Sa position dans les monts de Châlus, au carrefour naturel de routes anciennes, se traduit par les influences mêlées du Limousin, du Périgord et de la Charente limousine dans l'hydrographie, le climat, le relief ou encore les styles architecturaux. Ce caractère de frontière a orienté un développement fondé sur les échanges, avec des foires auMoyen Âge, et une histoire agitée par les sièges de ses châteaux.
Marquée par l'activité agricole et l'exploitation du châtaignier, son économie a vu l'industrie se développer avec le chemin de fer, jusqu'à la contraction de sa population dans le dernier quart duXXe siècle.
L'installation récente de populationsrurbaines ou britanniques permet une stabilisation démographique autour de 1 600 habitants. Axé sur le tourisme et le développement durable, le renouveau de la commune et de ses environs, illustré par exemple par la création duparc naturel régional Périgord-Limousin, intègre les atouts traditionnels du territoire, tels que la forêt et le bois, mais aussi le développement de services médico-sociaux, éducatifs et sportifs.
Constituant un pôle de services intermédiaires dont la promotion est portée par des rendez-vous épisodiques tels que lafélibrée ou, en 2009, leTour du Limousin, Châlus doit sa renommée à l'aura de personnalités dont le souvenir y est attaché, de Richard Cœur de Lion àPierre Desproges en passant parGeorges-Emmanuel Clancier ouLawrence d'Arabie.
Le territoire communal est situé sur un sous-sol deroches métamorphiques, très dur, particulièrement résistant à l'érosion, correspondant au socle cristallin du Massif central, et constitué degneiss, largement utilisé dans le bâti traditionnel. Il offre un relief assez doux, entre310 et 437mètres d'altitude, fait de vallonnements et de fortes collines boisées de taillis de châtaigniers, caractéristiques du paysage.
Toutefois, si au nord de la Tardoire, l'activité agricole et l'élevage dominent lebocage limousin traditionnel, ils sont, au sud, plus imbriqués avec la forêt, où la présence de monts offre des points de vue panoramiques, comme celui sur Châlus depuis Lageyrat.
La géologie châlusienne inclut des massifs deserpentinite, reliques du fond d'un océan disparu au cours de l'édification de lachaîne hercynienne aucarbonifère (-350 à -290 millions d'années). Sur cetteroche ultramafique et riche en métaux lourds se développe une végétation originale, comme sur la lande de la Martinie[3]. Lessols bruns acides sont, de manière générale, pauvres et peu fertiles.
Lasismicité est faible, mais non nulle. Si aucun séisme demagnitude supérieure à 3[Note 1] n'est survenu depuis 1979, la commune se trouve dans l'aire macrosismique de neuf séismes recensés depuis 1925[4]. Pour deux d'entre eux, la commune est comprise dans l'airepléisoséiste[Note 2]. C'est le cas pour le séisme du[5] d'une intensité épicentrale de III sur l'échelle MSK64 et pour celui du[6] qui fut d'une intensité épicentrale et ressentie dans la commune de V à VI (l'épicentre de ce dernier peut être localisé entre Châlus et Gorre, par 45° 41' de latitude nord et 0° 59' de longitude est[7]).
Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique altéré », selon la typologie desclimats de la France qui compte alors huit grands types de climats enmétropole[8]. En 2020, la commune ressort du même type de climat dans la classification établie parMétéo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[9].
Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour lesprécipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.
Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[8]
Cumuls annuels de précipitation[Note 5] : 1 155 mm
Nombre de jours de précipitation en janvier : 13,6 j
Nombre de jours de précipitation en juillet : 8,1 j
Avec lechangement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par laDirection générale de l'Énergie et du Climat[12] complétée par des études régionales[13] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Lastation météorologique deMétéo-France installée sur la commune et mise en service en 1995 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques[14]. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après.
Statistiques 1981-2010 et records CHALUS_SAPC (87) -alt : 403 m45° 38′ 42″ N, 0° 58′ 42″ E Statistiques établies sur la période 1995-2010 - Records établis sur la période du 01-11-1995 au 04-01-2022
La Tardoire au lavoir de Buas.L'étang de Séchaud.Puits à la Ville haute.
Le territoire de Châlus est à cheval sur lesbassins hydrographiques de laLoire, de laCharente et de laDordogne. Les fortes précipitations liées à unclimat océanique humide et à un sol cristallin imperméable ont induit un réseau hydrographique dense qui modèle fortement le paysage. Les cours d'eau, souvent bordés deripisylves, maintiennent des corridors écologiques qui serpentent dans des vallons humides et présentent un fort intérêt paysager.L'omniprésence de l'eau sur la commune, riche en sources, serves, puits, lavoirs etfontaines à dévotion, est renforcée par la présence d'un grand nombre d'étangs. Les eaux souterraines, concernées par leschéma directeur d'aménagement et de gestion des eaux (SDAGE) du bassin Adour-Garonne, sont, comme l'ensemble des eaux souterraines de la communauté de communes, de bonne qualité physico-chimique, bien que faiblement minéralisées et acides[15].
Le cours d'eau principal, laTardoire, est une rivière classée en seconde catégorie piscicole sur son cours supérieur. Elle appartient au bassin de laCharente, dont elle forme l'extrémité la plus orientale. La vallée de la Tardoire[16] constitue, comme la lande de la Martinie[17], unezone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF), avec la présence notamment de laloutre, durâle d'eau, ducincle plongeur ou dubusard Saint-Martin. Elle prend sa source sur la commune de Pageas, à la sortie d'un étang sous le hameau du Mazaubert[18], puis s'encaisse pour franchir l'ancien moulin entre les châteaux de Châlus Chabrol et de Châlus Maulmont. En aval, la Tardoireperd peu à peu son eau pour alimenter le système de gouffres et derésurgences dukarst de La Rochefoucauld, puis ressort, associée à d'autres eaux souterraines dont celles duBandiat, auxsources de la Touvre[19]. En cas de crue, la Tardoire peut conserver assez d'eau pour constituer un affluent de laBonnieure. La commune est parsemée de ruisseaux naturels, tels le ruisseau du Lac, qui prend sa source à proximité du lieu-dit « Chareilles » et rejoint laDronne via les étangs de Maison Neuve (commune de Dournazac) ou le ruisseau des Maisons, qui constitue un site majeur du patrimoine naturel, notamment en raison des populations d'écrevisses à pattes blanches d'intérêt européen qu'il abrite. De multiples rigoles artificielles, de très faible importance, créées pour drainer les vallées humides et amender la terre, participent également au système hydraulique du territoire.
Le territoire communal compte 60 étangs[20] ; la superficie du plus petit correspond à un are et celle du plus étendu est supérieure à deux hectares. Certains d'entre eux alimentaient autrefois desmoulins. Les plus récents, qui sont aussi les plus nombreux, sont directement liés au développement d'une société de loisirs. Ils sont, le plus souvent, construits par obstruction d'une petite vallée, ce qui a réduit la surface deszones humides et modifié l'aspect du paysage en le remodelant de façon importante, avec une influence possible sur le climat.
La richesse hydrographique du territoire s'accompagne de nombreux petits ouvrages bâtis : ponts, moulins, lavoirs, abreuvoirs, fontaines, puits. La Tardoire est franchie par une dizaine de ponts, dont le plus important est un petitviaduc à trois arches, ditles trois ponts.
Au, Châlus est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].Elle est située hors unité urbaine[23]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Limoges, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[23]. Cette aire, qui regroupe 127 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[24],[25].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (73,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (40,3 %), prairies (29,3 %), forêts (20,9 %), zones urbanisées (6,1 %),terres arables (3,4 %)[26]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Une couverture en tuiles plates anciennes.Habitat pavillonnaire aux franges de la zone agglomérée.Une maison bourgeoise et son étable, place du Marché.Un chantier de réhabilitation.
L'agglomération s'inscrit dans deux entités paysagères distinctes avec, au nord, le bocage limousin dominé par l'élevage et les prairies permanentes et, au sud, le massif des Feuillardiers, constitué d'un plateau au relief ondulé et au chevelu hydrographique dense où s'imbriquent parcelles agricoles et forestières[27]. Son origine est à rechercher des deux côtés de la vallée de la Tardoire, dans l'urbanisation de promontoires rocheux posés en vis-à-vis, dont le développement réalise un tissu urbain continu. Zone frontière de contact et d'échange entre différentes influences, Châlus est le lieu de rencontre de deux types d'architecture vernaculaire : celle du pays Arédien, plus fréquente au sud de la commune, avec ses toits de tuiles plates anciennes, et celle du pays de Limoges, avec ses couvertures en pentes douces de tuiles canal rouge brique. Si, auXIXe et au début du XXe siècle, la construction de maisons de maître dans les hameaux, et de maisons bourgeoises en ville n'a pas remis en cause latrame urbaine historique, celle-ci est désormais affectée par l'habitat pavillonnaire contemporain, regroupé enlotissements aux franges de la zone agglomérée ou bâti isolément, et parmitage, dans les hameaux.
