Sa famille appartient à lanoblesse d’extraction, que les légendes familiales font remonter aux temps mythiques du duché de Normandie, mais que les généalogistes du roi limitent au XVIe siècle[2]. Parmi ses ancêtres, elle compte le dramaturgePierre Corneille, figure au prestige indépassable et écrasant[2].
La ferme du Ronceray des Ligneries où Charlotte Corday a grandi.
Sa famille,noble mais désargentée, vit dans une petite maison, la ferme du Ronceray, près deVimoutiers. Les parents de Charlotte Corday ont eu cinq enfants dont quatre survivent à la petite enfance. Ses frères seront desémigrés de l'armée des princes royaux en exil[2]. L'un d'eux, François de Corday, né en 1774, sera fusillé àAuray en 1795[3].
En butte à divers conflits familiaux sur la répartition de l'héritage entre lui et ses frères, François, le père, déménage en 1776 àCaen, la grande ville la plus proche[2].
Veuf en 1782, le père de Charlotte Corday cherche à faire placer ses filles. Refusée quelques années plus tôt dans la prestigieusemaison de Saint-Cyr en raison du manque de prestige militaire de son père[2], Charlotte, alors âgée de treize ans, est admise avec sa sœur cadette à l'abbaye aux Dames à Caen, qui, en tant qu'abbaye royale, devait accueillir les jeunes filles pauvres issues de lanoblesse de laprovince de Normandie[4].
L'instruction dans le couvent est soignée. Ses lectures sont alors sérieuses — notamment les auteurs classiques — traduisant une curiosité intellectuelle. Son père lui prête quelques volumes deMontesquieu,Voltaire et deRousseau, elle acquiert une certaine culture philosophique et donc politique. Elle admire lesphilosophes, s'ouvre aux idées nouvelles, tout en conservant sa foi religieuse. Elle s'intéresse aux droits naturels, le contrat social et la séparation des pouvoirs[5].
Pourtant, solitaire, elle est aussi marquée par unepiété en voie de transformation, à la fois plus intérieure et spectaculaire : elle cultive le goût dusacrifice, de la mort jeune et de la foi intérieure[6]. C'est au nom de cette foi qu'elle vivra notamment son exécution comme un don de soi, et refusera laconfession ultime en prison[7].
Elle reste pensionnaire à l'abbaye aux Dames jusqu'en, moment où la congrégation est dissoute à la suite de lanationalisation des biens du clergé et de la suppression des ordres religieux[8]. « Rendue au siècle », la jeune femme retourne vivre chez son père, qui a vendu la ferme « du Ronceray », où elle a grandi, pour en acheter une autre, avec de nouveauxfermages, dite « la ferme des Bois », au Mesnil-Imbert.
Début, à l'âge de vingt-trois ans, Marie Anne Charlotte de Corday quitte la campagne pour aller vivre à Caen, chez sa tante, Madame de Bretteville-Gouville, rue des Carmes. Son soutien à la Révolution l'a met en porte-à-faux avec sa famille qui compte encore beaucoup deroyalistes, ses deux frères soutenant ouvertement l'armée des émigrés. La nuit du départ de son jeune frère pour cette armée, sa famille organise un dîner d'adieu au cours duquel un toast est porté au roiLouis XVI. Charlotte est la seule à ne pas se lever pour le toast. Selon elle, « les rois sont faits pour les nations, mais les nations ne sont pas faites pour les rois ». Quand on lui demande carrément si elle est républicaine, elle répond : « Je le serais, si les Français étaient dignes d'une République »[9].
Un de ses parents, Frédéric de Corday, racontera plus tard :
« Charlotte avait le feu sacré de l’indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu’elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, ceci était inutile, elle n’avait jamais de doutes, jamais d’incertitudes. Son parti une fois pris, elle n’admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m’en a parlé dans les mêmes termes, comme d’une personne qui avait un caractère d’homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur… Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l’énergie dont elle était douée, elle s’imposait et n’en faisait jamais qu’à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n’y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l’eût bien mené, cela se devine[10]. »
Après lafuite et l'arrestation du roi à Varennes en 1791, la Révolution devient de plus en plus extrême et divisée. D'un côté lesGirondins, qui ont dominé la politique révolutionnaire depuis octobre 1791, refusent désormais que les foules parisiennes dictent la politique au détriment du reste de la France, et préconisent de freiner la Révolution. En revanche, lesJacobins défendent les désirs des classes populaires parisiennes et souhaitent étendre la Révolution dans une direction sociale[5].
