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Châlus

45° 39′ 21″ nord, 0° 58′ 53″ est
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Ne doit pas être confondu avecChalus (Puy-de-Dôme).

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Pour les articles homonymes, voirChalus.

Châlus
Châlus
Lechâteau de Châlus-Chabrol dominant la ville.
Blason de Châlus
Blason
Image illustrative de l’article Châlus
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
RégionNouvelle-Aquitaine
DépartementHaute-Vienne
ArrondissementLimoges
IntercommunalitéCommunauté de communes Pays de Nexon-Monts de Châlus
Maire
Mandat
Alain Brézaudy
2020-2026
Code postal87230
Code commune87032
Démographie
GentiléChâlusiens
Population
municipale
1 683 hab.(2023en évolution de +3,82 % par rapport à 2017)
Densité60 hab./km2
Géographie
Coordonnées45° 39′ 21″ nord, 0° 58′ 53″ est
AltitudeMin. 310 m
Max. 444 
m
Superficie27,98 km2
TypeBourg rural
Unité urbaineHors unité urbaine
Aire d'attractionLimoges
(commune de la couronne)
Élections
DépartementalesCanton de Saint-Yrieix-la-Perche
LégislativesDeuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte topographique de France
Châlus
Géolocalisation sur la carte :France
Voir sur la carte administrative de France
Châlus
Géolocalisation sur la carte :Haute-Vienne
Voir sur la carte topographique de la Haute-Vienne
Châlus
Géolocalisation sur la carte :Nouvelle-Aquitaine
Voir sur la carte administrative de Nouvelle-Aquitaine
Châlus
Liens
Site webchalus87.fr
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Châlus[ʃaly] est unecommune française située dans ledépartement de laHaute-Vienne, en régionNouvelle-Aquitaine. Localisée au sud-ouest deLimoges et au nord-est dePérigueux, elle appartient auLimousin historique. Elle est connue pour être le lieu où le roi d'AngleterreRichard Cœur de Lion fut mortellement blessé en1199.

Sa position dans les monts de Châlus, au carrefour naturel de routes anciennes, se traduit par les influences mêlées du Limousin, du Périgord et de la Charente limousine dans l'hydrographie, le climat, le relief ou encore les styles architecturaux. Ce caractère de frontière a orienté un développement fondé sur les échanges, avec des foires auMoyen Âge, et une histoire agitée par les sièges de ses châteaux.

Marquée par l'activité agricole et l'exploitation du châtaignier, son économie a vu l'industrie se développer avec le chemin de fer, jusqu'à la contraction de sa population dans le dernier quart duXXe siècle.

L'installation récente de populationsrurbaines ou britanniques permet une stabilisation démographique autour de 1 600 habitants. Axé sur le tourisme et le développement durable, le renouveau de la commune et de ses environs, illustré par exemple par la création duparc naturel régional Périgord-Limousin, intègre les atouts traditionnels du territoire, tels que la forêt et le bois, mais aussi le développement de services médico-sociaux, éducatifs et sportifs.

Constituant un pôle de services intermédiaires dont la promotion est portée par des rendez-vous épisodiques tels que lafélibrée ou, en 2009, leTour du Limousin, Châlus doit sa renommée à l'aura de personnalités dont le souvenir y est attaché, de Richard Cœur de Lion àPierre Desproges en passant parGeorges-Emmanuel Clancier ouLawrence d'Arabie.

Géographie

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Localisation

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Sur la carte de la Haute-Vienne, position de la commune et de l'ex-canton de Châlus, à l'extrême sud-ouest du département
Situation de Châlus en Haute-Vienne et dans son ancien canton.

Châlus est au centre dupays des Feuillardiers,région naturelle constituée d'un ensemble de collines boisées, bordée à l'est par lepays Arédien, au nord par la vallée de laVienne, à l'ouest par laCharente limousine et au sud par lePérigord vert. Châlus est limitrophe de cinq autres communes.

Communes limitrophes

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Les communes limitrophes sontBussière-Galant,Champagnac-la-Rivière,Champsac,Dournazac etPageas.

Carte
Limites communales entre Châlus et ses communes adjacentes.
Communes limitrophes deChâlus
Champagnac-la-RivièreChampsacPageas
Châlus
DournazacBussière-Galant

Topographie, géologie, relief et sismicité

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Située à 36 km au sud-ouest deLimoges et à 65 km au nord-est dePérigueux (29 et 56 km respectivement endistances orthodromiques)[1], Châlus est la ville principale desmonts de Châlus[2], aire géographique d'une altitude maximale de 521 mètres qui constitue les premiers contreforts occidentaux duMassif central avec, plus au nord, lesmonts de Blond.

Le territoire communal est situé sur un sous-sol deroches métamorphiques, très dur, particulièrement résistant à l'érosion, correspondant au socle cristallin du Massif central, et constitué degneiss, largement utilisé dans le bâti traditionnel. Il offre un relief assez doux, entre310 et 437 mètres d'altitude, fait de vallonnements et de fortes collines boisées de taillis de châtaigniers, caractéristiques du paysage.

Toutefois, si au nord de la Tardoire, l'activité agricole et l'élevage dominent lebocage limousin traditionnel, ils sont, au sud, plus imbriqués avec la forêt, où la présence de monts offre des points de vue panoramiques, comme celui sur Châlus depuis Lageyrat.

La géologie châlusienne inclut des massifs deserpentinite, reliques du fond d'un océan disparu au cours de l'édification de lachaîne hercynienne aucarbonifère (-350 à -290 millions d'années). Sur cetteroche ultramafique et riche en métaux lourds se développe une végétation originale, comme sur la lande de la Martinie[3]. Lessols bruns acides sont, de manière générale, pauvres et peu fertiles.

Lasismicité est faible, mais non nulle. Si aucun séisme demagnitude supérieure à 3[Note 1] n'est survenu depuis 1979, la commune se trouve dans l'aire macrosismique de neuf séismes recensés depuis 1925[4]. Pour deux d'entre eux, la commune est comprise dans l'airepléisoséiste[Note 2]. C'est le cas pour le séisme du[5] d'une intensité épicentrale de III sur l'échelle MSK64 et pour celui du[6] qui fut d'une intensité épicentrale et ressentie dans la commune de V à VI (l'épicentre de ce dernier peut être localisé entre Châlus et Gorre, par 45° 41' de latitude nord et 0° 59' de longitude est[7]).

Climat

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Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie desclimats de la France qui compte alors huit grands types de climats enmétropole[8]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie parMétéo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[9].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour lesprécipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]

Avec lechangement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par laDirection générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Lastation météorologique deMétéo-France installée sur la commune et mise en service en 1995 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[14]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.

Statistiques 1981-2010 et records CHALUS_SAPC (87) -alt : 403 m45° 38′ 42″ N, 0° 58′ 42″ E
Statistiques établies sur la période 1995-2010 - Records établis sur la période du 01-11-1995 au 04-01-2022
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)1,71,73,75,99,412,513,614118,94,11,77,4
Température moyenne (°C)4,65,2810,414,217,718,919,215,912,77,14,511,6
Température maximale moyenne (°C)7,48,612,3151922,824,224,420,816,510,27,415,8
Record de froid (°C)
date du record
−9,7
08.01.09
−13,7
09.02.12
−12,2
01.03.05
−3,9
04.04.96
−0,7
08.05.97
3,5
03.06.06
6,9
16.07.00
6,7
30.08.98
0
25.09.02
−3,3
25.10.03
−7,6
22.11.98
−12
15.12.01
−13,7
2012
Record de chaleur (°C)
date du record
17,1
01.01.22
23,8
27.02.19
24,4
31.03.21
28,3
30.04.05
30,5
30.05.01
35,7
27.06.19
37,3
23.07.19
37,9
07.08.20
32,9
14.09.20
27,7
02.10.11
22,1
08.11.15
16,9
31.12.21
37,9
2020
Précipitations (mm)119,692,597,5112,396,27869,180,667,4105,7135,9123,31 178,1
Source :« Fiche 87032004 »[PDF], surdonneespubliques.meteofrance.fr, édité le : 06/01/2022 dans l'état de la base


Hydrographie

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Le lavoir de Buas, à Châlus, traversé par la Tardoire naissante
La Tardoire au lavoir de Buas.
L'étang de Séchaud, à Châlus
L'étang de Séchaud.
Un puits à la ville haute de Châlus.JPG
Puits à la Ville haute.

Le territoire de Châlus est à cheval sur lesbassins hydrographiques de laLoire, de laCharente et de laDordogne. Les fortes précipitations liées à unclimat océanique humide et à un sol cristallin imperméable ont induit un réseau hydrographique dense qui modèle fortement le paysage. Les cours d'eau, souvent bordés deripisylves, maintiennent des corridors écologiques qui serpentent dans des vallons humides et présentent un fort intérêt paysager.L'omniprésence de l'eau sur la commune, riche en sources, serves, puits, lavoirs etfontaines à dévotion, est renforcée par la présence d'un grand nombre d'étangs. Les eaux souterraines, concernées par leschéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne, sont, comme l'ensemble des eaux souterraines de la communauté de communes, de bonne qualité physico-chimique, bien que faiblement minéralisées et acides[15].

Le cours d'eau principal, laTardoire, est une rivière classée en seconde catégorie piscicole sur son cours supérieur. Elle appartient au bassin de laCharente, dont elle forme l'extrémité la plus orientale. La vallée de la Tardoire[16] constitue, comme la lande de la Martinie[17], unezone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), avec la présence notamment de laloutre, durâle d'eau, ducincle plongeur ou dubusard Saint-Martin. Elle prend sa source sur la commune de Pageas, à la sortie d'un étang sous le hameau du Mazaubert[18], puis s'encaisse pour franchir l'ancien moulin entre les châteaux de Châlus Chabrol et de Châlus Maulmont. En aval, la Tardoireperd peu à peu son eau pour alimenter le système de gouffres et derésurgences dukarst de La Rochefoucauld, puis ressort, associée à d'autres eaux souterraines dont celles duBandiat, auxsources de la Touvre[19]. En cas de crue, la Tardoire peut conserver assez d'eau pour constituer un affluent de laBonnieure. La commune est parsemée de ruisseaux naturels, tels le ruisseau du Lac, qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Chareilles » et rejoint laDronne via les étangs de Maison Neuve (commune de Dournazac) ou le ruisseau des Maisons, qui constitue un site majeur du patrimoine naturel, notamment en raison des populations d'écrevisses à pattes blanches d'intérêt européen qu'il abrite. De multiples rigoles artificielles, de très faible importance, créées pour drainer les vallées humides et amender la terre, participent également au système hydraulique du territoire.

Le territoire communal compte 60 étangs[20] ; la superficie du plus petit correspond à un are et celle du plus étendu est supérieure à deux hectares. Certains d'entre eux alimentaient autrefois desmoulins. Les plus récents, qui sont aussi les plus nombreux, sont directement liés au développement d'une société de loisirs. Ils sont, le plus souvent, construits par obstruction d'une petite vallée, ce qui a réduit la surface deszones humides et modifié l'aspect du paysage en le remodelant de façon importante, avec une influence possible sur le climat.

La richesse hydrographique du territoire s'accompagne de nombreux petits ouvrages bâtis : ponts, moulins, lavoirs, abreuvoirs, fontaines, puits. La Tardoire est franchie par une dizaine de ponts, dont le plus important est un petitviaduc à trois arches, ditles trois ponts.

Voies de communication et transports

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Châlus est accessible deLimoges (35 km) et dePérigueux (65 km) par laRN 21, deNontron (35 km), par laD 707 puis laD 85, et enfin laD 6b en Haute-Vienne, deSaint-Yrieix (28 km) par laD 901, deRochechouart (26 km) également par laD 901. En 2004, le trafic moyen journalier recensait 5 726 véhicules au sud de Châlus et 4 621 au nord ; en avril 2007, lesD 901 et 6b débouchant sur Châlus connaissaient un trafic relativement important avec environ 800 véhicules par jour[21]. Trois lignes de laRDTHV relient la ville à Limoges : laligne 15« Limoges — Dournazac » desservantIsle,Aixe-sur-Vienne,Flavignac, Châlus,Dournazac etLa Chapelle-Montbrandeix, ainsi que laligne 16,« Limoges — Châlus » desservant Isle, Aixe-sur-Vienne,Séreilhac,Pageas et Châlus son terminus, et enfin la ligne 60« Limoges — Bussière-Galant » avec un arrêt au pont. Laligne 63,« Saint-Yrieix-la-Perche — Saint-Junien » fonctionne en période scolaire avec un arrêt place Salvador-Allende.

