Au, Chanteuges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].Elle appartient à l'unité urbaine de Langeac[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant deux communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 5],[14],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Langeac, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 14 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,2 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (53,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (44,2 %), prairies (31,4 %), zones agricoles hétérogènes (16,8 %),terres arables (5,1 %), zones urbanisées (1,7 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (0,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %)[15].L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chaniat en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (21 %) supérieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 77,9 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (78,8 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[I 7].
Le nom de la localité est attesté sous les formesCantogilum en 936[16],Cantojolium 1393[16],Chantuejols auXVIIe siècle[16],Chanteuge le Bourg vers 1757[17],Chanteuge vers 1850[18].
Une étymologie a été proposée[16] : mot gaulois composé decantos "cercle, jante" oucanti-/canto- "avec, ensemble" +-ô-ialo "clairière>village"[19].
Les populations s'installent quasi exclusivement dans les zones basses comme les abris du Rond ou de La Roche[20]. La proximité des gués semble particulièrement appréciée. Ces installations légères aménagées dans les abris rocheux constituent de rares et précieux témoignage d'un mode de vie fondé sur la cueillette, la pêche, la chasse aux chevaux, aux rennes mais aussi aux marmottes.Les populations demeurent itinérantes, et leurs implantations varient sur de longues distances, au gré des déplacements de la faune sauvage[21].
Les grottes et abris du site de Tatevin, en rive droite (côté est) de l'Allier en face du village, ont été occupés auGravettien, auMagdalénien et auMésolithique[22],[23].
Le site est approximativement à un kilomètre en aval de l'abri du Rond surSaint-Arcons-d'Allier (sur laFioule, près de la confluence de cette dernière avec l'Allier), site qui a livré duMoustérien et duProtomagdalénien.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[34]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[35].
En 2023, la commune comptait 403 habitants[Note 7], en évolution de −8,62 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 24,2 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 36,5 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait212 hommes pour225 femmes, soit un taux de 51,49 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,87 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[I 10]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
1,4
9,2
75-89 ans
11,0
29,1
60-74 ans
22,3
21,6
45-59 ans
23,9
17,6
30-44 ans
15,4
13,6
15-29 ans
11,5
8,8
0-14 ans
14,5
Pyramide des âges du département de laHaute-Loire en 2022 en pourcentage[I 11]
Aujourd’hui, Chanteuges abrite la plus grandesalmoniculture de repeuplement d’Europe : le Conservatoire national du saumon sauvage[38] qui pourvoit au maintien du saumon sur lebassin Loire-Allier et à la fourniture d'alevins en Europe à des fins de repeuplement ou d'élevage en ferme.
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 272 personnes, parmi lesquelles on compte 71,7 % d'actifs (63 % ayant un emploi et 8,7 % de chômeurs) et 28,3 % d'inactifs[Note 9],[I 14]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est supérieur à celui du département, mais inférieur à celui de la France.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Langeac, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 2],[I 17]. Elle compte 82 emplois en 2018, contre 81 en 2013 et 85 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 175, soit unindicateur de concentration d'emploi de 46,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 51,4 %[I 18].
Sur ces175 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 47 travaillent dans la commune, soit 27 % des habitants[I 19]. Pour se rendre au travail, 85,8 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 0,6 % lestransports en commun, 6,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7,4 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 20].
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Langeac, il y a une ville-centre et une commune de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Laurent Wauquier et Yannick Faure,La Haute-Loire, de ses origines à nos jours, Le Puy-en-Velay (Haute-Loire), éditions Jeanne-d'Arc,, 262 p.(ISBN978-2-362-62008-9),p. 24
↑[Delvigneet al. 2019] Vincent Delvigne, Paul Fernandes, Michel Piboule, Peter Bindon, Daniel Chomette, Emmanuelle Defive, Audrey Lafarge, René Liabeuf, Marie-Hélène Moncel, Erwan Vaissié, Rebecca Wragg-Sykes et Jean-Paul Raynal, « Barremian–Bedoulian flint humanly transported from the west bank of the Rhône to the Massif-Central Highlands–A diachronic perspective » [« Le transport des silex du Barrémo-Bédoulien de la rive droite du Rhône jusqu’au cœur du Massif central français, approche diachronique »],Comptes Rendus Palevol,vol. 18,no 1, janvier–février 2019,p. 90-112(lire en ligne [sursciencedirect.com], consulté en), section « Introduction ».
↑Monchalin Louis, « La fondation du monastère de Chanteuges. Exemple régional du renouveau monastique au Xe siècle »,Cahiers de la Haute-Loire, revue d'études locales,vol. 1966,,p. 71-85(lire en ligne)
↑Jérôme Baschet,Saint-Marcellin de Chanteuges : une singulière évocation du monde créé, Paris, Images Re-vues, Hors-série 3, “Iter” et “locus”. Lieu rituel et agencement du décor sculpté dans les églises romanes d'Auvergne. Chap. V,, 64 p.(lire en ligne)