Le parc de logements, constitué majoritairement de bâtiments anciens, s'élève, en 2006, à 1 068 unités[28]. Selon une étude réalisée de 2003 à 2005, la superficie moyenne des parcelles construites s'élève à 900 m2 dans le bourg, et 2 000 m2 en zone non agglomérée[29]. Lesrésidences secondaires, au nombre de 123, représentent 11,60 % de l'ensemble des logements. Le statut de propriétaire est largement dominant (en 2006, 24,5 % des logements étaient occupés par des locataires[28]), ce qui s'explique notamment par l'omniprésence de l'habitat individuel (93,5 % des résidences principales en 2007[30]). Les logements sociaux sont peu développés : l'office départementalHLM de la Haute-Vienne (ODHAC) en possède 31, et la commune un seul. Si, en 2006, 156 logements vacants étaient référencés[28], l'offre locative reste insuffisante pour répondre à la demande, tirée dans le bourg par la présence des commerces et services, malgré les onze logements remis sur le marché locatif entre 2000 et 2003 après rénovation réalisée dans le cadre de l'« Opération programmée d'amélioration de l'habitat des Feuillardiers ».
Le bourg est collecté par un réseau d'assainissement collectif de type séparatif dans ses parties les plus récentes (l'Abbaye, la Ville Haute, le Chêne Vert, la Malatie, les Places), et par un réseau de type unitaire dans ses parties les plus anciennes (le Nid, le Bosfranc, la Vieille Ville, la Cité des Granges) relié à la station d'épuration, qui est située à proximité de la chapelle Séchaud. Tous les autres hameaux et les maisons isolées sont soumis à l'obligation de disposer d'unassainissement autonome, bien que certains terrains soient peu adaptés à cette technique. Le réseau électrique appartient au Syndicat d'électricité de Haute-Vienne. Géré parERDF, il dessert l'ensemble des zones urbanisées.
Leplan local d'urbanisme, élaboré par la communauté de communes, fixe, parmi ses priorités, le développement de l'habitat par densification des zones urbanisées, en continuité avec le tissu urbain ancien afin d'éviter les phénomènes de mitage[Note 7]. L'éclatement du bourg et des hameaux se poursuit cependant avec la tendance à larurbanisation, liée à l'influence du bassin d'emploi de Limoges et qui se traduit par d'importants flux quotidiens d'habitants (un comptage de l'observatoire mis en place en 2003 par la communauté de communes sur Châlus et Flavignac a révélé que 44 % des demandeurs de logement travaillent dans l'agglomération de Limoges). Quoique le Limousin constitue la région française où le prix au mètre carré est le meilleur marché, la hausse des prix des terrains à bâtir à proximité immédiate de Limoges incite les ménages à s'éloigner de la capitale régionale et constitue un potentiel de développement pour la commune[31].
Maisons à la Ville Haute.Ruelle du quartier Noir.Maison médiévale rue Salardine.Place du Marché.
Marqués par la coupure de laTardoire et un relief vigoureux, lesquartiers de Châlus se partagent entre le promontoire situé sur la rive droite de la Tardoire, le promontoire situé sur sa rive gauche, et les extensions plus récentes de la zone agglomérée.
La Ville haute, construite sur les faces est et sud-est du promontoire de Châlus Chabrol avec lequel elle se confond, est le quartier le plus ancien. Aujourd'hui en connexion urbaine avec le bourg de Châlus,La Ville haute constituait autrefois une agglomération propre, qui eut ses seigneurs (les Bourbons Châlus, propriétaires du château de 1530 à 1994), sa propre église (les paroissiens de Châlus-Bas allaient à l'église de Lageyrat), et conserve sa place publique, la place du Canton. Cette dernière reçoit l'ancienne route d'Oradour, une voie menant aux moulins et étang de la Tardoire (la rue Mardochée) et la rue Chabrol, la plus vieille de toute la ville, et qui mène auxCars.
À la différence deLa Ville haute, qui constitue un seul quartier, la ville basse, ouBas-Châlus, ou encoreLe bourg, comprend plusieurs quartiers historiques, qui s'articulent entre la rive gauche de la Tardoire et son moulin, une route menant à Nontron, via Dournazac (actuelles rue et place du Marché) et une autre menant autrefois à la route royale de Limoges à Périgueux (rue Salardine). Son cœur historique, le quartier duFort, est bâti dans l'ancienne enceinte de la forteresse Maulmont (rue Gourdon, ses maisons s'appuient sur ce qui en fut les murailles). Les ruelles étroites et sinueuses de ce quartier[Note 8], plongées dans l'ombre de la tour Maulmont furent, selon ses évocations dansQuadrille sur la tour etL'Enfant double, le terrain de jeux d'enfant de l'écrivain poèteGeorges-Emmanuel Clancier.Le Quartier noir, entre leFort et le cours de la Tardoire, renforcé par le tracé de l'actuelle route d'Oradour, abrita sur les berges de l'étang de la Fabrique, la dernièreforge de Châlus. Le quartier dela Place du Marché, qui va de la place de la fontaine à la route du Châtaignier, était le lieu des ancienneshalles. Sa partie basse, rebaptisée récemment « rue du Marché », était autrefois le marché aux cochons.Le Pont, sous lequel coule la Tardoire, est situé au carrefour des routes de Rochechouart à Saint-Yrieix et de Limoges à Périgueux.LeChamp de foire date de 1833, année au cours de laquelle, pour la première fois, ce lieu fut mis à disposition des marchands de bestiaux par la municipalité pour accueillir les foires de la Saint-Michel et de la Saint-Georges, qui se tenaient traditionnellement sur les anciennes terres de l'abbaye de l'Abeille.
Les noms de ces quartiers anciens restent des repères usuels, alors que ceux des rues ne sont d'usage courant que pour les plus anciennes, comme Salardine ou Mardochée.
Des quartiers plus récents complètent la zone agglomérée. Ils s'étendent, de part et d'autre des deux pôles historiques, aux lieux et sur les terres d'anciens villages, rattrapés par l'urbanisation. C'est le cas, par exemple, des villages desMettes, desGranges, desPlaces, duNid, duBosfranc, qui constituaient auXVe siècle uneseigneurie (Jean de Brie en était seigneur en 1451) ou deLa Tranchardie, ancienne seigneurie de la paroisse de Lageyrat dont le titulaire était, en 1587, Jacques des Champs, conseiller et secrétaire du roi de Navarre, trésorier et receveur général du Limousin et Périgord[32].
Les hameaux, appelés « villages » en Limousin, se présentent traditionnellement sous la forme du regroupement serré de quelques habitations intergénérationnelles, d'une ou deuxgranges et d'un puits, auxquels est souvent adjoint un séchoir à châtaignes appeléclédier. Ces bâtiments sont posés sans recherche de parallélisme, sansrue ni organisation structurée apparente, mais autour ou à proximité d'unespace public partagé : lecoudert. Livré aux animaux de basse-cour (cochons, volailles), ce dernier fait également usage de « place publique », de lieu de sociabilité du village[33].
Si, à l'exception de ceux qui sont situés le long des routes principales, les villages présentent les caractéristiques d'un habitat rural dispersé, ils s'organisent en fait le long d'anciens axes de circulation, aujourd'hui peu usités. Ainsi,les Pièces,le Lac, etla Plagne sont sur l'ancien itinéraire qui menait à l'abbaye de Thavaud (commune deDournazac), ruinée par les guerres de Religion.La Grande Vergne,la Petite Vergne etla Gratte, qui apparaissent aujourd'hui en marge de la route Châlus-Dournazac, sont d'anciennes étapes d'une voie reliantChâlus-Chabrol auchâteau de Montbrun (commune de Dournazac).Fontvieille etles Jarosses sont des étapes d'un itinéraire médiéval reliant l'ancienne paroisse deLageyrat àLatterie (commune de Dournazac). Selon la même démonstration,la Besse, qui était le lieu d'un pont en bois sur la Tardoire, etles Courrières, aujourd'hui isolées, sont à rattacher à un ancien itinéraire Châlus-Lageyrat. Enfin,Loriol, isolé dans les bois, était, commeles Gannes, à proximité du grand chemin d'Oradour, avant que la route actuelle, qui contourne le promontoire de Châlus Chabrol, n'ait été ouverte au milieu duXIXe siècle.
Certains villages, telsles Maisons, ne donnent pas directement sur la voie principale et ne sont accessibles que par un chemin à usage privatif. Cette configuration en retrait de l'axe routier, maintenant une certaine distance entre le village et la route, visait à prévenir les villageois de l'insécurité qui régnait sur les chemins limousins durant la majeure partie de l'époque médiévale. Pour la même raison, d'autres hameaux, dontPuy Gris,le Roulle oule Puy de Lageyrat, sont construits, malgré leur exposition aux vents, sur leslignes de crête que suivaient préférentiellement les vieux chemins (lespouges)[34].
