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Article détaillé :Église Notre-Dame-de-l'Épine de Parilly.
Commanderie de l'Hôpital
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Article détaillé :Commanderie de l'Hôpital (Chinon).

Musées

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Musée animé du Vin et de la Tonnellerie
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Ouvert depuis le, ce musée est l'œuvre d'un seul homme. Chinonais d'origine. Il a rassemblé durant cinq années tous les outils présentés et 2 500 heures de travail ont été nécessaires pour la réalisation des quatorze automates, grâce auxquels s'animent les ustensiles ayant servi, à la fin du siècle dernier, à la fabrication du vin : tonneau, pressoir, cuvette, égrenoir, etc.

Musée du Carroi
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Article détaillé :Carroi-musée (Chinon).
Lamaison des États-Généraux, qui accueille le musée du Carroi.

Au cœur de la ville historique, la maison des États-Généraux, datant desXIVe,XVe et XVIe siècles, est un des édifices les plus représentatifs de l'architecture chinonaise. C'est là queCharlesVII réunit les États-Généraux en 1428, afin de les convaincre de la nécessité de lever l'argent nécessaire à la lutte contre les Anglais et les Bourguignons. Devenu une auberge auXVIIe, puis une boulangerie (de la fin duXIXe jusqu'en 1968), le bâtiment, restauré dans lesannées 1970, abrite le musée du Carroi, géré par la Communauté de communes Chinon Vienne et Loire[Note 68]. Il offre au visiteur des collections d’œuvres d’art et d’objets illustrant l’histoire de la ville et de son pays, depuis la Préhistoire jusqu’auXIXe siècle[110],[111].

On y trouve en particulier :

  • la chape dite « de Saint-Mexme », tissu hispano-mauresque duXIIe siècle, orné de guépards affrontés, enchaînés et accompagnés d'éléments évoquant la chasse. Cette œuvre a été restaurée en1988[112] ;
  • un portrait deRabelais (2,10 m × 1,50 m), peint en1833 parEugène Delacroix pour la ville de Chinon, dans lequel est représentée une image à la fois traditionnelle et romantique du grand « maître François ». Ce tableau orne la salle des États-Généraux ;
  • desfaïences de Langeais, de la statuaire religieuse, des objets liés aucompagnonnage.
Musée des Arts et traditions populaires
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Implanté sur le coteau Sainte-Radegonde, dans des cavités troglodytes ayant servi d'habitat et de lieu de travail, ce musée présente une collection d'objets anciens ayant trait à la vie quotidienne et aux anciens métiers exercés sur le coteau ou dans les environs. Une pièce d'habitation troglodyte a été reconstituée avec tout son mobilier et ses objets familiers.

Statue de Rabelais à Chinon.

Statuaire publique

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Statue de Rabelais
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Inaugurée en 1882 au débouché de la place du général de Gaulle, la statue de Rabelais parÉmile Hébert représente l'enfant du pays assis, en habit de médecin, tenant une plume à la main. Les bas-reliefs du socle rappellent ses différentes activités : une dissection, Gargantua et des devises rappelant son apport à l'humanisme.

À la fermeture du parcMirapolis, la ville se montre intéressée à récupérer la statue de 35 mètres deGargantua avant de se raviser au vu de la somme à débourser pour son démontage, son cheminement à destination et sa reconstruction[113],[114].

Statue équestre de Jeanne d’Arc
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Statue de Jeanne d’Arc à Chinon.
Article détaillé :Statue équestre de Jeanne d'Arc (Jules Roulleau).

La statue équestre deJeanne d’Arc, œuvre du sculpteurJules Roulleau, a été inaugurée le par l'amiralHenri Rieunier (1833-1918), alors ministre de la Marine. Ce groupe équestre de bronze, haut de sept mètres et pesant 7 tonnes, fondu par les frères Thiebaut en région parisienne, avait été exposé à Paris pour les fêtes du. Malgré toutes les tentatives il avait été impossible de l’expédier par le rail, et de forts percherons, attachés à une solide voiture, en avaient assuré le transport jusqu'à son emplacement actuel, l'actuelle place Jeanne d'Arc. La Pucelle est représentée en selle, tenant de la main droite son épée et de la gauche brandissant son étendard. Son cheval passe sur les corps de deux soldats anglais allongés à terre. L'inspiration du sculpteur pourrait venir d'un tableau antérieur peint parRaymond Balze, dont la composition est très proche, faisant lui-même référence à la prophétie deMerlin citée parChristine de Pisan : « Une vierge viendra dont le cheval foulera le dos des archers »[115].

