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Charles Frey | |
![]() Charles Frey, jeune député (1919). | |
Fonctions | |
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Député français | |
– (16 ans, 5 mois et 13 jours) | |
Élection | 16 novembre 1919 |
Réélection | 11 mai 1924 29 avril 1928 8 mai 1932 |
Circonscription | Bas-Rhin |
Législature | XIIe,XIIIe,XIVe etXVe(Troisième République) |
Groupe politique | GRD(1919-1928) ADS(1928-1932) RDG(1932-1936) |
Successeur | Alfred Daul |
Maire de Strasbourg | |
– (10 ans, 10 mois et 17 jours) | |
Prédécesseur | Robert Ernst |
Successeur | Charles Émile Altorffer |
– (5 ans et 1 mois) | |
Prédécesseur | Charles Hueber |
Successeur | Theodor Ellgering |
Sous-secrétaire d'État au Commerce et à l'Industrie | |
– (1 an et 9 jours) | |
Gouvernement | Laval I Laval II Laval III |
Biographie | |
Date de naissance | |
Lieu de naissance | Strasbourg |
Date de décès | (à 67 ans) |
Lieu de décès | Strasbourg |
Nationalité | allemand puisfrançais |
Parti politique | AD puisRPF |
Profession | Journaliste |
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Maire de Strasbourg | |
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Charles Frey, né le àStrasbourg et mort le dans la même ville, est unhomme politiquealsacien.
Fils d'un employé des PTT, il obtient son baccalauréat en 1906, puis suit des cours à la faculté de philosophie, puis à celle de droit et de sciences politiques[1]. Journaliste, ayant fondé et dirigé leNouveau journal, il devient chef duParti républicain démocrate en 1919. Élu à quatre reprisesdéputé du Bas-Rhin à l'Assemblée nationale où il siège plus de 17 ans, il est également trois foissous-secrétaire d'État auCommerce et à l'Industrie au début de à[1]. En 1936, il n'est pas réélu à l'Assemblée nationale[1].
En 1935, il est élumaire de Strasbourg. La ville était dirigée depuis 1929 par une coalition hétéroclite decommunistes, d'ex-communistes et de cléricaux, unis tant bien que mal par l'autonomisme. Habilement, Charles Frey réussit à détacher d'eux les modérés dirigés parMichel Walter, effrayés par la dérive pro-nazie du maireCharles Hueber (mort en 1943, cet ex-communiste devait être enterré avec les honneurs par l'occupant). Entre les deux tours, modérés et nationaux concluent une alliance qui obtient vingt sièges contre seize à l'ancienne majorité. Quand a lieu l'appel, seize voix répondent donc « Ja ! » et vingt « Présent ! », Charles Frey est élu maire de Strasbourg et le drapeau tricolore revient flotter sur l'Hôtel de Ville où l'avait remplacé depuis six ans le drapeau alsacien rouge et blanc, leRot un Wiss. Le journalJe suis partout écrira à son sujet que si on l'a dénoncé comme fasciste, « à son honneur, ce n'était pas toujours sans raison[2]. »
En, Charles Frey a le pénible devoir de superviser l'évacuation de sa ville, où il demeure jusqu'à la veille de l'arrivée de laWehrmacht, avant de rejoindrePérigueux où il est le « maire des réfugiés ». De retour dès la libération de Strasbourg en, il est réélu maire en 1945. En 1947, il devancePierre Pflimlin (MRP), sous l'étiquette duRPF tout juste fondé parDe Gaulle. Il demeure en fonction jusqu'à sa mort en 1955, gérant la reconstruction de la ville.
Il est inhumé aucimetière Saint-Gall de Strasbourg[3].
Un quai de Strasbourg reliant le quai Finkwiller au quai Saint-Nicolas dans le quartier duFinkwiller porte son nom[4],[5].
Un Foyer de la jeunesse, qui était anciennement un orphelinat, situé dans le quartier du Neudorf à Strasbourg porte également son nom depuis 1957.
Un lycée a porté son nom jusqu'en, date à laquelle il a fusionné avec le lycéeRené Cassin. Son appellation complète est aujourd'huilycée des métiers René-Cassin pôle professionnel Charles Frey.