Parmi les hameaux notables,le Châtaignier est un village où un trésor monétaire a été fortuitement découvert en 1963-64[35].Le Mazaubrun est une ancienne seigneurie, qui présente la particularité d'avoir conservé trois de sesmottes féodales. Le hameau desQuatre-Vents est, à 437 mètres, lelieu-dit le plus élevé de la commune, à égalité parfaite avec la borne du Bois de Piolet qui marque la limite entre Châlus et Dournazac.
Depuis la Révolution française, du fait d'une évolution territoriale qui lui fut systématiquement favorable, Châlus s'est enrichi de18 villages. En 1790, date de création du canton de Châlus, la commune deLageyrat a fusionné avec celle de Châlus (la paroisse de Lageyrat, diteparoisse Saint-Étienne, dont Châlus-bas dépendait depuis 1498, subit le même sort, en 1806). En 1959,la Borie,l'Age,Landrevie,Bouchetort,le Mazaubrun,Chareilles etla Petite Jaline, détachés de la commune dePageas, sont rattachés à Châlus. En 1966, à la demande de leurs habitants, ce sontChanteloube,la Grande Vergne,la Petite Vergne,le Bos,Fantaisie,la Gratte,Gouhaud,la Gareille,le Lac etle Petit Lac qui sont soustraits du territoire de Dournazac et rattachés à la commune[36].
Le territoire de la commune de Châlus est vulnérable à différentsaléas naturels :météorologiques (tempête,orage,neige, grand froid,canicule ousécheresse) etséisme (sismicité faible). Il est également exposé à un risque particulier : le risque deradon[37]. Un site publié par leBRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[38].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Châlus.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie[39]. 20,6 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (27 % au niveau départemental et 48,5 % au niveaunational métropolitain)[Carte 2]. Depuis le, en application de laloi ÉLAN, différentes contraintes s'imposent aux vendeurs, maîtres d'ouvrages ou constructeurs de biens situés dans une zone classée en aléa moyen ou fort[Note 9],[40].
La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982 et 1999 et par des mouvements de terrain en 1999[37].
Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Selon la classification de 2018, la commune de Châlus est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[41].
Châlus porte le nom deChasluç enlimousin, un dialecte de l'occitan. Localement, en patois châlusien, le nom de la ville se prononce « Chèlu », comme l'illustre peut-être déjà la mention portée sur un dessin de 1700, représentant le château de Châlus en 1460[42].
D'autres développent leurs hypothèses à partir du nom deChâlus Chabrol, tout en ne tenant compte également que de la forme ancienneCastel Lucius, complétée d'une hypothétique forme ancienneCapreolus pour expliquer Chabrol. Ces deux mots mis côte-à-côte contiendraient le nom d'un romain, Lucius Capreolus,proconsul d'Aquitaine sous Auguste (et petit-fils du proconsul Duratius) et Châlus Chabrol aurait été anciennement leCastrum Lucius Capreolus[44]. Ce dernier terme latin a par ailleurs donné le termeoccitanlimousinchabrol « chevreuil », à l'origine du patronyme Chabrol. Cette croyance était renforcée par une légende[45], selon laquelle les terres de Châlus recèlent un trésor, constitué d'une collection de statues en or grandeur nature représentant la famille de Lucius Capréolus, et qui aurait été la cause du siège de Châlus parRichard Cœur de Lion. Les quilles du blason de la ville, représentant le proconsul romain Capréolus et sa famille, reprennent cette légende. Pour d'autres, l'élémentChabrol correspond au nom commun chèvre (chevreuil), du fait que le château est posé sur un site escarpé et qu'un chemin de chèvres y menait... ou que seules les chèvres pouvaient y monter. Ces spéculations anciennes sont remises en cause au moins à partir de 1854[46].
Châlus est une contraction deChastelus. Ce toponyme correspond à un type occitan, issu du gallo-roman méridionalcastelluciu, composé apparent des élémentscastellu, château, et du suffixeuciu, analysé parAuguste Longnon,Albert Dauzat etCharles Rostaing qui citent le bas latincastellucium, dérivé decastellum « fort » avec le suffixe-ucium[47],[48].
L'omniprésence de l'eau sur le territoire communal se traduit dans la toponymie de nombreux lieux-dits, comme l'illustrent Fonvieille, issu de l'occitanfont viélha « vieille source », la Ribière deribièra « terrain près d'un cours d'eau, d'une zone humide », Les Courrières directement issues decourrièra, « rigole d'écoulement, ravine » ou Buas, qui est un féminin pluriel, peut-être dérivé dufranciquebuka signifiant « cruche, conduite d'eau, lavoir »[49].
Sur la planèteMars, en, l'une des cibles d'analyses poussées effectuées sur un affleurement rocheux par l'astromobileCuriosity de laNASA, est baptisée d'après la commune[50].
Lesmégalithes retrouvés sur la butte de Châlus Chabrol confirment une occupation humaine du promontoire de la Ville Haute dès lenéolithique.
À l'est du bourg, sur le plateau du lieu-dit les Quatre-Vents, à cheval sur les bassins hydrographiques de laLoire, de laCharente et de laDordogne, un important carrefour de six grands chemins protohistoriques a été identifié. Ses voies principales menaient, au sud-ouest,via Lageyrat, versCassinomagus (Chassenon) ; au nord, par le Tuquet de la Garde où un raccordement se faisait avec une voie venant du Haut Châlus, vers leJutland (pays de l'ambre) ; au sud, par le village de la Petite-Jaligne, vers l'Espagne et, au nord, par le village de la Garenne, vers Limoges[51].
L'époquegallo-romaine a également laissé des tessons de poterie et des tesselles de mosaïque trouvés en 1949 à Lageyrat, ainsi qu'unevoie romaine qui reliaitVésone (Périgueux) àAugustoritum (Limoges) et comportait une stationFines (frontière), située entreFirbeix et Châlus[52].
Des armes, caractéristiques de l'époque mérovingienne ont été découvertes sur le site à proximité de la base ouest du château par le commandant Teillard lors de sa campagne de fouilles de 1926[53].
C'est auMoyen Âge, période au cours de laquelle Châlus connaît quatresièges, que l'histoire locale est la plus riche, du fait de sa position stratégique entre leLimousin et l'Aquitaine et de la lutte pour le contrôle de ces territoires à laquelle se livrent alors les rois de France et les ducs d'Aquitaine, également rois d'Angleterre.
Châlus-Chabrol est érigé auXIe siècle, sur l'initiative desvicomtes de Limoges, afin de contrôler l'itinéraire de Limoges vers lePérigord, détournant ainsi la voie qui menait deBourges àBordeaux et passait alors parLastours[54]. La création d'une abbaye dépendant desaugustins de Limoges à proximité du château de Châlus Chabrol, alliée à la fréquentation du nouvel itinéraire Limoges -Périgueuxvia Châlus etAixe (qui reprenait en grande partie un itinéraire antique[55]), entraînent le développement du bourgcastral (Châlus haut). Les moines organisent des foires, dont la Saint-Georges et la Saint-Michel, qui se tiennent encore en 2009 à Châlus, et qui furent un temps parmi les plus réputées de France pour le commerce de chevaux[56].
En 1193, Châlus connaît son premier siège. Le château, comme d'autres places limousines, est pris et pillé par des soldatsbrabançons, en guerre contre SébrandChabot, l'évêque de Limoges.
En 1199, lors du second siège de Châlus-Chabrol,Richard Cœur de Lion est grièvement blessé, atteint par un carreau d'arbalète. Il en meurt quelques jours plus tard. C'est un événement historique de premier plan pour la politique européenne, qui va permettre aucapétienPhilippe Auguste d'accroître considérablement le territoire du domaine royal, posant les fondements du futur territoire national.
Châlus connaît son troisième siège en 1265. Mené par Bozon deBourdeilles, qui conteste à Adémar de Maulmont ses droits sur la place, il aboutit à l'occupation de Châlus par Bozon et à l'exécution d'Adémar de Maulmont[57].
En 1280, le fils d'Adémar,Géraud de Maulmont, chanoine de Limoges et chapelain du roi, récupère la terre et la juridiction de Châlus Chabrol qu'il reçoit en fief d'ArthurII de Bretagne et deMarie de Limoges[58], en reconnaissance du service rendu par son jugement arbitral de 1276, favorable à la vicomtesse, par lequel il réglait les droits respectifs de celle-ci et de la ville de Limoges. Après avoir pris possession de Châlus en armes, accompagné de plusieurs gens de guerre en raison d'un différend avec Aymard, comte deRochechouart (AimeryIX, dans lalignée des vicomtes de Rochechouart), relatif à la justice du bourg d'Oradour, revendiquée par l'un et l'autre, Géraud de Maulmont fait construire, face à Châlus Chabrol, un second château :Châlus Maulmont.
