Movatterモバイル変換


[0]ホーム

URL:


Aller au contenu
Wikipédial'encyclopédie libre
Rechercher

Chevalier de France

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

La mise en forme de cet article est à améliorer().

La mise en forme du texte ne suit pas les recommandations de Wikipédia : il faut le « wikifier ».

Comment faire ?

Les points d'amélioration suivants sont les cas les plus fréquents. Le détail des points à revoir est peut-être précisé sur lapage de discussion.

Pour une aide détaillée, merci de consulterAide:Wikification.

Si vous pensez que ces points ont été résolus, vous pouvez retirer ce bandeau etaméliorer la mise en forme d'un autre article.

Chevalier de France
Localisation
Localisation

modifier -modifier le code -modifier WikidataDocumentation du modèle

Chevalier de France est une ancienne dignité duscoutisme en France.

Une association scoute éphémère fondée par Jean Loiseau a également porté ce nom dans les années 1920.

Depuis 2019, cette distinction est à nouveau revendiquée chez lesEuropa Scouts.

Origines

[modifier |modifier le code]

En Angleterre

[modifier |modifier le code]

Dès les débuts duscoutisme,Baden-Powell s’est aperçu qu’après la première classe il convenait de créer une nouvelle étape de progression afin de retenir à la troupe ceux qui, passés quinze ans et n’ayant pas toujours la responsabilité d’une patrouille, commençaient à s’y ennuyer et aussi afin d’exploiter au maximum les potentialités éducatives du système des insignes de spécialités. C’est pourquoi, après en avoir discuté avec le roiÉdouard VII, il créa la dignité deScout du Roi (King’s scout).

En France

[modifier |modifier le code]

À leur création, lesscouts de France, influencés sans nul doute par lePère Sevin, fin connaisseur du scoutisme britannique, choisirent de coller au programme des scouts d’outre-Manche. LaFrance étant une république, il était impensable de créer des scouts du Roi, ni même des scouts de la Couronne comme enBelgique. D’autre part le système choisi à l’époque par lesÉclaireurs de France fleurait trop l’indianisme, considéré comme une forme depaganisme : les éclaireurs recevaient les titres deSagamore ouSachem. Enfin, les initiations desÉclaireurs Unionistes rappelant trop les loges maçonniques ne pouvaient être retenus. C’est pourquoi la chevalerie fut choisie comme étant plus conforme à la culture locale, et plus acceptable pour la hiérarchie catholique ; c’est pour ces raisons qu'il fût décidé d’adopter la dignité deChevalier de France[1].

Leséclaireurs de France créèrent vers 1924 une dignité analogue.

Obtention de la dignité

[modifier |modifier le code]

Les Principes, Statuts Règlement Intérieur des Scouts de France dans leur seconde édition, qui date de 1923, définissent les règles d'admission :

  • être scout de première classe ;
  • avoir au moins deux années de service depuis la promesse ;
  • posséder obligatoirement les brevets de secouriste et de guide, ceux de catéchiste ou d’évangéliste ou bien de conférencier ;
  • posséder trois autres brevets choisis parmi ceux de campeur, interprète, pompier, sauveteur, signaleur ou tireur, ou bien avoir reçu la croix de bravoure[2].

Le candidat est élu par un vote secret des Chefs de Patrouille et des scouts de première classe, à défaut par ceux de seconde classe. L’aumônier, le scoutmestre et le(s) assistant(s) pouvaient également participer. Le candidat ne pouvait être promu que s’il remportait la majorité des votes des scouts. L’insigne, qui consistait en un casque héraldique de chevalier brodé en soie jaune sur fond vert, surmontant l’insigne de première classe et le diplôme, était remis par le commissaire de district sur proposition des autorités de la troupe après communication du dossier. On procédait alors à une cérémonie d’adoubement très colorée décrite en détail dans le Cérémonial. Pour conserver ce titre envié, il devait être procédé chaque année à des examens techniques.

Pour lesGuides de France il y avait la dignité d'Escoute de Jehanne d'Arc.

Évolution de la dignité

[modifier |modifier le code]

Routier Chevalier

[modifier |modifier le code]

Le cérémonial de 1929 mentionne l’existence d’un insigne deRoutier Chevalier : casque de chevalier brodé en jaune d’or sur fond rouge foncé, alors qu’auparavant l’insigne aurait été brodée en fil d’or. Lors de l’adoption par leScoutisme Français de la Charte del’Oradou, qui visait entre autres à unifier les pratiques pédagogiques au sein des diverses associations membres de la fédération, on choisit alors de remplacer la dignité de chevalier dans la branche éclaireurs par celle d’écuyer de France qui apparut dans les publications en1941.