Les trainsIntercités desservent Limoges par lagare des Bénédictins. Ils sont accessibles enTER Limousin par lagare de Bussière-Galant, distante de Châlus de 7 km, avec cinq allers-retours en semaine, sur laligne Limoges - Périgueux, ou par celle deNexon, à 19 km, avec douze allers-retours en semaine. L'aéroport international le plus proche est l'aéroport de Limoges-Bellegarde à 36 km. En avion de tourisme, la liaison peut s'effectuer à partir de l'aérodrome Maryse-Bastié deSaint-Junien, distant de 36 km également.

Urbanisme

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Typologie

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Au, Châlus est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[23]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].

Occupation des sols

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L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,3 %), prairies (29,3 %), forêts (20,9 %), zones urbanisées (6,1 %),terres arables (3,4 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

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Un bâtiment de Châlus ayant conservé sa toiture en tuiles plates anciennes
Une couverture en tuiles plates anciennes.
Un des nouveaux lotissements de Châlus, situé aux franges de la zone agglomérée historique
Habitat pavillonnaire aux franges de la zone agglomérée.
Une maison bourgeoise de Châlus, située place du marché, avec une étable qui lui est accolée
Une maison bourgeoise et son étable, place du Marché.
Un chantier de réhabilitation d'un vieux bâtiment, appelé "L'auberge limousine" au cœur du centre historique de Châlus
Un chantier de réhabilitation.

L'agglomération s'inscrit dans deux entités paysagères distinctes avec, au nord, le bocage limousin dominé par l'élevage et les prairies permanentes et, au sud, le massif des Feuillardiers, constitué d'un plateau au relief ondulé et au chevelu hydrographique dense où s'imbriquent parcelles agricoles et forestières[27]. Son origine est à rechercher des deux côtés de la vallée de la Tardoire, dans l'urbanisation de promontoires rocheux posés en vis-à-vis, dont le développement réalise un tissu urbain continu. Zone frontière de contact et d'échange entre différentes influences, Châlus est le lieu de rencontre de deux types d'architecture vernaculaire : celle du pays Arédien, plus fréquente au sud de la commune, avec ses toits de tuiles plates anciennes, et celle du pays de Limoges, avec ses couvertures en pentes douces de tuiles canal rouge brique. Si, auXIXe et au début du XXe siècle, la construction de maisons de maître dans les hameaux, et de maisons bourgeoises en ville n'a pas remis en cause latrame urbaine historique, celle-ci est désormais affectée par l'habitat pavillonnaire contemporain, regroupé enlotissements aux franges de la zone agglomérée ou bâti isolément, et parmitage, dans les hameaux.

Le parc de logements, constitué majoritairement de bâtiments anciens, s'élève, en 2006, à 1 068 unités[28]. Selon une étude réalisée de 2003 à 2005, la superficie moyenne des parcelles construites s'élève à 900 m2 dans le bourg, et 2 000 m2 en zone non agglomérée[29]. Lesrésidences secondaires, au nombre de 123, représentent 11,60 % de l'ensemble des logements. Le statut de propriétaire est largement dominant (en 2006, 24,5 % des logements étaient occupés par des locataires[28]), ce qui s'explique notamment par l'omniprésence de l'habitat individuel (93,5 % des résidences principales en 2007[30]). Les logements sociaux sont peu développés : l'office départementalHLM de la Haute-Vienne (ODHAC) en possède 31, et la commune un seul. Si, en 2006, 156 logements vacants étaient référencés[28], l'offre locative reste insuffisante pour répondre à la demande, tirée dans le bourg par la présence des commerces et services, malgré les onze logements remis sur le marché locatif entre 2000 et 2003 après rénovation réalisée dans le cadre de l'« Opération programmée d'amélioration de l'habitat des Feuillardiers ».

Le bourg est collecté par un réseau d'assainissement collectif de type séparatif dans ses parties les plus récentes (l'Abbaye, la Ville Haute, le Chêne Vert, la Malatie, les Places), et par un réseau de type unitaire dans ses parties les plus anciennes (le Nid, le Bosfranc, la Vieille Ville, la Cité des Granges) relié à la station d'épuration, qui est située à proximité de la chapelle Séchaud. Tous les autres hameaux et les maisons isolées sont soumis à l'obligation de disposer d'unassainissement autonome, bien que certains terrains soient peu adaptés à cette technique. Le réseau électrique appartient au Syndicat d'électricité de Haute-Vienne. Géré parERDF, il dessert l'ensemble des zones urbanisées.

Leplan local d'urbanisme, élaboré par la communauté de communes, fixe, parmi ses priorités, le développement de l'habitat par densification des zones urbanisées, en continuité avec le tissu urbain ancien afin d'éviter les phénomènes de mitage[Note 7]. L'éclatement du bourg et des hameaux se poursuit cependant avec la tendance à larurbanisation, liée à l'influence du bassin d'emploi de Limoges et qui se traduit par d'importants flux quotidiens d'habitants (un comptage de l'observatoire mis en place en 2003 par la communauté de communes sur Châlus et Flavignac a révélé que 44 % des demandeurs de logement travaillent dans l'agglomération de Limoges). Quoique le Limousin constitue la région française où le prix au mètre carré est le meilleur marché, la hausse des prix des terrains à bâtir à proximité immédiate de Limoges incite les ménages à s'éloigner de la capitale régionale et constitue un potentiel de développement pour la commune[31].

Quartiers

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Des maisons anciennes du quartier de la ville haute de Châlus
Maisons à la Ville Haute.
Vue d'une des ruelles tortueuses du quartier noir de Châlus
Ruelle du quartier Noir.
Rue Salardine, maison médiévale à angle coupé
Maison médiévale rue Salardine.
Vue de la place du marché de la ville basse de Châlus
Place du Marché.

Marqués par la coupure de laTardoire et un relief vigoureux, lesquartiers de Châlus se partagent entre le promontoire situé sur la rive droite de la Tardoire, le promontoire situé sur sa rive gauche, et les extensions plus récentes de la zone agglomérée.

La Ville haute, construite sur les faces est et sud-est du promontoire de Châlus Chabrol avec lequel elle se confond, est le quartier le plus ancien. Aujourd'hui en connexion urbaine avec le bourg de Châlus,La Ville haute constituait autrefois une agglomération propre, qui eut ses seigneurs (les Bourbons Châlus, propriétaires du château de 1530 à 1994), sa propre église (les paroissiens de Châlus-Bas allaient à l'église de Lageyrat), et conserve sa place publique, la place du Canton. Cette dernière reçoit l'ancienne route d'Oradour, une voie menant aux moulins et étang de la Tardoire (la rue Mardochée) et la rue Chabrol, la plus vieille de toute la ville, et qui mène auxCars.

À la différence deLa Ville haute, qui constitue un seul quartier, la ville basse, ouBas-Châlus, ou encoreLe bourg, comprend plusieurs quartiers historiques, qui s'articulent entre la rive gauche de la Tardoire et son moulin, une route menant à Nontron, via Dournazac (actuelles rue et place du Marché) et une autre menant autrefois à la route royale de Limoges à Périgueux (rue Salardine). Son cœur historique, le quartier duFort, est bâti dans l'ancienne enceinte de la forteresse Maulmont (rue Gourdon, ses maisons s'appuient sur ce qui en fut les murailles). Les ruelles étroites et sinueuses de ce quartier[Note 8], plongées dans l'ombre de la tour Maulmont furent, selon ses évocations dansQuadrille sur la tour etL'Enfant double, le terrain de jeux d'enfant de l'écrivain poèteGeorges-Emmanuel Clancier.Le Quartier noir, entre leFort et le cours de la Tardoire, renforcé par le tracé de l'actuelle route d'Oradour, abrita sur les berges de l'étang de la Fabrique, la dernièreforge de Châlus. Le quartier dela Place du Marché, qui va de la place de la fontaine à la route du Châtaignier, était le lieu des ancienneshalles. Sa partie basse, rebaptisée récemment « rue du Marché », était autrefois le marché aux cochons.Le Pont, sous lequel coule la Tardoire, est situé au carrefour des routes de Rochechouart à Saint-Yrieix et de Limoges à Périgueux.LeChamp de foire date de 1833, année au cours de laquelle, pour la première fois, ce lieu fut mis à disposition des marchands de bestiaux par la municipalité pour accueillir les foires de la Saint-Michel et de la Saint-Georges, qui se tenaient traditionnellement sur les anciennes terres de l'abbaye de l'Abeille.

Les noms de ces quartiers anciens restent des repères usuels, alors que ceux des rues ne sont d'usage courant que pour les plus anciennes, comme Salardine ou Mardochée.

Des quartiers plus récents complètent la zone agglomérée. Ils s'étendent, de part et d'autre des deux pôles historiques, aux lieux et sur les terres d'anciens villages, rattrapés par l'urbanisation. C'est le cas, par exemple, des villages desMettes, desGranges, desPlaces, duNid, duBosfranc, qui constituaient auXVe siècle uneseigneurie (Jean de Brie en était seigneur en 1451) ou deLa Tranchardie, ancienne seigneurie de la paroisse de Lageyrat dont le titulaire était, en 1587, Jacques des Champs, conseiller et secrétaire du roi de Navarre, trésorier et receveur général du Limousin et Périgord[32].

La construction, auXIXe siècle, de la nouvelle route d'Oradour, qui aboutit en ville au quartier duPont, et la postérité de l'axe routier Limoges - Périgueux, excentré par rapport aubourg sont à l'origine de la transformation de quartiers, qui, telsLa Ville haute puisLe Fort, très marchands auXIXe siècle, sont exclus des zones de passage. Les quartiers commerçants, qui n'offrent que très peu de parkings et des rues étroites, se réduisent aujourd'hui à larue Salardine, à larue Nationale et à la partie haute de laplace du Marché, dénomméeplace de la Fontaine.

Hameaux

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Les Granges.
Une ferme très ancienne au Roule, un village de Châlus
Le Roule.
Les Gannes

Les hameaux, appelés « villages » en Limousin, se présentent traditionnellement sous la forme du regroupement serré de quelques habitations intergénérationnelles, d'une ou deuxgranges et d'un puits, auxquels est souvent adjoint un séchoir à châtaignes appeléclédier. Ces bâtiments sont posés sans recherche de parallélisme, sansrue ni organisation structurée apparente, mais autour ou à proximité d'unespace public partagé : lecoudert. Livré aux animaux de basse-cour (cochons, volailles), ce dernier fait également usage de « place publique », de lieu de sociabilité du village[33].

Si, à l'exception de ceux qui sont situés le long des routes principales, les villages présentent les caractéristiques d'un habitat rural dispersé, ils s'organisent en fait le long d'anciens axes de circulation, aujourd'hui peu usités. Ainsi,les Pièces,le Lac, etla Plagne sont sur l'ancien itinéraire qui menait à l'abbaye de Thavaud (commune deDournazac), ruinée par les guerres de Religion.La Grande Vergne,la Petite Vergne etla Gratte, qui apparaissent aujourd'hui en marge de la route Châlus-Dournazac, sont d'anciennes étapes d'une voie reliantChâlus-Chabrol auchâteau de Montbrun (commune de Dournazac).Fontvieille etles Jarosses sont des étapes d'un itinéraire médiéval reliant l'ancienne paroisse deLageyrat àLatterie (commune de Dournazac). Selon la même démonstration,la Besse, qui était le lieu d'un pont en bois sur la Tardoire, etles Courrières, aujourd'hui isolées, sont à rattacher à un ancien itinéraire Châlus-Lageyrat. Enfin,Loriol, isolé dans les bois, était, commeles Gannes, à proximité du grand chemin d'Oradour, avant que la route actuelle, qui contourne le promontoire de Châlus Chabrol, n'ait été ouverte au milieu duXIXe siècle.

Certains villages, telsles Maisons, ne donnent pas directement sur la voie principale et ne sont accessibles que par un chemin à usage privatif. Cette configuration en retrait de l'axe routier, maintenant une certaine distance entre le village et la route, visait à prévenir les villageois de l'insécurité qui régnait sur les chemins limousins durant la majeure partie de l'époque médiévale. Pour la même raison, d'autres hameaux, dontPuy Gris,le Roulle oule Puy de Lageyrat, sont construits, malgré leur exposition aux vents, sur leslignes de crête que suivaient préférentiellement les vieux chemins (lespouges)[34].