En 1307, une contestation entre les héritiers de Géraud de Maulmont offre l'occasion àPhilippe le Bel de se rendre acquéreur des châteaux de Châlus. Traitant par échange avecGuillaume de Chanac, exécuteur testamentaire, il acquiert le comté deBourdeilles, les châtellenies de Châlus-Chabrol et deChalusset, donnant en place aux héritiers Maulmont les seigneuries de Châteauneuf dont lechâteau de Tournoël[Note 10] en Auvergne et deMoret dans ce qui est alors le diocèse deSens. La validité de cet échange est affectée par la violation de l'acte de donation du comté de Bourdeilles établi en 1283 entre les religieux deBrantôme et Géraud de Maulmont. Une clause de cet acte de donation de 1283 (mentionné par Bernard de Maulmont, abbé de Brantôme et frère de Géraud, en août 1294[57]) prévoyait le gré et l'autorisation de l'abbé et du couvent pour transférer Bourdeilles en des mains plus puissantes, ce qui ne fut pas respecté lors de ces échanges. Le rattachement de Châlus à la France est donc irrégulier au regard dudroit féodal (les recours sont toutefois prescrits)[59],[Note 11].
En 1406, Châlus connaît son quatrième siège. Comme Brantôme, la ville est alors prise par des troupes françaises, conduites par Guillaume Le Bouteiller, en campagne contre les Anglais enGuyenne et auLimousin[60].
Lors desguerres de Religion, en1569, l'armée deColigny (qui compte dans ses rangs le futurHenriIV alors âgé de16 ans et son (futur) écuyer,Agrippa d'Aubigné), se regroupe avec les mercenaires duduc de Deux-Ponts,Wolfgang de Bavière et occupe Châlus et ses environs, avec 25 000 hommes. Les deux châteaux, le bourg et les environs de Châlus hébergent alors les 25 000 hommes de l'arméeprotestante regroupée. À 30 kilomètres de là, en avant deSaint-Yrieix campent les troupes royales, à peu près aussi nombreuses, dirigées par leduc d'Anjou. Les deux armées s'affrontent le àla Roche l'Abeille. Coligny fait prisonnier lecondottierePhilippe Strozzi, met en déroute l'armée royale et s'ouvre ainsi la voie duPérigord.
Après cinq années de répit, les guerres entre seigneurs, nobleshuguenots etcatholiques, reprennent. Elles vont durer encore deux décennies. C'est dans ce contexte, qu'en1592, Châlus connaît un cinquièmesiège, mené par Chamberet,gouverneur du Limousin, qui, avec le comte de Busset,sieur de Châlus, et d'autres nobles, assiègent Châlus, bombardent, avec lecanon de Limoges[Note 12], son fort défendu par le capitaine Labesse, et s'en rendent maîtres. La ville basse, au prix de meurtres perpétrés dans l'église, est prise par les troupes duvicomte d'Aubeterre, et les sieurs deLavauguyon, de Palissand et d'Oradour, sollicités par lecomte de Busset.
En1594, les paysans, lassés de ces guerres intestines entre nobles catholiques et protestants, de la destruction des récoltes, des arrestations arbitraires et de l'insécurité, se révoltent et prennent les armes. Cette révolte paysanne, à mettre en parallèle avec lesJacqueries des croquants, est sévèrement réprimée par les hommes du gouverneur du Limousin[61].
Selon l'état des paroisses, en1688, Châlus Haut et Châlus Bas sont encore un lieu d'étape pour lamaréchaussée de lavice-sénéchaussée de Limoges. La ville est décrite comme « bien foulée de gens de guerre », et ses « habitants sont fort fatigués » et « ruinés par le moyen des gens de guerre »[62].
Durant laPremière Guerre mondiale, en 1917, des troupes américaines stationnent à Châlus et entretiennent des contacts avec la population. La tradition rapporte que les soldats américains dynamitèrent le rocher de Richard Cœur de Lion afin d'en ramener une portion aux États-Unis. Elle rapporte également qu'une réfugiéealsacienne provoqua un scandale public en adressant à celui qui venait d'attenter à sa réputation : « Ose une fois répéter que tu m'as vu me faire biquer par un Américain ! »[64].
Au cours de laSeconde Guerre mondiale, alors que les activités de laRésistance s'intensifient en juin 1944 face aux troupes occupations duTroisième Reich et aux collaborateurs durégime de Vichy, le délégué militaire interdépartemental des Francs-tireurs et partisans, le commandant, puis lieutenant-colonel commandant interrégional adjoint desForces françaises de l'intérieur,Louis Godefroy, alias Rivière[65], s'installe à Châlus[66]. Le 12 juillet, un combat implique lemaquis Bir-Hacheim et notamment Roger River[67]. Le 16 juillet, le capitaine Jacques Nancy et les25 hommes[68] de sa section spéciale de sabotage stoppent un train blindé en provoquant la destruction du viaduc ferroviaire[69].
En 1994, la tour deChâlus Maulmont s'effondre partiellement. La même année, le château deChâlus Chabrol quitte le patrimoine familial des Bourbon-Châlus, qui le détenaient depuis 1530. Laissé quasiment à l'abandon depuis plusieurs années, l'édifice est racheté en 2019 par un enfant du pays, passionné d'histoire[70],[71].
À l'époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
Avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée aux voyageurs en 1940. Le trafic de marchandises a continué jusqu'en 1996, date à laquelle la ligne a été déclassée. Quelques tronçons de l'ancienne ligne subsistent encore au début des années 2020, utilisés comme sentiers de randonnée et surtout par levélorail de Bussière-Galant à Châlus.
Les résultats électoraux de l'élection présidentielle de 2007 illustrent bien l'ancrage à gauche de l'électorat. Au premier tour, totalisant 32,49 % des suffrages, contre 25,87 % seulement au niveau national,Ségolène Royal se positionne devantNicolas Sarkozy lequel rassemble localement 24,58 % des électeurs, contre 31,18 % en moyenne nationale. Lors du second tour, Nicolas Sarkozy, éluprésident de la République avec 53,06 % des suffrages nationaux, en recueille 42,75 % sur Châlus. Son opposante, Ségolène Royal, qui totalise quant à elle 46,94 % des voix au niveau national en obtient 57,25 % à Châlus[73]. L'ancrage à gauche s'est également exprimé en 2002 lorsque, au premier tour de l'élection présidentielle,Jacques Chirac arrive en tête (23,24 %), tout juste suivi deLionel Jospin (22,88 %). Du fait des résultats nationaux de Lionel Jospin[74], le second tour, qui oppose dans un duel électoral imprévu Jacques Chirac àJean-Marie Le Pen (lequel n'a pas dépassé les 10 % à Châlus au premier tour) se traduit localement par un fort recul de l'abstention (15,47 % le jour du scrutin, contre 21,4 % au premier tour) et une mobilisation extrêmement importante de l'électorat en faveur de Jacques Chirac (88,11 % des bulletins exprimés)[75].
Lors desscrutins concernant l'Europe, les Châlusiens votent conformément aux résultats nationaux, en les amplifiant légèrement. Ainsi, lors duréférendum du 20 septembre 1992 pour l'adoption dutraité de Maastricht, les Châlusiens votent « OUI » à 52,47 %[76] (contre 51,04 % de « OUI » au niveau national) et lors duréférendum sur la Constitution européenne du 29 mai 2005, ils votent « NON » à 59,86 %[77], soit plus fortement que l'ensemble ducorps électoral français, qui s'est prononcé pour le « NON » à 54,68 % seulement.
Lesélections européennes de 2009, dont les résultats doivent être appréciés à l'aune d'une abstention record (49,93 %), restent en conformité avec la tradition électorale châlusienne et donnent 29,19 % à la liste duparti socialiste, 24,42 % à la listeUMP, 9,68 % à la listeFront de gauche, 9,06 % à la listeEurope Écologie, 7,07 % à la liste duNPA et 5,99 % auMoDem. Les autres voix se partagent entre la Liste Écologiste indépendante (3,99 %), la listeLibertas (3,84 %), et les autres listes (dont leFN etLO), qui recueillent toutes moins de 3 %.
Lors des cantonales de 2008 (canton de Châlus), qui connaissent untaux d'abstention de 27 %, le ChâlusienJean-Claude Peyronnet, candidat du parti socialiste, est élu dès le premier tour. Il obtient 63,51 % (63,09 % sur la commune), face aux deux autres candidats : Jacques Maisongrande du parti communiste (20,78 % et 22,89 % sur la commune) et Marie-Louise Couade du Front national (15,70 % et 14,02 % sur la commune)[78].
Lesélections municipales sont traditionnellement, et depuis lesannées 1970, favorables aux listes agréées par le parti socialiste, allié au parti communiste, au point que dans les années 1980, la droite ne présente plus de liste. En 2008, le scrutin porte cependant une nouvelle équipe,sans étiquette, à la mairie.
Châlus est située, pour l'intégralité de son territoire communal, dans leparc naturel régional Périgord-Limousin, établissement public créé en 1998 pour protéger et mettre en valeur un grand espace rural de 50 500 habitants sur180 000 hectares et qui réunit78 communes (plus un « territoire associé », leslacs de Haute-Charente), deux départements (Dordogne et Haute-Vienne), et anciennement deux régions, l'Aquitaine et leLimousin, fusionnées en une seule en 2016 :Nouvelle-Aquitaine.
