C’est unanimal de petite taille, notamment caractérisé par sesoreilles triangulaires et pointues, sesyeux ronds et brillants, sonmuseau court et arrondi, ainsi que son poil doux et soyeux. Il possède un corps plus ou moins allongé, souple et flexible, mais robuste et musclé. Agile, c’est un bon grimpeur. Il possède de très bonsréflexes, ledicton populaire dit qu’ « un chat retombe toujours sur ses pattes ». Généralement doté d’une longuequeue fine, elle lui sert à maintenir son équilibre lorsqu’il est en hauteur. Sessens sont très développé ; en plus de son bonodorat il est réputé pour son excellentevision nocturne, permise par sa capacité à adapter la forme de sapupille selon l’intensité de la lumière. Il peut également entendre les sons les plus aigus et inaudibles pour l’être humain, lui permettant d’être toujours alerte et d’anticiper le danger. Sesvibrisses, de longs poils situés sur son museau communément appelées « moustaches » lui servent de moyen sensoriels tactiles.
Ayant unrégime alimentairecarnivore strict, son alimentation est principalement composé deviande, même s’il peut aussi consommer dupoisson, desinsectes et même desvégétaux dans une moindre mesure. Sesgriffes rétractiles et ses dents acérées sont parfaitement adaptées au maintien et à la mise à mort de petits animaux tel que lesrongeurs ou lesoiseaux. Le chat dispose de diversesvocalisations dont, lemiaulement, leronronnement, lefeulement ou encore legrognement, bien qu'ils communiquent principalement par des mouvement faciaux et corporels, ainsi que desphéromones. La femelle du chat, la chatte peuvent avoir des petits, leschatons du printemps à la fin de l'automne dans les zones tempérées et tout au long de l'année dans les régions équatoriales, avec des portées allant souvent de deux à cinq petits.
Malgré cela, il est réputé pour son indépendance vis à vis de l’Homme, ainsi que ses grandes facultés d’adaptation. Le chat errant, évitant le contact humain, peutretourner à l’état sauvage et devenir unchat haret. La divagation et l’abandon de chats contribue à l’accroissement exponentiel de la population féline à travers le monde, entraînant le déclin de nombreuses espèces de reptiles, d'oiseaux ainsi que de petits mammifères, notament sur les îles. À partir de la fin duXXe siècle, les dommages qu'il occasionne à la biodiversité sont mieux compris, et il fait partie descent espèces envahissantes parmi les plus nuisibles du monde. Pour endiguer ce phénomène, le contrôle de la population comprend la stérilisation et la castration, voire l’élimination des populations de chats harets dans certains pays.
Le chat domestique mâle est couramment appelé un« chat » tandis que la femelle est appelée« chatte »[2] et le jeune un« chaton »[3],[4],[5].
L'origine du motchat est controversée. L'une des hypothèses est qu'il vient dubas latincattus, qui, d'après leLittré (édition de 1878), provient du verbecattare, qui signifie « guetter », ce félin étant alors considéré comme un chasseur qui guette sa proie. Cette interprétation porte cependant à controverse. On retrouve desracines du mot à rapprocher dans certaineslangues chamito-sémitiques (afro-asiatiques) : encopte (bohaïrique)ϣⲁⲩ,šau (prononcéchaou ouchaw/shaw) « matou », peut-être issu de l'égyptien moyentešau « chatte », le nom donné à la femelle est retrouve gravé au pied des statuettes funéraires égyptiennes placées dans les tombes des femmes et à partir de ce terme pourrait découler l'appellation de « chaus »[6]. Dans leslangues berbères - issues de la même famille linguistique - les termesmucc (mouch),amucc (amouch) etamcic (amchich)[7] tirés de la racine MCW (MCHW) donnent une racine commune qui devient visible si l'on retire lepréfixe berbère am- ou m- : CW (CHW). Dans lalangues tchadiques, on retrouvegāda enafade[8], et dans les languesnilo-saharienneskadiska[8] oukadis[9] ennubien, probablement influencé par l'égyptien ancien. Le terme arabeqitt pourrait provenir de la même source[10]. Enlatin classique,« chat » se ditfelis (d'où, en français, « félin, félidés », etc.), mais désigne uniquement lechat sauvage d'Europe, tandis quecattus s'applique au chat domestique[11]. Une autre hypothèse relie le terme à un motgermanique ancien ou d'une langue européenne du Nord qui fut absorbé en latin puis en grec,syriaque et arabe[12] : en germanique et dans les langues européennes du Nord emprunté de l'ouralien, dusami septentrionaligáđfi, « hermine » ethongroishölgy, « dame, hermine » duproto-ouralien*käďwä, « femelle » (d'un animal à fourrure)[13].
On désigne aussi plus familièrement le chat par « minet » ou « minou » et la chatte par « minette ». Ce terme, attesté dès 1560, provient demine, nom populaire du chat engallo-roman. Ce mot est à l'origine de l'expression « dès potron-minet », qui signifie« de bon matin ». D'après leLittré, il s'agirait d'une déformation depaître au minet, c'est-à-dire du moment où le chat, qui se lève tôt, va chercher sonpaître : sapâture, sa nourriture… Cette explication doit sans doute à la pudeur de cet auteur duXIXe siècle : selonClaude Duneton, cette expression provient depoitron-jacquet,jacquet désignant unécureuil (animal matinal marchant la queue levée) etpoitron désignant le postérieur[14].Dès potron-minet signifie donc : « à l'heure où l'on voit le derrière du chat ». Quant au « minet » ou à la « minette » qui « fait des mines », lorsque ce terme est appliqué à l'être humain, c'est un jeune homme ou une jeune fille qui s'efforce de plaire et se préoccupe beaucoup de son apparence[A 2].
Un chat mâle noncastré est un « matou », terme à l'origine incertaine qui viendrait peut-être d'une dérivation demite comme danschattemite[15]. Le chat est aussi nommé familièrement « mistigri »,mot-valise composé du préfixemiste-, signifiant « adroit », et degris, la couleur[16].
Enargot, un chat s'appelle un« greffier »[17],[18],[19]. Deux explications s'opposent, qui peut-être n'en font qu'une : d'une part, le jeu de mots sur « griffe » est évident ; d'autre part, lafourrure de certains chats noirs comporte une sorte deplastron blanc sur le poitrail, et celui-ci évoque le rabat blanc que l'on voit sur larobe noire desgreffiers à l'audience[A 3].
L'anatomie du chat est semblable à celle des autres espèces defélidés. Il possède un corps fort et flexible, des réflexes rapides, des dents pointues et desgriffes rétractables adaptées à la mise à mort de petites proies.
Lesquelette est composé de250 os. Les vertèbres du cou sont courtes, et lacolonne vertébrale est très souple.
Laclavicule des chats, de petite taille comme pour tous les félins, est reliée austernum par un uniqueligament : cela lui confère une grandesouplesse, lesépaules pouvant bouger indépendamment l'une de l'autre. Comme tous lescarnivores, la dernièreprémolaire supérieure et la premièremolaire inférieure forment lescarnassières qui permettent au chat de déchirer sa nourriture, grâce à des muscles puissants fixés aux parois latérales de son crâne, et de l'avaler sans la mâcher. L'os hyoïde est entièrement ossifié, ce qui permet au chat de ronronner mais pas derugir[20].
Les pattes sont pourvues degriffes rétractiles. Le chat possède cinq doigts aux pattes antérieures, dont seulement quatre touchent le sol, lepouce restant à l'écart, ainsi que quatre doigts aux pattes postérieures[20]. Des cas depolydactylie existent et certainsstandards deraces de chats l'admettent dans les concours[A 4]. Lescoussinets ou pelotes, sont constitués d'une membrane élastique qui confère une marche silencieuse[21].
Le chatmastique peu et le processus de digestion commence directement dans l'estomac, de petite taille (environ300ml) mais au contenu très acide (pH d'environ 1,5[25]), ce qui est également utile comme moyen de prévention des infections digestives[26].
Son intestin est plutôt court (environ un mètre pour l'intestin grêle et de 20 à 40 cm pour legros intestin), typique du chasseur de petites proies. Ces dimensions expliquent pourquoi le chat doit manger fréquemment mais en petites quantités : entre 10 et16 repas journaliers[27]. Le système digestif du chat est également peu adapté à la diversité alimentaire, qui lui vaut généralement desdiarrhées etvomissements de manière assez courante, sans pour autant revêtir une quelconque gravité[28]. Enfin, le transit digestif du chat est rapide, entre 12 et 14 h[26].
Chat roux au pelage mi-long et chat gris au pelage court.
Chat noir et blanc.
Chat tigré gris.
Les types de pelages sont nombreux, car très variables en fonction desraces. Le pelage du chat est composé depoils longs (jarre) et portant les marques de larobe (taches par exemple). En dessous se trouvent les poils plus courts (bourre), puis le duvet. Cette organisation permet une bonneisolation du corps. Il existe des poils longs, courts, frisés, et même crépus. Certaines races, comme lesphynx, sont presque dépourvues de poils : un très léger duvet recouvre le corps, ainsi que la queue[22].
La robe d'un chat est composée d'une ou plusieurs couleurs qui forment diverses combinaisons (les motifs) appeléspatrons : certains individus présentent de larges taches, d'autres des rayures ou des mouchetures, d'autres encore un pelage uni[22]. La robe peut aussi avoir unepigmentation plus foncée vers les extrémités du corps (robescolourpoint,mink etsépia). L'alliance des différentes couleurs et des patrons donnent toutes les variations de fourrure possibles pour un chat. La couleur de lafourrure du chat peut prendre de nombreuses teintes (noir, blanc, bleu, roux…), plus ou moins diluées ou foncées. Les mâles pour des raisonsgénétiques ne peuvent avoir qu'une seule ou deux couleurs à la fois (sauf exceptions) ; seules en principe les femelles peuvent en comporter trois : ce sont les robesécaille de tortue etcalico[29],[30]. Uneffet désigne une teinte aux reflets changeants due à la variation de clair et de foncé sur la longueur du poil (robeschinchilla,shaded,smoke oucameo).
Sens
Prédateurcrépusculaire (coucher et lever du soleil) à l'origine, le chat possède des sens très développés. Il perçoit son univers différemment des humains, et on lui a même prêté des pouvoirs surnaturels. Il existe ainsi de nombreuseslégendes de chats ayant prédit destremblements de terre ou autres catastrophes. L'explication la plus probable est que sesvibrisses et ses oreilles sont aptes à percevoir des vibrations indécelables pour leshumains[22].
Ouïe
De 60 à 80 % des chats blancs aux yeux bleus sont sourds[31].
Sonouïe est particulièrement sensible dans les hautes fréquences : il perçoit desultrasons jusqu'à 50 000 Hz alors que l'oreille humaine est limitée à 20 000 Hz[32]. Son pavillon en cornet peut être orienté grâce à vingt-septmuscles, ce qui lui permet de pivoter chaque oreille indépendamment pour localiser avec précision la source d'unbruit et sa distance[22].
Lasurdité des chats blancs est liée augène « W », qui est responsable de l'absence de pigment dans le poil, qui paraît blanc. Il est en effet démontré que l'allèle W est directement responsable d'une dégénérescence de l'oreille interne, occasionnant la surdité. La surdité ne s'exprime pas systématiquement chez tous les chats : elle peut être la surdité bilatérale, unilatérale ou absente. Le chaton naît normal mais vers l'âge d'une semaine, son oreille interne, au lieu de continuer à se développer subit des altérations progressives. La dégénérescence est généralement complète à trois semaines[31].
Lavue est son sens primordial. Son champ de vision est plus étendu que celui des humains : l'angle devision binoculaire est de 130°, pour un champ de vision total de 287°, contre seulement 180° chez l'homme[33], ce qui reste cependant loin du record absolu du monde animal. Le chat estnyctalope, l'intensité lumineuse influence la forme de sapupille : allongée en fente étroite en pleine lumière, elle se dilate en un cercle parfait à la pénombre. Contrairement à une idée répandue, il est incapable de voir dans le noir complet. Il est toutefois beaucoup plus performant que l'œil humain dans la pénombre. La nuit, l'aspect brillant des yeux est dû à une couche de cellules de larétine, appeléetapetum lucidum, qui agit comme un miroir et renvoie la lumière perçue, ce qui la fait passer une seconde fois dans la rétine et multiplie son acuité visuelle dans l'obscurité[22].