Parmi les hameaux notables,le Châtaignier est un village où un trésor monétaire a été fortuitement découvert en 1963-64[35].Le Mazaubrun est une ancienne seigneurie, qui présente la particularité d'avoir conservé trois de sesmottes féodales. Le hameau desQuatre-Vents est, à 437 mètres, lelieu-dit le plus élevé de la commune, à égalité parfaite avec la borne du Bois de Piolet qui marque la limite entre Châlus et Dournazac.

Depuis la Révolution française, du fait d'une évolution territoriale qui lui fut systématiquement favorable, Châlus s'est enrichi de18 villages. En 1790, date de création du canton de Châlus, la commune deLageyrat a fusionné avec celle de Châlus (la paroisse de Lageyrat, diteparoisse Saint-Étienne, dont Châlus-bas dépendait depuis 1498, subit le même sort, en 1806). En 1959,la Borie,l'Age,Landrevie,Bouchetort,le Mazaubrun,Chareilles etla Petite Jaline, détachés de la commune dePageas, sont rattachés à Châlus. En 1966, à la demande de leurs habitants, ce sontChanteloube,la Grande Vergne,la Petite Vergne,le Bos,Fantaisie,la Gratte,Gouhaud,la Gareille,le Lac etle Petit Lac qui sont soustraits du territoire de Dournazac et rattachés à la commune[36].

Depuis la fin duXXe siècle, les villages de la commune bénéficient d'un phénomène derurbanisation, lié à l'établissement de populations d'origine anglo-saxonne ou autochtone, et travaillant sur les bassins d'emploi d'Aixe et de Limoges.

Risques majeurs

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Le territoire de la commune de Châlus est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse) etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque deradon[37]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[38].

Risques naturels

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Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Châlus.

Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[39]. 20,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (27 % au niveau départemental et 48,5 % au niveaunational métropolitain)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 9],[40].

La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982 et 1999 et par des mouvements de terrain en 1999[37].

Risque particulier

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Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Châlus est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[41].

Toponymie

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Châlus porte le nom deChasluç enlimousin, un dialecte de l'occitan. Localement, en patois châlusien, le nom de la ville se prononce « Chèlu », comme l'illustre peut-être déjà la mention portée sur un dessin de 1700, représentant le château de Châlus en 1460[42].

La première mention de Châlus apparaît dans laVita Brevior desaint Waast, rédigée auVIe siècle, lequel serait né en un lieu appeléLeucus, qui pourrait être Châlus, alors issu deCastrum Leucus. Ensuite, on trouve les formesCastel Lucius etCastelluccio citées dans deux chartes ducartulaire de l'abbaye deBeaulieu de 885.

Les érudits des siècles antérieurs auXXe utilisent des faits historiques, plus ou moins avérés, pour en déduire l'étymologie de Châlus. Ainsi, Jourdain de la Fayardie, archéologue des monuments antiques de Périgueux attribue vers 1750 la fondation de Châlus, comme celle d'un lieu-ditChâlus situé près deMontpont en Dordogne, àLucius Munatius Plancus[43]. Il se base en effet sur la latinisation médiévale artificielleCastel Lucius.

D'autres développent leurs hypothèses à partir du nom deChâlus Chabrol, tout en ne tenant compte également que de la forme ancienneCastel Lucius, complétée d'une hypothétique forme ancienneCapreolus pour expliquer Chabrol. Ces deux mots mis côte-à-côte contiendraient le nom d'un romain, Lucius Capreolus,proconsul d'Aquitaine sous Auguste (et petit-fils du proconsul Duratius) et Châlus Chabrol aurait été anciennement leCastrum Lucius Capreolus[44]. Ce dernier terme latin a par ailleurs donné le termeoccitanlimousinchabrol « chevreuil », à l'origine du patronyme Chabrol. Cette croyance était renforcée par une légende[45], selon laquelle les terres de Châlus recèlent un trésor, constitué d'une collection de statues en or grandeur nature représentant la famille de Lucius Capréolus, et qui aurait été la cause du siège de Châlus parRichard Cœur de Lion. Les quilles du blason de la ville, représentant le proconsul romain Capréolus et sa famille, reprennent cette légende. Pour d'autres, l'élémentChabrol correspond au nom commun chèvre (chevreuil), du fait que le château est posé sur un site escarpé et qu'un chemin de chèvres y menait... ou que seules les chèvres pouvaient y monter. Ces spéculations anciennes sont remises en cause au moins à partir de 1854[46].

Châlus est une contraction deChastelus. Ce toponyme correspond à un type occitan, issu du gallo-roman méridionalcastelluciu, composé apparent des élémentscastellu, château, et du suffixeuciu, analysé parAuguste Longnon,Albert Dauzat etCharles Rostaing qui citent le bas latincastellucium, dérivé decastellum « fort » avec le suffixe-ucium[47],[48].

Le nom du premier château de Châlus est attaché à celui du chevalier Bernard Chabrol qui le construit auXIe siècle, sur la base de vestiges plus anciens, et sur demande du vicomte de Limoges. De mêmeChâlus Maulmont vient deGéraud de Maulmont, qui fait construire ce château en 1275, en même temps qu'il agranditChalucet.

L'omniprésence de l'eau sur le territoire communal se traduit dans la toponymie de nombreux lieux-dits, comme l'illustrent Fonvieille, issu de l'occitanfont viélha « vieille source », la Ribière deribièra « terrain près d'un cours d'eau, d'une zone humide », Les Courrières directement issues decourrièra, « rigole d'écoulement, ravine » ou Buas, qui est un féminin pluriel, peut-être dérivé dufranciquebuka signifiant « cruche, conduite d'eau, lavoir »[49].

Sur la planèteMars, en, l'une des cibles d'analyses poussées effectuées sur un affleurement rocheux par l'astromobileCuriosity de laNASA, est baptisée d'après la commune[50].

Histoire

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Article détaillé :Histoire de Châlus.

Préhistoire et antiquité

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Un des mégalithes découverts à proximité immédiate du château de Châlus Chabrol
Un des mégalithes de Châlus.

Lesmégalithes retrouvés sur la butte de Châlus Chabrol confirment une occupation humaine du promontoire de la Ville Haute dès lenéolithique.

À l'est du bourg, sur le plateau du lieu-dit les Quatre-Vents, à cheval sur les bassins hydrographiques de laLoire, de laCharente et de laDordogne, un important carrefour de six grands chemins protohistoriques a été identifié. Ses voies principales menaient, au sud-ouest,via Lageyrat, versCassinomagus (Chassenon) ; au nord, par le Tuquet de la Garde où un raccordement se faisait avec une voie venant du Haut Châlus, vers leJutland (pays de l'ambre) ; au sud, par le village de la Petite-Jaligne, vers l'Espagne et, au nord, par le village de la Garenne, vers Limoges[51].

L'époquegallo-romaine a également laissé des tessons de poterie et des tesselles de mosaïque trouvés en 1949 à Lageyrat, ainsi qu'unevoie romaine qui reliaitVésone (Périgueux) àAugustoritum (Limoges) et comportait une stationFines (frontière), située entreFirbeix et Châlus[52].

Des armes, caractéristiques de l'époque mérovingienne ont été découvertes sur le site à proximité de la base ouest du château par le commandant Teillard lors de sa campagne de fouilles de 1926[53].

Moyen Âge

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C'est auMoyen Âge, période au cours de laquelle Châlus connaît quatresièges, que l'histoire locale est la plus riche, du fait de sa position stratégique entre leLimousin et l'Aquitaine et de la lutte pour le contrôle de ces territoires à laquelle se livrent alors les rois de France et les ducs d'Aquitaine, également rois d'Angleterre.

Châlus-Chabrol est érigé auXIe siècle, sur l'initiative desvicomtes de Limoges, afin de contrôler l'itinéraire de Limoges vers lePérigord, détournant ainsi la voie qui menait deBourges àBordeaux et passait alors parLastours[54]. La création d'une abbaye dépendant desaugustins de Limoges à proximité du château de Châlus Chabrol, alliée à la fréquentation du nouvel itinéraire Limoges -Périgueuxvia Châlus etAixe (qui reprenait en grande partie un itinéraire antique[55]), entraînent le développement du bourgcastral (Châlus haut). Les moines organisent des foires, dont la Saint-Georges et la Saint-Michel, qui se tiennent encore en 2009 à Châlus, et qui furent un temps parmi les plus réputées de France pour le commerce de chevaux[56].

Article détaillé :Histoire des foires de Châlus.
Dessin médiéval conservé à la British Library et représentant, d'un côté Richard Cœur de Lion en captivité en Allemagne et, de l'autre, Richard Cœur de Lion sous les remparts de Châlus
Mort deRichard Cœur de Lion : la plus ancienne représentation connue.Londres,British Library.

En 1193, Châlus connaît son premier siège. Le château, comme d'autres places limousines, est pris et pillé par des soldatsbrabançons, en guerre contre SébrandChabot, l'évêque de Limoges.

En 1199, lors du second siège de Châlus-Chabrol,Richard Cœur de Lion est grièvement blessé, atteint par un carreau d'arbalète. Il en meurt quelques jours plus tard. C'est un événement historique de premier plan pour la politique européenne, qui va permettre aucapétienPhilippe Auguste d'accroître considérablement le territoire du domaine royal, posant les fondements du futur territoire national.

Article détaillé :Mort de Richard Cœur de Lion.

Châlus connaît son troisième siège en 1265. Mené par Bozon deBourdeilles, qui conteste à Adémar de Maulmont ses droits sur la place, il aboutit à l'occupation de Châlus par Bozon et à l'exécution d'Adémar de Maulmont[57].

En 1280, le fils d'Adémar,Géraud de Maulmont, chanoine de Limoges et chapelain du roi, récupère la terre et la juridiction de Châlus Chabrol qu'il reçoit en fief d'ArthurII de Bretagne et deMarie de Limoges[58], en reconnaissance du service rendu par son jugement arbitral de 1276, favorable à la vicomtesse, par lequel il réglait les droits respectifs de celle-ci et de la ville de Limoges. Après avoir pris possession de Châlus en armes, accompagné de plusieurs gens de guerre en raison d'un différend avec Aymard, comte deRochechouart (AimeryIX, dans lalignée des vicomtes de Rochechouart), relatif à la justice du bourg d'Oradour, revendiquée par l'un et l'autre, Géraud de Maulmont fait construire, face à Châlus Chabrol, un second château :Châlus Maulmont.

En 1307, une contestation entre les héritiers de Géraud de Maulmont offre l'occasion àPhilippe le Bel de se rendre acquéreur des châteaux de Châlus. Traitant par échange avecGuillaume de Chanac, exécuteur testamentaire, il acquiert le comté deBourdeilles, les châtellenies de Châlus-Chabrol et deChalusset, donnant en place aux héritiers Maulmont les seigneuries de Châteauneuf dont lechâteau de Tournoël[Note 10] en Auvergne et deMoret dans ce qui est alors le diocèse deSens. La validité de cet échange est affectée par la violation de l'acte de donation du comté de Bourdeilles établi en 1283 entre les religieux deBrantôme et Géraud de Maulmont. Une clause de cet acte de donation de 1283 (mentionné par Bernard de Maulmont, abbé de Brantôme et frère de Géraud, en août 1294[57]) prévoyait le gré et l'autorisation de l'abbé et du couvent pour transférer Bourdeilles en des mains plus puissantes, ce qui ne fut pas respecté lors de ces échanges. Le rattachement de Châlus à la France est donc irrégulier au regard dudroit féodal (les recours sont toutefois prescrits)[59],[Note 11].

En 1406, Châlus connaît son quatrième siège. Comme Brantôme, la ville est alors prise par des troupes françaises, conduites par Guillaume Le Bouteiller, en campagne contre les Anglais enGuyenne et auLimousin[60].

Temps modernes

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Portrait de l'amiral Gaspard de Coligny
Gaspard de Coligny.

Lors desguerres de Religion, en1569, l'armée deColigny (qui compte dans ses rangs le futurHenriIV alors âgé de16 ans et son (futur) écuyer,Agrippa d'Aubigné), se regroupe avec les mercenaires duduc de Deux-Ponts,Wolfgang de Bavière et occupe Châlus et ses environs, avec 25 000 hommes. Les deux châteaux, le bourg et les environs de Châlus hébergent alors les 25 000 hommes de l'arméeprotestante regroupée. À 30 kilomètres de là, en avant deSaint-Yrieix campent les troupes royales, à peu près aussi nombreuses, dirigées par leduc d'Anjou. Les deux armées s'affrontent le àla Roche l'Abeille. Coligny fait prisonnier lecondottierePhilippe Strozzi, met en déroute l'armée royale et s'ouvre ainsi la voie duPérigord.

