| Charles Maurras, l'Action française et la question sociale | |
| Auteur | Bertrand Renouvin |
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| Pays | |
| Genre | Essai |
| Éditeur | Éditions Royaliste |
| Collection | Lys rouge |
| Lieu de parution | Paris |
| Date de parution | 1983 |
| Nombre de pages | 222 |
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Charles Maurras, l'Action française et la question sociale est un essai de l'homme politique françaisBertrand Renouvin, cofondateur de laNouvelle Action française, publié en 1983. Il s'agit d'une analyse de la pensée économique deCharles Maurras.
En 1972, Bertrand Renouvin soutient une thèse de doctorat enhistoire du droit à l'université d'Aix-en-Provence intituléeL'Action française devant la question sociale (1899-1944)[1],[2].
Bertrand Renouvin déclare que c'est en travaillant à cette thèse qu'il prend conscience de l'urgence de« rompre avec l’Action française et d'abandonner la référence à Charles Maurras »[1].
« [...] je ne pense plus que la doctrine sociale de l’Action française puisse « ordonner une politique » pour notre temps, ainsi que je l’écrivais. »[3]
Plus tard, cette thèse est remaniée et publiée en 1983 sous le titreCharles Maurras, l'Action française et la question sociale[4]. Entre-temps, Bertrand Renouvin s'est présenté comme candidat à l'élection présidentielle de 1974 et a soutenu la candidature deFrançois Mitterrand à l'élection présidentielle de 1981.
D'après Bertrand Renouvin, l'Action française aurait dévié de ses sources après laPremière Guerre mondiale« par des nécessités de stratégie politique »[4]. Avant-guerre, des échanges intellectuels s'effectuaient entre laRevue grise et lesyndicalisme révolutionnaire. Renouvin étudie ces échanges en les mettant en regard avec les événements demai 1968, les concepts d'autogestion et dedécentralisation développés dans laLettre aux ouvriers ducomte de Chambord jusqu'à l'Ordre social chrétien deLa Tour du Pin[4]. Renouvin dévoile la constance des revendications ouvrières de l'Action française avec notamment son soutien apporté aux syndicalistes en 1906,« la défense de la journée de huit heures en 1920 et les principales réformes du travail sous leFront populaire »[5].
Bertrand Renouvin entend démontrer comment le« « politique d'abord » de Charles Maurras a tenu l'Action française à l'écart des luttes sociales, malgré sonanticapitalisme instinctif, et l'a vouée ainsi à l'impuissance »[5].
Le journalisteGilbert Comte estime que Bertrand Renouvin évolue vers un« gauchisme indéfinissable, assez superficiel dans ses formulations »[5].
Le« royalisme de gauche » tire ses sources de ce livre.
Bertrand Fessard de Foucault publieCharles Maurras et le socialisme en 1984 à la suite de ses échanges avec Bertrand Renouvin à propos du livreCharles Maurras, l'Action française et la question sociale[6].
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