Selon ses deux principes fondamentaux« Mieux vivre sur un territoire de qualité » et« Mieux vivre grâce à un développement maîtrisé », le parc a pour vocation de protéger et valoriser lepatrimoine naturel, culturel et humain de son territoire en mettant en œuvre une politique innovante d'aménagement et dedéveloppement économique, social et culturel.
Ses actions ont également pour but la valorisation des ressources locales dans une perspective dedéveloppement durable, l'amélioration de la qualité de l'eau et des hydrosystèmes à l'échelle des trois têtes de bassins versants du Périgord-Limousin, la préservation de labiodiversité et la lutte contre leréchauffement climatique.
Le siège de cetétablissement public, qui s'attache à dynamiser l'identité et les liens sociaux du Périgord-Limousin, est situé au château du Mas-Nadaud[81] à Pageas.
De1530 et jusqu'à laRévolution, Châlus était administrée depuis le château deChâlus Chabrol par lescomtes deBourbon-Châlus. La premièremunicipalité date de1792. Depuis1945, deux mandatures successives ne sont pas arrivées à leur terme : 1971-1977 et 1977-1983. Robert Dolier est décédé en cours demandat en 1975 et son adjoint, André Mazière, élu pour finir la mandature en cours (1971 - 1977) et réélu pour la mandature suivante (1977 - 1983), décède en 1981, également en cours de mandat. Pierre Charissou est élu par élections complémentaires des 15 et 22 février 1981 pour finir la mandature.
Le terrain de football porte le nom de stade Robert-Dolier. Le nom d'André Besse a été donné à l'ancienne avenue du champ de foire. Antoine Hallary, Jacques Garebeuf et François Romain ont chacun une rue à leur nom.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[84]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[85].
En 2023, la commune comptait 1 683 habitants[Note 14], en évolution de +3,82 % par rapport à 2017 (Haute-Vienne : −0,34 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Les trois établissements scolaires sont regroupés au sein du « groupe scolaire Pierre-Desproges ». Le collège entretient des relations d'échanges d'élèves avec la Staatliche Realschule deRoth (Moyenne-Franconie, Allemagne) depuis 1991[88]. Outre l'allemand, l'anglais et l'espagnol, l'occitan y est enseigné. Les résultats au diplôme national dubrevet ont fluctué de 81,4 % en 2003 à 79,6 % en 2007[89].
L'école maternelle et sa prairie-cour de récréation.
Fin 2009, une quarantaine de structures agissent dans les secteurs de l'action sociale, de la culture, du sport, ou des loisirs et s'impliquent dans la vie associative, jugée particulièrement dynamique[Note 16].
Un club de tarot organise un festival annuel, doté d'un prix du conseil général et d'un prix de la commune[90].
L'académie cyclopédique s'efforce de promouvoir la culture régionale et l'esprit châlusien, celui dePierre Desproges[91]. Elle organise, à Paris et localement, des animations et événements culturels, tels qu'une évocation de l'histoirecycliste de Châlus, présentée à Paris, à la Maison du Limousin, dans l'expositionLimousin terre de cyclisme, un concours de construction de catapultes à fromage mou[92], et des soirées cabaret au bar restaurant concert « Le Lawrence d'Arabie ».
Bouge ton Zinc.
Depuis 2007, le festival « Bouge Ton Zinc », qui se déroule dans l'ensemble desmonts de Châlus, a pour objet l'organisation de fêtes et concerts dans lesbistrots. Il affiche à ce titre, et avec le soutien actif du monde associatif, une programmation éclectique de groupes depop-rock-jazz et despectacle vivant.
Ce dynamisme associatif est présent de longue date sur la commune puisque dès 1957, un festival départemental donna lieu à la frappe du seul exemple connu de créationnumismatique spécifique à Châlus[93]. Cette vitalité s'exprime également par l'organisation d'événements ponctuels tels les manifestations de la célébration du huitième centenaire de la mort de RichardIer d'Angleterre en 1999, l'accueil de lafélibrée (qui s'est déroulée pour la seconde fois à Châlus en 2007[94]) ou celui duTour cycliste du Limousin[95] ainsi qu'à l'occasion de lafête patronale, qui se tient le troisième week-end de juillet, et se conclut par un feu d'artifice le dimanche soir[96]. L'esprit festif, particulièrement en période estivale, génère de multiples manifestations du Comité des fêtes, dont une course de voitures àpédalier[97],[Note 17], ou « Le retour du roi Richard »[98].
Châlus bénéficie des équipements administratifs traditionnels d'un ancienchef-lieu de canton, tels que trésorerie, brigade degendarmerie et bureau de poste.
Les locaux mis à la disposition des associations et des habitants sont une salle des fêtes polyvalente (350 places assises), la salle de l'ancienne école de Lageyrat (150 places), la salle de l'ancienne gare et unMille clubs (modèle « DC 333 » conçu en 1968 par la société De Coene), dont l'aspect a été modifié par des opérations d'entretien et de mise aux normes, mais dont l'intérêt patrimonial s'accroît avec la disparition de ces structures[Note 18].
Un centre de soins infirmiers de laCroix-Rouge française[101] assurant un service de soins à domicile, ainsi qu'un centre duSecours catholique[102] sont présents sur la commune. Une pharmacie et plusieurs professionnels libéraux de santé complètent l'équipement médical local.
Pour répondre aux problématiques du vieillissement de la population, renforcé par l'allongement de la durée de la vie, Châlus dispose, avec l'Association de Coordination des actions en faveur des personnes âgées du canton de Châlus (ACAFPA), d'un réseaugérontologique permettant de coordonner la prise en charge des personnes âgées à domicile. Ce réseau local, intégré au Centre local d'information et de coordination (CLIC) du val de Vienne et des monts de Châlus[103] dont la mission est de développer la collaboration en matière d'intervention en faveur des personnes âgées, compte parmi les plus anciens et a servi d'exemple à de nombreuses structures de coordination gérontologique[104].
Au bas duvillage de vacancesLa Sapinière, qui compte21 chalets, la commune dispose d'un Parc des sports. Il comprend un terrain de football avec tribunes et vestiaires, un gymnase, un tennis, un mini-golf, et une piscine (creusée par des prisonniers allemands et inaugurée en 1946), dotée de trois bassins et d'un solarium. Ces équipements sportifs ou de loisir sont complétés par quatre terrains depétanque et deux terrains deboule lyonnaise, situés sur le boulodrome de l'ancien champ de foire.
Lesassociations sportives, de football, de gymnastique, de basket-ball (Mont Châlus Basket Ball)[106], de judo[Note 20], de boule, de tennis ou de pétanque[107] bénéficient d'un parc des sports, d'une salle omnisports et d'unboulodrome. La Gaule Châlusienne regroupe les amateurs depêche.
Si aucune rédaction ou agence locale depresse écrite n'est installée sur la commune, descorrespondants relaient les informations locales pour troisjournaux de lapresse quotidienne régionale :L'Écho du Centre,Le Populaire du Centre etLa Montagne. Trois publications sont éditées à Châlus : leBulletin municipal, le bulletin paroissialEn Veillée édité depuis 1946 et, depuis 2001, leBulletin de l'association Histoire et archéologie du Pays de Châlus.
Les radios locales captées sur la commune sontRTF,Kaolin FM[108],Radio Vassivière etRadio PAC[109]. Depuis l'interdiction deRadio Coulgens[110] en 1996[111] et les déboires deRadio Diffusion charentaise (RDC)[112],[113] qui avait pris son relais,RTL est la seule radio à être diffusée enmodulation de fréquence depuis l'antenne deTDF située sur le territoire communal[114].
Fin 2009, en l'absence de prêtre résidant à Châlus, l'animateur de l'équipe pastorale, responsable de paroisse, est un laïc[117].
Une communauté d'ursulines[119], dite « ursulines deChavagnes »[120], réside au presbytère, précédemment occupé par des pèresjésuites, où elle anime un lieu source et de prière.
L'église du Haut-Châlus, incluse dans la propriété du château deChâlus-Chabrol et qui recèle les entrailles de Richard Cœur de Lion, est aujourd'hui en ruines. La chapelle Séchaud, n'est qu'exceptionnellement un lieu où lamesse est célébrée. Unbras reliquaire étant conservé au presbytère, tout comme une statue de sainte Quitterie, desostensions[121],[122] pourraient être organisées à Châlus.
Leculte des « Bonnes fontaines », autrefois particulièrement développé, de nature religieuse et préexistant aux cultes chrétiens, semble conserver quelques adeptes[123], sans que la part relevant dufolklore ou de lasuperstition puisse être établie.
L'activité économique de Châlus se caractérise par la présence de deux activitéstraditionnelles, la transformation du bois de châtaignier et l'élevage.
