Pour les articles homonymes, voirCharles de Balsac,Balsac etBalzac.

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| Naissance | |
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| Décès | |
| Surnoms | |
| Formation | |
| Activité | |
| Père | Guillaume de Balsac(d) |
| Mère | Louise d'Humières(d) |
| Fratrie | |
| Parentèle | Henriette d'Entragues (nièce) |
| Distinctions |
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Charles de Balsac d’Entragues ouBalzac d’Entragues[1], baron deDunes et comte deGraville (près de Fontainebleau[2]), (dit « le bel Entragues » ou « Entraguet » ou « le jeune », pour le distinguer de son frère ainé prénommé également Charles[3],[4]), né en 1545 et mort en 1599 à Toulouse, est un aristocrate et militaire français.
Tout dévoué à lamaison de Guise pendant lesguerres de religion[5], c’est lui qui, par le mépris dont il a accablé, dans la cour du Louvre, le, lecomte de Quélus,mignon deHenriIII, qui se serait moqué de lui en le voyant sortir de la chambre d’une dame aux mœurs réputées légères[6], a été cause du célèbre duel contre Quélus,Maugiron etLivarot, passé à la postérité sous le nom deduel des Mignons.

François de Ribérac (en) etGeorges de Schomberg, amis duduc de Guise, s’unirent à lui pour le duel, le dimanche 27, à cinq heures du matin, auMarché-aux-Chevaux, près de la Bastille[7]. Il a été le seul, avec Livarot, à survivre à ce combat, dont il a réchappé sans autre blessure qu’une estafilade au bras.
Forcé de fuir pour échapper au ressentiment deHenriIII, qui a eu un moment la pensée de faire traduire en justice le meurtrier de ses mignons, il a été quelque temps errant ; mais le duc de Guise, ayant déclaré avec hauteur « qu’il n’avoit fait acte que de gentilhomme et d’homme de bien, et que si on le vouloit fascher, son épée, qui coupoit bien, lui en feroit raison »[8], lui a fait accorder sa grâce[9].
Il a eu occasion de rendre quelques services à l’État en occupant différents postes. En 1586, il est nommé gouverneur de Saint-Dizier[10], en 1588 lieutenant-général au gouvernement d’Orléans[9]. Il est capitaine de cinquante hommes d'armes. En 1595, il est promu chevalier de l'Ordre du Saint-Esprit par Henri IV.
Il n'a pas contracté d’union. Dans son testament daté d'avril 1598 il prend bien soin de conserver entier ses possessions et son prénom[9]. Il eut pour nièce la célèbreCatherine Henriette de Balzac d'Entragues, maîtresse de Henri IV.
À sa mort, en 1599, son corps est rapporté de Toulouse pour être inhumé dans l’église des Cordeliers deMalesherbes, au tombeau de ses ancêtres (dont l'amiralLouis Malet de Graville et la femme de lettresAnne de Graville).