Sacré-Cœur de Chinon
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Cette statue perchée sur le coteau fut érigée sur un site privé[Note 69], à la suite d'un vœu émis à Saint-Étienne, en, par l’archiprêtre Marie-Joseph Vivien, pour implorer la protection divine pendant la Seconde Guerre mondiale. Terminée et bénie en, la statue, qui rappelle par sa pose leChrist duCorcovado, est l'œuvre du sculpteur Paule Richon[Note 70]. Elle a été exécutée en ciment projeté à la truelle sur une armature métallique et modelée sur place[90].

Personnalités liées à la commune

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Devise et héraldique

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Article connexe :armorial des communes d'Indre-et-Loire.

Chinon est surnommée « la fleur du jardin de la France », ledit jardin étant laTouraine. La ville a adopté la devise : « Petite ville, grand renom » (depuis leXVe siècle[Note 71]). Certains l'allongent en « Chinon, Chinon, Chinon, petite ville, grand renom. Plus de cheminées que de maisons. ».

Blason de Chinon

Les armes deChinon seblasonnent ainsi :De gueules à trois châteaux à trois tours d'or accompagnés de trois fleurs de lis du même mal ordonnées[119]. Les trois tours symbolisent la forteresse et ses trois composantes : le fort du Coudray, le château du Milieu et le fort Saint-Georges.