Lors de l'insurrection du 10 août 1792, le roi est suspendu de ses fonctions, puis incarcéré à latour du Temple. De nombreux « suspects », dont ses derniers serviteurs, répartis dans les prisons de Paris et de province, sontexécutés sommairement entre le 2 et le. Le députéjacobinJean-Paul Marat, dans son journal radicall'Ami du peuple[11], se félicite de ces massacres. Cet événement refroidit certains admirateurs de la Révolution. Charlotte Corday quant à elle, est écœurée par la violence collective encouragée par les activistes jacobins. Les massacres de septembre 1792 représentent entre 1 100 et 1 400 prisonniers parisiens exécutés[5].
La violence politique des Jacobins touche également les Corday personnellement. L'abbé Gombault, prêtrecontre-révolutionnaire qui avait administré les derniers sacrements à la mère mourante de Charlotte, est exécuté le. Il est le premier à être guillotiné à Caen. Despamphlets attaquant les Jacobins et les accusant d'être les instigateurs de la violence sont amplement diffusés dans la ville, et il est probable que Corday les ait lus[5].
Cela s'ajoute aux deux humiliations que subit le père de Charlotte en 1792. En mars, le domestique d'un roturier insulte sa mère, puis le 12 mai, il se fait voler son sabre par un maréchal-ferrant. Ridiculisé aux yeux des habitants du Mesnil Imbert, il se réfugie précipitamment à Caen[2].
Emportés par les assauts de laCommune de Paris et des députés prônantl'exagération révolutionnaire, vingt-neuf députés girondins sont décrétés d'arrestation immédiate, à la suite desjournées du 31 mai et du 2 juin 1793 ; plus de la moitié arrive à fuir Paris. Certains trouvent refuge dans leCalvados, près de Caen[6]. Ils y organisent des réunions politiques à l’hôtel de l'Intendance, sise rue des Carmes (la rue même où Charlotte de Corday loge chez sa tante), réunions auxquelles Charlotte Corday assiste à plusieurs reprises. Elle aperçoit alors pour la première fois ces députés qu'elle admirait jusqu'à présent de loin, et parmi eux,Buzot, député de l'Eure,Salle,Pétion, l'ancien maire de Paris,Valazé,Kervélégan,Mollevaut,Barbaroux,Louvet,Giroust,Bergoeing,Lesage,Duchastel,Henry-Larivière. Elle entend leurs explications au sujet des journées d'émeute, qui ont précédé leur décret d'arrestation, actes perpétrés par la Commune contre laConvention nationale, prise en otage par lagarde nationale[réf. nécessaire].
Jean-Paul Marat est un médecin, philosophe, homme politique et journaliste influent. Il appelle régulièrement le peuple à se soulever, à prendre les armes et à faire justice lui-même. Député populaire, il se fait de nombreux ennemis parmi les puissants[12]. Depuis son acquittement auTribunal révolutionnaire, il poursuit de sa vindicte les Girondins par son journal interposé. Aux yeux de Corday, il est le principal responsable de la radicalisation de la Révolution[13], et représente également une cible idéale pour qu'avec son assassinat, la famille Corday d'Armont retrouve sa distinction passée[14].
Le, Charlotte de Corday quitte Caen pour le quartier duPalais-Royal à Paris, où elle descend à l’hôtel de la Providence, rue des Vieux-Augustins auno 19[n 2], le à midi. Munie d'une lettre d’introduction du députéBarbaroux, elle se rend chez le députéClaude Romain Lauze de Perret, qui lui fait bon accueil. Dans la conversation, ce dernier lui apprend queMarat, souffrant, ne paraît plus à la Convention nationale. Cette nouvelle contraint Corday, qui projetait initialement de frapper Marat en pleine Assemblée, à changer de plan[15]:226.