Après cinq années de répit, les guerres entre seigneurs, nobleshuguenots etcatholiques, reprennent. Elles vont durer encore deux décennies. C'est dans ce contexte, qu'en1592, Châlus connaît un cinquièmesiège, mené par Chamberet,gouverneur du Limousin, qui, avec le comte de Busset,sieur de Châlus, et d'autres nobles, assiègent Châlus, bombardent, avec lecanon de Limoges[Note 12], son fort défendu par le capitaine Labesse, et s'en rendent maîtres. La ville basse, au prix de meurtres perpétrés dans l'église, est prise par les troupes duvicomte d'Aubeterre, et les sieurs deLavauguyon, de Palissand et d'Oradour, sollicités par lecomte de Busset.

En1594, les paysans, lassés de ces guerres intestines entre nobles catholiques et protestants, de la destruction des récoltes, des arrestations arbitraires et de l'insécurité, se révoltent et prennent les armes. Cette révolte paysanne, à mettre en parallèle avec lesJacqueries des croquants, est sévèrement réprimée par les hommes du gouverneur du Limousin[61].

Selon l'état des paroisses, en1688, Châlus Haut et Châlus Bas sont encore un lieu d'étape pour lamaréchaussée de lavice-sénéchaussée de Limoges. La ville est décrite comme « bien foulée de gens de guerre », et ses « habitants sont fort fatigués » et « ruinés par le moyen des gens de guerre »[62].

Époque contemporaine

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La "pleureuse" à cape limousine, statue du monument aux morts classico-pacifiste de Châlus
Monument aux morts de type classico-pacifiste sculpté parHenri Coutheillas.

AuXIXe siècle, Châlus se développe grâce à l'élevage bovin et à ses foires. La ville devient un lieu de rencontre dont la renommée dépasse celle du canton, avec des effets sociaux induits, tels la transformation des cafés et auberges en tripots. Le phénomène devient si important qu'il conduit, en 1845, au recrutement par le conseil municipal d'uncommissaire de police pour remédier aux désordres entraînés par « la passion du jeu, qui a valu à Châlus une triste célébrité »[63].

Monument à Marcel Joubert, mort le 2 juin 1944.

Durant laPremière Guerre mondiale, en 1917, des troupes américaines stationnent à Châlus et entretiennent des contacts avec la population. La tradition rapporte que les soldats américains dynamitèrent le rocher de Richard Cœur de Lion afin d'en ramener une portion aux États-Unis. Elle rapporte également qu'une réfugiéealsacienne provoqua un scandale public en adressant à celui qui venait d'attenter à sa réputation : « Ose une fois répéter que tu m'as vu me faire biquer par un Américain ! »[64].

Au cours de laSeconde Guerre mondiale, alors que les activités de laRésistance s'intensifient en juin 1944 face aux troupes occupations duTroisième Reich et aux collaborateurs durégime de Vichy, le délégué militaire interdépartemental des Francs-tireurs et partisans, le commandant, puis lieutenant-colonel commandant interrégional adjoint desForces françaises de l'intérieur,Louis Godefroy, alias Rivière[65], s'installe à Châlus[66]. Le 12 juillet, un combat implique lemaquis Bir-Hacheim et notamment Roger River[67]. Le 16 juillet, le capitaine Jacques Nancy et les25 hommes[68] de sa section spéciale de sabotage stoppent un train blindé en provoquant la destruction du viaduc ferroviaire[69].

En 1994, la tour deChâlus Maulmont s'effondre partiellement. La même année, le château deChâlus Chabrol quitte le patrimoine familial des Bourbon-Châlus, qui le détenaient depuis 1530. Laissé quasiment à l'abandon depuis plusieurs années, l'édifice est racheté en 2019 par un enfant du pays, passionné d'histoire[70],[71].

Passé ferroviaire de la commune

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La gare de Châlus vers 1910.
L'ancienne gare de Châlus de nos jours.
Horaire de la ligne en 1956.

De 1880 à 1996, la commune de Châlus a été traversée par laligne de chemin de fer de Saillat-sur-Vienne à Bussière-Galant, qui, venant deChampsac se dirigeait ensuite vers lagare de Bussière-Galant.

À l'époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.

Avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée aux voyageurs en 1940. Le trafic de marchandises a continué jusqu'en 1996, date à laquelle la ligne a été déclassée. Quelques tronçons de l'ancienne ligne subsistent encore au début des années 2020, utilisés comme sentiers de randonnée et surtout par levélorail de Bussière-Galant à Châlus.

Politique et administration

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Tendances politiques et résultats

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Articles connexes :Élections municipales de 2014 dans la Haute-Vienne etÉlections municipales de 2020 dans la Haute-Vienne.

L'électorat de la commune est marqué, à l'image du Limousin, par une domination de lagauchesocialiste et l'influencecommuniste. Ce recouvrement idéologique traduit une superpositionanthropologique des structures familialesde type souche etde type communautaire, correspondant dans le domaine agraire, à la juxtaposition de la propriété paysanne et dumétayage, selon l'analyse développée parEmmanuel Todd[72]. Châlus appartenant à l'espace déchristianisé ducentre[Note 13], ladroitelaïque a, traditionnellement, une audience relativement limitée.

Les résultats électoraux de l'élection présidentielle de 2007 illustrent bien l'ancrage à gauche de l'électorat. Au premier tour, totalisant 32,49 % des suffrages, contre 25,87 % seulement au niveau national,Ségolène Royal se positionne devantNicolas Sarkozy lequel rassemble localement 24,58 % des électeurs, contre 31,18 % en moyenne nationale. Lors du second tour, Nicolas Sarkozy, éluprésident de la République avec 53,06 % des suffrages nationaux, en recueille 42,75 % sur Châlus. Son opposante, Ségolène Royal, qui totalise quant à elle 46,94 % des voix au niveau national en obtient 57,25 % à Châlus[73]. L'ancrage à gauche s'est également exprimé en 2002 lorsque, au premier tour de l'élection présidentielle,Jacques Chirac arrive en tête (23,24 %), tout juste suivi deLionel Jospin (22,88 %). Du fait des résultats nationaux de Lionel Jospin[74], le second tour, qui oppose dans un duel électoral imprévu Jacques Chirac àJean-Marie Le Pen (lequel n'a pas dépassé les 10 % à Châlus au premier tour) se traduit localement par un fort recul de l'abstention (15,47 % le jour du scrutin, contre 21,4 % au premier tour) et une mobilisation extrêmement importante de l'électorat en faveur de Jacques Chirac (88,11 % des bulletins exprimés)[75].

Lors desscrutins concernant l'Europe, les Châlusiens votent conformément aux résultats nationaux, en les amplifiant légèrement. Ainsi, lors duréférendum du 20 septembre 1992 pour l'adoption dutraité de Maastricht, les Châlusiens votent « OUI » à 52,47 %[76] (contre 51,04 % de « OUI » au niveau national) et lors duréférendum sur la Constitution européenne du 29 mai 2005, ils votent « NON » à 59,86 %[77], soit plus fortement que l'ensemble ducorps électoral français, qui s'est prononcé pour le « NON » à 54,68 % seulement.

Lesélections européennes de 2009, dont les résultats doivent être appréciés à l'aune d'une abstention record (49,93 %), restent en conformité avec la tradition électorale châlusienne et donnent 29,19 % à la liste duparti socialiste, 24,42 % à la listeUMP, 9,68 % à la listeFront de gauche, 9,06 % à la listeEurope Écologie, 7,07 % à la liste duNPA et 5,99 % auMoDem. Les autres voix se partagent entre la Liste Écologiste indépendante (3,99 %), la listeLibertas (3,84 %), et les autres listes (dont leFN etLO), qui recueillent toutes moins de 3 %.

Lors des cantonales de 2008 (canton de Châlus), qui connaissent untaux d'abstention de 27 %, le ChâlusienJean-Claude Peyronnet, candidat du parti socialiste, est élu dès le premier tour. Il obtient 63,51 % (63,09 % sur la commune), face aux deux autres candidats : Jacques Maisongrande du parti communiste (20,78 % et 22,89 % sur la commune) et Marie-Louise Couade du Front national (15,70 % et 14,02 % sur la commune)[78].

Lesélections municipales sont traditionnellement, et depuis lesannées 1970, favorables aux listes agréées par le parti socialiste, allié au parti communiste, au point que dans les années 1980, la droite ne présente plus de liste. En 2008, le scrutin porte cependant une nouvelle équipe,sans étiquette, à la mairie.

Circonscriptions administratives

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Châlus est située dans ledépartement de laHaute-Vienne, enrégionNouvelle-Aquitaine et dans l'arrondissement de Limoges. De 1790 à 2015, elle est le chef-lieu ducanton de Châlus. Pour lesélections départementales de mars 2015, le nombre de cantons du département est divisé par deux, passant de 42 à 21. Le canton de Châlus disparait et la commune est alors rattachée aucanton de Saint-Yrieix-la-Perche[79].

Intercommunalités

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La commune de Châlus a d'abord fait partie de lacommunauté de communes du pays de Châlus. Fin 2001, cette dernière est remplacée par lacommunauté de communes des monts de Châlus[80].

Au, lacommunauté de communes des monts de Châlus est dissoute et ses communes sont désormais rattachées à lacommunauté de communes Pays de Nexon-Monts de Châlus.

Châlus a fait partie du « Pays d'ouest Limousin », échelon de coopération entre collectivités locales, issu de laloi d'orientation pour l'aménagement et le développement du territoire du, complétée par la loi du diteloi Voynet. Il regroupait 57 512 habitants, répartis sur 46 communes et six communautés de communes :Feuillardiers,Monts de Châlus,Pays de la Météorite,Val de Vienne,Vallée de la Gorre etVienne-Glane.

Parc naturel régional Périgord-Limousin

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Carte du parc naturel régional Périgord Limousin avec indication de la localisation géographique de Châlus
Châlus dans le parc naturel régional.

Châlus est située, pour l'intégralité de son territoire communal, dans leparc naturel régional Périgord-Limousin, établissement public créé en 1998 pour protéger et mettre en valeur un grand espace rural de 50 500 habitants sur180 000 hectares et qui réunit78 communes (plus un « territoire associé », leslacs de Haute-Charente), deux départements (Dordogne et Haute-Vienne), et anciennement deux régions, l'Aquitaine et leLimousin, fusionnées en une seule en 2016 :Nouvelle-Aquitaine.

Selon ses deux principes fondamentaux« Mieux vivre sur un territoire de qualité » et« Mieux vivre grâce à un développement maîtrisé », le parc a pour vocation de protéger et valoriser lepatrimoine naturel, culturel et humain de son territoire en mettant en œuvre une politique innovante d'aménagement et dedéveloppement économique, social et culturel.

Ses actions ont également pour but la valorisation des ressources locales dans une perspective dedéveloppement durable, l'amélioration de la qualité de l'eau et des hydrosystèmes à l'échelle des trois têtes de bassins versants du Périgord-Limousin, la préservation de labiodiversité et la lutte contre leréchauffement climatique.

Le siège de cetétablissement public, qui s'attache à dynamiser l'identité et les liens sociaux du Périgord-Limousin, est situé au château du Mas-Nadaud[81] à Pageas.

Liste des maires

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Article détaillé :Liste des maires de Châlus.
Ancien hôtel Rougerie, propriété dans laquelle se trouve la mairie de Châlus
Hôtel de ville.

Sixmaires ont été élus à Châlus depuis 1945 :

Liste des maires depuis la Libération
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19451971André BesseSFIO-PSCommerçant, conseiller général (1956-1973)
19711975Robert Dolier-Agent de perception
19751981André MazièrePSRetraité SNCF, conseiller général (1973-1979)
19812001Pierre CharissouPSEnseignant
20012008Pascal MazeauPSSalarié du secteur privé
2008
(réélu en mai 2020)
en coursAlain BrézaudyDVD-SE[82]Comptable

De1530 et jusqu'à laRévolution, Châlus était administrée depuis le château deChâlus Chabrol par lescomtes deBourbon-Châlus. La premièremunicipalité date de1792. Depuis1945, deux mandatures successives ne sont pas arrivées à leur terme : 1971-1977 et 1977-1983. Robert Dolier est décédé en cours demandat en 1975 et son adjoint, André Mazière, élu pour finir la mandature en cours (1971 - 1977) et réélu pour la mandature suivante (1977 - 1983), décède en 1981, également en cours de mandat. Pierre Charissou est élu par élections complémentaires des 15 et 22 février 1981 pour finir la mandature.

