Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par leCher, les Châteaux d'eau Fonts James et divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'unsite Natura 2000 et septzones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique. Les « coteaux, bois et marais calcaires de la Champagne Berrichonne » sont unezone spéciale de conservation présentant trois éléments notables : les ensembles de milieux secs descoteaux et plateaux calcaires, les rares zones demarais, mais aussi les végétations liées à la vallée duCher et des zonesalluvionnaires.
Châteauneuf-sur-Cher est une commune rurale qui compte 1 360 habitants en 2023, après avoir connu un pic de population de 3 005 habitants en 1861. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Bourges.
Au, Châteauneuf-sur-Cher est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourges, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 111 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,8 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (78,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (60,9 %), forêts (14,3 %), prairies (10,5 %), zones agricoles hétérogènes (6,4 %), zones urbanisées (6,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,6 %)[15].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment leCher. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1988, 1993 et 1999[18],[16].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Châteauneuf-sur-Cher.
La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[19]. Cet aléa est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 92,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (90 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 937 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 847 sont en aléa moyen ou fort, soit 90 %, à comparer aux 83 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[20],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2018 et 2019 et par des mouvements de terrain en 1999[16].
La commune est en outre située en aval dubarrage de Rochebut, de classe A[Note 3], et faisant l'objet d'unPPI. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à larupture de cet ouvrage[24].
Une forteresse est édifiée vers l'an mil en ce lieu qui était à la limite de lavicomté de Bourges et de la seigneurie deDéols, et donc à la frontière de la partie du Berry tournée vers l'Aquitaine et de la partie qui était sous l'influence de lamaison de Blois-Champagne[25].
La paroisse était située à l’origine à Marigny (à l'est de Châteauneuf, en direction deChavannes), jusqu’à la construction duchâteau à Châteauneuf. Le château a créé un pôle d’attraction, et le village s’est petit à petit presque entièrement déplacé, jusqu’à ce que le village d’origine ne soit qu’un simple hameau[29].
Pendant laRévolution, la commune est rebaptisée Montagne-sur-Cher.
La communauté de Châteauneuf est en crise démographique au début duXVIIIe siècle, puisqu’elle passe de 203feux en1709 à 147 en1726[33]. L’hiver de 1709-1710 notamment cause de nombreuses pertes, ainsi que la grandecanicule de 1719 (qui tua beaucoup pardysenterie)[34].L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].
En 2023, la commune comptait 1 360 habitants[Note 4], en évolution de −6,46 % par rapport à 2017 (Cher : −1,84 %,France horsMayotte : +2,36 %).
↑Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[23].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Archives départementales de l’Indre,Berry médiéval : à la découverte de l’Indre au Moyen Âge, catalogue d’exposition, Châteauroux, Archives départementales de l’Indre, 2009,p. 10.
↑E.-G. HERVET,Notre-Dame des Enfants, histoire de l'église de Châteauneuf-sur-Cher et de l'archiconfrérie de Notre-Dame des Enfants, Paris, Pierre Téqui, 1896, p. 9-13