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Charroux (Vienne)

46° 08′ 43″ nord, 0° 24′ 16″ est
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voirCharroux.

Charroux
Charroux (Vienne)
L'église depuis la rue Saint-Sulpice.
Blason de Charroux
Blason
Image illustrative de l’article Charroux (Vienne)
Logo
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNouvelle-Aquitaine
DépartementVienne
ArrondissementMontmorillon
IntercommunalitéCommunauté de communes du Civraisien en Poitou
Maire
Mandat
Patrice Bosseboeuf
2020-2026
Code postal86250
Code commune86061
Démographie
GentiléCharlois
Population
municipale
1 036 hab.(2023en évolution de −8,8 % par rapport à 2017)
Densité23 hab./km2
Géographie
Coordonnées46° 08′ 43″ nord, 0° 24′ 16″ est
AltitudeMin. 115 m
Max. 178 
m
Superficie44,29 km2
TypeCommune rurale à habitat dispersé
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionHors attraction des villes
Élections
DépartementalesCanton de Civray
LégislativesTroisième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Charroux
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Charroux
Géolocalisation sur la carte :Vienne
Voir sur la carte topographique de la Vienne
Charroux
Géolocalisation sur la carte :Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
Charroux
Liens
Site webhttps://www.mairie-charroux-en-poitou.fr/
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Charroux est unecommune du Centre-Ouest de laFrance, située dans ledépartement de laVienne enrégionNouvelle-Aquitaine.

Ses habitantssont appelés lesCharlois[1],[2].

Géographie

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Localisation

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Charroux, commune rurale, est située à 49 km au sud-est dePoitiers, qui est la plus grande ville à proximité.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.

Communes limitrophes

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Communes limitrophes deCharroux
La Chapelle-BâtonPayroux
SavignéCharrouxMauprévoir
GenouilléAsnoisPleuville
(Charente)

Géologie et relief

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Le paysage est composé de plaines vallonnées plus ou moins boisées et debocage.

90 % de la superficie de la commune est consacré à l'agriculture, 7 % est recouvert de foret et de milieux semi-naturels et 3 % correspondent à l'agglomération[3].

Hydrographie

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La commune de Charroux est traversée par 15 km de cours d'eau dont les principaux sont laCharente sur une longueur de 8 km et le ruisseau du Pas de la Mule.

Climat

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Pour des articles plus généraux, voirClimat de la Nouvelle-Aquitaine etClimat de la Vienne.

Historiquement, la commune est exposée à unclimat océanique limousin[4]. En 2020,Météo-France publie une typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré et est dans la région climatique Poitou-Charentes, caractérisée par un bon ensoleillement, particulièrement en été et des vents modérés[5].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de11,8 °C, avec uneamplitude thermique annuelle de14,8 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 871 mm, avec 11,6 jours de précipitations en janvier et 7,1 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune deCivray à 8,42 km àvol d'oiseau[7], est de12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 841,4 mm[8],[9]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différentsscénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[10].

Voies de communication et transports

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Les gares ferroviaires les plus proches de Charroux sont, celles deSaint-Saviol située à 14,1 km, d'Épanvilliers (halte) à 15,6 km, deRuffec à 20,6 km. Le train à grande vitesse (TGV) s'arrête àRuffec.

Charroux est à mi-chemin entre l'aéroport de Poitiers-Biard (à 49,8 km) et l'aéroport d'Angoulême (à 48,2 km).

Urbanisme

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Typologie

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Au, Charroux est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle est située hors unité urbaine[12] et hors attraction des villes[13],[14].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (90,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (62 %), prairies (16,4 %), zones agricoles hétérogènes (11,9 %), forêts (7,2 %), zones urbanisées (2,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Charroux est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse),inondations, mouvements de terrains etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à deuxrisques technologiques, letransport de matières dangereuses et larupture d'un barrage[16]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[17].

Risques naturels

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Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment laCharente. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1983, 1999 et 2010[18],[16].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Charroux.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[19]. Afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines sur la commune[20]. Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[21]. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (79,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 1],[22].