La branche Route continua pendant cette période à porter un insigne de Chevalier pour ceux qui avaient été adoubés. L’insigne lui aussi sur un pentagone sur fond grenat tissé en fil or et argent représente un casque héraldique de chevalier.

Les premiers insignes de Chevalier durent être brodés à la main en petite quantité par des religieuses, nous en connaissons plusieurs variantes dont celle portée parPaul Coze sur sa chemise. À partir des années 1930, on constate une certaine unité de forme, les insignes étant alors brodés de manière industrielle et vendus par le magasinLa Hutte.

Pendant laSeconde Guerre mondiale, un clan de routiers militaires d'Afrique du Nord décida de son propre chef d’attribuer la distinction scoute de Chevalier de France à ceux qui en reviendraient blessés ou, à titre posthume, pour les routiersmorts pour la France. De fait, sur les images mortuaires, on trouve souvent mention de ce titre de Chevalier de France (ou écuyer de France commeAmédée Para), voir aussi la prière de l'adoubement "à Mgr Saint Louis" (par exemple pourRenaud Sarton du Jonchay, ducommando Montfort).

Les scouts marins

[modifier |modifier le code]

Il était également prévu un insigne spécial pour les scouts marins consistant en une couronne navale brodée en or, outre les badges d’acolyte, d’évangéliste, de secouriste-scout et de campeur deux autres choisis parmi celles degabier, garde-côte, hygiéniste, marinier, sauveteur et de timonier, la badge de patron remplaçant ces deux autres badges. Cet insigne fut décerné jusqu’au début desannées 1940.

Unification des pratiques

[modifier |modifier le code]

À la suite de l’adoption par le Scoutisme Français en 1940, de la Charte del’Oradou qui mentionne expressément la dignité, voici les indications données par le Règlement Général de ces années d’occupation : il fallait chez les scouts de France :

  • être scout de première classe;
  • posséder les brevets d’acolyte, d’évangéliste, de campeur, de guide, de secouriste-scout et de pionnier;
  • posséder deux autres brevets parmi ceux de : mains habiles, sauveteur, pompier, un de la série nature, observateur, cartographe, coureur-messager, gymnaste ou agent de liaison.

On procédait à un vote secret des membres de la Cour d’Honneur et des éclaireurs de première classe ainsi que des Écuyers déjà adoubés, et il fallait remporter les trois quarts des suffrages. L’insigne qui consistait en une mollette d’éperon en étoile en fil d’argent inscrite dans un pentagone régulier vert brodé d’argent était remis par le Commissaire de Province, ou par son délégué, sur la proposition du Commissaire de District lors de la cérémonie de Réception. En fait il semble bien que ce fut le Commissaire de District qui procédait à la cérémonie ainsi que l’indique le Cérémonial.

Cette distinction perdura chez les scouts de France jusque vers 1948-49 époque à laquelle le lancement de la propositionRaiders rendit caduque cette étape de progression. Les Éclaireurs de France qui avaient eux aussi choisi d’adopter cette dignité en remplacement de leur Chevalier-Éclaireur la remplacèrent au début des années 1950 par celle dePilote.

La distinction des chevaliers de France s'accompagnait autrefois de la remise d'un blason desable sur lequel était brodé un heaume d'or.

Renouveau

[modifier |modifier le code]

Aujourd'hui, la Troupe 1ère le Mans Europa Scouts a décidé de rétablir cette dignité. Les Chevaliers de France doivent tout d'abord mener leur patrouille au titre de patrouilleOst, puis réaliser un raid de trois jours durant lesquels le futur Chevalier doit rédiger certains rapports, et méditer en s'appuyant sur des textes à son futur engagement.

Références

[modifier |modifier le code]
  1. ChristianGuérin, « Le chef Scout de France : du chevalier à l'éducateur (1920-1960) »,Revue Historique,vol. 274,no 2 (556),‎,p. 409–425(ISSN 0035-3264,lire en ligne, consulté le)
  2. Pascal R.Poumailloux, « Les Chevaliers et Ecuyers de France », surLaToileScoute,(consulté le)

Bibliographie

[modifier |modifier le code]
  • Christian Guérin, Le chef Scout de France : du chevalier à l’éducateur (1920-1960).Revue Historique,274(2 (556)), 409–425.
  • Christian Guérin,L'utopie Scouts de France, Fayard, 1997, 583 p.
  • Nicolas van Pradelles,Les signes du scoutisme, mémoire de fin d'étude, École Nationale Supérieure des Arts Décoratif (Paris - Juin 2002)

Liens externes

[modifier |modifier le code]

  • Pascal Poumailloux,Les Chevaliers et Écuyers de France surScout un jour
Ce document provient de « https://fr.wikipedia.org/w/index.php?title=Chevalier_de_France&oldid=226453128 ».
Catégories :
Catégories cachées :

[8]ページ先頭

©2009-2026 Movatter.jp