En revanche, il semblerait (cela est encore discuté) que le chat ne perçoive pas la couleur rouge et que, d'une manière générale, il distingue très mal les détails. Sa vision est granuleuse sur les images fixes tandis qu'un objet en mouvement lui apparaît plus net (par exemple, une proie en mouvement)[22]. Une particularité de l'œil du chat est qu'outre lespaupières inférieure et supérieure, il est protégé par une troisième paupière, lamembrane nictitante. Celle-ci se ferme à partir du bord inférieur du coin interne de l'œil vers l'extérieur. Quand elle ne se referme pas complètement, c'est souvent le signe d'un problème de santé chez le chat[22]. Les chats peuvent avoir les yeux de différentes couleurs : bleu, vert, jaune, marron,vairon…
Une étude parue dans la revueLive Science, en 2014, par le biologiste anglais Ronald Douglas, de laCity University of London, semble indiquer que le chat (et le chien) voit dans l'ultraviolet[34]. De fait il serait capable de voir dans son environnement des marqueurs biologiques des autres animaux (comme l'urine par exemple)[35].
L'odorat a une grande importance dans la vie sociale du félin pour délimiter son territoire. Par ailleurs, c'est son odorat développé qui lui permet de détecter la nourriture avariée et empoisonnée. Il possède deux cents millions de terminaux olfactifs, contre cinq millions pour l'homme[36].
Ce sens est de 50 à 70 fois mieux développé que chez l'homme.
Goût
Le sens du goût est développé chez le chat, moins que chez l'homme cependant : chez le chat adulte, on compte250papilles comptant 2 000 bourgeons gustatifs[37]. Contrairement auchien, le sens gustatif du chat est localisé à l'extrémité de la langue, ce qui lui permet de goûter sans avaler.
Le chat est sensible à l'amer, à l'acide et au salé, mais non au sucré[22]. Comme l'homme et de nombreux autres animaux, il est sensible à l'umami via lesgènesTAS1R1(en) etTAS1R3(en) qui codent desprotéines qui s'unissent dans lespapilles gustatives pour former un récepteur qui le détecte[38],[39].
Les chats sont connus pour être généralement friands depoisson et particulièrement dethon, un goût déjà attesté dans l'Égypte antique vers 1500av. J.-C. Les tests montrent qu'ils préfèrent les rations riches enhistidine et enmonophosphate d'inosine, deux composés présents dans le poisson et particulièrement abondants dans le thon. Ce goût du poisson est surprenant chez un animal qui a évolué dans les déserts duMoyen-Orient il y a environ 10 000 ans, mais il pourrait s'expliquer comme un avantage évolutif acquis dans les ports du Moyen-Orient, où il est attesté auMoyen Âge que les chats consommaient de grandes quantités de déchets de poisson (dont du thon)[38],[39].
Toucher
Son sens dutoucher est également bien développé. Sesvibrisses (longs poils présents sur les moustaches, sur les pattes, sous le menton, les sourcils) lui indiquent la proximité d'obstacles, même dans l'obscurité totale, en lui permettant de détecter les variations depression de l'air. Elles lui permettent aussi de mesurer la largeur d'un passage. Il ne faut surtout pas les couper car le chat serait déstabilisé[40]. Les coussinets garnissant ses pattes sont très sensibles aux vibrations et sa peau est constellée de cellules tactiles extrêmement sensibles[22].
Vue générale des vibrisses faciales d'un chat.
Autres sens
Organe de Jacobson
L'organe voméronasal est un véritable sixième sens. Comme lechien ou lecheval, le chat est capable de goûter les odeurs à l'aide de son organe voméronasal. Il retrousse sesbabines pour permettre aux odeurs de remonter par deux petits conduits situés derrière lesincisives jusqu'à deux sacs remplis de fluide dans les cavités nasales chargées de concentrer les odeurs[22]. Cette aptitude caractéristique, commune à plusieurs mammifères, est aussi appelée « réaction deFlehmen ».
Sonorgane vestibulaire est également particulièrement développé, lui conférant un bon sens de l'équilibre. Ceci explique l'étonnante faculté qu'ont les chats de se retourner rapidement pour retomber sur leurs pattes lors d'une chute[22].
Si un chat fait une chute de deux mètres et plus (si tel n'est pas le cas, sa technique ne marche pas) alors qu'il est sur le dos, il peut se retourner afin d'amortir cette chute. En effet, il tourne d'abord sa tête en direction du sol, entraînant les pattes avant puis les pattes arrière[41]. Le chat se retrouve alors le ventre en direction du sol et prend une position qui ressemble à celle d'unécureuil volant. Il ne lui reste qu'à courber le dos et, dès qu'il se rapproche du sol, il rassemble ses pattes, comme s'il était sur terre. Ce retournement ne le sauve pas forcément mais rend la chute moins grave[42].
Les caractéristiques essentiellement de morphologie et de couleur conservées entre générations de chats servent usuellement à définir des races, dont la pureté repose sur la constance et la concordance avec des standards. Cette notion derace a d'abord un but descriptif de catégorisation arbitraire, plutôt qu'une consistance biologique forte (seule l'espèce montre une homogénéité dont, pour certains critères, anatomiques, génétiques… la variance est parfois moindre que dans la population d'une race). Les races restent interfécondes. La consanguinité produit fréquemment des tares. Par exemple, la surdité est fréquente sur les chatons croisés de chats blancs.
En France, un chat de race est un chat ayant unpedigree[43]. Les registres d'immatriculation des spécimens sont maintenus par différentes associations comme les américainesTICA, l'ACFA et leCFA, la françaiseLOOF, deux fédérations internationales, laFIFé et laWCF ou encore laGCCF britannique. Ces associations permettent l'inscription des spécimens sur des critères d'origines génétiques stricts. Ainsi tout animal dont les géniteurs ne sont pas inscrits est écarté. Ces inscriptions sont payantes.
Les chats de race sont une minorité et ne représentent selon l'AFIRAC que 5 % de la population totale des chats[44]. Tous les autres chats domestiques, ceux ne possédant pas de pedigree, sont considérés commechats de gouttière, appelés également chats de maison. Le nombre de races reconnues varie du simple au double selon ces organisations[A 5]. Certaines sont très anciennes, comme le siamois ou l'angora turc, d'autres ont été créées plus récemment, comme leragdoll ou lepeterbald. L'homme a également procédé à deshybridations entre chats domestiques et petits félins, ce qui a donné naissance à des races telles que lebengal.
Le chat est un chasseur solitaire, mais une espèce sociable. C'est un prédateur qui est très actif à l'aube et au crépuscule. Il sécrète et perçoit les phéromones.
Le chat est généralement d'une nature très indépendante, mais cela peut varier selon les races et la façon dont le chat a été élevé. Contrairement au chien, il se promène seul. C'est un animal rituel qui apprécie bien les situations récurrentes (heures fixes pour les repas par exemple). Bien que territorial, c'est un animal sociable. Bon nombre dechats harets vivent en groupe.
Structure sociale
Le chat est un animal territorial. Cela signifie que la préservation de son lieu de vie est le moteur principal de ses interactions avec les autres individus. Lorsque plusieurs chats partagent le même appartement, il n'est pas rare de les voir choisir chacun son propre « chemin » pour aller d'un lieu à un autre ; ils se partagent ainsi leur territoire.
Le chat n'est pas un animal strictement solitaire : selon l'espace et les ressources disponibles, les chats forment différentes structures spatiales et sociales. Cela va des chats solitaires en milieurural aux larges et denses groupes en milieuurbain. Il est démontré que ces différentes organisations spatiales et sociales entraînent différents systèmes d'appariement[45] (voirReproduction (biologie)) : en milieu rural, le système estpolygyne, tandis qu'en milieu urbain, il est difficile pour les mâles dominants de monopoliser plusieurs femelles.
Les chats communiquent principalement entre eux par desphéromones ou des positions corporelles. Les glandes contenant les phéromones se trouvent en de nombreux points sur le corps :glandes anales, autour de la queue et de la bouche, sur les joues, entre les coussinets et se déposent également dans lasalive, lesselles et l'urine. Elles ont l'avantage de pouvoir durer, même en l'absence du chat, contrairement aux vocalises ou aux positions corporelles. Elles peuvent être déposées de manière volontaire (marquage du territoire, contacts sociaux comme l'allotoilettage…) ou involontairement (stress, attachement de la mère à ses chatons, phéromones sexuelles)[46].
Le chat utilise également une large gamme de positions corporelles pour communiquer. La position générale du corps, ses mimiques faciales ou les mouvements de sa queue, de ses yeux et de ses oreilles indiquent l'état dans lequel il se trouve[46].
En dehors de la relation entre une chatte et ses petits, le miaulement est très peu utilisé lorsque des chats communiquent entre eux. Par contre, au contact de l'humain, il continue souvent à utiliser différentes vocalises[46].
Lemiaulement est un cri caractéristique du chat[A 6]. En général, le chat est d'un tempérament plutôt discret, mais certaines races, notamment lessiamois, sont plus « bavardes » que d'autres.
Le chat crie souvent et fortement quand il cherche un compagnon ou une compagne. Certains disent alors qu'il « margotte », au sens figuré[A 7]. Les miaulements sont poussés tout d'abord par la femelle au début de l'œstrus, puis pendant toute la période d'accouplement, par le mâle et la femelle, avec de nombreuses variations possibles[47].
Plus rarement, le chat émet un miaulement saccadé d'intensité faible lors d'une frustration, comme lorsqu'il voit une proie hors de portée tel unoiseau ou uninsecte volant. Ce miaulement est souvent accompagné de claquement des mâchoires, parfois accompagné de vifs mouvements de queue, que l'on pourrait comparer à notre expression avoir « l'eau à la bouche »[46].
En présence de l'humain, le chat très imprégné utilise souvent un registre spécifique, qui varie selon l'individu et qui semble en grande partie acquis. Selon le chercheur John Bradshaw, le chat peut utiliser une dizaine de vocalises selon les circonstances et sa situation. Ainsi, il peut accueillir son maître avec des petits miaulements brefs en rafales (comme s'il « aboyait »), saluer les passants, demander une action spécifique (le brossage, par exemple), signaler qu'il a faim, ou mal[48],[49].
Grognement
Le chat, en position d'attaque ou de défense, est aussi capable de grogner et de souffler. Le terme de feulement est également utilisé dans le sens de grondement. Par exemple, de nombreux grognements et sifflements — en plus des miaulements — sont émis par les mâles qui s'affrontent pour la femelle lors des périodes de reproduction[47].
Produit à l'expiration comme à l'inspiration, leronronnement est un son debasse fréquence. Le mécanisme du ronronnement est encore mal expliqué. La théorie dominante est que le son est produit par des contractions des muscles dularynx[50] déclenchées par uneoscillation neurale et faisant vibrer lescordes vocales[51],[50].
Le ronronnement est essentiellement limité aux relations mère-progéniture dans la nature. Le ronronnement apparaît dès l'âge de deux jours lors de la tétée, où chatte et chatons communiquent par ronronnement ; ce phénomène apparaît aussi lors de la toilette des chatons par la mère[36]. Le ronronnement se manifeste le plus souvent lorsque l'animal éprouve du plaisir mais aussi de la souffrance : stressé, blessé et même en mourant, le chat peut ronronner ; il s'agit donc de l'expression d'un sentiment fort. Enfin, le ronronnement sert aussi à communiquer, puisque la rencontre de deux chats déclenche des ronronnements[52]. Le chat ronronne le plus souvent pour exprimer ladépendance affective[36] : le chaton dépend de sa mère et de son lait, de l'homme lorsqu'il réclame des soins ou des caresses.
Chat de type européen en train de dormir sur une couverture.