La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2003, 2005, 2011, 2016 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[16].

Risque technologique

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La commune est en outre située en aval du barrage Mas-Chaban, un ouvrage de classe A[Note 2] situé dans le département de laCharente et construit pour constituer une réserve d’eau de14 millions dem3. Le PPI a été approuvé en 1999. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à larupture de cet ouvrage[24].

Toponymie

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Attestée sous les formesKarrofium en 789 etKarrofum monasterium en 861[25],[26].

Il s'agit de la formation toponymique gallo-romaine ou médiévaleQUADRUVIU, du latinquadruvium[25],[26], littéralement « quatre-voies », c'est-à-dire « carrefour »[25],[26] cf. latin classiquequadrivium[27]. C'est un composé dequattuor « quatre » et devia « chemin, route, voie »[27]. Le mêmeétymon a donné l'ancien françaiscarrouge « carrefour »[25],[26] dont procèdent les nombreuxCarrouges,Carrouge,Carouge[25] du domaine d'oïl etfrancoprovençal. La formeCharroux renvoie plutôt à lalangue d'oc, tout commeCharroux (Allier) et nombre de hameaux du domaine occitan. La palatalisation irrégulière de /ca/ en /cha/ peut s'expliquer par l'attraction du motchar[25] ou par celle dunord occitancharrous « brouette »[26].

Histoire

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Période gallo-romaine

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Lors de la création de l'abbaye, le village de Charroux n'existait pas. Charroux était surtout un carrefour de voies de communication allant versPoitiers,Angoulême ouLimoges.[réf. nécessaire]

Moyen Âge

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AuHaut Moyen Âge, Charroux est un petit bourg. C'est la capitale ducomté de la Marche[28]. Elle le sera jusqu'à la fin duXIIe siècle.

La fondation de l’abbaye Saint-Sauveur provoque la création vers l'an 1000 de deux bourgs fortifiés bien distincts, Bourg-l’Abbé sur la rive gauche du Verdançon (parfois appelé par dérision le Merdançon car autrefois on y jetait tous les détritus) et Bourg-le-Comte sur la rive droite, où se trouvait le château comtal[29]. Les deux villes vont se concurrencer au cours de l'histoire.

Le monastère bénéficie de ses nombreusesreliques (dont, censément, leSaint-Prépuce), qui attirent les pèlerins deCompostelle[30]. Les bourgs abritent aussi des tisserands, des tanneurs, et d’autres artisans fabriquant charlets et chapeaux[30]. Charroux est aussi un centre commercial avec marchés et foires, dont celle de la Saint-Laurent qui dure douze jours[30]. L’abbaye devient un centre spirituel rayonnant où se tiennent plusieurs conciles[29]. Le plus important est leconcile de Charroux de989. Réuni sous le patronage du duc d’Aquitaine et comte de PoitiersGuillaume IV, il instaure lapaix de Dieu. Trois autres conciles suivent jusqu’en 1086[31], dont celui de 1028, convoqué également par le comte de Poitiers, et qui vise à réaffirmer la Paix de Dieu et à combattre deshérésies locales[32].

Dans la deuxième moitié duXIIe siècle, lecomte de la MarcheAldebert IV accorde des franchises au bourg, précisées dans une charte, qui sont confirmées parHugues X de Lusignan en1247[33].

En 1177, le comte vendit le comté au roi d'Angleterre et Charroux subit, alors, les conséquences des rivalités qui opposaient les rois des deux pays. L'abbaye, après avoir compté jusqu'à 213 filiales, souffrit beaucoup de laguerre de Cent Ans.

AuXIIIe siècle, les deux bourgs sont ceinturés d'un même rempart.

En 1316, le futur roi de France,Charles le Bel, y institue un parlement servant de cour d'appel pour tout le royaume pendant six ans.

En 1422, le château des comtes de la Marche, malgré ses fortifications, n'est plus que ruines.