Le lendemain, elle rédige dans son hôtel un manifeste intituléAdresse aux Français amis des lois et de la paix[13]. Dans ce testament politique, Corday annonce son projet d'assassiner Marat, pour sauver la République :« La Montagne triomphe par le crime et l'oppression, quelques monstres abreuvés de notre sang conduisent ses détestables complots et nous mènent au précipice par mille chemins divers[16]. »
Le, à 8 heures du matin, Charlotte Corday achète un journal qui rapporte les requêtes des Jacobins concernant l'exécution des principaux Girondins, puis un chapeau noir décoré de rubans verts, célèbre par la suite[5]. Également, elle se rend dans la boutique ducoutelier Badin, sous les arcades duPalais-Royal, auno 177 de l’actuellegalerie de Valois. Corday y fait l'acquisition, pour 40 sous, d'un couteau de cuisine à manche d’ébène etvirole d’argent, et dotée d'une lame de cinq pouces (13 cm environ)[5]. Avant de partir chezMarat, elle change de tenue, se fait « poudrer »[2] et glisse le couteau dans la gaine de son corsage, sous le fichu rouge qui recouvre sa gorge. De même, ne voulant pas que son acte reste anonyme, elle porte sur elle son acte de baptême, au cas où elle se ferait faite tuée avant d'avoir donné son identité[17].
Afin de se faire recevoir par « l’Ami du Peuple », Corday lui envoie un court billet :« Je viens de Caen, votre amour pour la patrie doit vous faire désirer connaître les complots qu’on y médite. J’attends votre réponse. »[réf. nécessaire]. Puis, vers 11h30, elle arrive en fiacre auno 30 de larue des Cordeliers. Catherine Évrard, la sœur de la compagne de Marat, refuse toutefois de la laisser entrer[15]:227. Après une deuxième tentative infructueuse, Corday fait passer un second courrier qu’elle a écrite communiquant des informations sur un prétendu complot :« Je vous ai écrit ce matin, Marat, avez-vous reçu ma lettre ? Je ne puis le croire, puisqu'on m'a refusé votre porte ; j'espère que demain vous m'accorderez une entrevue. Je vous le répète, j'arrive de Caen ; j'ai à vous révéler les secrets les plus importants pour le salut de la République. D'ailleurs je suis persécutée pour la cause de la liberté ; je suis malheureuse, il suffit que je le sois pour avoir droit à votre protection[18]. »
À la troisième tentative, il est 19 heures quand son fiacre s’immobilise devant chez Marat[6]. Son arrivée coïncidant avec l'arrivée du pain et des journaux du jour, Corday se faufile dans la maison mais se fait intercepter parSimone Évrard, la compagne de Marat[5]. C’est Marat lui-même qui demande qu’on la laisse entrer[15]:235. Après un entretien qui, selon Simone Évrard, dure environ un quart d’heure, Charlotte Corday sort le couteau et frappe Marat à la poitrine. Le trajet de la lame traverse le poumon droit, l’aorte et le cœur, et entraîne sa mort dans la baignoire[19],[20]. Corday, qui se réclame elle-même d’une « culture du fer », n’a eu besoin que d’un seul coup de couteau pour tuer Marat[2].
Charlotte Corday en prison, par Augusta Lebaron-Desves (1842).
Après l'assassinat, Charlotte Corday est maîtrisée par Simone Évrard et ses gens de maison. Laurent Bas, qui travaille pour Marat comme livreur de journaux, lui jette une chaise au visage avant de la maîtriser au sol[9]. Protégée de la vindicte populaire, elle est conduite non loin, à laprison de l'Abbaye, où elle subit une fouille en règle. Outre quelques objets personnels, on trouve sur elle une feuille de papier pliée en huit, dans laquelle elle explique les raisons de son geste[22]. Espérant faire rejaillir sa gloire rapide et spectaculaire sur le lignage des Corday d’Armont, elle prie le Comité de sûreté générale de lui envoyer unminiaturiste en prison afin de faire son portrait[2].
Transférée le à laConciergerie, Charlotte Corday comparait le lendemain au Tribunal révolutionnaire.Jacques-Bernard-Marie Montané préside, assisté des juges Foucault, Roussillon et Ardouin.Fouquier-Tinville occupe sa place d’accusateur public. Au banc du jury siègent Jourdeuil, Fallot, Ganney, Le Roy, Brochet, Chrétien, Godin, Rhoumin, Brichet, Sion,Fualdès et Duplain.
Montané lui ayant enjoint de désigner un défenseur, Corday choisit le GirondinDoulcet de Pontécoulant[23], et, en attendant qu’il la rejoigne, on désigne d’office le citoyen Guyot, « homme de loy »[23]. Le jour même, Fouquier-Tinville informera Doulcet, mais la lettre lui étant parvenue trop tard pour lui permettre d’assumer cette tâche[23], le président nomme d’officeChauveau-Lagarde, présent à l’audience, défenseur de Charlotte Corday[24].
