Pour les articles homonymes, voirCharles de Bourbon.
Charles IV deBourbon, ouCharles de Vendôme,comte (1495-1514) puis duc de Vendôme (1514-1537) (Charles Ier), est né le àVendôme et mort le àAmiens. Descendant à la8e génération en lignée masculine du roiSaint-Louis, il est le grand-père paternel du roiHenri IV de France.
Fils deFrançois de Bourbon, comte de Vendôme (1470-1495) et deMarie de Luxembourg-Saint-Pol (elle-même une descendante de la branche française de lamaison de Luxembourg), ce descendant deSaint Louis est le grand-père paternel du roiHenri IV de France et l'ancêtre des Bourbon notamment les actuels roi d'Espagne et grand-duc de Luxembourg. Sa sœurAntoinette de Bourbon épouse en 1513 le princeClaude de Lorraine, premier duc de Guise.
Charles naît le 2 juin 1489 auchâteau de Vendôme. Il perd son père à l'âge de six ans, lors de lapremière guerre d'Italie. Il est élevé avec ses frères et sœurs dans les terres picardes de sa mère, notamment auchâteau de Ham où trois de ses frères et ses sœurs naissent (à part Jacques, né àVendôme en 1490, mort l'année suivante etLouise, née àLa Fère).
Les biens de ses parents sont partagés entre ses frères et sœurs et lui. Étant l'aîné, Charles reçoit le plus de biens, tous d'abord lecomté de Vendôme et autres seigneuries par les biens paternels, et lescomtés de Soissons, deMarle et deConversano, plus d'autres seigneuries du côté de sa mère. Mais Charles n'a que la nue-propriété des biens, sa mère en gardant l'usufruit, c'est celle-ci, qui lui survit, qui gouverne leduché de Vendôme et ses autres terres.
Charles fait ses premières armes enItalie au service deLouis XII.
Le 18 mai 1513, àChâteaudun il épouseFrançoise d'Alençon.

En 1514, après la mort d'Anne de Bretagne, Louis XII n'a toujours pas d'héritier mâle, il se remarie avec la jeuneMary Tudor, sœur du roi d'AngleterreHenri VIII. Charles fut alors chargé de recevoir la jeune fiancée au nom de Louis XII lors de son arrivée à Calais[1].
Le il est, avec son frèreFrançoiscomte de Saint-Pol et d'autres grands nobles, au chevet du roi sur son lit de mort à l'hôtel des Tournelles à Paris[2].

Celui-ci érige le comté de Vendôme en duché-pairie en février (1515)[note 1]. Charles combat à labataille de Marignan à la tête de 70 lances, puis participe à la campagne de Flandre. Fidèle deFrançois Ier il est nommégouverneur de Paris puis dePicardie.
La trahison du duc de Bourbon[3], met, pour un temps, le duc de Vendôme et sa famille dans une situation délicate, les liens familiaux et personnels entre les frères deBourbon-Vendôme et le connétable plaident contre eux. Les deux Charles de Bourbon sont tous deux à la tête de leur branche respective. Leurs pères respectifs furent tous deux tués au cours des guerres d'Italie sous Charles VIII.De plus des liens matrimoniaux forts unissent les deux familles:Louise de Montpensier est l'épouse d'un oncle de Charles, tandis que Renée de Montpensier etAntoinette de Bourbon-Vendôme épousent respectivement les deux frères Antoine de Lorraine etClaude de Guise. De plus le frère du duc de Vendôme, Saint-Pol, figure parmi les plus proches amis de Charles de Montpensier, duc de Bourbon.
Et pourtant, Charles, ainsi que ses frères restent fidèles à François Ier, contre leur cousin le connétable.Le roi ne douta pas longtemps de la fidélité des Vendôme, et leur réaffirma sa confiance. Ainsi, Charles, après avoir été convoqué à la cour en août 1523, repart de Lyon dès octobre pour se rendre à Paris en compagnie de l’archevêque d'Aix Pierre Filleul et de Philippe Chabot de Brion pour annoncer aux Parisiens que le roi l’envoie pour défendre la ville.

Lorsque le roi part pour l’Italie en septembre 1524, Charles se voit confier la défense de la Picardie. Lors dudésastre de Pavie, il se rend à Lyon pour voir la régenteLouise de Savoie. Selon lesMémoires des frères Du Bellay, une coalition constituée notamment de conseillers du parlement de Paris essaie alors de lui faire prendre la place de la régente :
Le duc de Vendosme, partant de Picardie pour venir à Lion devers madite dame, arrivé à Paris, luy fust remonstré par quelques-uns de ladite ville, et mesmes par de gros personnages, conseillers de la cour de Parlement, que luy estant la première personne et plus proche du sang […] à luy seul appartenoit le gouvernement du royaume ; et que, s’il le vouloit entreprendre, la ville de Paris, avecques toutes les autres bonne villes d’iceluy, luy assisteroient à ceste fin […] Charles, duc de Vendosmois, considérant que ceste novalité ne seroit seulement la ruine du Roy, mais aussi du royaume, et que madame la régente, ayant pris le maniement de affaires depuis le partement du Roy, eust trouvé estrange de s’en désister, et que finablement il en sourderoit une partialité en ce royaume, qui causeroit la ruine entière de ceste monarchie françoise, à ceste cause, leur feit response qu’il se retireroit à Lion, où tous les princes se devoient assembler, et que là seroit avisé au faict du roy et du bien public.
Charles est tout de même nommé parLouise de Savoie, au nom du roi, chef du Conseil.
Les décès successifs de ses cousinsCharles IV d'Alençon (1525) etCharles III de Bourbon (1527) font de lui le quatrième dans l'ordre de succession au trône, derrière les fils du roi, et préparent l'avènement de laMaison capétienne de Bourbon. Par ailleurs, après la mort duconnétable de Bourbon en1527, il devient l'aîné de lamaison de Bourbon et laseconde personne de France, tandis que la Couronne annexe le duché de Bourbon.
En 1534, il autorisa l'achèvement de la reconstruction de l'église Saint-Martin de Vendôme débuté en 1498; ces travaux se firent alors dans un stylerenaissance[4].
Il meurt à Amiens le 25 mars1537. Lui succède à la tête duduché de Vendôme son fils aînéAntoine de Bourbon (futur époux de Jeanne d'Albret et père d'Henri IV). Son corps n'est ramené àVendôme dans lacollégiale Saint-Georges que le 19 mars 1548, en même temps que celui de son fils lecomte d'Enghien et de sa mèreMarie de Luxembourg (1472-1547). Cette triple inhumation fut célébrée par plusieurs évêques et abbés[5],[6].
De son propre chef:
Par son mariage avecFrançoise d'Alençon il est:
Il épouse, àChâteaudun, leFrançoise d'Alençon (1490-1550), fille deRené de Valois,duc d'Alençon et deMarguerite de Lorraine-Vaudémont sœur du ducRené II de Lorraine et petite-fille dubon roi René (de Valois-Anjou-Provence).
Le couple a 13 enfants :
|