Le terrain de football porte le nom de stade Robert-Dolier. Le nom d'André Besse a été donné à l'ancienne avenue du champ de foire. Antoine Hallary, Jacques Garebeuf et François Romain ont chacun une rue à leur nom.

Population et société

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Démographie

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Articles connexes :Histoire du recensement de la population en France etDémographie de la France.

Les habitants de Châlussont appelés lesChalusiens[83].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[84]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[85].

En 2023, la commune comptait 1 683 habitants[Note 14], en évolution de +3,82 % par rapport à 2017 (Haute-Vienne : −0,34 %,France horsMayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
1 3561 2641 4261 8211 9442 0572 0522 1662 053
Évolution de la population  [ modifier ], suite (1)
185618611866187218761881188618911896
1 9961 9872 1092 1812 4132 5302 6842 6982 589
Évolution de la population  [ modifier ], suite (2)
190119061911192119261931193619461954
2 6412 6022 6152 5432 3662 3722 5572 0961 902
Évolution de la population  [ modifier ], suite (3)
196219681975198219901999200620072012
2 0422 1632 3342 0741 9071 7591 6521 6361 602
Évolution de la population  [ modifier ], suite (4)
201720222023------
1 6211 6711 683------
De 1962 à 1999 :population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes :population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[86] puisInsee à partir de 2006[87].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

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Située dans l'académie de Limoges, la ville administre uneécole maternelle de 50 élèves, ainsi qu'uneécole élémentaire de 55 élèves. Le département gère uncollège de 260 élèves, situé à proximité immédiate.

Lagarderie périscolaire municipale peut accueillir 30 enfants et 12assistantes maternelles opèrent sur la commune, qui dispose également d'uncentre de loisirs sans hébergement.

Les trois établissements scolaires sont regroupés au sein du « groupe scolaire Pierre-Desproges ». Le collège entretient des relations d'échanges d'élèves avec la Staatliche Realschule deRoth (Moyenne-Franconie, Allemagne) depuis 1991[88]. Outre l'allemand, l'anglais et l'espagnol, l'occitan y est enseigné. Les résultats au diplôme national dubrevet ont fluctué de 81,4 % en 2003 à 79,6 % en 2007[89].

  • L'école maternelle et sa prairie-cour de récréation.
    L'école maternelle et sa prairie-cour de récréation.
  • Le collège Pierre-Desproges.
    Le collège Pierre-Desproges.
  • L'école élémentaire.
    L'école élémentaire.

Manifestations culturelles et festivités

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Le musicien Salim Nourallah, en concert au bar-restaurant Lawrence d'Arabie
Salim Nourallah au Lawrence d'Arabie[Note 15].

Fin 2009, une quarantaine de structures agissent dans les secteurs de l'action sociale, de la culture, du sport, ou des loisirs et s'impliquent dans la vie associative, jugée particulièrement dynamique[Note 16].

Un club de tarot organise un festival annuel, doté d'un prix du conseil général et d'un prix de la commune[90].

L'académie cyclopédique s'efforce de promouvoir la culture régionale et l'esprit châlusien, celui dePierre Desproges[91]. Elle organise, à Paris et localement, des animations et événements culturels, tels qu'une évocation de l'histoirecycliste de Châlus, présentée à Paris, à la Maison du Limousin, dans l'expositionLimousin terre de cyclisme, un concours de construction de catapultes à fromage mou[92], et des soirées cabaret au bar restaurant concert « Le Lawrence d'Arabie ».

Des musiciens sur une estrade dans le cadre du festival itinérant "Bouge ton zinc"
Bouge ton Zinc.

Depuis 2007, le festival « Bouge Ton Zinc », qui se déroule dans l'ensemble desmonts de Châlus, a pour objet l'organisation de fêtes et concerts dans lesbistrots. Il affiche à ce titre, et avec le soutien actif du monde associatif, une programmation éclectique de groupes depop-rock-jazz et despectacle vivant.

Ce dynamisme associatif est présent de longue date sur la commune puisque dès 1957, un festival départemental donna lieu à la frappe du seul exemple connu de créationnumismatique spécifique à Châlus[93]. Cette vitalité s'exprime également par l'organisation d'événements ponctuels tels les manifestations de la célébration du huitième centenaire de la mort de RichardIer d'Angleterre en 1999, l'accueil de lafélibrée (qui s'est déroulée pour la seconde fois à Châlus en 2007[94]) ou celui duTour cycliste du Limousin[95] ainsi qu'à l'occasion de lafête patronale, qui se tient le troisième week-end de juillet, et se conclut par un feu d'artifice le dimanche soir[96]. L'esprit festif, particulièrement en période estivale, génère de multiples manifestations du Comité des fêtes, dont une course de voitures àpédalier[97],[Note 17], ou « Le retour du roi Richard »[98].

Équipements

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Le centre de secours des sapeurs-pompiers de Châlus
Le centre de secours des sapeurs-pompiers.

Châlus bénéficie des équipements administratifs traditionnels d'un ancienchef-lieu de canton, tels que trésorerie, brigade degendarmerie et bureau de poste.

Les locaux mis à la disposition des associations et des habitants sont une salle des fêtes polyvalente (350 places assises), la salle de l'ancienne école de Lageyrat (150 places), la salle de l'ancienne gare et unMille clubs (modèle « DC 333 » conçu en 1968 par la société De Coene), dont l'aspect a été modifié par des opérations d'entretien et de mise aux normes, mais dont l'intérêt patrimonial s'accroît avec la disparition de ces structures[Note 18].

La liste des équipements présents sur la commune est complétée par unebibliothèque municipale, intégrée au réseau de bibliothèques de la communauté de communes des monts de Châlus[99], un centre de secours et de lutte contre les incendies[100], deuxcimetières (l'un en ville, l'autre au village de Lageyrat), unedéchèterie éclairée par électricitéphotovoltaïque[Note 19], un atelier technique et un dépôt de laDirection départementale de l'Équipement et de l'Agriculture.

L'ensemble du territoire de la commune est desservi par l'ADSL. Toutefois, les villages et hameaux éloignés de plus de 3 km des centraux sont affectés par une réduction des performances de l'internet haut débit.

Santé

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Un centre de soins infirmiers de laCroix-Rouge française[101] assurant un service de soins à domicile, ainsi qu'un centre duSecours catholique[102] sont présents sur la commune. Une pharmacie et plusieurs professionnels libéraux de santé complètent l'équipement médical local.

Lecentre hospitalier le plus proche est le centre Jacques-Boutard àSaint-Yrieix-la-Perche, lecentre de convalescence et de réadaptation est celui deLa Chesnaie àVerneuil-sur-Vienne, lecentre hospitalier universitaire, celui de Limoges.

Pour répondre aux problématiques du vieillissement de la population, renforcé par l'allongement de la durée de la vie, Châlus dispose, avec l'Association de Coordination des actions en faveur des personnes âgées du canton de Châlus (ACAFPA), d'un réseaugérontologique permettant de coordonner la prise en charge des personnes âgées à domicile. Ce réseau local, intégré au Centre local d'information et de coordination (CLIC) du val de Vienne et des monts de Châlus[103] dont la mission est de développer la collaboration en matière d'intervention en faveur des personnes âgées, compte parmi les plus anciens et a servi d'exemple à de nombreuses structures de coordination gérontologique[104].

Depuis 1970, Châlus dispose d'unemaison de retraite médicalisée de 123 places, laRésidence Le Nid, qui est égalementétablissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD)[105].

Sports

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Les trois bassins et le solarium de la piscine de Châlus, vue de l'arrière des tribunes du stade de foot
La piscine et ses trois bassins.

Au bas duvillage de vacancesLa Sapinière, qui compte21 chalets, la commune dispose d'un Parc des sports. Il comprend un terrain de football avec tribunes et vestiaires, un gymnase, un tennis, un mini-golf, et une piscine (creusée par des prisonniers allemands et inaugurée en 1946), dotée de trois bassins et d'un solarium. Ces équipements sportifs ou de loisir sont complétés par quatre terrains depétanque et deux terrains deboule lyonnaise, situés sur le boulodrome de l'ancien champ de foire.

Lesassociations sportives, de football, de gymnastique, de basket-ball (Mont Châlus Basket Ball)[106], de judo[Note 20], de boule, de tennis ou de pétanque[107] bénéficient d'un parc des sports, d'une salle omnisports et d'unboulodrome. La Gaule Châlusienne regroupe les amateurs depêche.

Médias

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Si aucune rédaction ou agence locale depresse écrite n'est installée sur la commune, descorrespondants relaient les informations locales pour troisjournaux de lapresse quotidienne régionale :L'Écho du Centre,Le Populaire du Centre etLa Montagne. Trois publications sont éditées à Châlus : leBulletin municipal, le bulletin paroissialEn Veillée édité depuis 1946 et, depuis 2001, leBulletin de l'association Histoire et archéologie du Pays de Châlus.

Les radios locales captées sur la commune sontRTF,Kaolin FM[108],Radio Vassivière etRadio PAC[109]. Depuis l'interdiction deRadio Coulgens[110] en 1996[111] et les déboires deRadio Diffusion charentaise (RDC)[112],[113] qui avait pris son relais,RTL est la seule radio à être diffusée enmodulation de fréquence depuis l'antenne deTDF située sur le territoire communal[114].

Bénéficiant de la présence, sur la commune voisine desCars, d'unémetteur de télévision de forte puissance diffusant les programmes nationaux ainsi que le décrochage local deFrance 3 Limousin Poitou-Charentes, latélévision numérique terrestre est disponible sur la commune depuis 2010[115].

Le site Internet de lacommunauté de communes des monts de Châlus a son siège et sa rédaction à Châlus[116].

Cultes

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La commune de Châlus relève de laparoissecatholique Saint-Joseph des feuillardiers[117], qui est une subdivision dudiocèse de Limoges[118], lequel relève de laprovince ecclésiastique de Poitiers. La paroisse Saint-Joseph des feuillardiers regroupe sept communes et neuf clochers, dont deux sont situés sur la commune : celui deNotre-Dame-de-l'Assomption dans le bourg, et celui deSaint-Étienne de Lageyrat, dont la sainte patronne estsainte Quitterie.

Fin 2009, en l'absence de prêtre résidant à Châlus, l'animateur de l'équipe pastorale, responsable de paroisse, est un laïc[117].

Une communauté d'ursulines[119], dite « ursulines deChavagnes »[120], réside au presbytère, précédemment occupé par des pèresjésuites, où elle anime un lieu source et de prière.

L'église du Haut-Châlus, incluse dans la propriété du château deChâlus-Chabrol et qui recèle les entrailles de Richard Cœur de Lion, est aujourd'hui en ruines. La chapelle Séchaud, n'est qu'exceptionnellement un lieu où lamesse est célébrée. Unbras reliquaire étant conservé au presbytère, tout comme une statue de sainte Quitterie, desostensions[121],[122] pourraient être organisées à Châlus.

Leculte des « Bonnes fontaines », autrefois particulièrement développé, de nature religieuse et préexistant aux cultes chrétiens, semble conserver quelques adeptes[123], sans que la part relevant dufolklore ou de lasuperstition puisse être établie.

LesTémoins de Jéhovah disposent d'un local à Puybos[124].

Économie

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Activités traditionnelles

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L'activité économique de Châlus se caractérise par la présence de deux activitéstraditionnelles, la transformation du bois de châtaignier et l'élevage.

