| Charles-François-Joseph Dugua | ||
| Naissance | Valenciennes (Royaume de France) | |
|---|---|---|
| Décès | (à 58 ans) Petite Rivière de l'Artibonite (Saint-Domingue) Mort au combat | |
| Origine | Français | |
| Allégeance | ||
| Arme | infanterie | |
| Grade | Général de division | |
| Années de service | 1760 –1802 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française | |
| Faits d'armes | Guerre de laPremière Coalition Chouannerie Campagne d'Italie Bataille de Rivoli Campagne d'Egypte Bataille des Pyramides Expédition de Saint-Domingue Siège de la Crête à Pierrot | |
| Hommages | Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile | |
| modifier | ||
Charles-François-Joseph Dugua, né le àValenciennes et tué le àLa Crête-à-Pierrot, est un général français.
Entré en1760, en qualité de cadet, dans le régiment de Bourbon infanterie, Dugua était parvenu au grade de capitaine, lorsqu’un de ces passe-droit, si communs à cette époque, le força à donner sa démission en1776. LaRévolution n’ayant pas tardé à le replacer dans les rangs de l’armée, il fut nommé lieutenant de gendarmerie dans sa ville natale en1790 et parvint rapidement au grade de colonel de son arme, contribuant, à la tête de quelques compagnies de ce corps, à repousser l’armée espagnole du territoire français qu’elle avait un instant envahi. Sa conduite dans cette campagne lui valut le brevet degénéral de brigade le et devientgénéral de division le.
Il sert (probablement en 1794) en tant que Général de division à l'armée des Pyrénées-Orientales. Appelé en1796 à l’armée de l'Ouest commandée par le généralHoche, il ne tarda pas à aller rejoindre enItalie le généralBonaparte. Il se distingua à labataille de Rivoli le26nivôseanV (), aux combats de la Corona, de Saint-Antoine, et surtout aupassage du Tagliamento, 25 et28ventôseanV (), puis il reçut l’ordre d’aller occuperTrieste, dont la possession devait assurer les mouvements de l’armée vers leTyrol.
Après letraité de Campo-Formio du26vendémiaireanVI (), il fut nommé au commandement de la14e division militaire. L’expédition d’Égypte se préparant alors, Bonaparte signalait aux membres du gouvernement les officiers généraux qui devaient en faire partie et il n’oublia pas de comprendre sur sa liste le nom du général Dugua, dont la bravoure, pendant toute la durée de cette expédition, ne se démentit pas. Il se signala à labataille des Pyramides du3thermidoranVI (), où il commandait la division de réserve, et décida, par son audace et son intrépidité, la déroute des Mamelouks (toutefois on lit dans la biographie du généralLannes que la division Dugua n'intervint pas dans la bataille des Pyramides). Déjà, le26messidoranVI (), il avait pris une part active aucombat de Chebreiss.
Avant son départ pour laSyrie, Bonaparte lui confia le commandement duCaire. Dugua parvint, par ses dispositions, à étouffer les ferments de révolte qui se manifestaient dans les provinces environnantes, à déjouer les tentatives des Anglais, et à maintenir constamment le calme au dehors et parmi les populations soumises à son autorité. Il commandait la division deKléber, qui avait été blessé à l’assaut d’Alexandrie, lorsque, le17messidoranVII (), il reçut l’ordre de se porter surRosette, de s’emparer de cette place, d’y laisser garnison, et de remonter la rive gauche duNil pour se rendre à la hauteur de Damanhur, mission dont il s’acquitta avec le plus grand succès.
Arrivé, le5frimaireanVI (), dans le département duCalvados comme général commandant la14e division militaire, Dugua avait été élu, la même année, député de ce département auxCinq-Cents. Revenu en France en l’an IX, le général Dugua revint dans le Calvados où il présenta sa lettre de nomination datée du19fructidoranVIII () et exerça les fonctions de préfet du25vendémiaireanIX () au8brumaireanX ().
Lorsque Dugua apprit que l’on préparait uneexpédition pour Saint-Domingue, il demanda aupremier Consul l’autorisation d’en faire partie. Envoyé en qualité de chef d’état-major du généralCharles Victoire Emmanuel Leclerc, il s’y fit remarquer dans tous les engagements partiels qui eurent lieu entre les troupes françaises et l’armée haïtienne. Atteint de deux coups mortels à l’attaque du Fort-à-Pierrot qu’il dirigeait, il ne survécut que peu d’instants à ses blessures et rendit bientôt le dernier soupir.
Savant distingué aussi bien qu’habile général, Dugua avait fait partie de l’Institut d'Égypte. Ayant rétabli, pendant sa préfecture du Calvados, l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Caen fondée en1652, il inséra dans le recueil de cette société plusieurs mémoires remarquables.