Châtrices se trouve au nord-est du département de laMarne, en régionGrand Est, à la limite avec le département de laMeuse. La commune appartient à larégion agricole de l'Argonne[1].
La commune de Châtrices s'étend sur1 953 hectares[2]. Sur son territoire, l'altitude varie de 136 à251 mètres[2]. Le village se situe au centre de la commune sur les rives de l'Aisne. Le hameau deFerme du Bois des Chambres, au nord, se trouve également à proximité de la rivière. Au sud-ouest, les hameaux deFerme de Failly,Ferme des Mares,la Hotte etVerneau se trouvent autour d'étangs alimentés par l'Ante et son affluent le ruisseau de Braux. L'est de la commune est occupé par la forêt de Châtrices, où se trouve son point culminant[Carte 1].
La commune est dans larégion hydrographique « la Seine du confluent de l'Oise (inclus) à l'embouchure » au sein dubassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Aisne, l'Ante, le ruisseau de Braux, le Fossé des Anches, le cours d'eau 01 de la commune d'Elise-D'Aucourt, le cours d'eau 01 de la Gorge du Neufour, le cours d'eau 01 de la Grande Vallée, le cours d'eau 01 de Longeval, le cours d'eau 03 de la commune de Chatrices, le cours d'eau 08 de la commune de Chatrices, le cours d'eau 10 de la commune de Chatrices, le cours d'eau 18 de la commune de Beaulieu-en-Argonne, le Fossé 35 de la commune de Sainte-Menehould, le ruisseau de la Fontaine, divers bras de l'Aisne et divers autres petits cours d'eau[7],[Carte 2].
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de typeclimat de montagne, selon une étude duCentre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant lapériode 1971-2000[13]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon laclassification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[14]. Par ailleursMétéo-France publie en 2020 une nouvelle typologie desclimats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à unclimat océanique altéré[15] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[16]. Elle est en outre dans lazone H1b au titre de laréglementation environnementale 2020 des constructions neuves[17],[18].
Au, Châtrices est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].Elle est située hors unité urbaine[6]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Sainte-Menehould, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[6]. Cette aire, qui regroupe 50 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[23],[24].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (60,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (62 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (53,5 %), prairies (22,2 %),terres arables (11,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (6,9 %), eaux continentales[Note 7] (2,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,8 %)[25]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est attesté sous les formesEcclesia de Castriciis (1107) ;Castritia (1132) ; « Monasterium Sancte Marie Castricensis » (1197) ;Chastriciæ (1229) ;Chastrices (1242) ; Castricium (1266) ; Chatrisses (1308) ; Castrices (1346) ; Chastrice (1389) ; Chastrisses (1535) ;L'abbaye de Chatris (1777)[26].
Castriciis en 1107, parait dérivé dulatincastrum avec le suffixe diminutif-icium, pour fort ou emplacement fortifié qui devait être un point de défense sur le lieu de franchissement de l'Aisne.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 36 habitants[Note 8], en évolution de +5,88 % par rapport à 2017 (Marne : −1,02 %,France horsMayotte : +2,36 %).
↑Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes.
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:01 TU à partir des 320 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/09/1997 au 01/04/2024.
↑Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 21/05/2024 à 02:00 TU à partir des 583 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/03/1975 au 01/04/2024.
↑Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Arrêté préfectoral du 3 mai 2013 portant création du nouvel Établissement public de coopération intercommunale issu de la fusion de la Communauté de communes du canton de Ville-sur-Tourbe, de la Communauté de communes de la région de Givry-en-Argonne et de la Communauté de communes de la région de Sainte-Ménehould en y incluant les communes isolées de Cernay-en-Dormois, Les Charmontois, Herpont et Voilemont »,Bulletin d'information et recueil des actes administratifs de la préfecture de la Marne,no 5 bis,,p. 16-24(lire en ligne[PDF]).