Le travail du bois de châtaignier, « arbre à pain » ou « arbre du pauvre » introduit massivement en Limousin auXVIIIe siècle, est à l'origine d'un métier spécifiquement local, qui apparaît vers 1850[125] : le feuillardier. Ces ouvriers du monde rural, parfoissaisonniers, travaillent sur des chantiers d'exploitation detaillis pour despropriétaires forestiers ou des marchands de bois. Travaillant en forêt, dans des loges-ateliers qu'ils construisent eux-mêmes, ils coupent les jeunes barres de châtaigniers qui poussent en « cépée », c'est-à-dire en couronne autour de ce qui aurait pu être le tronc (lecep) de l'arbre s'il n'avait été systématiquement rabattu. Ces tiges, appelées « feuillards » car trop jeunes pour donner des châtaignes et donnant juste des feuilles, sont écorcées ou non selon l'ouvrage définitif, puis coupées en deux dans le sens de la longueur. Les feuillards ainsi travaillés servent à la confection de cercles debarrique, depanier à crustacés, depiquets (dont carrassonnes etéchalas pour les vignes) ou deslattes[126]. Œuvrant en extérieur, sans outillage mécanique, le feuillardier passe beaucoup de temps à entretenir lestaillis, préparer les nouvelles cépées, à tailler, à ranger et à porter, tout en étant payé à la pièce ou au mille feuillards produits. Ces rudes conditions de travail et de rémunération ont généré, au début duXXe siècle, d'importantsmouvements sociaux, comparables à ceux des ouvriers de la porcelaine, bien que lesyndicat des feuillardiers de Châlus, possédant une forte personnalité, n'était pas toujours en accord avec les décisions des autres sections syndicales[127]. Si le métier de feuillardiers a pratiquement disparu, la transformation du bois de châtaignier reste un secteur économique important à Châlus[128], où se tient tous les ans le seul salon de France entièrement et exclusivement consacré à la promotion du bois de châtaignier. Baptisé « Châtaignier en projet(s) » et organisé par leparc naturel régional Périgord-Limousin et la ville de Châlus, ce salon, qui vise à valoriser et moderniser[129] l'image du produit en châtaignier, se veut être un rendez-vous pour toute la filière[130].

Article connexe :Feuillardier.

L'élevage est l'autre activité économique traditionnelle de Châlus dont la situation de carrefour de routes et de frontière entre régions différenciées par la géographie physique et humaine, lui permit, au moins depuis leXIe siècle, de jouer un rôle commercial important avec la tenue de foires et marchés renommés qui constituèrent l'élément majeur de son développement économique jusqu'à la fin duXXe siècle.

  • Concours d'élevage de 1928, espèce ovine, 1er prix.
    Concours d'élevage de 1928, espèce ovine,1er prix.
  • Concours d'élevage de 1951, espèce ovine, 1er prix.
    Concours d'élevage de 1951, espèce ovine,1er prix.
  • Concours d'élevage de 1980, espèce bovine, 2e prix.
    Concours d'élevage de 1980, espèce bovine,2e prix.
Article détaillé :Histoire des foires de Châlus.

C'est à ces foires et marchés, que Châlus doit le rôle de petite capitale économique qu'elle connut sous l'Ancien Régime, rôle mis en évidence par les différentesunités de mesure propres à Châlus, et dont les valeurs étaient en usage dans des aires d'influence aux contours variables, dans lesmonts de Châlus ou au-delà[131]. La setérée de Châlus, unité de mesure desuperficie valait 34,19 ares. Elle fut utilisée jusqu'au milieu duXVIIIe siècle à Châlus,Marval,Pensol,La Chapelle-Montbrandeix,Milhaguet,Boubon,Saint-Léonard, etc. Elle se divisait en deux héminées, l'héminée en deux quartes, la quarte en quatre coupées. À partir de 1750, la setérée de 20 000 pieds carrés (divisée en 50perches de 20pieds de côté) s'y substitue jusqu'à la généralisation dusystème métrique. Lapinte de Châlus, unité de mesure de capacité de matière liquide, contenait2,380 litres. Lesetier de Châlus, unité de mesure de capacité de matière sèche, valait8,534 décalitres degrain.

Le déclin des foires à chevaux auXVIIe siècle, puis l'évolution plus récente du commerce de bétail a entraîné la fin des foires à bestiaux. Plus récemment encore, la construction de deuxsupermarchés a réduit le poids relatif des marchés.

Pôle de services intermédiaires

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Une rue du centre historique commerçant de Châlus
Commerces et services en centre-ville.
Le haut de la place du marché, centre historique et commerçant de Châlus
Commerces et services, place du Marché.
Des commerces, rue Salardine à Châlus
Commerces et services, rue Salardine.

Au début duXXIe siècle, Châlus est un pôle de services intermédiaires, dont le nombre d'établissements actifs s'élève, au, à 155[132],[Note 21]. Ces établissements sont répartis, pour 7,1 % dans l'industrie, 7,1 % dans la construction, 25,8 % dans le commerce et 60,0 % dans les services.

La fonction industrielle est axée sur l'appareillage électrique d'installation, la transformation du bois-ameublement, lebâtiment et l'exploitation du bois de châtaignier. L'usine de construction électrique du groupeLegrand est le premier employeur. Elle est spécialisée notamment dans la réalisation des corps de cartouchesfusibles[Note 22] encordiérite et emploie150 salariés[133]. L'essentiel des terrains de la zone économique de Fontanilles, qui regroupe cinq établissements et 240 salariés, ayant été vendu, une réflexion, menée dans le cadre de la Communauté de communes des monts de Châlus et visant à créer un second parc d'activités, est en cours en 2009[134].

L'activité agricole reste importante, bien qu'entre 1988 et 2000 le nombre d'exploitations agricoles soit passé de 68 à 47 (de 27 à 19 pour les professionnelles). Lasurface agricole utile atteint1 765 ha, pour 53 unités de travail (dont5 salariées). Le cheptel bovin dépasse 3 000 têtes[135] et9 vaches sur 10 sont derace limousine. Les exploitations ont dans l'ensemble une orientation bovin-viande au nord de la commune, le sud étant plutôt inclus dans un système agro-forestier avec une zone depolyculture-élevage, orientation bovin traditionnel[136].

Châlus est classée enzone de revitalisation rurale. Elle bénéficie à ce titre des mesures fiscales favorisant son attractivité et le développement de son économie. Elle est par ailleurs classée dans lescommunes touristiques ouvrant droit aux réductions d'impôt pourinvestissements locatifs dans le secteur du tourisme[137], qui peuvent atteindre 20 000 € sur6 ans[138].

Les projets communaux reposent en premier lieu sur les atouts touristiques, dont les pouvoirs publics s'efforcent d'organiser l'offre selon une exigence de qualité[139],[140]. L'aménagement d'un pôle touristique multimodal autour de la rénovation de l'ancienne gare et la réhabilitation d'une ancienne auberge en centre-ville destinée à accueillir un espace culturel sont en gestation. Un réaménagement du centre-ville, incluant modification du plan de circulation, réfection des trottoirs et amélioration de l'accessibilité pour lespersonnes à mobilité réduite, est en cours de programmation, de même que la requalification de la RN 21 (première tranche de travaux prévue en 2009-2010). Un site Internet, consacré à la commune, chargé de promouvoir l'économie locale et les activités touristiques, est en projet[134].

Fiscalité et finances locales

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Lafiscalité locale a été caractérisée par une augmentation régulière des taxes prélevées par la commune. La taxe d'habitation a progressé de 10,48 % en 2001 à 11,03 % en 2006, et à 11,14 % en 2009. Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties est passé de 17,81 % à 17,99 % entre 2006 et 2009[141].

En 2007, lerevenu fiscal médian par ménage était de 16 362 €, ce qui plaçait Châlus au 16 722e rang parmi les 30 714 communes de plus de 50 ménages en métropole[142] et 38,3 % des foyers fiscaux étaient imposés (contre 19 769 € et 51,7 % en Haute-Vienne)[132].

La taxe professionnelle, unifiée dans la communauté de communes, s'élevait à 13,91 % en 2006 et à 14,08 % en 2009[143].

Les postes clés des comptes de la ville de Châlus s'écartent peu des moyennes des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé[144].

Emploi

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Châlus, qui connaît un taux dechômage de 6,9 % selon le recensement de 2006[145], contre 8,8 % en 1999[146], offre de multiples emplois, principalement dans la santé et l'action sociale (maison de retraite, service de maintien à domicile des personnes âgées,professionnels de santé...), lebâtiment[134], lestransports, et lesservices (dont letourisme).

L'emploi à Châlus se caractérise cependant par la présence de deux secteurs particulièrement dynamiques localement : lafilière bois[134] (dans les monts de Châlus, la forêt couvre environ5 400 ha), et l'élevage bovin[147].

Les banques et les activités immobilières, avec l'arrivée de nouvelles populations (Anglo-saxons et élargissement urbain de Limoges) sont en plein essor en 2009 et l'industrie est principalement représentée par une unité du groupeLegrand[148].

Structure des emplois à Châlus, selon le recensement de 1999

 AgriculteursArtisans, commerçants, chefs d'entrepriseCadres, professions intellectuellesProfessions intermédiairesEmployésOuvriers
Châlus6,8 %12,2 %6,8 %14,2 %31,8 %28,4 %
Moyenne nationale2,4 %6,4 %12,1 %22,1 %29,9 %27,1 %
Sources des données : INSEE[149]

Châlus,chef-lieu decanton et pôle d'emplois, concentre, selon lesestimationsSIRENE d', 45 % des emplois de la communauté de communes des monts de Châlus.

Culture locale et patrimoine

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Lieux et monuments

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Le château de Châlus Chabrol, pris en photo par l'écrivain Renaud Camus
Châlus Chabrol vu parRenaud Camus le 26 juin 2008.
Une motte castrale au village du Mazaubrun, à proximité de Châlus
Motte castrale au Mazaubrun.
Une pierre tombale médiévale dans le pavage du sol de l'église Saint-Etienne de Lageyrat
Pierre tombale dans l'église de Lageyrat.

Châlus Chabrol, unchâteau fort duXIe siècle, surplombe la ville. Son enceinte comprend les vestiges deNotre-Dame du Haut-Châlus, église desXIIe et XIIIe siècles où furent ensevelies les entrailles deRichardIer d'Angleterre.

Article détaillé :Château de Châlus Chabrol.

Châlus Maulmont est unchâteau fort duXIIIe siècle, également appelé « le fort ». On en découvre d'importants vestiges en centre-ville.

Article détaillé :Château de Châlus Maulmont.

Châlus Chabrol et Châlus Maulmont sont classés monuments historiques. L'ensemble constitué par le promontoire du château de Châlus Chabrol en ville haute et les abords de la tour de Châlus Maulmont en ville basse est un site inscrit[150].

Lesmottes castrales du Mazaubrun sont inscrites à l'inventaire des Monuments historiques[151] depuis 1983. Elles constituent un bel exemple de castrum à mottes multiples, déclassé assez tôt en simple arrière-fief, perceptible dans les sources écrites à compter duXIIIe siècle comme simple repaire[152].

  • La chapelle Notre-Dame de Seichaud, édifiée en 1473 par une demoiselle de Maulmont, reconstruite en 1707, est la seule des huit anciennes chapelles construites duXIIe au XVe siècle qui n'a pas disparu (la chapelle Saint-Roch, démolie pour la construction d'un pont de chemin de fer a été remplacée par un petit oratoire).

Lesbonnes fontaines (lé bounei foun en occitan) constituent un patrimoine emblématique de la Haute-Vienne, qui en recèle plus de 120[158]. Leur culte, antérieur auchristianisme[159], discret et sobre[Note 23], « parallèle et insoumis », relié à la déchristianisation marquée du Limousin, en dépit de relations complexes avec l'Église et le clergé[160], a suscité la confrontation avec les institutions religieuse et médicale. Elles font toujours l'objet derituelsthérapeutiques[161] en fonction de bienfaits ou de qualités thérapeutiques qui leur sont attribués par la coutume. Ainsi, la fontaine Seichaud favorise le mariage (elle fait marier dans l'année les jeunes filles qui la sautent sept fois à pieds joints), la guérison desfièvres et desmaux de tête. La fontaine Saint-Roch offre la pluie ; les fontainesSainte-Marguerite etSainte-Quitterie de Lageyrat sont « bonnes » pour les maux de tête et de dents, tout en favorisant également les mariages[162].

La Fonquebure,source magique qui guérit les maux de tête, aurait, selon la légende, une première source souterraine au nord de la commune, dans le Bois du Roy, avant de ressurgir dans un pré à Chandos (commune deChampsac). La fontaine du centre-ville a vu son bassin transformé en Font Crimosana par lesporcelaines de Yann Fayaud en 2007[Note 24].

La plaque tombale en porcelaine émaillée de Léon Nicolas et de son fils Julien, tous deux victimes de la catastrophe du métro Couronnes en 1905
Plaque tombale de deux victimes de lacatastrophe du métro Couronnes.