Comparé ausourire par certains auteurs[53], son rôle social, tant avec des congénères qu'avec l'être humain, est primordial. Une théorie assure au ronronnement un rôlecuratif : les basses fréquences émises permettraient de renforcer les os, les muscles, les tendons et auraient même un rôleanti-douleur[54]. En effet, une hypothèse avance que le ronronnement, dont la fréquence se situe entre 25 et 30 Hz, peut avoir un pouvoir réparateur et mêmeantalgique par rapport aux os, aux tendons et aux muscles. Le ronronnement aurait un effet bénéfique sur les humains, notamment grâce à un effet relaxant[54], qui a été popularisé dans la presse par le terme « ronron-thérapie »[55].
Sommeil
Le sommeil du chat
Chat dormant en plein jour (animation).
Le chat a besoin d'entre 12 et 16 heures de sommeil quotidien mais, en général, il dort plus, soit en moyenne 15 à 18 heures par jour. Il reste ainsi éveillé environ 6 à 9 heures dont une partie de la nuit pour chasser. Le chat est un animal avec une grande proportion de phases desommeil paradoxal dont une partie correspond à des rêves : la durée quotidienne de cette phase dure de 180 à 200 minutes chez le chat, contre environ 100 pour l'Homme[56]. C'est pour cette raison que le chat est fréquemment utilisé dans le cadre d'expérimentations sur les cycles dusommeil.
Durant les phases de sommeil paradoxal, l'activité électrique du cerveau est semblable à celle de l'éveil. Par contre, cette phase de sommeil se caractérise par uneatonie musculaire, causée par une inhibition des centres moteurs, structures cérébrales contrôlant le mouvement[57]. On observe néanmoins d'importantsmouvements oculaires, caractéristiques de cette phase. Quelques mouvements tels que l'agitation desvibrisses, des sursauts des pattes ou de la queue, le hérissement du pelage sont aussi observables mais beaucoup plus anecdotiques[58]. Ces phases de sommeil paradoxal sont très importantes chez le chat : cela lui permet de garder un équilibre au niveau mental[59]. Ce sommeil paradoxal peut voir son temps augmenté par des repas échelonnés au cours de la journée. Durant ce sommeil paradoxal, le tracé de sonencéphalogramme est analogue à celui de l'éveil malgré une totaleperte de conscience : le système nerveux fonctionne probablement à vide, soit pour sélectionner et mettre en mémoire les événements de la journée, soit pour évoquer le souvenir des perceptions passées, d'où l'hypothèse que le sommeil paradoxal est un témoin de l'activitéonirique[59].
Griffades
Chatte griffant une branche d'arbre pour marquer son territoire.
La pousse des griffes du chat est continue et compense leur usure naturelle. Le chat peut ajuster la longueur de ses griffes et les aiguiser en les frottant contre une surface rugueuse : il « fait ses griffes ». Les griffades sont des marquages visuels et olfactifs. Ce comportement est un outil de communication. Le chat possède entre les coussinets desglandes sudoripares émettrices de phéromones qui servent à signaler son passage aux autres chats. En outre, les traces de griffades sont un marquage visuel, pour signaler la présence d'un chat sur le territoire.
L'onyxectomie est parfois pratiquée par les propriétaires : elle consiste en l'ablation totale de lagriffe et l'amputation de la troisièmephalange sur laquelle celle-ci est insérée. Le plus souvent, elle n'est réalisée que sur les pattes antérieures. La plupart des associations de défense des animaux condamnent cette opération, considérée comme cruelle[60]. L'animal privé de ses griffes, incapable de se défendre ou de grimper aux arbres, devient également plus vulnérable puisqu'il ne peut échapper à ses prédateurs. L'ablation des griffes est couramment pratiquée aux États-Unis et au Canada. Cette opération est en revanche interdite dans 29 pays, principalement européens[61]. D'autres techniques d'onyxectomie, moins douloureuses pour le chat, existent, comme latendinectomie ou la brûlure des nerfs aulaser.
Toilette
Détail sur les papilles.
Lors de leurtoilette (un quart de leur journée est consacrée à cette activité alors que le chat dort en moyenne 14 heures par jour[62]), ils avalent de nombreux poils morts qui s'accumulent dans l'estomac, formant des boules de poils, appeléestrichobézoards. Cela perturbe leurtransit intestinal et ils sont obligés de les régurgiter afin d'éviter uneocclusion intestinale.
Selon les races de chats, la salive contient une plus ou moins grande quantité d'unallergène, laglycoprotéine "Fed d1" (présente aussi dans la peau), à l'origine de la majorité desallergies aux chats. C'est lors de sa toilette que le chat le dépose sur ses poils. Certaines races, comme leSibérien sont réputées pour leur faible niveau allergisant. Certains fabricants d'aliments pour chats assurent que leurs produits contribuent à la baisse du taux de cetteprotéine[63].
L'« allotoilettage » (action de se lécher mutuellement) est réservé aux chats qui se connaissent et s'apprécient. Ils se lèchent pour échanger leurs odeurs et déposent sur l'autre des phéromones apaisantes[46]. Quand ils s'entendent bien, les chats adultes dorment volontiers ensemble, serrés l'un contre l'autre comme lorsqu'ils étaient chatons, un moyen de se procurer mutuellement chaleur et sécurité. En dormant ensemble, les chats échangent aussi leur odeur.
Lapement
Vidéo d'un chat lapant l'eau d'une flaque.
Le chat, à l'instar desfélidés, a une technique delapement différente des autres animaux. On pensait que lespapilles cornifiées de sa langue lui servaient à retenir l'eau mais il en est tout autrement. Alors que l'homme boit par la technique desuccion et que le chien, comme beaucoup d'autres vertébrés, plonge le museau et plie sa langue comme une cuillère, ce qui amène le liquide vers sa gueule, le chat plie la pointe de la langue vers le bas et vers sa face dorsale pour effleurer le liquide, puis la retire aussitôt, ce qui crée une colonne de liquide. Le chat, au moment où la gravité reprend le pas sur laforce d'inertie et va faire retomber la colonne, referme sa mâchoire et aspire alors une partie de cette colonne[64]. Cette technique de lapement (en moyenne 4 lapées par seconde pour le chat, moins pour les félidés plus gros[A 8]) a été modélisée mathématiquement et reproduite par un robot (disque de verre rond remontant par un piston à la même vitesse que la langue féline, soit1m/s[65]). Une hypothèse expliquant cette technique sophistiquée met en cause la région extrêmement sensible du nez et des moustaches du chat, ce dernier lapant en cherchant à maintenir cette région la plus sèche possible[66].
Déjections
Crottes fraîches de chat.
Les chats, dans la nature, choisissent un coin de terre meuble pour y laisser leursdéjections. Ils les recouvrent ensuite de terre, en grattant cette dernière avec leurs pattes avant. L'odeur des selles déclenche le recouvrement ; cela permettait à l'état sauvage de ne pas faire repérer leurs odeurs par lesprédateurs et de diminuer les risques d'infections parasitaires[67]. Elle est inculquée très tôt par la mère aux chatons, ce qui laisse à penser qu'elle n'est pas instinctive. Toutefois,les personnes[Qui ?] ayant eu à s'occuper de chatons orphelins ont l'heureuse surprise de voir ce comportement émerger de lui-même, pour autant que de la terre meuble soit disponible.
Le chat défèque une à deux fois par jour[67] et urine jusqu'à cinq fois par jour[68]. Il ne faut pas confondre le marquage urinaire, c'est-à-dire l'opération de marquage du territoire qui est un comportement, et lamiction, où le chat « se soulage »[68] : dans le premier cas, le chat est debout, la queue levée et dos à l'élément qu'il compte marquer, dans le second cas, il adopte une position analogue à celle de la défécation. La défécation enfouie ne constitue probablement pas un signe du marquage du territoire chez le chat, au contraire des déjections situées bien en vue sur des lieux de passage des chats (en hauteur, par exemple sur une souche)[67].
Le chat est essentiellementcarnivore. Sonmétabolisme a besoin detaurine présente dans la viande, qui est un dérivé d'acide aminé qu'il ne peut synthétiser en quantité suffisante. Unecarence en taurine entraîne chez le chat des troubles oculaires, cardiaques, desdéficits immunitaires et des problèmes de reproduction chez lesfemelles[70].
Deux stratégies de chasse peuvent être distinguées[71] : la stratégie mobile (ou chasse à l'approche), comportant une phase d'approche de laproie, suivie d'une phase d'attaque et la stratégie stationnaire (ouchasse à l'affût), qui comporte une phase attentive et immobile, suivie d'une phase d'attaque. Les méthodes de chasse utilisées ne semblent pas spécifiques à l'espèce chassée.
Pour tuer sa proie, le chat mord généralement à lanuque, en brisant ainsi lacolonne vertébrale[71]. Les proies les plus courantes sont de petitsrongeurs, mais ils s'attaquent aussi auxlézards, aux petitsoiseaux, auxinsectes, auxlapereaux et parfois à des proies moins conventionnelles comme lagrenouille, lehérisson ou l'écureuil. Opportuniste, il ne rechigne pas à s'attaquer aux déchets[71]. La chasse peut simplement se dérouler dans une optique dejeu. Chez le chaton, on observe des jeux de chasse comme chez les autres félins, dans un rôle social similaire.
L'instinct de prédateur du chat se traduit par le fait que, même parfaitement « domestiqué », et bien nourri, il ne renonce pas pour autant à tuer des proies autour de lui.
C'est une espèce très adaptable, désormais présente dans tous les continents, sauf l'Antarctique, et sur 118 des131 principaux archipels, même sur les plus isolés comme lesîles Kerguelen[72],[73].
Un certain nombre d'études ont été faites pour mesurer l'impact de ce comportement, au Royaume-Uni et aux États-Unis :
une étude portant sur une année[76] menée àWichita,Kansas, a montré en2000 que les chats de cette ville de 300 000 habitants tuaient en moyenne 4,2 oiseaux par an chacun, malgré leur environnement urbain. Une extrapolation aux 64 millions de chats que comptaient alors les États-Unis conduirait au chiffre de 250 millions d'oiseaux tués chaque année dans le pays par les chats ;
en Angleterre, Peter B. Churcher et John H. Lawton ont mené une étude d'un an également sur 78 chats, dans un petit village duBedfordshire. Les résultats, extrapolés par eux en1989 sur la base du nombre de chats en Angleterre (de l'ordre de 5 millions lors de l'étude), correspondaient à un nombre annuel de proies tuées de toutes espèces de l'ordre de 70 millions, dont environ 35 % d'oiseaux (soit 24 à 25 millions d'oiseaux tués par an). Près de la moitié des oiseaux tués étaient deshirondelles[77]. Rapporté au nombre de chats, le nombre d'oiseaux tués par chat est compris entre 4,5 et 5 par an, donc finalement très proche du chiffre trouvé dans l'étude américaine.
On a remarqué que le problème vient du fait quecette prédation n'est pas naturelle, puisqu'elle dépend d'une population de chats anormalement importante, car son nombre est défini par l'homme, et non par les ressources naturelles[78]. Ceci se traduit en particulier par le fait que le chat entre en concurrence avec les prédateurs naturels de la région, dont la survie est ainsi rendue plus difficile. Mais il a aussi été rappelé que ces populations domestiques de chats existent depuis déjà des siècles, sans que les équilibres naturels en aient été profondément affectés, ni qu'on puisse leur attribuer la disparition de telle ou telle espèce d'oiseau. Le point crucial dépend donc de la densité de population humaine elle-même, ainsi que l'augmentation du nombre moyen de chats par foyer humain. L'étude menée par Peter B. Churcher et John H. Lawton eux-mêmes, si sérieusement qu'elle ait été conduite, porte sur un échantillonnage trop faible pour pouvoir être extrapolée au niveau d'un pays tout entier[79].
Reste le fait que le potentiel destructeur du chat domestique s'est révélé, lors de ces études, être beaucoup plus important que ce que l'on pensait jusqu'alors, s'agissant d'une population domestique sans réel besoin de trouver sa nourriture par elle-même.