Films et téléfilms tournés à Chinon

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Notes et références

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Notes

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  1. Au nord de Chinon, accès par lesRD 751,RD 16 etRD 118.
  2. Carte géologique de la Région Centre etcoupe géologique de la vallée de la Vienne à la hauteur de Chinon.
  3. Calcaire tendre dont la couleur varie du blanc crème au gris, il a donné lieu à d'importantes exploitations par carrières de pierre de construction utilisé en Touraine et en Anjou aussi bien pour la construction des châteaux, églises et édifices militaires que pour l'habitat rural.
  4. Calcaire plus résistant, il a été exploité« en carrières à ciel ouvert et souterraines, qui ont été pour la plupart reconverties en champignonnières ou en caves à vin. De ces perrières sont sortis les matériaux pour l'entretien des digues ceinturant la Loire et les pierres massives utilisées dans les fondations de certains bâtiments : ce tuffeau jaune plus gréseux est nettement moins poreux que le tuffeau blanc. On évitait ainsi les remontées de salpêtre ». CfMartine Hubert-Pellier,La Touraine des troglodytes, CLD,,p. 37
  5. D’après l’article L. 211-1 du Code de l’environnement, « on entend par zone humide les terrains, exploités ou non, habituellement inondés ou gorgés d’eau douce, salée ou saumâtre de façon permanente ou temporaire ; la végétation, quand elle existe, y est dominée par desplantes hygrophiles pendant au moins une partie de l’année ».
  6. Les records sont établis sur la période du au.
  7. En 1792, la Vienne avait atteint la cote de 6,45 mètres. Lors de la crue de 1923, le socle de la statue de Rabelais, située sur le quai, avait les pieds dans l’eau et la Vienne atteignait la cote de 6,16 mètres. En 1982 la crue, atteignant 5,74 mètres, toucha53 particuliers,22 commerces et une usine.
  8. Il ne subsiste de l'édifice que la base de l'abside. Sa cloche, datant de 1696, a été déplacée à l'hôtel de Ville où elle sonne depuis les heures.
  9. Les plus importantes étant celles de l'hôtel Torterue de Langardière, au début de la rue Jeanne-d'Arc.
  10. Les voies d'accès souterraines, suffisamment larges pour laisser passer charrois et chevaux de trait, ont d'abord été cloisonnées pour délimiter des caves utilisées pour le stockage du vin. Des percements de convenance ont ensuite été effectués pour mettre certaines de ces caves en communication, procéder à des agrandissements ou modifier la circulation.
  11. La chronique locale retient les événements suivants :, un éboulement très important au niveau du coteau Saint Martin, en arrière du Collège, détruit plusieurs caves et maisons et fait un mort., un écroulement rocheux détruit quatre maisons dans la rue Porte du Château et y fait deux morts., un éboulement sur le coteau Sainte Radegonde entraîne des dégâts matériels importants et fait un mort., sur le coteau Saint Martin, l'effondrement d'une voûte de cave fait deux morts., écroulement de trois caves sur le coteau de Sainte Radegonde., effondrement à l’intérieur d’une cave sous le fort du Coudray : un ouvrier est tué pendant les travaux de déblaiement.Hiver 1879 : nombreux éboulements sur les coteaux Saint Martin et Sainte Radegonde. : énorme effondrement dans le haut de la rue du Puits des Bans (nombreuses maisons détruites, mais aucune victime)., une masse rocheuse de 20 m3 se détache du coteau au-dessus de la rue Philippe de Commynes. : chutes de pierres au-dessus de l’entrée des caves Pointreau. : effondrement dans la cour du collège. : écroulement d'une masse rocheuse dans un jardin Rue du Coteau.
  12. Mais sans faire de victime.
  13. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  14. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Chinon, il y a une ville-centre et deux communes de banlieue.
  15. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  16. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  17. « Dans certaines notices historiques, il est parlé de la Touraine et de l'Anjou à l'époque des rois Plantagenets, comme de possessions anglaises. Cette expression est tout à fait inappropriée. De ce que les comtes d'Anjou, seigneurs français, sont devenus rois d'Angleterre, leurs provinces françaises ne devinrent pas pour cela anglaises, pas plus que [...] la Belgique n'est devenue une dépendance du Congo lorsque le roi Léopold se fut créé un royaume dans le centre de l'Afrique » (Histoire de Chinon, Gabriel Richaud,p. 26).