Le travail du bois de châtaignier, « arbre à pain » ou « arbre du pauvre » introduit massivement en Limousin auXVIIIe siècle, est à l'origine d'un métier spécifiquement local, qui apparaît vers 1850[125] : le feuillardier. Ces ouvriers du monde rural, parfoissaisonniers, travaillent sur des chantiers d'exploitation detaillis pour despropriétaires forestiers ou des marchands de bois. Travaillant en forêt, dans des loges-ateliers qu'ils construisent eux-mêmes, ils coupent les jeunes barres de châtaigniers qui poussent en « cépée », c'est-à-dire en couronne autour de ce qui aurait pu être le tronc (lecep) de l'arbre s'il n'avait été systématiquement rabattu. Ces tiges, appelées « feuillards » car trop jeunes pour donner des châtaignes et donnant juste des feuilles, sont écorcées ou non selon l'ouvrage définitif, puis coupées en deux dans le sens de la longueur. Les feuillards ainsi travaillés servent à la confection de cercles debarrique, depanier à crustacés, depiquets (dont carrassonnes etéchalas pour les vignes) ou deslattes[126]. Œuvrant en extérieur, sans outillage mécanique, le feuillardier passe beaucoup de temps à entretenir lestaillis, préparer les nouvelles cépées, à tailler, à ranger et à porter, tout en étant payé à la pièce ou au mille feuillards produits. Ces rudes conditions de travail et de rémunération ont généré, au début duXXe siècle, d'importantsmouvements sociaux, comparables à ceux des ouvriers de la porcelaine, bien que lesyndicat des feuillardiers de Châlus, possédant une forte personnalité, n'était pas toujours en accord avec les décisions des autres sections syndicales[127]. Si le métier de feuillardiers a pratiquement disparu, la transformation du bois de châtaignier reste un secteur économique important à Châlus[128], où se tient tous les ans le seul salon de France entièrement et exclusivement consacré à la promotion du bois de châtaignier. Baptisé « Châtaignier en projet(s) » et organisé par leparc naturel régional Périgord-Limousin et la ville de Châlus, ce salon, qui vise à valoriser et moderniser[129] l'image du produit en châtaignier, se veut être un rendez-vous pour toute la filière[130].
C'est à ces foires et marchés, que Châlus doit le rôle de petite capitale économique qu'elle connut sous l'Ancien Régime, rôle mis en évidence par les différentesunités de mesure propres à Châlus, et dont les valeurs étaient en usage dans des aires d'influence aux contours variables, dans lesmonts de Châlus ou au-delà[131]. La setérée de Châlus, unité de mesure desuperficie valait 34,19 ares. Elle fut utilisée jusqu'au milieu duXVIIIe siècle à Châlus,Marval,Pensol,La Chapelle-Montbrandeix,Milhaguet,Boubon,Saint-Léonard, etc. Elle se divisait en deux héminées, l'héminée en deux quartes, la quarte en quatre coupées. À partir de 1750, la setérée de 20 000 pieds carrés (divisée en 50perches de 20pieds de côté) s'y substitue jusqu'à la généralisation dusystème métrique. Lapinte de Châlus, unité de mesure de capacité de matière liquide, contenait2,380 litres. Lesetier de Châlus, unité de mesure de capacité de matière sèche, valait8,534 décalitres degrain.
La fonction industrielle est axée sur l'appareillage électrique d'installation, la transformation du bois-ameublement, lebâtiment et l'exploitation du bois de châtaignier. L'usine de construction électrique du groupeLegrand est le premier employeur. Elle est spécialisée notamment dans la réalisation des corps de cartouchesfusibles[Note 22] encordiérite et emploie150 salariés[133]. L'essentiel des terrains de la zone économique de Fontanilles, qui regroupe cinq établissements et 240 salariés, ayant été vendu, une réflexion, menée dans le cadre de la Communauté de communes des monts de Châlus et visant à créer un second parc d'activités, est en cours en 2009[134].
Les projets communaux reposent en premier lieu sur les atouts touristiques, dont les pouvoirs publics s'efforcent d'organiser l'offre selon une exigence de qualité[139],[140]. L'aménagement d'un pôle touristique multimodal autour de la rénovation de l'ancienne gare et la réhabilitation d'une ancienne auberge en centre-ville destinée à accueillir un espace culturel sont en gestation. Un réaménagement du centre-ville, incluant modification du plan de circulation, réfection des trottoirs et amélioration de l'accessibilité pour lespersonnes à mobilité réduite, est en cours de programmation, de même que la requalification de la RN 21 (première tranche de travaux prévue en 2009-2010). Un site Internet, consacré à la commune, chargé de promouvoir l'économie locale et les activités touristiques, est en projet[134].
Lafiscalité locale a été caractérisée par une augmentation régulière des taxes prélevées par la commune. La taxe d'habitation a progressé de 10,48 % en 2001 à 11,03 % en 2006, et à 11,14 % en 2009. Le taux communal de la taxe foncière sur les propriétés bâties est passé de 17,81 % à 17,99 % entre 2006 et 2009[141].
La taxe professionnelle, unifiée dans la communauté de communes, s'élevait à 13,91 % en 2006 et à 14,08 % en 2009[143].
Les postes clés des comptes de la ville de Châlus s'écartent peu des moyennes des communes de 500 à 2 000 habitants appartenant à un groupement fiscalisé[144].
L'emploi à Châlus se caractérise cependant par la présence de deux secteurs particulièrement dynamiques localement : lafilière bois[134] (dans les monts de Châlus, la forêt couvre environ5 400ha), et l'élevage bovin[147].
Les banques et les activités immobilières, avec l'arrivée de nouvelles populations (Anglo-saxons et élargissement urbain de Limoges) sont en plein essor en 2009 et l'industrie est principalement représentée par une unité du groupeLegrand[148].
Structure des emplois à Châlus, selon le recensement de 1999
Châlus,chef-lieu decanton et pôle d'emplois, concentre, selon lesestimationsSIRENE d', 45 % des emplois de la communauté de communes des monts de Châlus.
Châlus Chabrol et Châlus Maulmont sont classés monuments historiques. L'ensemble constitué par le promontoire du château de Châlus Chabrol en ville haute et les abords de la tour de Châlus Maulmont en ville basse est un site inscrit[150].
Lesmottes castrales du Mazaubrun sont inscrites à l'inventaire des Monuments historiques[151] depuis 1983. Elles constituent un bel exemple de castrum à mottes multiples, déclassé assez tôt en simple arrière-fief, perceptible dans les sources écrites à compter duXIIIe siècle comme simple repaire[152].
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption[153] abrite cloches, statues et tableau classés ou inscrits[154] monuments historiques et provenant de l'ancienne église paroissiale de la Nativité-de-la-Très-Sainte-Vierge, dont la cloche[155] des pénitents gris de 1718[156].
La chapelle Notre-Dame de Seichaud, édifiée en 1473 par une demoiselle de Maulmont, reconstruite en 1707, est la seule des huit anciennes chapelles construites duXIIe au XVe siècle qui n'a pas disparu (la chapelle Saint-Roch, démolie pour la construction d'un pont de chemin de fer a été remplacée par un petit oratoire).
Lesbonnes fontaines (lé bounei foun en occitan) constituent un patrimoine emblématique de la Haute-Vienne, qui en recèle plus de 120[158]. Leur culte, antérieur auchristianisme[159], discret et sobre[Note 23], « parallèle et insoumis », relié à la déchristianisation marquée du Limousin, en dépit de relations complexes avec l'Église et le clergé[160], a suscité la confrontation avec les institutions religieuse et médicale. Elles font toujours l'objet derituelsthérapeutiques[161] en fonction de bienfaits ou de qualités thérapeutiques qui leur sont attribués par la coutume. Ainsi, la fontaine Seichaud favorise le mariage (elle fait marier dans l'année les jeunes filles qui la sautent sept fois à pieds joints), la guérison desfièvres et desmaux de tête. La fontaine Saint-Roch offre la pluie ; les fontainesSainte-Marguerite etSainte-Quitterie de Lageyrat sont « bonnes » pour les maux de tête et de dents, tout en favorisant également les mariages[162].
La Fonquebure,source magique qui guérit les maux de tête, aurait, selon la légende, une première source souterraine au nord de la commune, dans le Bois du Roy, avant de ressurgir dans un pré à Chandos (commune deChampsac). La fontaine du centre-ville a vu son bassin transformé en Font Crimosana par lesporcelaines de Yann Fayaud en 2007[Note 24].
Le cimetière contient des monuments funéraires remarquables dont les tombes de Martial Dumas, médecin deNapoléonIer ou de Joseph, dit Paul, Patier, historien du passé de Châlus, ornées, pour les plus anciennes de plaques deporcelaine, à l'exemple de celle de Léon et Julien Nicolas, victimes de l'accident du métro parisien du 10 août 1903.
Les puits de Flayat, Lageyrat, Puy Lageyrat, les Pluviaux, la Ribière, le Châtaignier, la Villehaute, tout comme lesclédiers (séchoirs à châtaignes) de la Ribière, la Besse, Lageyrat, la Brouille, la Faye, le Mazaubrun, lescroix etlavoirs constituent également un petit patrimoine bâti remarquable.
Le plus grosséquoia géant (Sequoiadendron giganteum) d'Europe, d'une circonférence de 13,3 m, se trouve dans un jardin privé[167]. Depuis le passage de latempête Martin qui s'abattit sur Châlus à partir de18 h 15 le, la cime de ce séquoia exceptionnel, qui conserve la circonférence de tronc la plus importante d'Europe, fut arrachée sur environ 20 mètres[168].