Chat haret (Feral cat) descendant du chat domestique, Australie.
S'il existe des chats redevenus sauvages (« chat haret ») dans de nombreux pays, c'est dans l'hémisphère sud, dans des pays comme l'Australie[80] ou laNouvelle-Zélande — où les chats n'ont jamais été une population d'origineindigène — que ce problème présente le plus d'acuité. En effet, ces terres abritent des espèces, telles que lekakapo, particulièrement fragiles face à des carnivoresmammifères placentaires importés, tels que lesdingos ou les chats redevenus sauvages. Ces chats ont eu des effets importants sur ces espèces animales, et ont joué un rôle majeur dans lesrisques d'extinction de plusieurs d'entre elles.
Le problème écologique ainsi posé à l'Australie est extrêmement complexe, puisque la totale extermination des chats harets se traduirait aussitôt par la multiplication incontrôlée d'autres espèces envahissantes importées, comme les lapins et les rats[81]. C'est ce qui est arrivé par exemple dans l'île Macquarie où l'éradication du chat s'est traduite par une explosion désastreuse du nombre de lapins[82].
Les chats harets sont par ailleurs soupçonnés de véhiculer latuberculose, même s'il est loin d'être prouvé qu'ils puissent transmettre la maladie à d'autres espèces[83]. Il est permis en Nouvelle-Zélande de tirer sur les chats soupçonnés d'être des chats harets, ce qui amène à garder enfermés chez soi les chats domestiques lorsque des battues sont organisées.
Reproduction
Maturité sexuelle
Le développement des fonctions reproductrices du chat mâle commence vers trois mois avec l'augmentation de la production detestostérone. Vers six ou sept mois des épines apparaissent sur lepénis du chat[46]. À cet âge, il peut commencer à se reproduire et souvent, marque son territoire en émettant des jets d'urine très odorants.
La femelle devientpubère dès son premierœstrus (communément appelé « chaleurs ») qui survient en moyenne entre sept et dix mois[84]. Dès les premièreschaleurs, qui durent de un à cinq jours[84], la chatte est capable de se reproduire. Elle connaît ensuite de nombreuses périodes de chaleurs, généralement situées duprintemps à l'automne. Il est possible qu'une chatte soit de nouveau fécondée deux semaines après avoir mis bas[46].
Lorsque les mâles sont à même de pouvoir s'accoupler avec la femelle, encore faut-il que cette dernière les accepte. Lors de l'accouplement, qui dure entre 5 et 15 secondes[46],[A 10], le mâle monte sur le dos de la femelle, ce qui accentue la courbure lombaire de sa partenaire (réflexe de lordose), lui mord la peau du cou et piétine la croupe pour améliorer lapénétration. Les petites épines ouspicules[A 11] présentes sur le pénis du mâle (et orientées vers l'arrière) raclent les parois duvagin de la femelle. Cette stimulation du vagin est nécessaire pour déclencher l'ovulation chez la chatte[85]. À chaque pénétration, la chatte émettra un nouvelovule, ce qui explique pourquoi les chatons d'une même portée peuvent être de pères différents[86].
Deshybridations sont possibles entre le chat domestique et lechat forestier (à ne pas confondre avec leschats harets), chat sauvage autochtone d'Europe[87],[88] protégé par laConvention de Berne et qui n'a jamais été domestiqué. On s'attend à ce que ce phénomène soit de plus en plus fréquent avec lafragmentation des forêts et une pénétration plus forte des chats domestiques, et il pourrait être une source de « pollution génétique[89] » et de propagation dezoonoses et de virus[90] ou autres pathogènes et parasites félins[88].
Gestation et mise bas
Radiographie d'une chattegravide (à environ un mois et demi de gestation). L'image montre cinqfœtus de chatons, de tailles similaires.Quatre chatons d'une portée.
Lagestation dure 63 à 65 jours et une portée compte en moyenne quatre à cinqchatons, le maximum étant de huit[84]. Le ventre de la chatte commence à gonfler vers quatre semaines de gestation. À environ 35 jours, lesmamelles de la femelle grossissent et rosissent. À sept semaines, elle commencera à chercher un endroit calme et convenable pour mettre bas (voir photographie ci-contre)[91].
Environ vingt minutes après sescontractions, la chatte met bas son premier chaton, puis, en général, les autres chatons arrivent toutes les quinze minutes.
Les chatons arrivent dans une poche ; la chatte lave immédiatement ses petits à coups de langue pour stimuler leur première inspiration. Ensuite, elle mange leplacenta, qui est très nutritif, et coupe lecordon ombilical[91].
Éducation des chatons
Lorsque les chats vivent en groupe, il y a une synchronisation de l'œstrus entre les femelles du groupe. Ceci favorise les naissances synchronisées et permet un élevage communautaire des jeunes. L'élevage communautaire est important car en cas de disparition d'une des mères, les chatons orphelins sont élevés par les autres femelles[45]. De nombreux cas ont montré que, chez le chat domestique, l'élevage des chatons orphelins peut être la tâche d'une chatte ou d'un chat stérilisé. La synchronisation de l'œstrus permet donc juste l'allaitement par des femelles elles-mêmes allaitantes. Selon N. Magno, psychologue et passionnée d'éthologie, le comportement maternel est indépendant deshormones ovariennes ; il peut être stimulé par une forte chute du niveau d'œstrogène et deprogestérone, qui se produit après la stérilisation comme après la mise bas[92].
Le chaton naît aveugle (les yeux fermés) et sourd et pèse de 100 à 110 g[84] ; lorsqu'il ouvre les yeux, à l'âge de huit à douze jours, ils sont de couleur bleue jusqu'au changement définitif (vers deux mois)[93]. Tous les chatons naissent avec des rayures fantômes qui disparaissent peu à peu avec la pousse du poil[47]. La chatte apprend aux chatons à se laver, se nourrir, etc. À quatre semaines, elle leur apporte leur première proie vivante, puis à cinq semaines, elle leur apprend les rudiments de la chasse[47]. L'émancipation se produit entre huit et douze semaines, mais la séparation de la famille se déroule à l'âge de six à8 mois[94].
Chatte et sa portée.
Chaton âgé de trois heures.
Chaton âgé d'un mois.
Chaton âgé de six semaines.
Stérilisation
La stérilisation est uneopération chirurgicale destinée à empêcher lareproduction de l'animal. Chez le mâle, elle est appeléecastration et consiste en l'ablation destesticules. Chez la femelle, la stérilisation est effectuée par l'ablation desovaires : l'ovariectomie. Les chats peuvent aussi être stérilisés par sectionnement ducanal déférent chez le mâle, ou destrompes chez la femelle[95].
Outre l'arrêt de la reproduction (limitation de la taille de population), la stérilisation modifie le comportement et la physiologie de l'animal. Chez le mâle, une stérilisation précoce (avant lapuberté) limite le comportement territorial et diminue la tendance au marquage (urine, griffades). Les chaleurs des femelles s'arrêtent. Les changements hormonaux accompagnant la stérilisation peuvent provoquer une prise de poids car les besoins énergétiques sont réduits[96]. Comme le chat est encore en pleine « adolescence », il faut limiter le développement descellules graisseuses. Si le chat est trop nourri au regard de ses nouveaux besoins, leur nombre aura tendance à augmenter. C'est pourquoi il est fortement recommandé de surveiller le régime alimentaire du chat stérilisé (mâle ou femelle) pendant les trois mois qui suivent l'intervention. Ainsi, à l'âge adulte, les risques d'obésité féline deviendront minimes[97].
Pour les femelles, la prise de pilules ou des piqûrescontraceptives, qui bloquent le cycle de reproduction et fait disparaître les chaleurs, sont parfois utilisées comme une alternative à la stérilisation chirurgicale. Les injections, quant à elles, permettent de stériliser provisoirement une femelle sur de plus longues périodes. En général, leurs effets s'étalent sur trois mois lors de la première injection, puis sur cinq mois si l'on poursuit régulièrement le même traitement. Étant incompatibles avec un état de gestation, elles doivent être administrées de préférence en dehors des périodes de chaleurs, sous peine de risques d'infections. Ces méthodes de contraception sont soupçonnées d'avoir des effets secondaires comportementaux etcancérigènes[98].
Le chat domestique a unelongévité atteignant régulièrement 12 à 18 ans[84].Creme Puff (3 août1967 au 6 août2005), qui mourut à l'âge de38 ans et3 jours, est le plus vieux chat jamais enregistré, selon l'édition 2007 dulivre Guinness des records ; il vivait avec son propriétaire, Jake Perry, àAustin,Texas,États-Unis[99]. Le précédent record était antérieurement détenu par Puss, chat tigrébritannique mort en1939 à l'âge de36 ans[24].
Desectoparasites, comme à d'autres carnivores, peuvent leur transmettre un petitténia (Dipylidium caninum)[100] ; en particulier,Ctenocephalides felis, unepuce plus spécifique aux félidés. Le chat peut également être touché par d'autres espèces de puces[réf. nécessaire]. Des traitements antipuces à base d'imidaclopride et deperméthrine existent et sont efficaces. Cependant, ces molécules représentent une menace sérieuse pour les oiseaux qui utilisent les poils du chat pour confectionner leur nid, ce qui intoxique leurs oisillons et les tue[101].
Felicola subrostratus est une espèce depou spécifique infectant principalement les animaux âgés.
Quelques espèces detiques peuvent infecter les chats bien qu'ils soient plus rarement touchés que les hommes ou les chiens.
Les parasites internes sont moins spécifiques. Concernant lesparasites intestinaux, les chats comme les chiens peuvent être affectés par desvers plats, ditscestodes (comme les ténias), ou des vers ronds, ditsnématodes, principalement lesankylostomes et lesascaris - lestrichuris affectant les chiens mais non les chats[102].
Lesmaladies propres au chat sont courantes chez les individus vivant à l'extérieur. Le risque qu'ils les contractent peut être minimisé de manière très importante en procédant à leurvaccination, à leurstérilisation et en restreignant leurs accès à l'extérieur. Certaines maladies du chat sont deszoonoses, c'est-à-dire qu'elles sont transmissibles à l'homme.
À l'occasion demorsures ou degriffures, certaines maladies très sévères peuvent survenir, via la transmission de germes.
Uneméta-analyse, publiée en 2023, portant sur 17 études de qualité variable, indique un risque accru deschizophrénie chez les propriétaires de chats. Les chercheurs australiens précisent avoir travaillé à partir d'étude cas-témoins et que des recherches plus approfondies doivent être menées. Une étude de 1995 supputait déjà ce risque de schizophrénie en suggérant que le parasiteToxoplasma gondii, qui peut se transmettre par morsure ou excréments, puisse en être la cause, mais sans en apporter la preuve[107].
Obligations légales en Europe
Comme tous les carnivoresdomestiques de compagnie le chat doit posséder unpasseport européen pour voyager[108] et pour cela êtrevacciné, examiné et identifié. Les animaux de compagnie, et notamment les chats, ne peuvent être vendus à des mineurs de moins de 16 ans, sauf avec l'accord exprès du responsable parental[109].
En Belgique
En Belgique, l'oreille coupée prouve qu'un chat errant a été stérilisé[110],[111].
Lors de la vente d'un chat domestique :
l'animal doit être âgé d'au moins huit semaines (les éleveurs et diversesassociations félines conseillent également d'attendre l'âge de trois mois) ;
si l'animal est un chat de race, il doit posséder unpedigree ou avoir fait l'objet d'une demande ;
contrat de vente avec garanties pour les chats de race ;
Depuis 2018, tous les chats sans exception doivent être stérilisés avant l'âge de cinq ou six mois selon lesRégions. « C'est une question de bien-être animal », ditCéline Tellier (ministre wallonne de l'Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal) « ça réduit le nombre d'euthanasies ». La ministre avoue toutefois que c'est très difficile à contrôler (« on ne peut pas mettre un policier derrière chaque chat ») et qu'il y a toujours énormément de chats errants[113].
Lapuce sous-cutanée électronique, comme letatouage, permet d'attribuer au chat un numéro identifiant unique.