Après laguerre de Cent Ans, l’abbé Jean Chaperon rénove et reconstruit une partie des bâtiments. LesBourbons héritent du comté de Basse-Marche, et leur rivalité avec lesValois vaut à l’abbé d’obtenir la prépondérance sur le comte en 1481[2].

Au milieu duXVe siècle, la distinction entre Bourg l'Abbé et Bourg le Comte disparait. Le bourg, dorénavant, se dénommera Charroux. La "nouvelle" ville continue de profiter de l'affluence des pèlerins et développe ses foires : de quatre trois siècles plus tôt, auXVIIIe siècle, il y en aura 11. 11 églises et chapelles seront construites ainsi que deux aumôneries. Des activités de tannerie et de textiles se développent, des artisans travaillant lecuir s'installent dans le bourg.

Temps modernes

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L’abbaye décline avec l’ère des abbéscommendataires et finit par fermer en1760[30]. Charroux perd son rang de capitale de la Basse-Marche en 1561, et devient une simple châtellenie[2].

À la suite desguerres de Religion, le déclin de l'abbaye s'accélére.

Au moment de laRévolution française, l'abbaye, déjà en ruine, est vendue commebien national. Elle servit de carrière de pierre.

Époque contemporaine

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Unarbre de la liberté est planté en 1848, peu après laRévolution française de 1848 : c’est unpeuplier qui survit jusqu’en1936[34]. Un autre arbre de la liberté est planté en 1960 : un autrepeuplier[35].

En 1856, un maçon découvre lors de travaux quelques reliques enterrées, ce qui initie une tradition d’ostensions de ces reliques, tous les sept ans, le jour de laFête-Dieu[2] (voirostensions limousines).

AuXIXe siècle, une ligne de chemin de fer reliait la commune deSaint-Saviol à celle deLussac-les-Châteaux en desservantCivray (Vienne). Cette voie unique était longue de 64 km. Elle fut construite en plusieurs étapes par la Compagnie PO (Paris-Orléans). La première étape : la section Saint-Saviol-Civray-Charroux, longue de 17 km a été inaugurée le 15 novembre 1886. La deuxième portion : Charroux-Le Vigeant-Lussac-les-Châteaux, longue de 47 km, fut mise en service cinq ans plus tard soit le 10 août 1891.

Le, un bombardier britanniqueBlenheim IV sortant d’usine, en convoyage vers sa future base, s’écrase au lieu-ditLa Maillerie, sans laisser de survivants[36].

Le 24 juin 1940, un camp de prisonniers français est installé sur la commune de Charroux.

Camps de prisonniers français de Charroux.

Politique et administration

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Liste des maires

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La mairie de Charroux.
Liste des maires successifs[37]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
     
18131815Jacques Nicolas-Mâbrun  
18151823Sylvestre Loyzeau de Grandmaison  
20012014Yves GargouilDVDConseiller général depuis 2004
Mars 2014en coursRémy SoubirousDVDMaire

Instances judiciaires et administratives

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La commune relève du tribunal d'instance de Poitiers, du tribunal de grande instance de Poitiers, de la cour d'appel de Poitiers, du tribunal pour enfants de Poitiers, du conseil de prud'hommes de Poitiers, du tribunal de commerce de Poitiers, du tribunal administratif de Poitiers et de la cour administrative d'appel de Bordeaux, du tribunal des pensions de Poitiers, du tribunal des affaires de la Sécurité sociale de la Vienne, de la cour d’assises de la Vienne

Services publics

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Les réformes successives deLa Poste ont conduit à la fermeture de nombreux bureaux de poste ou à leur transformation en simple relais. Toutefois, la commune a pu maintenir le sien.

Politique environnementale

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Dans son palmarès 2024, leConseil national de villes et villages fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune[38].

Population et société

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Démographie

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L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[39]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[40].