Après la lecture de l’acte d’accusation, l’audition des témoins, on donne lecture de la lettre qu’elle a écrite à son père, le, et qui a été interceptée au sein de laquelle elle revendique l'assassinat. Corday, dont les réponses ornées de citations sont destinées à frapper l’auditoire, affirme : « je savais qu’il pervertissait la France. J’ai tué un homme pour en sauver cent mille ; c’était d’ailleurs un accapareur d’argent : on a arrêté à Caen un homme qui en achetait pour lui. J’étais républicaine bien avant la révolution, et n’ai jamais manqué d’énergie »[2].
Après l’intervention de Chauveau-Lagarde, son défenseur, le jury reconnaît que l’accusée a commis l’assassinat« avec des intentions criminelles et préméditées ».
Le tribunal condamne Charlotte Corday à la peine de mort et ordonne qu’elle soit conduite au lieu de l’exécution revêtue de lachemise rouge réservée aux assassins[n 3].
Charlotte Corday conduite à la guillotine parArturo Michelena (1889).
Un récit romancé de son exécution figure dans lesMémoires de Sanson, en réalité texteapocryphe du à la plume du jeuneHonoré de Balzac et deLouis-François L'Héritier de l'Ain. Cette publication destinée à bien se vendre ne peut donc être prise comme un témoignage authentique. Elle révèle bien plutôt la place de Charlotte Corday dans la mémoire de la noblesse catholique et royaliste auXIXe siècle.
Après sa mort, les Jacobins demandèrent une autopsie de son corps afin de vérifier si Charlotte Corday avait pu avoir des rapports sexuels. Ils étaient alors convaincus qu'elle avait agi sur les ordres d'un homme, peut-être un amant. SelonGuillaume Mazeau, un historien français spécialiste de la Révolution française, Corday fut également souvent présentée comme une célibataire débauchée, ou comme une mauvaise fille[25]. Les médecins constatèrent cependant que cette femme était vierge[26] sous l'appellation précise devirgo intacta[27],[28].
Quant àJules Michelet, il en fait également le récit dans sonHistoire de la Révolution française.
Dès son procès, elle est, soit considérée comme unetyrannicide libératrice, soit honnie comme une meurtrièreparricide.
En quelques jours, le nom des Corday d’Armont gagne une réputation inespérée au sein de l’opinion modérée et contre-révolutionnaire. Sa famille en tire un prestige certain pour de nombreuses années. En 1806, quand Alexis de Corday d’Armont rentre d’émigration, il est auréolé de la célébrité de sa sœur. Cinq ans plus tard, Frédéric de Corday du Renouard est remarqué parKellermann en raison de son nom et aussitôt présenté à la cour, puis introduit dans la mondanité de la noblesse d’Empire[2].
Dans son Pays d’Auge natal, le souvenir de Charlotte Corday est aussitôt célébré au sein desclients de la famille. Une chanson apparue après l’attentat dans les environs de Vimoutiers, souligne l’origine normande de Corday et glorifie son lignage : « [C]élébrons la valeur et le nom de [ou des] Corday »[2].
De nombreuses pièces de théâtre lui sont consacrées auXIXe siècle.Alphonse de Lamartine, dans sonHistoire des Girondins, l'appelait « l’ange de l’assassinat ». Les historiens de ce siècle la dépeignent soit comme une ardente héroïne de la Révolution, soit comme une royaliste illuminée[6].
Peu de temps après sa mort, une controverse naît à Paris à propos de la couleur de ses cheveux. Son passeport la décrit brune alors queJean-Jacques Hauer peint un portrait de Corday avec des cheveux blonds et poudrés. Cette histoire est liée au contexte anti-royaliste de l'époque, le poudrage des cheveux étant un symbole de lanoblesse. C'était une façon de la discréditer, ainsi que son geste[29].
Astrid de Laage,De la main d'une femme : Charlotte Corday, une femme en quête de liberté, Grasset,, 216 p.(ISBN978-2246835042).