L'association « Histoire et archéologie du Pays de Châlus », créée parMaurice Robert et Gabriel Fontanille, reprenant le travail dePaul Patier et présidée par Andrée Delage, s'attache à la valorisation du patrimoine historique, bâti et culturel, du Haut Limousin.
L'association « Vie Lageyrat »[173] contribue à la conservation, la valorisation et l'animation du patrimoine et du site de Lageyrat. Elle rassemble plus d'une centaine d'adhérents qui organisent une fête, l'avant dernier week-end de mai, avec un marché gastronomique, artisanal etfloral, une brocante, uneexposition dans l'église, un déjeuner et diverses autres animations.
Ces événements ponctuels peuvent également s'appuyer sur desamateurs éclairés, dont certains ont constitué de vraies collections, mises en scène à l'occasion d'expositions ou de journées d'animation publiques. Ainsi, un Châlusien passionné a rassemblé plusieurs centaines depostes de radio et detélévision (collection Belair), un autre plusieurs milliers depipes, un autre encore différents accessoires et matériels delutte contre les incendies : seaux, casques, haches, épées, grenades extinctrices, pompes ainsi que des véhicules anciens, dont troisLaffly (collection Vignéras)[Note 25].
Renault ADR1 appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
Laffly BSRC3 appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
Laffly LV appartenant à la Collection Ch. Vignéras.
Châlus est par ailleurs source d'inspiration pourThéodore Agrippa d'Aubigné qui, dansLes Aventures du baron de Faeneste, met en scène un dialogue entreHenriIV et un personnage imaginaire dénommé « Châlus de Limousin »[175]. DansUne ville de garnison,Alfred Assollant imagine un certain Bertrand de Presles, comte de Châlus, en compagnon deGodefroy de Bouillon lors de la première croisade[176], montant le premier sur les remparts d'Antioche, qui semble inspiré par le personnage deGouffier de Lastours. Châlus fut également source d'inspiration pourPhilippe Ébly qui, dans le tomeII,Celui qui revenait de loin, de la série fantastiqueLes Conquérants de l'impossible, fait apparaître pour la première fois le troisième protagoniste de la série sous le nom de Thibaut, duc de Châlus. Ce personnage pourrait avoir contribué à inspirer celui ducomte de Montmirail, interprété parJean Reno dansLes Visiteurs. Enfin, le siège de Châlus a fourni àWalter Scott pourIvanhoé le canevas du siège du château de Front-de-Bœuf.
En 2014, Châlus sert de cadre à un épisode de la saison 6 de la série téléviséeUn village français tourné dans la maison Moins, une bâtisse de 1827[179].
L'auteur Rudi Molleman publie aux éditions Mon Limousin, en février 2020, un roman historiquePetite pomme qui reprend l'enquête autour du crime particulièrement violent ayant eu lieu à Châlus en 1912 et qui défraya la chronique judiciaire et médiatique de l'époque[180].
La cuisine châlusienne est limousine mais déjà fortement influencée par la proximité duPérigord vert.
Les principaux plats qui la caractérisent sont lepâté de pommes de terre et lepâté de viande, ce dernier étant également appelétourtière. L'enchaud est une spécialité à base de poitrine de porc, roulée et fumée. Les desserts traditionnels sont laflognarde et leclafoutis. Depuis quelques années, le Burgou, un gâteau à la châtaigne baptisé du nom du bandit d'honneur actif entreBandiat et Tardoire vers 1835 et devenu héros régional emblématique, est élaboré et commercialisé par les pâtissiers locaux[184].
La tourtière.
Le pâté de pommes de terre.
Le clafoutis.
La cuisine châlusienne familiale utilise les ressources locales : viande de porc, de bœuf, d'agneau et de mouton. Les champignons sont cuisinés sous toutes leurs formes, qu'il s'agisse decèpes (en patois châlusien,« lou champignon » est nécessairement un cèpe), degirolles, decoulemelles (appelées « Filleuls » dans les monts de Châlus) ou detrompettes de la mort. Lachâtaigne, qu'elle soit blanchie, bouillie ou grillée, est également très présente, comme mets principal ou comme base de préparations (boudins aux châtaignes, etc.) Lapomme du Limousin, produite notamment dans les monts de Châlus, est la seule variété, en France, à bénéficier d'uneAOC. La soupe traditionnelle est labréjaude. Composée de lard, de pommes de terre et de raves, il est d'usage de la finir« en faisantchabrot » avec un peu de vin. La cuisine familiale châlusienne est aussi faite du produit des rivières (écrevisses,truites,vairons), des« serves » et des étangs (carpes,brochets).
Unelimonade fut, pendant plusieurs générations et jusque dans les années 1970, produite peut-être à partir de l'eau de la Fonquebure sous la marqueLimonade Mémé. La recette de cette limonade s'est perdue avec le décès de Mémé Deléron. Labière Chevalierde Maulmont[187],brassée par la brasserie Duplessi, permettait en 2005 de financer la restauration du château de Châlus-Maulmont[188].
Châlus, située au cœur d'une aire touristique, historique et culturelle posée aux confins duLimousin, duPérigord vert et de laCharente limousine, est unestation verte de vacances[189]. L'office du tourismedes monts de Châlus[190] y présente l'offre touristique dans l'ensemble de la communauté de communes et édite chaque année un guide touristique[191], ainsi qu'une sélection de gîtes ruraux[192]. Située à sa proximité immédiate, la Maison du Châtaignier inclut un espace muséographique interactif entièrement consacré auchâtaignier et aux possibilités gastronomiques offertes par son fruit, la châtaigne. Elle offre une présentation du métier defeuillardier, de même qu'un espace boutique avec une exposition vente de produits de fabrication artisanale en bois de châtaignier et de produits de la ferme, à base de châtaigne. LaVoie verte des Hauts de Tardoire, uniquevoie verte de la région Limousin, offre un itinéraire sécurisé de Châlus àOradour-sur-Vayres qu'il est possible de suivre à pied, en fauteuil roulant, à vélo ou enroller[193].Le chemin « las girondelas » (les girolles) est exclusivement pédestre. Ses 14 km de promenade en pleine nature limousine peuvent être parcourus en3 h 30, ou réduits à une variante de 6 km.En période estivale, uncircuit de vélorail sur une voie de chemin de fer désaffectée permet, au départ de Bussière-Galant, une promenade de deux heures jusqu'à l'aire de retournement de la Tranchardie, ou, sur réservation, de deux heures trente jusqu'à la gare de Châlus[194].
Les armes de Châlus sont blasonnéesde sinople à un arc de gueules cordé de sable, avec une flèche aussi de sable, accompagné de neuf quilles d'or posées en orle et soutenu d'une boule de sable. Il s'agit d'armes récentes, du type « armes par allusion ». La devise de Châlus est« Telum Castellutii Occidit Leonem Angliae » que l'on peut traduire par« ce château qui tua le lion anglais ». L'hymne des Châlusiens estLo Turlututu[195]. Selon un usage très ancien, un Châlusien pénétrant dans un lieu, hors de Châlus, siffle les trois premières mesures du Turlututu. Les Châlusiens présents se font connaître en sifflant la mesure suivante. Cet usage semble toujours en vigueur, voire plus usité que par le passé du fait de la dispersion géographique des familles originaires de Châlus[196].
Les armes de Châlus sont constituées d'un jeu de neuf quilles en or et d'une arbalète. Les quilles fontallusion au trésor de Châlus composé, selon la légende, de neuf statues en or, représentant le proconsul Lucius Capreolus et sa famille. L'arbalète est celle du chevalierPierre Basile avec laquelle il blessa mortellement Richard Cœur de Lion lors du siège de Châlus Chabrol en 1199.
Blason de la Route touristique Richard Cœur de Lion
Ce blason, « de gueules au lion d'or, lampassé et armé de sable, au cœur transpercé d'une flèche de même », sert à baliser laroute touristique Richard Cœur de Lion.Ce sont, en héraldique, des «armes parlantes» : le dessin du blason peut être lu comme un rébus. Bel hommage à Richard, dont les armes furent multiples mais toujours « parlantes ».
Les Bourbon Busset et Bourbon Châlus descendent de Saint Louis. Ils sont les aînés par le sang de tous les descendants d'Hugues Capet actuellement vivants. Leur branche n'est cependant pas dynaste. Ils portent les armes de France « modernes », un blason bleu azur semé de fleurs de lys d'or, au bâton de gueules.
Saint Waast (° env. 475-540) - Catéchiste du roi Clovis, évêque d'Arras.
Hugues de La Certa (1071-1157) - Né au château de Châlus Chabrol, second fondateur d'un des trois ordres monastiques de France : l'Ordre de Grandmont, dont il rédigea la Règle.
Richard Cœur de Lion (1157-1199) - Roi d'Angleterre, duc de Normandie, duc d'Aquitaine, mortellement blessé lors du siège du château de Châlus-Chabrol où il décéda le 6 avril 1199.
