Pour les articles homonymes, voirKowalska.
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Nationalité | |
| Activités | |
| Père |
Chana (Anna) Kowalska[N 1] née le àWłocławek (dans une partie de laPologne alors incluse dans l'Empire russe) et à morte àAuschwitz en 1942 est unepeintre etjournalistejuive d'originepolonaise.
Chana Kowalska grandit dans une famille religieuse. Son père, lerabbinYehouda Leib Kowalski, est membre fondateur du mouvementsioniste religieuxMizrahi et sénateur à la Diète polonaise pour leBloc des Minorités Nationales (Blok Mniejszości Narodowych) fondéeIzaak Grünbaum.
L'enfance de l'artiste est marquée par la forte personnalité de son père qui est une personnalité très populaire dans la Pologne d'avant la guerre. Leur maison est un lieu de rencontre ; l'écrivainSholem Asch y a écrit son premier ouvrage.
Chana Kowalska reçoit une éducation juive traditionnelle et dessine et peint depuis sa tendre enfance. En 1922, elle part étudier la peinture àBerlin. La même année, à peine âgée de 18 ans, elle participe à une exposition générale des peintres juifs, organisée à Varsovie.
En 1926, Chana Kowalska arrive à Paris. Comme tous les artistes elle vit alors dans des conditions précaires àMontparnasse au 17,rue Pierre-Leroux. Elle adhère au parti communiste. Active au sein de laKultur-Liga (Ligue Culturelle) de Paris et dans les cercles communistes juifs, elle est également journaliste et écrit sur la peinture dansPresse Nouvelle et dans leJournal de Paris (journauxyiddish). Elle expose auSalon d’Automne en 1930 et aux Indépendants en 1931.
En, elle participe au Congrès mondiale de la culture juive. À l'issue de ce Congrès est fondée l'Union de la Culture Juive dont font partie, entre autres,Marc Chagall,Chaïm Soutine,Naum Aronson, Chil Aron,Michel Kikoine,Moïse Kisling. Channa est directrice de la galerie de cette association[1].
Sous l'Occupation elle s’engage dans laRésistance et est arrêtée par laGestapo en 1941[2], enfermée à laprison de la Santé, transférée avec son mari à la prison de lacaserne des Tourelles. Elle est déportée àAuschwitz par le convoi 7 du à partir decamp de Drancy. Son mari écrivain et critique littéraireBaruch Winogóra[N 2], né le àSokołów[3] est quant à lui déporté le par le convoi 52 ducamp de Drancy àSobibór.