Anna Cuxac, Sylvie Fagnart et Lauren Malka,Elles ne sont pas celles que vous croyez !, Rageot,, 230 p(ISBN978-2-7002-8114-9)
Amazones de la Révolution : des femmes dans la tourmente de 1789 / sous la direction de Martial Poirson Musée Lambinet (Versailles), Montreuil, Gourcuff Gradenigo, 2016
Le documentaireAux armes, citoyennes ! Les femmes dans la Révolution française d'Arte, diffusé en juillet 2025[35], réalisateur Mathieu Schwartz et Émilie Valentin, retrace son implication dans laRévolution française[36]. Avec notamment les éclairages historiques deGuillaume Mazeau, historien à l'université Paris I - Panthéon-Sorbonne, spécialiste de la Révolution française[37],[38].
Assassin's Creed Unity (2014) Une mission annexe propose au joueur de résoudre le meurtre deMarat ; Charlotte Corday y apparaît donc comme la coupable.
We. The Revolution (2019) Charlotte Corday y apparaît étant jugée pour le meurtre de Marat.
Fate/Grand Order Charlotte Corday est un personnage de classe Assassin surnommée l'ange de l'assassinat
↑a etbR. K. Van Alstine, Jeannette,Charlotte Corday, Université de Michigan, London, W. H. Allen & co,,p. 43-45
↑Lettre citée dans :Les Grandes Heures de la Révolution, tome III G. Lenotre André Castelot. Paris, Perrin, 1963.
↑Dans l’Ami du peuple, le, Marat, avait déjà appelé au massacre des prisonniers :« Quel est le devoir du peuple ? Il n’y a que deux partis à prendre… Le plus sûr, le plus sage est de se porter en armes à l’Abbaye, d’en arracher les traîtres, de les passer au fil de l’épée… » Extrait du texte cité dans :Condorcet, un intellectuel en politique, Élisabeth et Robert Badinter, Fayard 1988,p. 470.
↑GuillaumeMazeau,« L’assassinat de Marat (13 juillet 1793). Honneur et reclassement nobiliaire pendant la Révolution française », dansLes noblesses françaises dans l'Europe de la Révolution, Presses universitaires de Rennes,coll. « Histoire »,, 135–146 p.(ISBN978-2-7535-6733-7,lire en ligne)
↑GuillaumeMazeau,« L’assassinat de Marat (13 juillet 1793). Honneur et reclassement nobiliaire pendant la Révolution française », dansLes noblesses françaises dans l'Europe de la Révolution, Presses universitaires de Rennes,coll. « Histoire »,, 135–146 p.(ISBN978-2-7535-6733-7,lire en ligne)
↑ab etcAlbert Sorel,Charlotte de Corday : une arrière petite fille de Corneille, Paris, Hachette, 1930, 246 p.,p. 218.
↑Louis Du Bois,Charlotte de Corday : essai historique, offrant enfin des détails authentiques sur la personne et l'attentat de cette héroïne, Librairie Historique de la Révolution,(lire en ligne),p. 141.
Léon de La Sicotière, « Charlotte Corday etFualdès »,Revue des questions historiques, Paris,vol. 2,,p. 218-247(lire en ligne surGallicaissn=2390-9617). — .Tiré à part : Paris, V. Palmé, 1867 (texte remanié et augmenté de l’article paru sous le même titre dansLe Droit : journal des tribunaux, nº 148, 23 juin 1861, p. 606-607.
Jules Michelet,Histoire de la Révolution française, Paris, Gallimard, 1961-1962
G. Lenotre,André Castelot,Les grandes heures de la Révolution française,t. III, « Les dix journées de Charlotte Corday », Librairie Académique Perrin, 1963 (réédité en 1968).
Philippe Déterville,De la Normandie à Paris… Charlotte Corday. Itinéraire d'une courte vie. Orep éditions, 2006.
Jean-Denis Bredin,On ne meurt qu’une fois, Charlotte Corday, Paris, Fayard, 2006.
G. Lenotre, André Castelot,Les grandes heures de la Révolution française,t. III, « Les dix journées de Charlotte Corday », Paris, Librairie Académique Perrin, 1963 (réédité en 1968).
Guillaume Mazeau,Charlotte Corday et la Révolution française en 30 questions, La Crèche, Gestes, 2006.
Guillaume Mazeau,Charlotte Corday et l'attentat contre Marat : événements, individus et écriture de l’histoire (1793-2007), thèse de doctorat, Université de Paris I-Panthéon Sorbonne, 2007,présentation en ligne.