Le cimetière contient des monuments funéraires remarquables dont les tombes de Martial Dumas, médecin deNapoléonIer ou de Joseph, dit Paul, Patier, historien du passé de Châlus, ornées, pour les plus anciennes de plaques deporcelaine, à l'exemple de celle de Léon et Julien Nicolas, victimes de l'accident du métro parisien du 10 août 1903.

Lemonument aux morts, de type classico-pacifiste, sculpté parHenri Coutheillas[163], est composé, sur un plan de l'architecte Élie Berteau, d'un obélisque en granite et d'une statue représentant une bergère recueillie, revêtue d'une mante,cape traditionnelle appelée « limousine ». Lamère Milan, habitant la ville haute, mère du premier enfant de Châlus mort à laguerre de 1914-1918, servit de modèle au sculpteur. Inauguré le dimanche, ce monument était entouré d'une grille dotée de fortes pointes jusqu'au milieu duXXe siècle. La grille fut retirée après que Pierre Chaminade, dévalant l'avenue du Champ-de-foire à vélo, se fut empalé sur cette ferronnerie[164].

Unécomusée ouvert en été« permet de découvrir des scènes de la vie locale aux19e et 20e siècles »[165].

Les puits de Flayat, Lageyrat, Puy Lageyrat, les Pluviaux, la Ribière, le Châtaignier, la Villehaute, tout comme lesclédiers (séchoirs à châtaignes) de la Ribière, la Besse, Lageyrat, la Brouille, la Faye, le Mazaubrun, lescroix etlavoirs constituent également un petit patrimoine bâti remarquable.

Carte postale du début du XXe siècle représentant le rocher de Maulmont comme lieu où serait enterré Richard Cœur de Lion
Rocher de Richard Cœur de Lion.

Le Rocher de Richard Cœur de Lion, site inscrit en 1944[166], est une roche qui émerge des herbes dans les prés de Maumont, au bas du bourg. Stationnant à Châlus durant laguerre de 1914-1918, des troupes américaines l'auraient dynamité afin d'en ramener un morceau aux États-Unis. Jouant la carte desprovinces pittoresques et du sensationnel, les éditeurs de cartes postales du début duXXe siècle n'hésitaient pas à présenter ce rocher comme étant le lieu où Richard Cœur de Lion aurait été enterré.

Le plus grosséquoia géant (Sequoiadendron giganteum) d'Europe, d'une circonférence de 13,3 m, se trouve dans un jardin privé[167]. Depuis le passage de latempête Martin qui s'abattit sur Châlus à partir de18 h 15 le, la cime de ce séquoia exceptionnel, qui conserve la circonférence de tronc la plus importante d'Europe, fut arrachée sur environ 20 mètres[168].

Patrimoine naturel

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La commune fait partie de laRéserve de biosphère du bassin de la Dordogne[169].

ZNIEFF

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La commune présente deuxzones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 1.

Une ZNIEFF de type 2

Patrimoine culturel

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L'association « Histoire et archéologie du Pays de Châlus », créée parMaurice Robert et Gabriel Fontanille, reprenant le travail dePaul Patier et présidée par Andrée Delage, s'attache à la valorisation du patrimoine historique, bâti et culturel, du Haut Limousin.

L'association « Vie Lageyrat »[173] contribue à la conservation, la valorisation et l'animation du patrimoine et du site de Lageyrat. Elle rassemble plus d'une centaine d'adhérents qui organisent une fête, l'avant dernier week-end de mai, avec un marché gastronomique, artisanal etfloral, une brocante, uneexposition dans l'église, un déjeuner et diverses autres animations.

Ces événements ponctuels peuvent également s'appuyer sur desamateurs éclairés, dont certains ont constitué de vraies collections, mises en scène à l'occasion d'expositions ou de journées d'animation publiques. Ainsi, un Châlusien passionné a rassemblé plusieurs centaines depostes de radio et detélévision (collection Belair), un autre plusieurs milliers depipes, un autre encore différents accessoires et matériels delutte contre les incendies : seaux, casques, haches, épées, grenades extinctrices, pompes ainsi que des véhicules anciens, dont troisLaffly (collection Vignéras)[Note 25].

  • Renault ADR1 appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
    Renault ADR1 appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
  • Laffly BSRC3 appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
    Laffly BSRC3 appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
  • Laffly LV appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
    Laffly LV appartenant à la Collection Ch. Vignéras.

Littérature et cinéma

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Couverture du roman de Georges-Emmanuel Clancier : "Quadrille sur la tour"
Quadrille sur la tour.

Châlus constitue le cadre ou la référence géographique de romans et d'essais, tels queDes femmes qui tombent dePierre Desproges, ouQuadrille sur la tour deGeorges-Emmanuel Clancier[174]. Elle est également citée dansLa Terre aux loups deRobert Margerit, ainsi que dans le tome sept,Quand un roi perd la France, desRois maudits deMaurice Druon ou dans leRichard Cœur de Lion deWalter Scott.

Châlus est par ailleurs source d'inspiration pourThéodore Agrippa d'Aubigné qui, dansLes Aventures du baron de Faeneste, met en scène un dialogue entreHenriIV et un personnage imaginaire dénommé « Châlus de Limousin »[175]. DansUne ville de garnison,Alfred Assollant imagine un certain Bertrand de Presles, comte de Châlus, en compagnon deGodefroy de Bouillon lors de la première croisade[176], montant le premier sur les remparts d'Antioche, qui semble inspiré par le personnage deGouffier de Lastours. Châlus fut également source d'inspiration pourPhilippe Ébly qui, dans le tomeII,Celui qui revenait de loin, de la série fantastiqueLes Conquérants de l'impossible, fait apparaître pour la première fois le troisième protagoniste de la série sous le nom de Thibaut, duc de Châlus. Ce personnage pourrait avoir contribué à inspirer celui ducomte de Montmirail, interprété parJean Reno dansLes Visiteurs. Enfin, le siège de Châlus a fourni àWalter Scott pourIvanhoé le canevas du siège du château de Front-de-Bœuf.

Par deux fois, en 1976 et 2010, le cinéma hollywoodien évoque Châlus. Le filmLa Rose et la Flèche (1976), avecSean Connery etAudrey Hepburn, s'ouvre sur le siège de Châlus par Richard Cœur de Lion, joué parRichard Harris. De même, les premières minutes duRobin des Bois deRidley Scott, avecRussell Crowe etCate Blanchett, qui fait l'ouverture dufestival de Cannes 2010, reconstituent la bataille de Châlus[177],[178].

En 2014, Châlus sert de cadre à un épisode de la saison 6 de la série téléviséeUn village français tourné dans la maison Moins, une bâtisse de 1827[179].

L'auteur Rudi Molleman publie aux éditions Mon Limousin, en février 2020, un roman historiquePetite pomme qui reprend l'enquête autour du crime particulièrement violent ayant eu lieu à Châlus en 1912 et qui défraya la chronique judiciaire et médiatique de l'époque[180].

Poste et philatélie

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La création d'une poste à Châlus remonterait à Louis XI avec l'établissement d'unrelais aux Granges, sur la route royale (actuelleRN21) de Limoges à Périgueux. Entre1610 et1632, Pierre, dit Pascaud, et Martial de Villoutreys en sont lesmaîtres[181]. Au début duXIXe siècle, le nombre de chevaux de poste en service au relais des Granges reste conséquent et varie de 10 à 19[182]. À la fin du siècle, et jusqu'au milieu duXXe siècle, le bureau de poste, limité au transport du courrier, connaît de nombreux emplacements. Après avoir été situé en de multiples endroits, puis en bas de la place du Marché (dans une maison construite en 1826 par la famille Forgeront), il est actuellement place Cardaillac, au lieu de l'ancienne mairie, elle-même construite au lieu de l'ancienne église.

Émis en France depuis le1er janvier 1849, letimbre-poste est utilisé à Châlus dès le24 janvier, comme le montre la plus ancienne enveloppe, destinée à un banquier, affranchie localement avec unCérès 20 centimes noir, qui ait été conservée. Le fait est notable car, jusqu'au1er juillet 1854, le timbre-poste est peu utilisé, l'ancien système de port payé par le destinataire restant en usage. Ce n'est qu'à partir de 1854, quandla Poste différencie les tarifs du courrier prépayé (affranchi de port) et de la lettre en port à percevoir, que son utilisation se généralise.

Le, la ville de Châlus héberge laJournée du timbre[183], ce qui est l'occasion d'une émissionpremier jour.

En 1999,la Poste édite un timbre-poste commémorant le800e anniversaire de la mort de Richard Cœur de Lion, et organise une nouvelle émission premier jour à Châlus. Dans le cadre d'une manifestation philatélique de promotion, un bureau de poste temporaire est ouvert au château deChâlus-Chabrol, les vendredi 9 et samedi10 avril. Précédée d'une autre vente anticipée àFontevraud les samedi 10 et dimanche, la mise en vente officielle de ce timbre dédié au roi RichardIer d'Angleterre est fixée au14 avril, avec vente générale à partir du lundi 12 avril 1999.

Le timbre, réalisé à partir de la photographie d'un détail de l'Historia Anglorus, Bridgeman-Giraudon,British Library, est gravé parClaude Jumelet, également auteur du timbre commémorant le millième anniversaire du baptême de Clovis et sur lequel figure son catéchiste,saint Waast, qui est originaire de la région de Châlus. Il est imprimé entaille-douce surrotative à50 timbres par feuille. D'une valeur faciale de 3FRF, ce qui correspondait à l'affranchissement d'une lettre simple (lettre1er échelon de poids, zone 1), il fut vendu à environ 6,8 millions d'exemplaires et retiré de la vente le. Format :21,45 × 36 mm, dentelure : 13, couleurs : rouge, vert, bleu, bistre et beige.

Gastronomie

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La cuisine châlusienne est limousine mais déjà fortement influencée par la proximité duPérigord vert.

Les principaux plats qui la caractérisent sont lepâté de pommes de terre et lepâté de viande, ce dernier étant également appelétourtière. L'enchaud est une spécialité à base de poitrine de porc, roulée et fumée. Les desserts traditionnels sont laflognarde et leclafoutis. Depuis quelques années, le Burgou, un gâteau à la châtaigne baptisé du nom du bandit d'honneur actif entreBandiat et Tardoire vers 1835 et devenu héros régional emblématique, est élaboré et commercialisé par les pâtissiers locaux[184].

  • La tourtière.
    La tourtière.
  • Le pâté de pommes de terre.
    Le pâté de pommes de terre.
  • Le clafoutis.
    Le clafoutis.

La cuisine châlusienne familiale utilise les ressources locales : viande de porc, de bœuf, d'agneau et de mouton. Les champignons sont cuisinés sous toutes leurs formes, qu'il s'agisse decèpes (en patois châlusien,« lou champignon » est nécessairement un cèpe), degirolles, decoulemelles (appelées « Filleuls » dans les monts de Châlus) ou detrompettes de la mort. Lachâtaigne, qu'elle soit blanchie, bouillie ou grillée, est également très présente, comme mets principal ou comme base de préparations (boudins aux châtaignes, etc.) Lapomme du Limousin, produite notamment dans les monts de Châlus, est la seule variété, en France, à bénéficier d'uneAOC. La soupe traditionnelle est labréjaude. Composée de lard, de pommes de terre et de raves, il est d'usage de la finir« en faisantchabrot » avec un peu de vin. La cuisine familiale châlusienne est aussi faite du produit des rivières (écrevisses,truites,vairons), des« serves » et des étangs (carpes,brochets).

La cornue est une spécialité boulangère préparée pour lesRameaux, le dimanche précédant Pâques. Il est d'usage à Châlus que le parrain l'offre à son filleul, en signe d'espoir en la « virilité » de ce dernier. En effet, la forme en Y de cette brioche, censée représenter la Sainte Trinité, rappelle également la forme d'un sexe d'homme. À tel point qu'auXVIIIe siècle, l'évêque de Limoges aurait demandé aux pâtissiers de moraliser leur gâteau des Rameaux, en modifiant quelque peu sa forme. La coutume limousine de la cornue semble également se maintenir, avec quelques variantes (existence d'une cornue « femelle ») dans la Charente limousine voisine[185]. La spécialité sucrée reste lesCraquelins de Châlus, de forme ronde et dont la couleur rouge provient ducumin qui intervient dans sa fabrication[186].