Lors de la vente d'un chat domestique :
l'animal doit être âgé d'au moins8 semaines (les éleveurs préconisent d'attendre l'âge de3 mois pour une meilleure socialisation) ;
identification de l'animal partatouage (à partir du, celui-ci n'est cependant plus suffisant[114]) outranspondeur (puce sous-cutanée électronique), obligatoire même en cas de don ;
si l'animal est un chat de race, il doit posséder un pédigrée ou avoir fait l'objet d'une demande ;
contrat de vente ou facture pour les professionnels ;
Divagations de l'animal :« Est considéré comme en état de divagation tout chat non identifié trouvé à plus de deux cents mètres des habitations ou tout chat trouvé à plus de mille mètres du domicile de son maître et qui n'est pas sous la surveillance immédiate de celui-ci, ainsi que tout chat dont le propriétaire n'est pas connu et qui est saisi sur la voie publique ou sur la propriété d'autrui[116] ». Il peut alors être capturé et conduit en fourrière[117] pour être placé oueuthanasié à moins d'être réclamé et identifié par son propriétaire dans les huit jours qui suivent[118].
En Suisse
EnSuisse, le propriétaire d'un chat domestique doit faire en sorte que son animal ait des contacts quotidiens avec des êtres humains ou un contact visuel avec des congénères. Les chats domestiques ne peuvent être détenus enenclos que pour des durées passagères et doivent pouvoir en sortir au moins cinq jours par semaine ; de plus, les dimensions de cet enclos sont réglementées[119].
Il est recommandé que le chat soit également vacciné contre letyphus, lecoryza et laleucose féline, et qu'il ait été régulièrementvermifugé depuis l'âge de trois à quatre semaines.
Histoire
Histoire de la classification
Dans sonHet Leven der Dieren Zoogdieren,Brehm désigne le Chat domestique commeFelis maniculata domestica.
Sa première description parCarl von Linné en 1758 est en tant qu'espèceFelis catus dans la trentième édition deSystema naturae[A 12]. Le chat domestique a pris tantôt le statut d'espèce, tantôt celui desous-espèce duchat sauvage (Felis silvestris) et de nombreuxsynonymes de l'un ou l'autre des termes ont existé. LeChat sauvage (Felis silvestris) a ainsi parfois été considéré comme une sous-espèce deFelis catus étant donné l'antériorité du nom de Linné[120]. Mais en 2003, laCommission internationale de nomenclature zoologique a fixé le nom du Chat sauvage àFelis silvestris[121]. Une population de laTranscaucasie a été nomméeFelis daemon(Satunin 1904) mais elle est aujourd'hui considérée comme appartenant au Chat domestique[122].
Des études génétiques récentes montrent que le Chat domestique est bien issue deFelis silvestris issu duChat sauvage d'Afrique, mais une convention de l'ICZN autorise l'utilisation du premier synonyme senior proposé (Felis catus) pour les animaux domestiques[121],[123]. LaCat Classification Task Force de l'UICN, chargée de réviser la classification desfélidés, recommande en 2017 de suivre l'avis de l'ICZN et de considérer le Chat domestique comme une espèce à part entière[124].
Évolution de l'espèce
Diversité du genreFelis.
La lignée dugenreFelis diverge de celle des genresOtocolobus etPrionailurus il y a environ 6,2 millions d'années. L'ancêtre commun du genreFelis date d'il y a environ 3,4 millions d'années. Ces petits félins s'adaptèrent a un habitat varié, se répandant sur toute la surface du globe (excepté l'Australie où le chat domestique fut introduit par les colons :chats harets). Le chat, au sens plus courant, est typiquement devenu leFelis silvestris (Chat sauvage commun), dont on distingue leFelis silvestris silvestris (Chat européen), leFelis silvestris libyca (Chat sauvage africain) et leFelis margarita (Chat des sables).
Il est impossible d'établir précisément le moment où le chat, ou du moins l'un de ces félins, a été domestiqué, alors même que sa classification en espèces et sous-espèces reste controversée, et compliquée par ladomestication et lemarronnage. Ladomestication par l'homme notamment duFelis silvestris silvestris (Chat domestique (Felis silvestris forma catus) encore appelé Chat de maison,Chat de gouttière) fut probablement tardive, vu son comportement indépendant, du moins n'apparaît-il jamais dans les peintures préhistoriques.
En 2006, des travaux effectués sur leschromosomes sexuels et l'ADN mitochondrial de toutes les espèces de félins, conjugués à des recherchespaléontologiques, ont révélé que l'ancêtre commun du genreFelis vivait il y a 3,4 millions d'années, auPliocène, dans les déserts et les forêts denses dubassin méditerranéen[125]. Une autre étude moléculaire menée sur 979 individus (chats des sables, chats sauvages de différentes sous-espèces et chat domestique) en 2007 a permis de montrer les liens proches entre le chat domestique et lechat ganté (Felis silvestris lybica), une sous-espèce qui aurait divergé il y a environ 130 000 ans[126].
Les premières découvertespaléontologiques situaient les premiers foyers de domestication du chat enÉgypte, vers2000av. J.-C., mais la découverte en2004, par une équipe d'archéo-zoologie des restes d'un chat aux côtés de ceux d'un enfant dans une sépulture àChypre repousse le début de cette relation entre9000 et 7500av. J.-C. Le chat découvert présente unemorphologie très proche du chat sauvage d'Afrique, sans les modifications dusquelette dues à ladomestication : il s'agissait d'un chat apprivoisé plutôt que domestiqué. La cohabitation des chats et des hommes est probablement arrivée avec le début de l'agriculture : lestockage du grain a attiré lessouris et lesrats, qui ont attiréles chats, leursprédateurs naturels[127],[128].
L'étude menée par Carlos Driscoll sur 979 chats a permis de déterminer l'origine probable du chat domestique : c'est dans leCroissant fertile que félins et hommes auraient noué contact. Cinqdomestications différentes du Chat ganté eurent lieu entre et[125]. Le chat domestique n'est pas la seule espèce parmi lesFelinae utilisée commeanimal de compagnie, leChat ganté[129] et leJaguarondi[130] sont ou ont été apprivoisés eux aussi pour chasser les souris et les rats.
Une étude effectuée en 2017 par deux chercheurs de l'institut Jacques-Monod et publiée par la revueNature Ecology and Evolution confirme l'ascendancelybica et le rôle de l'apparition de l'agriculture dans la domestication du chat[131],[132].
L'évolution des chats domestiques dirigée par l'homme, en tant qu'animaux de compagnie, auxiliaires utiles, puis aujourd'hui sélection dePedigrees, a conduit à unecinquantaine de races. L'évolution a croisé d'autres voies non naturelles, comme pour le chatBengal (croisé d'un chat commun avec lechat léopard du Bengale,Prionailurus bengalensis), ou naturelles pour des chats d'autres genres queFelis (Chat de Temminck,Catopuma temminckii ;Chat à tête plate,Prionailurus planiceps).
La déesse nordiqueFreyja dans son char tiré par ses chats,Nils Blommér, 1852.
Les Égyptiens de l'Antiquité divinisent le chat sous les traits de la déesse protectriceBastet, symbole de la fécondité et de l'amour maternel, dont le culte se situe principalement dans la ville deBubastis. Les archéologues ont découvert de très nombreusesmomies de chats qui montrent à quel point les Égyptiens les vénèrent ; on peut voir ces momies, entre autres, àParis (musée du Louvre), àLondres (British Museum) ou auCaire (Musée égyptien du Caire)[133].
En guise d'animaux chasseurs de rongeurs, laGrèce antique ne connaît longtemps que lesmustélidés (furets etbelettes). Ce sont lesPhéniciens qui volent aux Égyptiens quelques couples de leur animal sacré pour les revendre aux Grecs.Aristophane cite même la présence d'un marché aux chats àAthènes[133],[A 13].
LesRomains, en revanche, vouent une passion aux gros animaux agressifs, et plus tardivement au chat : d'abord réservé aux classes aisées, l'usage de posséder un chat se répand dans tout l'Empire et dans toutes les couches de la population,défendant les récoltes et les greniers contre la menace desrongeurs habituels, et assurant la dispersion de l'animal dans toute l'Europe[133]. Mais ces mêmes Romains, afin d'éviter que lazoolâtrie égyptienne ne gagne les terres de l'Empire, donnent au chat une réputation sulfureuse en l'associant à laluxure, comme l'attestent lesgraffitis obscènes delupanars dePompéi qui accolent le nom de « chatte » (felis, plus tardcatta, d'où le glissement pour désigner le sexe féminin) ou de « petite chatte » (felicula) à celui d'une prostituée[134].
Moyen Âge et Renaissance
Chatte noire.
En principe, l'image du chat est positive dans l'islam en raison de l'affection qu'éprouveMahomet, sauvé de lamorsure d'un serpent par un chat[135].
À l'inverse, le chat est satanisé dans l'Europechrétienne durant la majeure partie duMoyen Âge, manifestement en raison de son adoration passée de la part despaïens et surtout de la réflexion de la lumière dans ses yeux, qui passe pour être les flammes de l'Enfer. Dans lasymbolique médiévale, le chat est associé à la malchance et au mal, d'autant plus quand il estnoir, ainsi qu'à la sournoiserie et à laféminité. C'est un animal dudiable et dessorcières[136]. On lui attribue des pouvoirssurnaturels, dont la faculté de posséder neuf vies[133],[A 14]. Dans certaines régions françaises, la légende attribue aumatagot, un chat noir diabolique, la possibilité de rendre riche son maître en lui rapportant chaque nuit des pièces d'or[137].
Toutefois le chat est un animal courant et banal[138] tout au long du Moyen Âge et on lui reconnaît un rôleprophylactique[139]. Sa fourrure est couramment un objet de commerce[140].
Cependant, laRenaissance marque un certain retour en grâce du chat, principalement en raison de son action préventive contre les rongeurs, dévoreurs de récolte. LesGrandes découvertes et la mise au jour d'espèces exotiques jouèrent également un rôle certain. L'empereurCharles Quint emporte ainsi avec lui lors de sa retraite aumonastère de Yuste deux petits chats brésiliens qui lui ont été offerts par sa sœurCatherine de Portugal[141].
Une première tentative de réhabilitation est la célèbreHistoire des Chats : dissertation sur la prééminence des chats dans la société, sur les autres animaux d'Égypte, sur les distinctions et privilèges dont ils ont joui personnellement (1727) deFrançois-Augustin de Paradis de Moncrif. L'auteur y prend la défense du chat à travers des références historiques, notamment à l'ancienne Égypte, qui se veulent érudites et constituent en réalité unpastiche de lapédanterie[142].
La France est le pays d'Europe comptant le plus de chats en 2021[145]. Selon des études datant de 2008 en France, le chat en tant qu'animal de compagnie connaît un fort essor : alors que la population dechiens baisse de 3,3 % entre 2006 et 2008 pour arriver à 7 800 000 représentants, le nombre de chats augmente de 6,5 % dans ce même laps de temps, pour atteindre 10 700 000 animaux en 2008[146]. Leur nombre est actuellement estimé à plus de 15 millions[145].
La population française de chats issus decroisements ouchats de gouttière augmente sensiblement entre 2006 et 2008 : de 54,1 à 63,4 %[146]. 4,2 % des chats sont déclarés comme étant de pure race par leurs maîtres, toujours en 2008, dont 1,9 % avecpedigree[146]. En 2008, les trois races de chats les plus fréquentes en France sont lesiamois, lepersan et lechartreux[147].
Si la tendance est à l'augmentation du nombre de chats et à la baisse du nombre de chiens, la proportion du nombre de foyers possédant l'un ou l'autre augmente dans les deux cas : en 2006, 24,1 % des foyers possèdent au moins un chien, pour 25 % en 2008[146]. De même, pour les chats, 25,9 % des foyers en possèdent au moins un en 2006, pour 27 % en 2008[146].
En 2008, 72,2 % des chats sont stérilisés en France[146].