Léonard Chambonnaud (1873 - 1953) - Né à Châlus, professeur d’études techniques et professionnelles. Auteur deLa Technique des Affaires, première encyclopédie des Affaires de langue française.
Thomas Edward Lawrence, dit Lawrence d'Arabie (1888-1935) - Préparant sa thèse surL'Influence des croisades sur l'architecture militaire européenne à la fin duXIIe siècle, a fêté ses vingt ans, le, dans l'ancien Grand hôtel du midi[199], lors de son tour de France à bicyclette[200].
Paul Patier (1895-1984) - Érudit et historien de la commune.
Georges-Emmanuel Clancier (1914-2018) naît dans une famille issue, du côté paternel, d'artisans de Châlus où il séjourne dans sa jeunesse. Plusieurs de ses ouvrages y font référence, notamment son premier roman,Quadrille sur la tour (1942), de nombreux poèmes, notamment dansTerres de mémoires (1965) ou le premier volume de son autobiographie,L'Enfant double (1984)[201].
Pierre Chaminade (1923-1977) - Dernier déviant intégré[Note 27] de Châlus dont la notoriété a débordé le cadre local[202],[203], avec l'évocation de sa mémoire en parallèle àSerge Gainsbourg, par Pierre Desproges dans son recueilFonds de tiroir[204].
Maurice Robert (1930-2022) - Né à Châlus, ethnologue, président de la Société d'ethnologie et de sauvegarde des patrimoines en Limousin.
Christophe Patier (1959) - Né à Blois, haut fonctionnaire français, issu d'une famille de Châlus, où il a conservé la propriété familiale.
Isabelle Moins (1964) - Née à Limoges, issue d'une famille de négociants en bestiaux de Châlus, où elle conserve la propriété familiale, dirigeante d'entreprise spécialisée dans les NTIC.
Nathanaël de Rincquesen (1972) - Né à Paris, journaliste et présentateur de télévision, issu d'une famille de Châlus, où il a conservé la propriété familiale.
Roger Boudrie,Le Château de Châlus-Maulmont (Châlus, 87), Tulle, Société d'études historiques et archéologiques de la moyenne Corrèze,
J. Devaud,Langue limousine et travaux agricoles dans la région de Chalus, Limoges, Société d'ethnographie du Limousin et de la Marche,
J. Tixier,Circonscription du Limousin, vol. 20, n°2,, Paris, Revue Gallia Préhistoire,,p. 493-516
J. Guillemot, M. Dominique, R. Credot,Stations préhistoriques dans le massif de Chalus, Limoges, Ethnologia, Revue d'Ethnologie et d'Ethnoécologie des Pays Occitans anc Etudes Limousines, n° 11-12,,p. 213-217
Association Histoire et archéologie du pays de Châlus,Autrefois Châlus : cartes postales, plans, documents, Limoges, A.H.A.P.C, Châlus,(ISBN2-911349-04-0)
Ces maisons qui nous racontent... l'habitat rural au pays des feuillardiers, Châlus, ACAFPA,coll. « Mémoires »,
Olivier Balabanian,Haute-Vienne, force et douceur du Limousin, Paris, Bonneton, Paris,, 317 p.(ISBN2-86253-209-6)
↑La sismicité observée en 1994 relève deux séismes, certes assez éloignés et de faible intensité, le20 mars, jour de l'effondrement de la tour de Châlus Maulmont.
↑L'aire pléisoséiste d'un séisme est l'aire où le séisme fut le plus fortement ressenti. L'épicentre, qui n'est pas toujours déterminable ou déterminé, est nécessairement compris dans cette aire
↑Les normales servent à représenter leclimat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[10].
↑L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
↑Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[11].
↑L'analyse-diagnostic élaborée en avril 2007 dans la perspective duPLU présentant une étude approfondie des caractéristiques du territoire, et les priorités du PLU est visible sur le site deMonts de Châlus.
↑Une vue d'ensemble du quartier duFort, prise des jardins du château de Châlus Chabrol, est visible surflickr.com
↑Dans les zones classées en aléa moyen ou fort, différentes contraintes s'imposent :
au vendeur d'informer le potentiel acquéreur du terrain non bâti de l’existence du risque RGA ;
au maître d’ouvrage, dans le cadre du contrat conclu avec le constructeur ayant pour objet les travaux de construction, ou avec le maître d'œuvre, le choix entre fournir une étude géotechnique de conception et le respect des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire ;
au constructeur de l'ouvrage qui est tenu, soit de suivre les recommandations de l’étude géotechnique de conception, soit de respecter des techniques particulières de construction définies par voie réglementaire.
↑L'acte par lequel Bernard de Maulmont, abbé de Brantôme, donna à foi et hommage à son frère Géraud la moitié de la terre et châtellenie de Bourdeilles (ce qui fut confirmé par sentence arbitrale), et l'hommage réservé à l'abbaye de Brantôme est conservé dans les archives des rois de Navarre. Il figure sous lenuméro 1294 (08) dans les tables récapitulatives du dépouillement des archives conservées autrefois au château de Pau et à Nérac, réalisé par MM. Leydet et PrunisBnF Fonds Périgord Tomes 9 & 10
↑Un boulet de canon oublié à Châlus pourrait avoir été retrouvé récemment selon ces pages personnelles[1] et[2].
↑L'évêché désigna, pour la fonction de curé et tenter d'évangéliser à nouveau la paroisse de Châlus, une mission de deux à trois jésuites, qui y résidèrent du milieu des années 1960 à la fin des années 1980.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Caractéristiques de la discrétion et la sobriété des fontaines à recours[4]
↑Dont le signifiant et le signifié ont su toucher le monde professionnel de la communication de crise, des photos de la fontaine illustrantPerceptions (Pdf)
↑Qui a fait l'objet d'une présentation dans le magazineCharge utile.
↑L'absence d'accent circonflexe n'est toutefois plus déterminante depuis que l'actuel représentant de la branche Bourbon-Châlus porte, à l'état civil, le nom de « de Bourbon de Chalus », sans accent
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOIhttps://doi.org/10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑ChristelleLacôte,Bulletin de l'association Histoire et Archéologie du Pays de Châlus : Le patrimoine bâti autour de l'eau sur la commune de Châlus,vol. VII, Châlus, A.H.A.P.C.,, 22 p.,p. 15
↑Jean-ClaudeRouffy,Bulletin de l'association Histoire et archéologie du pays de Châlus : le rattachement de certains villages à la commune et Châlus et les recensements desXIXe et XXe siècles,vol. III, Châlus, AHAPC,, 44 p.,p. 26
↑« Château Châlus ou Chalus ? ».D'après cette étude de Patrick Chabrol, la peinture de 1460 ne représente pas Châlus maisChalus dans le Puy de Dôme. Cela n'enlève rien à la toponymie.
↑ChristelleLacôte,Bulletin de l'association Histoire et archéologie du pays de Châlus : le patrimoine bâti autour de l'eau sur la commune de Châlus,vol. VII, Châlus, A.H.A.P.C.,, 22 p.,p. 15 à 22
↑Vtede Gourgues,Dictionnaire topographique de la France : Dictionnaire topographique du département de la Dordogne : comprenant les noms de lieux anciens et modernes, Paris, Comité des travaux historiques / Impr. nationale,
↑PaulPatier,Le siège de Châlus Chabrol : étude des deux châteaux de Châlus, Limoges, Bontemps,, 61 p.,p. 13
↑Jean-FrançoisBoyer,Bulletin de l'association Histoire et archéologie du pays de Châlus : hypothèses sur le contrôle des itinéraires médiévaux dans la région de Châlus et Lastours,vol. I, Châlus, A.H.A.P.C,, 36 p.,p. 1-2
↑BrigitteCaulier,L'Eau et le sacré : les Cultes thérapeutiques autour des fontaines en France du Moyen Âge à nos jours, Paris, Beauchesne, Presses de l'Université Laval,, 176 p.(ISBN2-7010-1214-7,lire en ligne),p. 20
↑CatherineBourgeois,Le Châtaignier, un arbre, un bois : Feuillardier travaillant dans sa loge en Haute-Vienne, Paris, Institut pour le développement forestier,,2eéd., 345 p.(ISBN2-904740-90-2,lire en ligne),p. 15.
↑BrigitteCaulier,L'Eau et le sacré : les Cultes thérapeutiques autour des fontaines en France du Moyen Âge à nos jours, Paris, Beauchesne, Presses de l'Université Laval,, 176 p.(ISBN2-7010-1214-7,lire en ligne),p. 20
↑Jeanne-MarieBaude,Georges-Emmanuel Clancier : De la terre natale aux terres d'écritures, Limoges, Presses universitaires de Limoges (Pulim), 2001 pages totales=325(ISBN2-84287-194-4,lire en ligne),p. 23.
La version du 20 décembre 2009 de cet article a été reconnue comme « article de qualité », c'est-à-dire qu'elle répond à des critères de qualité concernant le style, la clarté, la pertinence, la citation des sources et l'illustration.