Localisation de la commune de Chailly-en-Brie dans le département de Seine-et-Marne.
Chailly-en-Brie est un village de la plaine deBrie, riche région agricole, situé par la route à environ 4,1 kilomètres[Note 1] au sud-est deCoulommiers[1].
L'altitude de la commune varie de 72 mètres à 159 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 140 mètres d'altitude (mairie)[2]. Elle est classée en zone desismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[3].
La commune fait partie du SAGE « Petit et Grand Morin », approuvé le. Le territoire de ce SAGE comprend les bassins duPetit Morin (630 km2) et duGrand Morin (1 185 km2)[14]. Le pilotage et l’animation du SAGE sont assurés par le syndicat Mixte d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SMAGE) des 2 Morin, qualifié de « structure porteuse »[15].
Au, Chailly-en-Brie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[28].Elle est située hors unité urbaine[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[29]. Cette aire regroupe 1 929 communes[30],[31].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (90,5 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (91,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (77% ), zones agricoles hétérogènes (6,9% ), prairies (6,6% ), forêts (5,9% ), zones urbanisées (3,5% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %)[33].
Parallèlement,L'Institut Paris Région,agence d'urbanisme de la régionÎle-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[34],[35],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Laloi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’unSCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT du Bassin de vie de Coulommiers, approuvé le et porté par le syndicat intercommunal d’étude et de programmation (SIEP) de Coulommiers[36].
La commune disposait en 2019 d'unplan local d'urbanisme approuvé[37]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le géoportail de l'urbanisme[Carte 3].
En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 595 dont 89,4 % de maisons et 8,7 % d’appartements.
Parmi ces logements, 90,2 % étaient des résidences principales, 2,9 % des résidences secondaires et 7 % des logements vacants.
La part desménagesfiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 79,6 % contre 17,4 % de locataires et 3 % logés gratuitement[38][Note 5].
Le nom de la localité est mentionné sous les formesCalagum (Carte de Peutinger, Corpus inscript., XIII, p. 463) ;Ecclesia de Challiaco en 1184 (Cartulaire La Charité, p. 9.) ;Th. de Chaailli en 1265 (Longnon, I, p. 228.) ;Chailli en 1325 (Longnon, II, 239.) ;Chailliacum en 1353 (Longnon, Pouillés de Sens, p. 466.) ;Chailli lez Coulommiers en 1380 (Archives nationales, X1c 40, n° 222.) ;Chailly Malle Daurée en 1479 (Bibl. nat., Champagne 153, n° 27.) ;Chailly en Brie auXVe siècle (Obit. prov. Sens, IV, p. 116.);Chailly en 1508 (Archives nationales, S 1413)[39].
Sur latable de Peutinger,Chailly-en-Brie est mentionné sous le nom deCalagum pour*Caliacum du gauloiscalia « caillou, pierre » et suffixe-acum ou directement du nom ducoq,*caliācos en gaulois, voire deCalliacum, avec [l] géminé qui peut remonter à*Calliācon, un dérivé en-acum decallio- « sabot »[40]. Cf. Autres Chailly etCailly.
Homophonie fortuite avecChailly-en-Bière dans le même département qui semble représenter le typeCatiliacum (voir ce nom etCadillac).
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. Laloi NOTRe de 2015 a accru le rôle desEPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au, mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au[41],[42].
En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Chailly-en-Brie est assurée par lacommunauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le[43],[44],[45].
L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[46]. Le Syndicat mixte d'assainissement du Nord-Est (SIANE) assure pour le compte de la commune leservice public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[43],[47].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[51].
En 2023, la commune comptait 1 576 habitants[Note 6], en évolution de +13,06 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La commune deCoulommiers et les communes environnantes (Mouroux,Boissy-le-Châtel,Aulnoy, Chailly-en-Brie,Chauffry,Faremoutiers,Pommeuse,Giremoutiers,Saint-Germain-sous-Doue) ont été choisies pour être les premières à passer au tout numérique pour la diffusion de la télévision hertzienne. Depuis le 8 novembre 2008, l'émetteur de Mouroux, site des Parrichets, diffuse la TNT. L'extinction du signal analogique a eu lieu le 5 février 2009[54].
En 2018 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 279, occupant 697 actifs résidants.Le taux d'activité de lapopulation (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 73,3 % contre un taux de chômage de 6,3 %.Les 20,4 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 9,5 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 6,1 % de retraités ou préretraités et 4,7 % pour les autres inactifs[56].
En 2019, le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture) par secteur d'activité était de84 dont7 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres,20 dans la construction,25 dans lecommerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration,1 dans l’Information et communication,1 dans les activités financières et d'assurance,3 dans lesactivités immobilières,12 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien,5 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et10 étaient relatifs aux autres activités de services[57].
En 2020,15 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont12individuelles.
Au, la commune ne disposait pas d’hôtel et de terrain de camping[58].
Chailly-en-Brie est dans lapetite région agricole dénommée les « Vallées de la Marne et du Morin », couvrant les vallées des deux rivières, en limite de laBrie[Carte 4]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 7] de l'agriculture sur la commune est diverses cultures (hors céréales et oléoprotéagineux, fleurs et fruits)[59].
Si la productivité agricole de laSeine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de2 000ha par an dans lesannées 1980, moins dans lesannées 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans lesannées 2010[60]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 21 en 1988 à 12 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de50ha en 1988 à115ha en 2010[59].Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Chailly-en-Brie, observées sur une période de 22 ans :
Évolution de l’agriculture à Chailly-en-Brie entre 1988 et 2010.
Étienne-Geoffoy Saint-Hilaire possède une ferme nommée la Bretonnière, commune de Chailly. (Richard, « Épisode de la vie Étienne-Geoffoy Saint-Hilaire »,La terre et la vie, Société nationale d’acclimatation et de protection de la nature2e série, t. 1, 1864,p. 454-455.)
Écartelé : au 1er de gueules à trois gouttes d'argent, au 2e d'azur à trois fleurs de lys d'or, au 3e d'azur à la bande d'argent côtoyée de deux cotices potencées et contre-potencées d'or, au 4e de gueules à la croix d'argent chargée d'une pointe de silex de gueules en abîme ; un écusson d'azur brochant sur le tout, chargé d'un cœur enflammé de gueules percé de deux flèches tombantes d'or passées en sautoir et surmonté de deux étoiles du même.
Ornements extérieurs
Timbré d'une couronne murale d'or, soutenu à dextre d'une gerbe de blé de même et à senestre d'une branche de chêne de sinople englantée d'or, croisées et liées de gueules en sautoir à la pointe, un listel d'argent portant l'inscriptionCALAGVM en capitales de sable brochant sur la liure.
Détails
Composé par Jean-Claude Molinier. L'écusson en cœur est celui de François Allaine, curé du village auXVIIe siècle. Adopté le en conseil municipal[62].
↑Contrairement auhameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
↑Voir le paragraphe introductif de l’Insee concernant les fusions de communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
↑L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).