
Cet articlene cite pas suffisamment ses sources().
Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant lesréférences utiles à savérifiabilité et en les liant à la section « Notes et références ».
En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?| Cheondoïsme | ||
| Hangeul | 천도교 | |
|---|---|---|
| Hanja | 天道教 | |
| Romanisation révisée | Cheondogyo | |
| McCune-Reischauer | Ch'ŏndogyo | |
| modifier | ||
Lecheondoïsme (encoréen :천도교,Cheondogyo, « religion de la voie céleste »), est un mouvement religieux coréen duXXe siècle, basé sur le mouvementDonghak duXIXe siècle fondé parChoe Je-u. Il prend ses origines dans les rébellions paysannes qui commencèrent en 1812. La théologie cheondoïste est à la foismonothéiste,panthéiste etpanenthéiste. Le mouvement Donghak ayant été condamné à la clandestinité puis ayant été à l'origine desrébellions paysannes de 1894 et interdit, il a été refondé en 1905 sous le nom de Cheondogyo.
Le cheondoïsme est issu duconfucianisme, duchamanisme coréen, dutaoïsme et dubouddhisme et comprend aussi des éléments tirés duchristianisme. Il est devenu de plus en plus populaire enCorée du Sud avec le retour du nationalisme et aussi particulièrement enCorée du Nord. Dans ce pays, c'est la religion principale, observée par 12 % de la population.
Le cheondoïsme enseigne que Dieu (Haneullim) réside dans chaque personne. Il a pour objectif de convertir la société terrestre en un paradis sur terre. Il essaie de transformer les croyants en des êtres moraux et intelligents possédant une grande conscience sociale. Sur cet aspect, il peut être considéré comme une religion humaniste et sociale.
Les objectifs du cheondoïsme sont clairement définis : il s'agit de soutenir la nation et lepeuple (輔國安民), de répandre la vérité dans le monde (布德天下), de délivrer l'humanité de la souffrance (廣濟蒼生), et ainsi de construire un paradis sur terre (地上天國).
L'activité religieuse est basée sur la foi et la pratique. Cette dernière a été codifiée par Euiam (Son Byeong-hui) qui introduisit les cinq pratiques (五款) :
Cho Je-u conceptualisa l'idéologie Donghak (les enseignements de l'est) dans les années 1860 pour améliorer le sort des fermiers victimes de la pauvreté et de l'exploitation et pour restaurer la stabilité politique et sociale. Ses idées ont été rapidement acceptées par la paysannerie. Il mit ses pensées en musique pour que les paysans illettrés puissent les comprendre et les accepter plus facilement. Ses enseignements furent rationalisés et rassemblés en un message de salut pour les fermiers en détresse.
Régulièrement, la sécheresse et les inondations touchaient les régions de production du riz et causaient de grandes famines. De plus, les dirigeants deJoseon augmentaient les taxes sur les semences et exigeaient plus de corvée des paysans affamés. En conséquence, le ressentiment envers le gouvernement et les propriétaires terriens débordait et causait de violentes émeutes.
En décembre 1811,Hong Gyeong-Nae, un fonctionnaire appauvri, mena une rébellion armée dans le nord de la province dePyeongan et occupa la région pendant plusieurs mois. Dans le sud aussi, les paysans défiaient le pouvoir royal, la noblesse provinciale et les riches propriétaires. Finalement, le gouvernement de Séoul envoya une armée qui écrasa la révolte en suivant une politique de la terre brûlée.
En 1862, 50 ans après la rébellion de Hong, un groupe de fermiers deJinju dans la province deGyeongseong se révolta à nouveau. Ce mouvement peut être mis directement en relation avec l'exploitation des paysans parBaek Nak-sin, le nouveau commandant militaire de la moitié ouest de la province.Yi Yun-myeong etYu Gye-chun organisèrent la révolte, les rebelles tuèrent les fonctionnaires locaux et mirent le feu aux bâtiments du gouvernement. Cette révolte agraire s´étendit aux provinces voisines deJeolla et deChungcheong, à l'île deJeju et dans le nord aux provinces deHamgyeong et Pyeongan. Le gouvernement envoya d'abord un enquêteur qui mit au jour des pratiques frauduleuses. Sur cette base, le gouvernement réforma en urgence l'armée et les systèmes de distribution des grains pour essayer de supprimer les abus, même si le système ne changea pas profondément.
Il y avait 5 190 092 cheondoïstes en Corée du Sud en 2009 (10,1 % de la population)[1] et 2,8 millions en Corée du Nord (en 2000, 12,9 % de la population). Cependant les activités religieuses indépendantes ne sont pas tolérées en Corée du Nord. Dans ce pays, les cheondoïstes sont représentés par leParti Chondogyo-Chong-u, un parti satellite duparti des travailleurs.
Sur les autres projets Wikimedia :