  18. Dans l'aile ouest, aujourd'hui disparue, de la Maison des États Généraux, auno 44 de l'actuelle rue Voltaire. Voir inventaire national des monuments historiques,[1].
  19. Son neveu, fils posthume de Geoffroy.
  20. Et qu'il fera assassiner, probablement à Rouen, dans la nuit du au.
  21. Cette maison au 15, rue de la Lamproie, devient« en 1590, une hôtellerie. C’est ainsi qu’est née la légende de Rabelais, fils d’aubergiste, ce qu’il n’était pas. Antoine, son père, était en réalité avocat et faisait partie de la bourgeoisie de robe ». Rabelais« a longtemps été boudé par Chinon, sous l’Ancien Régime parce qu’il sentait le fagot et auXIXe siècle siècle parce que son œuvre choquait la pudibonderie ambiante ». Il connaît depuis un regain d'intérêt qui constitue un levier de valorisation pour l'Office de tourisme de Chinon qui inaugure en 1979 la Rabelaisie, territoire administratif regroupant une trentaine de villages, sites et lieux-dits qui invitent à suivre les pas de l'humaniste. CfLaurence Lamoureux, « Chinon, sur les pas de Rabelais », surla-croix.com, etClaude La Charité, « Chinon. Voyage au pays de Rabelais »,L’Année rabelaisienne,no 3,‎,p. 529(lire en ligne).
  22. La litre était une décoration funéraire indiquant que son propriétaire disposait du droit de haute justice, ce qui était contesté par les Chinonais, le duc ne l'ayant acquis que par délégation du souverain.
  23. Le premier titulaire de la charge est le sieur Perrault d'Espaisses.
  24. Sont successivement créés et concédés à prix d'argent les offices d'assesseur, puis de lieutenant de maire et de lieutenant d'assesseur. Pour alimenter les caisses du Trésor, ces fonctions étaient régulièrement supprimées (les municipalités devaient alors indemniser les titulaires), puis rétablies et à nouveau cédées.
  25. Dans les dernières années de la Monarchie, Chinon accueille en garnison le régiment d'Orléans cavalerie.
  26. Chinon a abrité une communauté hébraïque active, avec synagogue,mikvé et centre d'études. Cette communauté donna naissance à Samson ben Isaac de Chinon (שמשון מקינון) (c. 1260 – c. 1330), une des plus grandes autorités rabbiniques de son époque.
  27. Le monastère des « Augustines hospitalières » de Saint-Joseph est tout d'abord fondé à Poitiers en 1644 par le PèrePasquier Bouray (1594-1651), le « Vincent de Paul de la Touraine ».
  28. Dans le quartier du Vieux Marché.
  29. Endommagé par un incendie en 1979, il sert par la suite de maison de retraite.
  30. Au lieu-dit Le Petit-Rilly. Elles possèdent également le clos de Chergé, où elles font entretenir une prairie et une vigne. On connait le détail de leur gestion grâce à un cahier de recettes et de dépenses de 1732, qui a été conservé.
  31. Toutes les charges de cette administration très étoffée sont vénales.
  32. De 1649 à 1791, Chinon doit ainsi loger la troupe (de la simple compagnie jusqu'au régiment au complet) à au moins27 reprises. Avec la Vendée tout proche, la ville sera un cantonnement presque permanent pendant la période révolutionnaire.
  33. Le soldat, « trop souvent fruste ou exigeant, qui ne se dépouillait pas toujours des habitudes rudes ou libres contractées dans les camps ».
  34. L'usage récurrent de ces locaux finit par leur faire attribuer le nom de « casernes » : « caserne Précieux », « caserne Micheau », etc.
  35. Considèrant que l'usage de la voie navigable est un droit qui leur est acquis, ils le défendent vigoureusement contre les empiétements des riverains : passerelles, moulins, écluses, pêcheries et ouvrages associés, sans compter les dispositifs mis en place par la douane intérieure pour ralentir les navires et procéder plus aisément à leur inspection.
  36. Seul port de Chinon à rester « chargeable » en été. Port attitré pour le poisson et les huîtres, dont l'arrivée est annoncée à grands cris de par la ville.
  37. Faisant aller son sifflet tout du long pour avertir les lavandières qui ramassent leur linge et quittent la rive en criant « V'la l'Blanzy ! ».
  38. Une délibération de 1776 liste également : « eaux-de-vie, noix, amandes, pois, prunes, chanvres et autres denrées destinées à la provision de Paris, à celles de Nantes et du Poitou, auquel elle communique par Châtellerault ».
  39. Ces derniers - aloses, lamproies, etc. - sont transportés dans des chalands percés (barges à claire-voie).
  40. Mais aussi mobilier, tables, châlits, coffres, chaises, couettes, pots, sabots, chanvre, laine, drap, papier, le tout minutieusement détaillé et tarifé sur les pancartes des péages.
