Le film rend notamment hommage aux huit millions de chevaux sacrifiés durant laPremière Guerre mondiale. Il reçoit des critiques globalement positives et réalise de bons résultats aubox-office.
Le jeune Alfonse vit avec ses parents dans une mansion louée dans lecomté de Devon enAngleterre et assiste émerveillé à la naissance d'un joli poulain, qui malheureusement sera vendu. Quelques années plus tard, son père achète à prix d'or (30 guinées) un magnifique cheval, fasciné par cet animal ombrageux hors du commun. La mère accepte mal ce cheval, undemi-sang qui,a priori, ne pourra pas tirer la charrue, dit-elle. Mais Albert reconnaît le poulain et le nomme Joey. Albert parvient à apaiser le cheval. Ensemble, ils réussissent à labourer un champ. Un vrai exploit très important pour eux, car ils avaient promis au propriétaire de leur ferme de labourer le champ pour y faire pousser des navets afin de régler leur dette. Mais en ces temps dePremière Guerre mondiale, l'animal est vendu à la cavalerie britannique et envoyé au front, il passe donc du champ de labour au champ de bataille. Albert se voit alors obligé de s'engager à son tour et vit une aventure atypique, côtoyant des soldats au front, il découvre l'horreur de la guerre. Une petite fille, vivant avec son grand-père, trouve Joey et Topthorn, son compagnon, tous deux échappés. Elle essaye d'apprendre à Joey à sauter, essaye de le monter, car elle n'a pas peur. Malheureusement, les Forces Allemandes arrivent et réquisitionnent de la nourriture et des ustensiles au grand-père. Pendant ce temps, la petite fille est partie cacher les deux chevaux dans sa chambre.
Le lendemain, elle rencontre à nouveau les soldats allemands qui emportent les chevaux pour les utiliser dans les combats. Le grand-père, très malheureux, est bien décidé à les retrouver. Durant son périple, Joey ne laisse personne indifférent car, par sa présence et son comportement, il donne espoir aux soldats qui l'entourent. Les deux amis, Albert et Joey, se retrouveront après bien des souffrances.
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiquesIMDb et Allociné, présentes dans la section« Liens externes ».
En 2009,Kathleen Kennedy, productrice régulière de Steven Spielberg depuisE.T., l'extra-terrestre (1982), est séduite par la pièce de théâtreCheval de guerre jouée à Londres et tirée duroman du même nom de l'auteur britannique de littérature jeunesseMichael Morpurgo. Elle déclare notamment« J'y avais emmené mes enfants. J'ai adoré et j'en ai parlé à Steven. » Lui aussi ému par la pièce, le cinéaste décide de porter à l’écran cette émouvante histoire d’amitié entre un jeune garçon et son cheval[15]. Le producteurFrank Marshall, époux de Kathleen Kennedy et qui lui aussi avait beaucoup aimé la pièce s'étonne alors que personne n'ait acquis les droits pour en faire un film[16],[17].
Fin 2009, il est annoncé queDreamWorks a acquis les droits du livre. Steven Spielberg déclare alors :« Dès le moment où j'ai lu le romanWar Horse de Michael Morpurgo, j'ai su que c'était un film que je voulais que DreamWorks fasse… Son cœur et son message fournissent une histoire qui peut être ressentie dans tous les pays[18],[19]. »
Stacey Snider de DreamWorks suggère alors d'engagerRichard Curtis pour retravailler le script, après avoir collaboré lorsqu'elle travaillait chezUniversal Pictures[20]. Fan de sa sérieLa Vipère noire, Steven Spielberg n'avait alors jamais rencontré Richard Curtis[21]. Tout d'abord réticent à participer au projet, ce dernier se laisse convaincre après une rencontre avec Steven Spielberg[21]. Richard Curtis explique que le scénario est plus proche du livre que de la pièce[22]. Il fera une douzaine d'ébauches en trois mois[23].
Alors qu'il avait songé à n'être que producteur du film, Steven Spielberg décide de le réaliser après avoir lu le script de Richard Curtis[24],[25].
La majorité des acteurs est annoncée en juin 2010[26],[27]. Alors que des rumeurs liaientEddie Redmayne au rôle d'Albert Narracott[28], c'est finalement l'inconnuJeremy Irvine qui est choisi. Steven Spielberg explique qu'après avoir vu des centaines de jeunes garçons, le jeune homme est entré et a fait une lecture à froid avec une« performance [...] très naturelle, très authentique[29]. »
Steven Spielberg réunit une distribution européenne[30] : des Britanniques des Français et des Allemands jouant des personnages des mêmes nationalités[31].Robert Emms, qui jouait Albert Narracott dans la pièce àWest End, est engagé pour interpréter David Lyons[32].
La petite-fille du capitaine Budgett, qui a en partie inspiré le roman original, est figurante lors du tournage à Castle Combe[33]. L'auteurMichael Morpurgo fait lui-même uncaméo avec son épouse[34],[35].
Sur l'agrégateur américainRotten Tomatoes, le film récolte 74 % d'opinions favorables pour 235 critiques[47]. SurMetacritic, il obtient une note moyenne de72⁄100 pour 40 critiques[46].
En France, le siteAllociné propose une note moyenne de3,5⁄5 à partir de l'interprétation de critiques provenant de 30 titres de presse[48].
Même s'il n'est pas l'un des plus gros succès commerciaux du réalisateur,Cheval de guerre récolte plus de 177 millions de dollars dans le monde pour un budget de 66 millions[49].
À mille lieues des films à effets spéciaux,Steven Spielberg renoue avec une vraie esthétique picturale, aussi simple que travaillée. En effet, le film est structuré autour d'épisodes, de tableaux qui racontent de petites histoires qui, mises côte à côte, forment un récit plus large. Le décor est donc acteur à part entière du film. Bien plus, il permet de traduire ce qu'éprouve et ce que vit le cheval[57].
Le film perpétue une idée fausse : lorsque Joey est blessé en 1918, un médecin affirme : « Il n'y a pas de vétérinaires. Il ne reste quasiment plus de chevaux. » Si le cheval n'est plus employé par lacavalerie en 1918, on s'en sert toujours comme animal de traction. Les belligérants emploient en fait plus de chevaux à la fin de la guerre qu'au début[58].
↑LucyBannerman, « Theatre hit heads for Hollywood as Steven Spielberg buys War Horse rights »,The Times, London,(lire en ligne[archive du], consulté le)
Frédéric Strauss, « Le cheval de bataille de Spielberg. Albert ne quitte jamais son cheval Joey. Mais vient la guerre, qui les sépare... Un conte où le réalisateur dit toute son aversion pour les champs d'horreur. »,Téléramano 3284-3285, Télérama SA, Paris,p. 89,,(ISSN0040-2699)