En 2023, la commune comptait 1 036 habitants[Note 3], en évolution de −8,8 % par rapport à 2017 (Vienne : +0,46 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
1 4521 4401 5411 6921 7091 7401 7871 8241 801
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 8541 8791 9431 7801 8702 0852 0972 0771 876
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
1 9642 0551 8621 7551 7091 6951 7101 6701 706
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620112016
1 7331 6211 6441 5521 4281 3201 1841 1721 138
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
20212023-------
1 0721 036-------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[41] puisInsee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 2006, la population de Charroux était composée, selon l'Insee, de 47,8 % d'hommes et de 52,2 % de femmes.

Le nombre de célibataires était de 25,5 % et des divorcés 5,5 % de la population en 2006. Le nombre de veufs ou de veuves était de 12,5 %.

Charroux est habité par 1 187 habitants (recensement publié en 2012) avec une densité de 26,80 personnes au km2. À cela, il faut soustraire les résidences secondaires (22 personnes) pour constater que la population permanente sur la commune est de 1165 habitants.

En 2008, ladensité de population de la commune était de 26 hab./km2, 61 hab./km2 pour le département, 68 hab./km2 pour la région Poitou-Charentes et 115 hab./km2 pour la France.

Enseignement

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Charroux dépend de l'académie de Poitiers et sonécole primaire dépend de l'inspection académique de la Vienne. La commune abrite aussi le collège Romain-Rolland.

Économie

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Halles anciennes de Charroux.

Agriculture

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Selon ladirection régionale de l'Alimentation, de l'Agriculture et de la Forêt de Poitou-Charentes, il n'y a plus que 40 exploitations agricoles en 2010 contre 48 en 2000[43].

Les surfaces agricoles utilisées ont diminué et sont passées de4 246 hectares en 2000 à4 042 hectares en 2010. 39 % sont destinées à la culture des céréales (blé tendre essentiellement mais aussiorges etmaïs), 14 % pour lesoléagineux (pour moitié ducolza et pour une autre moitié, dutournesol), 31 % pour le fourrage et 13 % reste en herbes. En 2010 comme en 2000,un hectare est consacré à la vigne[43].

21 exploitations en 2010 (contre 22 en 2000) abritent un élevage de bovins (3 678 têtes en 2010 contre 3 309 têtes en 2000). C’est un des troupeaux de bovins les plus importants du département de laVienne qui rassemblent 48 000 têtes en 2011[44].

15 exploitations en 2010 (contre 18 en 2000) abritent un élevage d'ovins (2 044 têtes en 2010 contre 2 004 têtes en 2000).

L'élevage de volailles n'existait pas en 2000. En 2010, il représente 871 têtes répartis sur 12 fermes.

L'élevage de chèvres a disparu en 2010 (525 têtes sur trois fermes en 2000)[43]. Cette disparition forte baisse est révélatrice de l’évolution qu’a connu, en région Poitou- Charente, cet élevage au cours des deux dernières décennies: division par trois du nombre d’exploitations, augmentation des effectifs moyens par élevage (38 chèvres en 1988, 115 en 2000), division par 10 des chèvreries de 10 à 50 chèvres qui représentaient 50 % des troupeaux en 1988, et multiplication par 6 des élevages de plus de 200 chèvres qui regroupent, en 2000, 45 % du cheptel. Cette évolution des structures de production caprine a principalement pour origine la crise de surproduction laitière de 1990-1991 qui, en parallèle des mesures incitatives, a favorisé des départs d’éleveurs en préretraite et encouragé l’adaptation structurelle des élevages restant[45].

Commerces

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En 2009, selon l'INSEE, Charroux possédait 7 commerces : 1épicerie, 2boulangeries, 1boucherie-charcuterie, 1 magasin d'articles de sport et de loisirs, 1droguerie et 1fleuriste.

Emplois

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Letaux de chômage en 2006 était de 9,4 % (13,7 % en 1999. Les retraités et les préretraités représentaient 36,1 % de la population (28 % en 1999). Letaux d'activité était de 68,6 % en 2006 contre 68,1 % sept ans avant.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le village a fait partie de l'association « Les Plus Beaux Villages de France », mais n'est plus labellisé à ce jour.

Patrimoine religieux

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La tour Charlemagne.