Cependant quelques chats se signalent par leur comportement, commeOscar, qui détecterait la mort imminente des patients d'une unité hospitalière deRhode Island,Orangey, le chat acteur,Tama, chef de gare, ou encore le chat à l'origine du nom de larue du Chat-qui-Pêche, à Paris.
Superstitions
Chat officiel sur un bâtiment de guerre de laRoyal Navy britannique (1942), totalisant 30 000 milles marins à son actif.
AuJapon, le chat est unporte-bonheur au travers desManeki-Neko, cestalismans représentants un chat avec la patte derrière l'oreille[148]. Diverses légendes attribuent aux chats le pouvoir de prédire letemps qu'il fera : enThaïlande, la bienveillance du dieuIndra est demandée au travers d'un rituel consistant à asperger d'eau un chat dans une cage, promenée autour du village[149]. Les chats pourraient aussi prévoir lesséismes. On lui associe aussi le chiffreneuf : lessorcières pouvaient se changer en chat neuf fois, le chat aurait neuf vies[149] et pourrait avoir neuf propriétaires différents, le dernier étant emporté enenfer[150] ; enfin, citons ce fouet de marine : lechat à neuf queues.
Ils pouvaient également participer à leur propresabbat des chats où les chats du voisinage répondaient à l'appel duDiable pour une réunion desorcellerie animale, à l'instar dusabbat des sorciers. Lors de la cérémonie, on racontait que les chats-sorciers agissaient, chantaient et parlaient comme des hommes, tout en célébrant leur maître diabolique. Le malheur attendait les passants imprudents qui auraient été témoins de la scène. Cette tradition était surtout répandue dans le centre et l'ouest de laFrance[151].
Profil d'un chat noir.
En Europe, le chat est le représentant dudiable auMoyen Âge, ou est offert par celui-ci pour enrichir sonpropriétaire, comme la légendeprovençale desmatagots qui ramènent unepièce d'or chaque matin[152]. Le chat amène aussi lessorcières ausabbat sur leur dos ; celles-ci peuvent aussi se jucher sur deschars tirés par des chats[152], de la même manière que ceux de ladéesse nordiqueFreya. De nombreux sorciers prennent la forme de chat durant leur réunion : c'est ce que reconnurent les sorciers duVernon lors de leurprocès en1566[153].
Le chat noir est particulièrement sujet auxsuperstitions etcroyances. EnFrance, lenoir et lerouge représentent les couleurs du diable ; aussi leschats noirs étaient-ils souvent rejetés de peur qu'ils n'attirent le malheur. Au contraire, auRoyaume-Uni, croiser un chat noir porte bonheur[149].
Lesblasons comportant des chats sont rares, mais ils existent : ci-contre, celui de la commune tessinoise deSobrio(de gueules au chat assis d'argent). On trouvera à l'articleChat (héraldique) quelques autres exemples de chats, principalement en héraldique familiale.
Regard des peintres et sculpteurs
Perronneau :Magdaleine Pinceloup de La Grange.Léon Huber, peintre réaliste spécialisé dans la représentation des chats.Charles van den Eycken (1859-1923), peintre belge spécialisé dans la représentation des chats.
EnEurope, le chat a mis longtemps à conquérir sa place dans le monde artistique. À partir duXVIIe siècle, il apparaît de-ci de-là dans lapeinture française,flamande,anglaise ouitalienne, mais le plus souvent comme un élément du décor et généralement dans une scène de cuisine où il joue le rôle d'un voleur de nourriture. Le tableau le plus célèbre, en ce sens, est sans douteLa Raie deChardin, avec le chat arc-bouté sur la table. Il faudra attendre des œuvres commeLa Fillette au chat,La Petite Fille au chat ou lePortrait de Magdaleine Pinceloup de La Grange, deJean-Baptiste Perronneau[A 16], pour qu'il figure au premier plan d'un tableau, ne serait-ce qu'en tant que sujet secondaire.
Le peintre anglaisLouis Wain s'est quant à lui spécialisé dans la représentation des chats, de manières différentes au long de sa carrière : au début de celle-ci, les chats étaient, à la manière des écrits deJean de La Fontaine, représentés avec des comportements humains. Wain s'est ensuite intéressé au chat en lui-même par des portraits, qui sont devenus de plus en plus abstraits, au fur et à mesure que laschizophrénie de l'artiste s'aggravait.
L'apparition du chat dans la littérature fut d'abord discrète. Peu aimé auMoyen Âge, où on ne lui confère guère que l'utilité de chasser les souris, les écrits le concernant reflètent les idées de l'époque. AuIXe siècle,Hildegarde de Bingen, dans sonLivre des subtilités des créatures divines lui consacre un paragraphe bref et peu élogieux :« Au plus fort des mois d'été, […] le chat demeure sec et froid. Le chat ne reste pas volontiers avec l'homme, excepté celui qui le nourrit »[158]. Le célèbreRoman de Renart a laissé l'image de Tibert le chat, tout aussi rusé et hypocrite que Renart, mais aimé par Noble, le lion[158].
Dans lesfables, le chat garde une image d'animal malin maisprofiteur.Raminagrobis[A 18] est un chat gras et bien nourri que l'on trouve dans lesFables de La Fontaine, tout commeRodilardus ouRodilard[A 19], repris parRabelais. Le chat est souvent mis en scène avec dessouris ou desrats, dont il est le chasseur. Son comportement profiteur et sa malice sont mises en valeur par des compères aussi rusés que lui, comme lesinge ou lerenard[A 20].
Dans lescontes, le chat a une image plus mystérieuse. Ainsi, dansLes Contes du chat perché deMarcel Aymé,Alphonse dans le conte intituléLa patte du chat, peut faire pleuvoir en passant sa patte derrière l'oreille. DansLes Aventures d'Alice au pays des merveilles, lechat du Cheshire apparait et disparait par morceaux mystérieusement, en laissant flotter sonsourire. Quant auchat botté, il est l'héritage bienheureux que lègue lemeunier à son troisième fils et qui rend son maître riche par la ruse[A 21]. On retrouve ce même personnage au côté de laChatte Blanche dans l'acte III du balletLa Belle au bois dormant, Chatte Blanche qui dans le conte du même nom est en réalité une princesse prisonnière de sa forme animale.
Nouvelles et romans
Je suis un chat(吾輩は猫である,Wagahai wa neko de aru?) parSōseki Natsume (1906).
Le chat peut aussi êtredétective commeKao K'o Kung etYom-Yom, deux chatssiamois mis en scène dans une série de romans deLilian Jackson Braun ou encoreFrancis, le chat détective deAkif Pirinçci, dont la série de romansFélidés,Chien méchant,Francis et les chats sauvages aborde des problèmesphilosophiques ouéthiques.
Dans les universmédiévaux-fantastiques, on trouve parfois des raceshybrides dont les caractéristiques sont à la fois humaines et félines. Ce phénomène est particulièrement marqué dans lesmangas,anime et autresjeux vidéo japonais, qui comportent assez souvent un personnage de jeune fille-chat, lanekomimi ounekomusume.
Art Spiegelman transpose le récit autobiographique de son père dans un univers animalier, où lesnazis sont représentés par des chats et lesJuifs par des souris (Maus en allemand).
Les chats donnent également lieu à desfilms de science-fiction : dansLe Chat qui vient de l'espace deNorman Tokar, en 1978, l'arrivée sur Terre d'un chat extra-terrestre révèle la convoitise des militaires.Ma vie de chat (Barry Sonnenfeld, 2016) imagine l'esprit d'un homme prisonnier du corps d'un chat. L'animal apparaît aussi en tant que créature de films d'horreur, comme dans les adaptations du romanSimetierre deStephen Kingen 1989 puisen 2019, qui mettent en scène un chat mort-vivant maléfique[163],[161]. La comédie dramatiqueL'Incroyable Voyage, adaptée duroman éponyme, imagine en 1993 les aventures d'une chatte et de deux chiens qui entreprennent une longue route pour rentrer chez leurs maîtres[161].
De nombreuxfilms d'animation mettent en scène des chats.Les Aristochats desstudios Disney, sorti en 1970, montre un miroir des relations entre des milieux sociaux différents par la rencontre entre un groupe de chats vivant dans une famille riche et un chat vagabond. Autre dessin animé des studios Disney moins connu,Oliver et compagnie, sorti en 1988, est une adaptation libre du romanOliver Twist deDickens. Dans l'intervalle, en 1972,Ralph Bakshi a subverti la figure du chat en animation avecFritz le chat[161], film d'animation pour adultes qui évoque plusieurs problèmes de société aux États-Unis et contient assez d'éléments sexuels pour devenir le premier film d'animationclassé X. Quelque temps après, les chats investissent le genre de lafantasy à la faveur du filmShrek 2 des studiosDreamworks, où apparaîtle Chat potté, parodie du personnage du conte duChat botté. Le personnage a droit à son propre film,Le Chat potté, en 2011. Plusieurslongs-métrages adaptent des bandes dessinées (Garfield,Peter Hewitt, 2002 ;Catwoman dePitof en 2004) ou portent sur le grand écran des personnages de séries télévisées (Tom et Jerry, le film,Phil Roman, 1992)[161].
Le cinéma d'animation japonais donne une place notable aux chats. En 1985,Train de nuit dans la Voie lactée deGisaburō Sugii adapte librement la nouvelle deKenji Miyazawa en faisant de tous les personnages des chats.Si tu tends l'oreille deYoshifumi Kondo, produit par lestudio Ghibli en 1995 d'après le manga d'Aoi Hiiragi, montre une jeune fille qui suit un chat dans les rues et découvre ainsi une mystérieuse boutique d'antiquités où l'attend une statuette en forme de chat anthropomorphe vêtu comme un dandy, le Baron, qui lui inspire des aventures oniriques. Une suite,Le Royaume des chats deHiroyuki Morita, imagine en 2002 de nouvelles aventures du Baron dans un monde parallèle où vit le roi des chats. En 2012,Budori, l'étrange voyage, réalisé parGisaburō Sugii d'après une nouvelle deKenji Miyazawa, met en scène un monde merveilleux peuplé de chats. Le cinéma d'animation chinois laisse également une place aux chats avecOscar et le monde des chats de Gary Wang (2018)[161].
Georges Brassens était un amoureux des chats, il en possédait neuf lorsqu'il vivaitImpasse Florimont à Paris. Il leur dédia plusieurs vers dont ceux-ci dans sa chansonLe Testament :
Qu'il boive mon vin, qu'il aime ma femme, Qu'il fume ma pipe et mon tabac, Mais que jamais, mort de mon âme, Jamais il ne fouette mes chats ; Quoique je n'aie pas un atome, Une once de méchanceté, S'il fouette mes chats, y'a un fantôme Qui viendra le persécuter.
Jeux
Jeux traditionnels
Le chat est au cœur de l'imaginaire duchat perché, jeu enfantin traditionnel où un enfant en poursuit d'autres comme un chat poursuit les souris.
Jeux de rôles sur table
Au moins deuxjeux de rôles sur table proposent de jouer des chats. Le premier porte le titre de « Cat », deJohn Wick. Les chats y combattent les terriblesboggins qui se nourrissent des rêves et des âmes des humains[166]. Sous-titré « A little game about little heroes » ce jeu en anglais propose de nombreuses informations véridiques sur les chats mais également un cadre de jeu sans fin puisqu'une partie des scénarios peut se dérouler dans le monde des rêves.
Malgré un titre anglophone, « Cats! The Masquerade » est un jeu de rôles français. Dans ce jeu, les chats constituent la première espèce intelligente apparue sur Terre, bien avant les humains qu'ils ont créé pour être leurs serviteurs. Malgré leurs immenses pouvoirs, les chats ont perdu leur prééminence et doivent désormais survivre dans un monde qui leur est hostile. « Cats » propose également de jouer unBastet, un corps humain dans lequel est emprisonné l'esprit d'un chat[167].
Il existe plusieurs jeux de sociétés tournant autour de l'univers des chats ; le plus célèbre est sans douteExploding Kittens, un jeu d'ambiance déjanté. On peut également noter Calico ou l'Île des chats.