Unelimonade fut, pendant plusieurs générations et jusque dans les années 1970, produite peut-être à partir de l'eau de la Fonquebure sous la marqueLimonade Mémé. La recette de cette limonade s'est perdue avec le décès de Mémé Deléron. Labière Chevalierde Maulmont[187],brassée par la brasserie Duplessi, permettait en 2005 de financer la restauration du château de Châlus-Maulmont[188].

Tourisme

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Châlus, située au cœur d'une aire touristique, historique et culturelle posée aux confins duLimousin, duPérigord vert et de laCharente limousine, est unestation verte de vacances[189]. L'office du tourismedes monts de Châlus[190] y présente l'offre touristique dans l'ensemble de la communauté de communes et édite chaque année un guide touristique[191], ainsi qu'une sélection de gîtes ruraux[192]. Située à sa proximité immédiate, la Maison du Châtaignier inclut un espace muséographique interactif entièrement consacré auchâtaignier et aux possibilités gastronomiques offertes par son fruit, la châtaigne. Elle offre une présentation du métier defeuillardier, de même qu'un espace boutique avec une exposition vente de produits de fabrication artisanale en bois de châtaignier et de produits de la ferme, à base de châtaigne. LaVoie verte des Hauts de Tardoire, uniquevoie verte de la région Limousin, offre un itinéraire sécurisé de Châlus àOradour-sur-Vayres qu'il est possible de suivre à pied, en fauteuil roulant, à vélo ou enroller[193].Le chemin « las girondelas » (les girolles) est exclusivement pédestre. Ses 14 km de promenade en pleine nature limousine peuvent être parcourus enh 30, ou réduits à une variante de 6 km.En période estivale, uncircuit de vélorail sur une voie de chemin de fer désaffectée permet, au départ de Bussière-Galant, une promenade de deux heures jusqu'à l'aire de retournement de la Tranchardie, ou, sur réservation, de deux heures trente jusqu'à la gare de Châlus[194].

  • Office de Tourisme des monts de Châlus.
    Office de Tourisme des monts de Châlus.
  • Château de Montbrun (Dournazac).
    Château de Montbrun (Dournazac).
  • Lac Saint-Fortunat (Flavignac).
    Lac Saint-Fortunat (Flavignac).
  • Ruines du château (Les Cars).
    Ruines du château (Les Cars).

Étapes

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La ville de Châlus est située sur deux routes touristiques : laroute Richard Cœur de Lion et lechemin de Compostelle (Via Lemovicensis).

Précédé parSuivi par
Dournazac
Châlus
Les Cars
Précédé parSuivi par
Les Cars
Via Lemovicensis
La Coquille

Blason, logotype, devise et hymne

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Les armes de Châlus sont blasonnéesde sinople à un arc de gueules cordé de sable, avec une flèche aussi de sable, accompagné de neuf quilles d'or posées en orle et soutenu d'une boule de sable. Il s'agit d'armes récentes, du type « armes par allusion ». La devise de Châlus est« Telum Castellutii Occidit Leonem Angliae » que l'on peut traduire par« ce château qui tua le lion anglais ». L'hymne des Châlusiens estLo Turlututu[195]. Selon un usage très ancien, un Châlusien pénétrant dans un lieu, hors de Châlus, siffle les trois premières mesures du Turlututu. Les Châlusiens présents se font connaître en sifflant la mesure suivante. Cet usage semble toujours en vigueur, voire plus usité que par le passé du fait de la dispersion géographique des familles originaires de Châlus[196].

Blason du LimousinBlason du Limousin

Aliénor d'Aquitaine apporta le Limousin en dot en 1152 à son second mari, Henri Plantagenêt,comte d'Anjou (d'où la bordure rouge) et futur HenriII, roi d'Angleterre. Marie de Comborn, dite Marie de Limoges, héritière des derniers vicomtes de Limoges, épousa en 1275 l'héritier des ducs de Bretagne, le futurArthurII (d'où l'hermine de Bretagne).

Le blason de Châlus représentant un jeu de neuf quilles en or, avec sa boule et une arbalèteBlason de Châlus

Les armes de Châlus sont constituées d'un jeu de neuf quilles en or et d'une arbalète. Les quilles fontallusion au trésor de Châlus composé, selon la légende, de neuf statues en or, représentant le proconsul Lucius Capreolus et sa famille. L'arbalète est celle du chevalierPierre Basile avec laquelle il blessa mortellement Richard Cœur de Lion lors du siège de Châlus Chabrol en 1199.

Le blason de Richard Cœur de Lion, à partir de 1198, « de gueules aux trois léopards d'or »Blason de Richard Cœur de Lion, à partir de 1198

À la fin de sa vie, Richard adopte ce blason « de gueules aux trois léopards d'or » qui sera le blason des rois d'Angleterre et des ducs d'Aquitaine de 1198 à 1340. Ce blason sera donc également celui de Jean sans Terre (°1166 – † 1216), d'HenriIII (°1207 – † 1272), d'ÉdouardIer (°1237 – † 1307), d'ÉdouardII (°1284 – † 1327) et d'ÉdouardIII (°1312 – † 1377).

Blason signalant la route touristique "Richard Coeur de Lion", « de gueules au lion rampant au cœur transpercé d'une flèche »Blason de la Route touristique Richard Cœur de Lion

Ce blason, « de gueules au lion d'or, lampassé et armé de sable, au cœur transpercé d'une flèche de même », sert à baliser laroute touristique Richard Cœur de Lion.Ce sont, en héraldique, des «armes parlantes» : le dessin du blason peut être lu comme un rébus. Bel hommage à Richard, dont les armes furent multiples mais toujours « parlantes ».

Blason de la famille de Géraud de Maulmont, « d'azur, à deux fasces d'or »Blason deGéraud de Maulmont

Le blason des Maulmont (ou Maumont) est dit « d'azur, à deux fasces d'or ».Comme tout blason très ancien, il est d'une grande simplicité.

Blason de la maison de Boubon Buisset, « bleu azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules »Blason de laMaison de Bourbon Busset

Les Bourbon Busset et Bourbon Châlus descendent de Saint Louis. Ils sont les aînés par le sang de tous les descendants d'Hugues Capet actuellement vivants. Leur branche n'est cependant pas dynaste. Ils portent les armes de France « modernes », un blason bleu azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules.

Personnalités liées à la commune

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Représentation médiévale de l'ordination de saint Waast
Saint Waast : le plus ancien Châlusien identifié.
Raymond Poulidor et Guy Penaud inaugurant une plaque murale commémorant le passage de Lawrence d'Arabie à Châlus
Raymond Poulidor etGuy Penaud inaugurant la plaque commémorant le passage deLawrence d'Arabie à Châlus.
Pierre Desproges, jeune homme, en spectateur moqueur lors d'un défilé costumé organisé à l'occasion de la kermesse de l'école du château de Châlus-Chabrol, le 26 septembre 1958
Pierre Desproges en spectateur moqueur, kermesse de Châlus-Chabrol,.
Georges-Emmanuel Clancier lors d'une exposition d'Eudaldo en 1987.

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Politique et administration
Géographie
Histoire
Patrimoine civil
Patrimoine religieux

Liens externes

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Notes et références

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Notes et cartes

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  • Notes
  1. La sismicité observée en 1994 relève deux séismes, certes assez éloignés et de faible intensité, le20 mars, jour de l'effondrement de la tour de Châlus Maulmont.
  2. L'aire pléisoséiste d'un séisme est l'aire où le séisme fut le plus fortement ressenti. L'épicentre, qui n'est pas toujours déterminable ou déterminé, est nécessairement compris dans cette aire
  3. Les normales servent à représenter leclimat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[10].
  4. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  5. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[11].
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. L'analyse-diagnostic élaborée en avril 2007 dans la perspective duPLU présentant une étude approfondie des caractéristiques du territoire, et les priorités du PLU est visible sur le site deMonts de Châlus.
  8. Une vue d'ensemble du quartier duFort, prise des jardins du château de Châlus Chabrol, est visible surflickr.com
  9. Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
    • au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
    • au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
    • au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
  10. Le château de Tournoel surLe paysdauvergne.free.fr.
  11. L'acte par lequel Bernard de Maulmont, abbé de Brantôme, donna à foi et hommage à son frère Géraud la moitié de la terre et châtellenie de Bourdeilles (ce qui fut confirmé par sentence arbitrale), et l'hommage réservé à l'abbaye de Brantôme est conservé dans les archives des rois de Navarre. Il figure sous lenuméro 1294 (08) dans les tables récapitulatives du dépouillement des archives conservées autrefois au château de Pau et à Nérac, réalisé par MM. Leydet et PrunisBnF Fonds Périgord Tomes 9 & 10
  12. Un boulet de canon oublié à Châlus pourrait avoir été retrouvé récemment selon ces pages personnelles[1] et[2].
  13. L'évêché désigna, pour la fonction de curé et tenter d'évangéliser à nouveau la paroisse de Châlus, une mission de deux à trois jésuites, qui y résidèrent du milieu des années 1960 à la fin des années 1980.
  14. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  15. À l'occasion de sonconcert du 16 mai 2009
  16. Par le réseauStation verte
  17. Voir, par exemple, la course de voitures à pédalier sur circuit du centre ville envideo
  18. Le « Mille-club » d'Arcens en cours de démontage, sur les pages arcade.arcens.free.fr consultées le, illustre l'histoire et la disparition des Mille clubs.
  19. Remarquée par l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME), sur sonsite, consulté le 27 mars 2009
  20. Judo club de Châlus dont le dynamisme s'exprime sur unBlog dédié :[3]
  21. La communauté de communes présente un inventaire de110 entreprises des secteurs de l'artisanat, du commerce et des services sur sonsite.
  22. Une présentation des cartouches fusibles est développée p.5 à 11 du guide du fabricantLa protection des circuits et des personnes
  23. Caractéristiques de la discrétion et la sobriété des fontaines à recours[4]
  24. Dont le signifiant et le signifié ont su toucher le monde professionnel de la communication de crise, des photos de la fontaine illustrantPerceptions (Pdf)
  25. Qui a fait l'objet d'une présentation dans le magazineCharge utile.
  26. L'absence d'accent circonflexe n'est toutefois plus déterminante depuis que l'actuel représentant de la branche Bourbon-Châlus porte, à l'état civil, le nom de « de Bourbon de Chalus », sans accent
  27. Cette formule de Margarita Xanthakou dansIdiots du village, conversations ethnopsychiatriques en Péloponnèse, Presses Universitaires du Mirail, 1996(ISBN 2858160953 et9782858160952), pages 287 et 288, résume, de manière plus accessible que les œuvres deGilles Deleuze y faisant référence, le contenu de cette fonction sociale disparue.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », surremonterletemps.ign.fr(consulté le).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », surinfoterre.brgm.fr(consulté le).

Références

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  2. « Paysages du Limousin : de l'analyse aux enjeux », surle site de la Direction régionale de l'environnement du Limousin (Diren),(consulté le).
  3. « Le patrimoine géologique du territoire »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surle site du Parc Naturel Périgord-Limousin,(consulté le).
  4. « La sismicité ressentie à Châlus »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surle site Sismicité de la France du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),(consulté le).
  5. « Châlus épicentre du séisme du 29 avril 1977 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surle site Sismicité de la France du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),(consulté le).
  6. « Châlus épicentre du séisme du 6 novembre 1978 »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), surle site Sismicité de la France du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM),(consulté le).
  7. « Observations sismologiques, Sismicité en France en 1978 et 1979, page 25 », surle site du Bureau central sismologique français (BCSF),(consulté le).
  8. a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,‎(DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
  9. « Le climat en France métropolitaine », surmeteofrance.fr,(consulté le).
  10. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  11. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  12. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », surecologie.gouv.fr(consulté le).
  13. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - Nouvelle-Aquitaine », surnouvelle-aquitaine.chambres-agriculture.fr,(consulté le).
  14. « Fiche du Poste 87032004 »[PDF], surdonneespubliques.meteofrance.fr(consulté le).
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  17. « La Lande de La Martine en Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) », surle site de la Direction régionale de l'Environnement du Limousin (Diren),(consulté le).
  18. « La vallée de la Tardoire », surle site du Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau (Sandre),(consulté le).
  19. JeanGabilly,Poitou, Vendée, Charentes, Masson,(ISBN 978-2-225-82973-4)
  20. ChristelleLacôte,Bulletin de l'association Histoire et Archéologie du Pays de Châlus : Le patrimoine bâti autour de l'eau sur la commune de Châlus,vol. VII, Châlus, A.H.A.P.C.,, 22 p.,p. 15
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