Patrimoine civil

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Maison à colombages.

Patrimoine naturel

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La commune de Charroux abrite une zone naturelle classée d’intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF)[51]. C’estle bois du Breuil. Il occupe un coteau de la rive gauche de laCharente juste avant que celle-ci n’infléchisse son cours vers le sud-ouest. Sur les pentes abruptes qui dominent laCharente d’une quarantaine de mètres, seule la partie escarpée du bois est incluse dans la zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique. Le sol est une groie argilo-calcaire peu profonde, à nombreux cailloux calcaires, émaillé de ressauts rocheux épars. Le milieu forestier est dominé par lechêne pédonculé, lecharme, l’érable champêtre et l’orme. Lastrate herbacée est très diversifiée et richement fleurie, notamment au printemps : bleu desjacinthes, blanc desanémones, jaune desficaires et deslamiers, violacé desLathrées clandestines. Le sentier qui parcourt le bas du coteau traverse des champs d’Ail des ours. Quelquesfougères sont également présentes, témoignant du microclimat frais et humide régnant sous la voûte forestière, où les draperies descolopendre décorent les rocheux suintants.

Laflore la plus précieuse du bois du Breuil est laDentaire bulbifère. Cette crucifère possède une tige haute de 30-60 cm portant de nombreuses feuilles divisées, munies à l’aisselle de leurpétiole d’unebulbille ; les fleurs, d’un lilas clair, s’épanouissent en avril-mai. Il s’agit d’une plante de répartition nord-européenne, présente dans la moitié nord de la France mais devenant très rare au sud de laLoire. Au bois du Breuil, ladentaire est abondante ; elle y est accompagnée par une autre plante remarquable, tant par sa rareté que par sa biologie : laLathrée écailleuse. C’est une curieuseScrophulariacée dont les tiges blanchâtres ou rosées sont dépourvues dechlorophylle et qui vit en parasite sur les racines desnoisetiers, desormes, dulierre ou desaulnes. Elle voisine là avec laLathrée clandestine, également parasite, mais aux superbes grandes fleurs violettes.

Selon l'Inventaire des arbres remarquables de Poitou-Charentes[52], la commune héberge unarbre remarquable, unmarronnier d'Inde.

La variété de poireLouise Bonne aurait été trouvée dans la commune en 1668 parJean de Vivonne.

Personnalités liées à la commune

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  • Roger de Limoges et sa femme Euphrasie d'Auvergne fondateurs de l'abbaye de Charroux.
  • Sylvestre Loyzeau de Grandmaison (1770-1830). Garde du Corps du roi Louis XVI (1791). Commissaire des Guerres et de l'Exécutif dans la Vendée (1792). Maire de Charroux (1815-1823).
  • André Brouillet (1857-1914), peintre.
  • Robert Charroux (1909-1978), écrivain résident de la commune y est inhumé sous un menhir.
  • Lafamille Machet de La Martinière est originaire de Charroux.

Héraldique

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Article détaillé :Armorial des communes de la Vienne.
Blason de CharrouxBlason
D'azur à une mitre d'argent, accompagnée de trois fleurs de lys d'or.
Détails
Le blason de la famille Corderoy de Tier est généralement attribuée à la commune.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

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Bibliographie

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  • Amis du Pays Charlois,Abbaye de Charroux, Charroux
  • RobertPetit,Les arbres de la liberté à Poitiers et dans la Vienne, Poitiers, CLEF 89/Fédération des œuvres laïques,, 235 p.(ISBN 978-2-905061-20-1)

Articles connexes

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Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  2. Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[23].
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », surinfoterre.brgm.fr(consulté le).

Références

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  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 27/09/2008.
  2. abc etdGuyjones,Historique [de Charroux],[1], consulté le 3 août 2009
  3. Observatoire Régional de l'Environnement de Poitou-Charente
  4. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (ORACLE) en Nouvelle-Aquitaine. »[PDF], surhaute-vienne.chambre-agriculture.fr,(consulté le),p. 2.
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