L'ouvrage le plus célèbre sur le sujet :Le Mystère des chats peintres (1995) (Why cats paint)[169], de Burton Silver et Heather Buch, a connu une renommée internationale. Au départ conçu comme une vaste parodie critique de l'art contemporain (on y voit des photos de canapés éventrés et de souris mortes exhibées comme créations plastiques…), ce livre trop bien conçu est devenu référence en ce domaine. L'art félin est devenu un thème sérieux. Burton Silver estparodiste, caricaturiste et critique d'art ; Heather Buch, peintre et photographe.Why cats paint est le pendant deWhy paint cats[170],[171] (Pourquoi peindre les chats), suivi quelques années plus tard parDanse avec les chats[172] (Dancing with cats) qui connut aussi un immense succès. Selon les éditeurs (quatrième de couverture) :« De plus en plus de personnes, dans le monde entier, se laissent séduire par cette extraordinaire méthode de canalisation de l'énergie féline… ».
Lesproverbes etidiotismes liés au chat se comptent par dizaines enlangue française, soit qu'ils mettent en scène l'animal lui-même (qui court vite, dort beaucoup et chasse les souris) ou mette en avant une de ces caractéristiques (« Avoir des yeux de chat », par exemple), soit que le terme de « chat » désigne l'homme, qui s'identifie alors au félin. La plupart de ces dictons datent de plusieurs siècles ; certains remontent même auMoyen Âge.
Recherche scientifique
Bien qu'il ne soit pas un organisme aujourd'hui très répandu dans la recherche scientifique, le chat a notamment servi de modèle pour l'étude des systèmes sensoriels et lesneurosciences en raison de ses sens développés, sa motricité fine et sescapacités cognitives. Souffrant de pathologies analogues aux pathologies humaines, il présente également un intérêt dans d'autres domaines d'applications, commel'immunologie[173].
Intérêts et qualifications au titre d'organisme modèle
Contrairement auxorganismes modèles communément utilisés en recherche, le chat remplit peu de ses critères de choix. Son élevage requiert de l'espace et beaucoup de soins, son cycle de vie est long (12 à 18 ans[174]) et sa descendance limitée (4 à 5 chatons en moyenne par femelle[174]).
Il possède toutefois un certain nombre de spécificités présentant un intérêt biologique pour la recherche. Le chat a, en effet, une durée de vie plutôt longue au contraire des organismes modèles communs, ce qui en fait un bon modèle pour l'étude du vieillissement et des pathologies à développement long, d'autant qu'il possède de nombreuses fonctions cellulaires communes avec l'humain[175]. Le chat est également touché par des pathologies ou affections analogues à celles affectant l'humain, telles que certaineszoonoses,l'immunodéficience (VIF), le lupus, laleucémie, lediabète sucré, lacataracte, leglaucome, ou encore lamaladie d'Alzheimer[176]. Leurs similarités en termes de présentations clinique et biologique font du chat domestique un modèle pertinent pour l'étude de ces pathologies, parfois difficiles à induire et reproduire fidèlement chez d'autres organismes modèles[173].
Le chat présente également un intérêt pour larecherche fondamentale, notamment enneurosciences. Il a principalement servi de modèle pour l'étude des systèmes sensoriels en raison de son audition aiguë, son excellente vision, son équilibre très développé et sa perception spatiale.L'anatomie de son système sensoriel est l'une des plus connues des animaux. Le chat est également doté decapacités cognitives et d'une mémoire développées, souvent mises à profit en laboratoire dans des tests d'apprentissage dont les résultats ont été utilisés pour le développement de pratiques éducatives humaines.
Le chat domestique a historiquement été largement utilisé enneurosciences et a servi d'organisme modèle dans plusieurs études ayant permis de mettre au jour un certain nombre de mécanismes fondamentaux ducerveau comme le rôle ducorps calleux dans le transfert interoculaire observé par R.E. Meyers en 1956[177], et l'indépendance deshémisphères cérébraux observé parR. Sperry de 1961 à 1968[178],[179],[180]. Il est également au cœur de l'étude du développement et fonctionnement du système visuel parD. Hubel[181], travail pour lequel il reçoit lePrix Nobel de Médecine en 1981, et de l'étude des circuits neuraux en lien avec la localisation des sons[182],[183],[184],[185] dont les résultats ont servi pour la recherche sur lesimplants cochléaires.
Immunohématologie et virologie
Plusieurs infections observées naturellement chez le chat en ont fait un modèle d'étude expérimental pour la recherche sur des pathologies humaines analogues.
Virus de l'immunodéficience féline et virus de l'immunodéficience humaine
L'immunodéficience causée chez le chat par levirus de l'immunodéficience féline (FIV) est considérée comme l'un des modèles naturels les plus pertinents de l'infection auVIH[187]. Il a pour avantages de présenter des similitudes virales (lentivirus, tropisme tissulaire et cellulaire, similarités génétiques), pathogéniques et symptomatologiques avec ce dernier, mais également d'être facile à induire et suivre expérimentalement. [1] Les chatsséropositifs peuvent donc être utilisés comme modèles pour l'étude de traitements antiviraux contre leVIH, mais également devaccins, comme il en existe déjà pour leFIV[188].
Helicobacter felis et Helicobacter pylori
H. felis, naturellement présent chez le chat, reproduit fidèlement toutes les lésions observées chez l'humain à la suite d'une infection parH. pylori, à l'exception desulcères[189]. Cette espèce est responsable de lésions de la muqueuse gastrique pouvant évoluer vers unegastrite, des ulcères peptidiques puis uncarcinome gastrique. En raison des similarités morphologiques et pathogéniques entreH. felis etH. pylori, ainsi que la possibilité pour le chat d'être également infecté parH. pylori[190], le chat constitue un modèle pertinent pour l'étude expérimentale des infections àHelicobacter[189].
Chirurgie
Le chat a été au cœur de plusieurs expériences d'A. Carrel surl'hétérotransplantation de vaisseaux sanguins. Son but était de vérifier si les vaisseaux canins transplantés, malgré l'action toxique du sang du chat, pouvaient s'adapter et prendre le relais des vaisseaux retirés. Ses expériences ont notamment permis de conclure que des organes pouvaient être retirés puis réattachés, et que la transplantation entre animaux pouvait conduire à desrejets du greffon[191],[192].
Chiffres
En France
D'après leMinistère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, les chats représentaient 0,05% (soit 1018 chats)[193] des animaux utilisés à des fins scientifiques dans des établissements français en 2021, 0,1% en 2022 (soit 1127 chats)[194] et 0,05% en 2023 (soit 951 chats)[195].
Comme pour toutorganisme vivant, l'utilisation de chats dans des projets de recherche en France est encadrée par la section 6 duCode rural et de la pêche maritime dédiée à l'« Utilisation d'animaux vivants à des fins scientifiques » (articles R214-87 à 138) qui concerne tout animalvertébré oucéphalopode vivant « utilis[é] ou destin[é] à être utilis[é] dans des procédures expérimentales telles que définies à l'article R. 214-89, ou […] élev[é] pour que [ses] organes ou tissus puissent être utilisés à des fins scientifiques » jusqu'à sa mise à mort, son placement dans un système d'élevage approprié ou sa libération dans un habitat approprié[196].
Origine, identification et traçabilité
Dans le cadre de leur utilisation dans des projets de recherche, les chats doivent, soit avoir été élevés à cette fin, soit provenir d'éleveurs ou fournisseurs agréés (Article R214-90). Les chats errants ou vivant à l'état sauvage ne peuvent pas être utilisés dans des procédures expérimentales sauf dérogation exceptionnelle (Article R214-91)[196].
Les chats doivent être identifiés par un marquage individuel et permanent. Les établissements utilisateurs, éleveurs ou fournisseurs sont tenus de conserver les informations relatives à chaque individu pendant au moins trois ans après sa mort ou son placement. En cas de placement, les informations utiles sur ses antécédents médicaux, sanitaires et comportementaux doivent être fournis avec l'animal (Article R214-96)[196].
Le placement des chats utilisés dans des procédures expérimentales, peut être autorisé par le préfet du département du lieu du placement, si « l'état de santé de l'animal, certifié par un vétérinaire, le permet », « s'il n'existe aucun danger pour la santé publique, […] animale et l'environnement » et « des mesures appropriées aient été prises pour préserver son bien-être ». Un programme de placement assurant la socialisation des chats à placer est nécessaire (Article R214-112)[196]. Plusieurs associations françaises, commeGRAAL ou laSPA, font le lien entre laboratoires et particuliers en proposant ou facilitant l'adoption d'anciens animaux utilisés dans des projets de recherche[197].
Hébergement, entretien et soins
Les responsables et le personnel des établissements utilisateurs, éleveurs et fournisseurs sont tenus de veiller à ce que tous les chats « bénéficient d'un logement, d'un environnement, d'une alimentation, d'un apport en eau et de soins appropriés à leur santé et à leur bien-être ». La capacité d'un individu à satisfaire sesbesoins physiologiques etéthologiques doit être au minimum restreinte et ses conditions d'élevage, de détention et d'utilisation élevés doivent être quotidiennement vérifiées. Les conditions de transports doivent également être appropriées. Dans le cas d'une anomalie, douleur, souffrance, angoisse ou dommage durable pouvant être évité, des mesures doivent être prise le plus rapidement possible pour y mettre fin (Article R214-95)[196].
Un vétérinaire sanitaire compétent pour les chats doit être désigné par l'établissement. Ce dernier est chargé de conseiller sur lebien-être et le traitement des animaux (Article R214-102)[196].
Mise à mort
La mise à mort doit être effectuée « en limitant le plus possible la douleur, la souffrance et l'angoisse de l'animal, par une personne compétente […] » (Article R214-98)[196].
« Dans la mesure du possible, la mort doit être évitée en tant que point limite de la procédure expérimentale et remplacée par des critères d'arrêt précis adaptés et dont la mise en œuvre est aussi précoce que possible. Lorsque la mort ne peut être évitée en tant que point limite, la procédure expérimentale doit être réalisée sur le plus petit nombre possible d'animaux, en réduisant le plus possible la durée, l'intensité de la souffrance et autant que possible en assurant les conditions d'une mort sans douleur. » (Article R214-107)[196]
Agréments et contrôle des établissements et procédures expérimentales
Tout établissement éleveur, fournisseur ou utilisateur doit être agréé et toute procédure expérimentale doit être menée dans un établissement agréé. La demande d'agrément doit être accompagnée d'un dossier spécifiant la vocation de l'établissement, la nature de ses installations, les espèces animales hébergées, le type de procédures expérimentales mises en œuvre et de la qualification du personnel. L'agrément est accordé pour une durée de six ans et peut être restreint ou modifié par le préfet (Article R214-99 et Article R214-100). Le personnel doit être en nombre suffisant et avoir les qualifications appropriées requises. Au moins une inspection par an doit être réalisée dans les établissements détenant des chats[196].
Les projets de recherche impliquant l'utilisation de n'importe quel animal doivent faire l'objet d'une évaluation éthique préalable par uncomité d'éthique en expérimentation animale (Article R214-119) et d'une autorisation octroyée par leMinistre chargé de la Recherche (Article R214-122). Cette dernière ne peut être accordée qu'après évaluation positive par le comité d'éthique pour une durée maximale de cinq ans (Article R214-123)[196].
De manière générale, les procédures doivent respecter larègle des 3R (Article R214-105 et Article R214-106). Une procédure expérimentale ne doit pas être mise en œuvre si elle implique une douleur, souffrance ou angoisse à long terme impossible à soulager, sauf dérogation exceptionnelle dûment justifiée scientifiquement (Article R214-108). Toute procédure expérimentale doit être pratiquée sousanesthésie ouanalgésiques, sauf si l'administration de ces derniers est jugée « plus traumatisante » que la procédure, ou est incompatible avec sa finalité (Article R214-109)[196].
À l'issue d'une procédure expérimentale, le vétérinaire ou toute autre personne compétente décide si l'animal est gardé en vie ou mis à mort car « susceptible de continuer à éprouver une douleur, une souffrance ou une angoisse ou de subir l'effet de dommages durables […] » (Article R214-111)[196].