  41. Un péage sur le chargement, une taxe par bateau et un prélèvement en nature sur les chargements de plus de4muids.
  42. La Guyenne et le Poitou se sont rédimées (libérées) de cette obligation sousHenriII, en versant au Trésor la somme de un million six cent mille livres. La contrebande effrénée à laquelle se livrent les habitants entraîne la suppression de leur franchise en 1635.
  43. Administration chargée localement de l'organisation de la gabelle et référant à l'adjudicataire général des gabelles de France. Elle comprend un président, un procureur, un contrôleur, un receveur, un grenetier, un greffier, trois huissiers, un sergent royal, des amineurs et des mesureurs.
  44. Chesnon de Baigneux, le maire de la ville et Jacques-Pierre Bouchet, procureur du roi de la maréchaussée de Chinon.
  45. « Les habitants de Chinon manifestaient peu de goût pour le régime révolutionnaire, si nous nous en rapportons à ce qu'écrivait à la municipalité de Tours , le, un démagogue qui accompagnait Tallien : « Depuis que nous sommes à Chinon , écrivait-il , nous n'avons pas entendu une seule fois, dans les fêtes civiques, les cris de vive la République, si ce n'est par les sans-culottes. Les ci-devant bourgeois ont la figure longue et triste. Nous les travaillons et nous espérons les convertir » ». Cité par De Busserolle, 1864,p. 148.
  46. En, tous les parents d'émigrés du district de Chinon sont emprisonnés, à l'exception des enfants de moins de seize ans ou pouvant justifier d'un certificat de civisme. Les autres restent détenus, pour la plupart, jusqu'à la chute de Robespierre (De Busserolle, 1864,p. 133-134).
  47. La municipalité est restée sur place, mais les représentants du District et du Comité ont gagné Sainte-Maure, puis Châtellerault. Cette retraite désordonnée, au prétexte de mettre en sécurité les archives, leur vaut les quolibets de la population des localités qu'ils traversent (De Busserolle, 1864,p. 155-156). Pendant ce temps, les troupes républicaines commandées par legénéral Rey on fait retraite vers Tours.
  48. L'arbre de la Liberté est abattu, le siège de la société révolutionnaire locale mis à sac, des documents brûlés.
  49. « Des brigands ont souillé par leur présence, par leurs crimes et par leurs influences, cette terre de la liberté. Nous avions espéré qu'il n'en serait pas ainsi, et que les citoyens, ou se lèveraient en masse pour s'opposer à l'invasion de ces scélérats, ou se replieraient tous ensemble pour se réunir à des forces imposantes, après avoir mis en sûreté ce qu'il importait de garantir de leur pillage. La République aura longtemps à gémir sur les atteintes portées à sa gloire par ceux qui n'ont pas connu tout ce qu'ils lui devaient, par ceux pour qui la fortune et la vie avaient plus d'attraits que l'honneur et la liberté [...] Habitants de Chinon, si vous êtes les protecteurs des brigands [les Vendéens] et les complices des rois, tremblez !!! ». Cité par De Busserolles, 1864,p. 159-160.
  50. Pierre-François Pichereau, originaire de Clermont-en-Beauvoisis et ancien maire de Chinon, condamné à mort par une commission militaire siégeant à Tours, et exécuté sur la place d'Aumont, le. Jean- Joseph Dabilly, condamné par la même commission et exécuté le 24 du même mois. Bertrand Poirier, homme de loi résidant à Chinon, traduit devant le tribunal révolutionnaire de Paris et condamné à mort sur les réquisitions deFouquier-Tinville pour « avoir empêché, par ses propos incendiaires, le départ des volontaires dans le courant de mai ; d'avoir montré, depuis le commencement de la Révolution, des sentiments contraires à cet événement mémorable, et d'être l'auteur ou complice de différents projets tendant à servir la ci-devant famille royale ; enfin , d'avoir entretenu des intelligences avec les émigrés et les brigands de la Vendée ». Cité par De Busserolle, 1864,p. 161-162.
  51. Dont les80 membres, commandés par un « chef du parti rouge », sont considérés comme étant « d'opinions avancées ».
  52. Le club deboule de fort de Chinon porte toujours ce nom.
  53. 830 combattants français y ayant trouvé la mort y sont tout de même enterrés, selon le ministère des Anciens Combattants et Victimes de Guerre.
  54. Deux de ses bataillons sont composés d'hommes de la9e Région (Touraine, Anjou, Poitou et Berry). Le3e bataillon est composé d'hommes des régions envahies du nord de la France.
  55. Ses bons offices lui seront reprochés à la Libération.
  56. Représentant du régime de Vichy, il prendra des contacts avec la Résistance à partir de.
  57. Il sera élu maire à la Libération.
  58. Né à Chinon le, leDr Labussière organise, avec l'adjudant de gendarmerie Carrat, l'évasion de prisonniers de guerre. Il ne fait pas mystère de sa haine de l'Allemagne et de Pétain. Le, il crache sur le portrait du Maréchal et le traite de « vieux vendu ». Dénoncé, il est interné au camp de Rouillé, puis déporté.
  59. Sa mère, raflée, périra en déportation.[2] Trajectoire : le Professeur Jacques Caen. Le sang d’une vie. Un entretien à l’Académie de médecine le, par Jacques Couderc et Véronique Machelon
  60. Dossier Yad Vashem : 12834. Le, l’Institut Yad Vashem de Jérusalem a décerné le titre de Justes parmi les Nations à Monsieur Paul Girard et à son épouse Madame Régine Girard[3] Leurs portraits sur le site ajpn.org, Anonymes, Justes et Persécutés durant la période Nazie dans les communes de France.
  61. Bureau central de renseignements et d’action, service gaulliste basé à Londres
  62. Alias « Le p’tit rouquin ». Il est tué, le, avec trois de ses compagnons, par un avion allié qui mitraille par erreur les voitures des maquisards à la hauteur de Ploubes, commune deCoussay (86). Le capitaine FFI Pierre Séchet (alias « Capitaine Henry ») le remplace.
  63. Elle joue aussi un rôle central dans l'hébergement des réfractaires au Service du travail obligatoire. Vers la fin du mois d'août, les armes sont mises en lieu sûr dans des campements forestiers et d’anciennes carrières de pierres proches du Pavillon de Fondoire, aux Chauleries, entre les communes deGuesnes et deVerrue.
  64. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  65. Dans le contexte de laguerre froide, l'hôpital et le dépôt font partie d'une ligne de repli stratégique qui suit le trajet routier Kaiserslautern-La Rochelle (La Rochelle, Poitiers, Chinon, Orléans, Vitry-le-François, Toul, Bar-le-Duc et Verdun).
  66. Cette tour est particulière : plate, de 5 mètres d’épaisseur pour 35 mètres de hauteur. Vue de profil, elle donne l’impression d’une colonne.
  67. Elle porte une inscription indiquant : « Marie-Javelle je m’appelle / celui qui m’a mis, m’a bien mis / celui qui m’ôtera s’en repentira ».
  68. Le musée a été, à l'origine, créé en 1905 par la Société des Amis du Vieux Chinon. Les collections sont, au départ, composées de dons des membres de l'association, et enrichies en 1914, grâce à un dépôt de l'État en provenance du château d'Azay-le-Rideau.
  69. Appartenant à la Société d'éducation sportive et populaire de Chinon, dépendant de la paroisse de Saint-Étienne. L'ensemble pèse 14 tonnes et a une hauteur totale de 7,40 m, la statue mesure 4,10 m et son envergure est de 3,40 m.
  70. Paule Richon, sculpteur et professeur à l'école des Beaux-Arts à Tours. Dans le Chinonais elle a laissé le vitrail de la crypte de Notre-Dame de Rivière et un ensemble représentant les apparitions de l'Île-Bouchard, déposé en 1987 et transféré à Chezelle, chez les Pères Morfontains.
  71. « Chinon, Chinon, Chinon. Petite Ville, grand renom. Assise dessus pierre ancienne. Au hault le boys, au pied la Vienne ». Devise de Chinon rapportée par François Rabelais. Cinquième livre,chapitre 35.

Cartes

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  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).

Références

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  1. ab etc[4] Chinon en chiffres, sur le site officiel de la ville.
  2. [5] Les puys du Chinonais sur le site du Conservatoire des espaces naturels Centre-Val de Loire.
  3. « Description géologique de la région Centre-Val de Loire », surSIGES Centre-Val de Loire(consulté le).
  4. « Atlas Archéologique de Touraine », sura2t.univ-tours.fr(consulté le).
  5. G. Alcaydé, J.-P. Cadet, M. Gigout, et al.,Val de Loire. Anjou, Touraine, Orléanais, Berry, Masson,,p. 95-97
  6. « Ville de Chinon », surwww.cartesfrance.fr(consulté le).
  7. « Fiche SIGES de la commune », surle site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire(consulté le).
  8. « Carte hydrologique de Chinon », surgeoportail.gouv.fr(consulté le).
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  10. « Référentiel hydrométrique », sursandre.eaufrance.fr(consulté le).
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Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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