EnItalie, chaque année, quelque 7 000 chats seraient consommés dans les régions du nord, bien que théoriquement interdite[199].
En revanche, l'utilisation deboyaux de chat pour lecordage des raquettes de tennis est unelégende ; c'est du boyau de bœuf (bien plus abondant) qui est utilisé.
Commerce de la fourrure
Dans certains pays, lafourrure du chat fait l'objet, comme celle duchien, d'une demande importante dans les industries de lamode. De nombreusesassociations de protection des animaux condamnent l'utilisation de la fourrure des chats[22]. Elle est désormais interdite d'importation et d'exportation en Europe depuis le[200],[201].
Les mesures prises par l'Europe dans ce domaine visent à mettre fin — de façon identique dans toute l'Europe — aux abus constatés dans lecommerce des fourrures, en particulier en provenance des pays asiatiques, dont l'étiquetage est souvent mensonger (fourrure de chat ou de chien importée sous d'autres désignations, par exemple en tant que fourrure synthétique). Ces pratiques seraient en particulier le fait de laChine, qui se livrerait à l'élevage des chiens et des chats pour faire le commerce de leur fourrure à grande échelle[202].
« Le message transmis par les consommateurs européens est on ne peut plus clair. Ils estiment qu'il est inacceptable d'élever des chats et des chiens pour leur fourrure et ils refusent que des produits contenant ces fourrures soient vendus sur le marché européen. L'interdiction à l'échelle communautaire que nous proposons aujourd'hui signifie que les consommateurs auront la certitude de ne pas acheter, par mégarde, des produits contenant de la fourrure de chat et de chien[202]. »
D'après les enquêteurs dePETA-Allemagne, qui ont conduit une enquête enChine du Sud, les chiens et les chats feraient l'objet en Chine d'un commerce très important, dans des conditions particulièrement choquantes[203] :
tout d'abord, les chiens et chats, entassés à vingt dans des cages grillagées, seraient transportés ainsi par camion, chaque camion regroupant dans ces cages plus de 800 animaux, souvent blessés et affolés. Toujours selon la PETA, ce trafic concernerait des millions de chiens et chats, destinés à être tués pour leur fourrure ;
les cages seraient déchargées des camions en les jetant à terre du haut du camion sans aucune précaution, parfois de plus de trois mètres de haut, fracturant les pattes des animaux. Ceux-ci seraient dans un certain nombre de cas des animaux volés, comme l'indique le collier qu'ils portent encore ;
enfin, les peaux de ces chiens et de ces chats feraient fréquemment en Chine l'objet d'un étiquetage mensonger, générant pour le consommateur occidental le risque d'acheter sans le vouloir des vêtements en peau de chat ou de chien.
La nouvelle règlementation européenne interdit la mise sur le marché, l'importation dans laCommunauté et l'exportation depuis cette dernière de fourrure de chat et de chien et de produits en contenant, à compter du. Elle prend en compte les fraudes à l'étiquetage constatées de la part de certains pays tiers en se dotant des moyens de détection nécessaires. Selon le règlement (CE)no 1523/2007 duParlement européen et duConseil du[201] :
« lesÉtats membres doivent, avant le 31 décembre 2008, informer laCommission des méthodes de détection de fourrure qu'ils utilisent pour déterminer l'espèce d'origine de la fourrure (par exemple laspectrométrie de masseMALDI-TOF) » ;
« la Commission peut adopter des mesures arrêtant les méthodes analytiques à utiliser dans ce domaine » ;
« les États membres doivent, avant le, établir des sanctions appropriées pour veiller à ce que l'interdiction soit respectée et notifier ces dispositions à la Commission ».
Il est significatif du contexte de cette affaire que la Communauté européenne précise qu'elle adopte cette règlementation alors même que « le traité ne permet pas à la Communauté de légiférer pour répondre à des préoccupationséthiques »[A 23], et que la Commission donne à cette occasion () communication auParlement européen et auConseil, « concernant un plan d'action communautaire pour laprotection et le bien-être des animaux au cours de la période 2006-2010 [COM(2006)13 final - Journalofficiel C 49 du 28 février 2006] »[201].
Le marché de l'alimentation des chiens et chats (qui constitue le plus gros marché lié aux animaux de compagnie) a représenté en 2003 un total de 35 milliards d'USD au niveau mondial[204], dont entre 25 % et 30 % pour les États-Unis à eux seuls. Parmi les fabricants et marques les plus connues, on compteNestlé (Purina Beneful, Cat Chow, Dog Chow, Fancy Feast, Friskies, Tender Vittles),Masterfoods, filiale deMars (Cesar,Pedigree,Royal Canin,Sheba,Whiskas),Procter & Gamble (Eukanuba,Iams), ou encoreColgate-Palmolive (Hill's Science Diet)[204].
Le marché américain des aliments pour chats (environ un gros quart du total, puisqu'il était en 2002 de 4,20 milliards de USD, soit 52 % du marché des aliments pour chiens[205][réf. incomplète]) présente une forte segmentation : aliments secs, aliments en boîte, snacks pour chats, aliments semi-humides, boissons… Les aliments secs gagnent du terrain sur le marché des aliments pour chats[206].
En France, le marché des aliments pour chats est constitué pour 67 % d'aliments humides, secteur dominé parNestlé-Purina etMasterfoods ; mais ce secteur s'effrite (avec en particulier l'effondrement des marques « bas de gamme » Ronron etKitekat, deMasterfoods), et la part de marché des aliments secs pour chat (dominé par Nestlé-Purina avecFriskies et Purina one) tend à progresser[207].
Ce marché, qui regroupe l'ensemble des dépenses non alimentaires (les plus importantes étant les dépenses de santé), comprend, pour les animaux de compagnie en général[208] :
les médicaments, dont les plus importants sont lesanti-parasites (contre les puces et les tiques) ;
Les chiffres disponibles prennent en compte les différents marchés de façon globale, pour l'ensemble des animaux de compagnie. Outre les médicaments (qui incluent maintenant desanti-dépresseurs[209]), les animaux de compagnie bénéficient de soins vétérinaires.
La montée des dépenses pour les animaux de compagnie se traduit aussi par l'apparition de contrats d'assurance qui leur sont spécifiques. La Suède est très en pointe dans ce domaine, loin devant l'Angleterre ou les États-Unis, puisque, en 2005, 50 % des propriétaires suédois d'animaux de compagnie avaient une assurance pour eux, contre moins de 10 % aux États-Unis[210], représentant 0,7 milliard de dollars aux États-Unis en 2007[211]. En France, seuls 8 % des animaux de compagnie sont assurés[212].
Les chats sont susceptibles de voyager en voiture, en autocar, en train, en bateau ou en avion ; en cabine, en soute, voire en fret. Selon le mode de transport, ils peuvent être placés dans une caisse, un sac souple, un panier fermé ou une cage[213]. Leur transport est rarement compris dans la franchise bagages et les frais supplémentaires peuvent varier en fonction de la distance, de la société de transport ou du poids et de la taille de l'animal[214].
Durant lapandémie de Covid-19, la strictepolitique sanitaire chinoise a engendré une explosion de l'évacuation d'animaux domestiques àHong Kong, laloi sur la sécurité nationale accentuant encore cette vague de départs[215]. Face aux restrictions sur les vols commerciaux, des habitants souhaitant quitter la ville avec leurs animaux ont eu recours à des avions privés pour pouvoir les évacuer[216]. En janvier 2022, l'euthanasie de milliers de petits animaux (essentiellement des hamsters, lapins etchinchillas) après l'apparition de cas positifs de Covid-19 au sein d'une animalerie a accentué le phénomène, les évacuations atteignant un montant d'environ 200 000 dollars hongkongais (soit 22 600 euros) pour chaque duo propriétaire et animal[217].
Notes et références
Notes
↑Certains auteurs utilisent le nom trinominal de sous-espèceFelis silvestris catus, mais ce taxon est invalide dans la taxonomie actuelle.
↑Le terme est utilisé parMadame de Sévigné dans sesLettres (4 février 1689) pour désigner un jeune garçon.
↑« Greffier », surargot.abaabaa.com, Dictionnaire en ligne Argot-français(consulté le) :« Les faubouriens, qui n'aiment pas les gens à robe noire, et emploient à dessein ce mot à double compartiment où l'on sent la griffe. ».
↑Le nombre de races reconnues varient selon lesassociations félines : 42 pour laFIFé, 63 pour leLOOF, 54 pour laTICA et 39 pour leCFA par exemple.
↑Selon leLittré de 1878, le verbemiauler vient de l'onomatopéemiaou et a connu diverses formes selon les régions et les époques :midler dans le Berry oumialer à Genève, par exemple.
↑Ce verbe s'emploie en principe à propos des cailles.Littré, en 1878, indique :« On dit des cailles qu'elles margottent pour signifier un certain cri qu'elles font avant que de chanter ».
↑Les chercheurs enmécanique des fluides ont calculé que la fréquence de lapement augmente avec la masse élevée à la puissance −1⁄6.
↑Les causes indirectes, plus importantes pour les populations, sont relatives à la perte de l'habitat et l'usage de pesticides.
↑Il est à noter que la séance complète d'accouplement sur le document vidéo ci-contre — incluant lecoït (ou intromission) proprement dit mais aussi les “tâtonnements” — dure au total tout de même 1’40’’ hors phases d'approche (13) et de désaccouplement brusque (4), soit 1’57’’ en tout.
↑Ces petites “épines” sont des protubérances de forme pointue et se trouvent à la base du pénis du mâle. On les nomme « spicules », terme qui connaît de nombreuses acceptions en biologie et en astronomie. Ces spicules du chat présentent la particularité de disparaître après l'éventuelle castration de l'animal.
↑Le pastel de laFillette au chat se trouve à laNational Gallery deLondres.La Petite Fille au chat, pastel également connu sous le nom dePortrait deMlle Huquier, est àParis, aumusée du Louvre. Enfin, lePortrait de Magdaleine Pinceloup de La Grange appartient auGetty Center, àLos Angeles. Dans ces trois œuvres,Perronneau place le chat en bas à gauche du tableau, mais au premier plan.
↑La Communauté justifie donc en pratique son action par les distorsions de concurrence générées par les interdictions déjà existantes dans certains pays européens à l'encontre du commerce des fourrures de chats et de chiens.
↑Animal sitting, comme on ditbaby sitting. Dans le cas des animaux de compagnie, ceci comprend non seulement la surveillance et les soins à l'animal en l'absence de ses propriétaires, mais aussi la promenade de l'animal.
↑Michel Jouvet, « Recherches sur les structures nerveuses et les mécanismes responsables des différentes phases du sommeil physiologique »,Arch Ital Biol,no 100,,p. 125-206.
↑Amédée Pichot,Charles-Quint : chronique de sa vie intérieure et de sa vie politique de son abdication et sa retraite dans le cloître de Yuste, Paris, 1854,p. 271.
↑Joseph MarieQuérard,La France littéraire, Firmin Didot père et fils,(lire en ligne),p. 196.
↑E. A.Hoover, N. A.Perigo, S. L.Quackenbush et C. K.Mathiason-DuBard, « Protection against feline leukemia virus infection by use of an inactivated virus vaccine »,Journal of the American Veterinary Medical Association,vol. 199,no 10,,p. 1392–1401(ISSN0003-1488,PMID1666090,lire en ligne, consulté le)
↑Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. (2024). Utilisation d'animaux à des fins scientifiques dans les établissements français – Enquête statistique 2022. Paris : MESR.https://www.enseignementsup-recherche.gouv.fr
SimoneGougeaud-Arnaudeau,Les Chats de noble compagnie, anthologie littéraire duXVIIIe siècle, Grandvilliers, La Tour verte,, 323 p.(ISBN978-2-917819-14-2)
Marie Abitbol, « Génomique féline, progrès récents et intérêts en recherche et en médecine vétérinaire »,Bulletin de l'Académie Vétérinaire de France,t. 174,,p. 191-198(lire en ligne).
La version du 29 janvier 2009 de cet article a été reconnue comme « bon article », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.