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| Type | Salle de concert |
|---|---|
| Lieu | Paris9e, |
| Coordonnées | 48° 52′ 42″ nord, 2° 19′ 48″ est |
| Architecte | Édouard Niermans Marcel Oudin (1917) |
| Inauguration | 1880 |
| Capacité | 1 500 places 2 057 places lors des concerts |
| Anciens noms | Folie-Richelieu Tivoli Palace-Théâtre |
| Direction | Frédéric Jérôme |
| Site web | www.casinodeparis.fr |

LeCasino de Paris est unesalle de spectacleparisienne, située au 16,rue de Clichy dans le9e arrondissement.
Ici, le mot d'origineitalienne, « casino », qui signifie littéralement « petite maison », ne réfère pas aulieu où sont pratiqués des jeux d'argent et de hasard[Note 1], mais doit être compris comme étant une « salle des fêtes » ou une « salle de spectacles », sens que ce terme a pris initialement lorsqu'il a été adopté dans lalangue française au milieu duXIXe siècle[1],[2].
Vers 1730, sousLouis XV, leduc de Richelieu se fait construire un lieu où il peut organiser des spectacles de son choix dans une vaste campagne plantée d'arbres. En 1779, le baron d'Ogny achète l'endroit, qu'il rebaptiseFolie-Richelieu. Elle est dirigée parFortunée Hamelin, une jeune femme très en vue du tout-Paris mondain sous lePremier Empire.
En 1811, la Folie-Richelieu est transformée en parc d'attraction, leTivoli, dirigé par le maître-artificierRuggieri[3], puis démoli en 1851 pour y construire l'église de la Sainte-Trinité. Lebaron Haussmann la fait démolir à son tour pour la reconstruire à son emplacement actuel, une centaine de mètres plus bas, et la remplacer par un hall de loisirs qui va de larue de Clichy à larue Blanche avec, entre autres, un « skating », grandepatinoire « à roulettes » très en vogue à laBelle Époque.
En 1880, une partie de la patinoire devient grâce aux architectes Sauffroy et Grémailly lePalace-Théâtre, qui connaît un grand succès. Restauré en1891 parÉdouard Niermans[4], il est doté d'un vaste hall stylerococo, recouvert de verrières, une vingtaine de colonnes qui supportent des statues de femmes ailées et nues avec chacune un lustre dans la main droite, le tout dans une luxuriance de plantes exotiques. Le nouveauCasino de Paris ouvre en[5]. À la même époque, la patinoire — dont l'accès se fait désormais par la rue Blanche — est démolie pour faire place au Nouveau-Théâtre, futurthéâtre de Paris.


En, Monsieur Lué, administrateur du Casino de Paris, lance, à l'occasion d'une fête costumée donnée dans l'établissement à l'occasion duCarnaval de Paris, la mode duconfetti enpapier.
En 1892, un nouvel aménagement permet d'entrer au 18 rue de Clichy dans une nouvelle salle transformée en patinoire à vraie glace de 720 m2, inaugurée le, et s'appelant Le Pôle Nord[6],[7].
Dans la nuit du 25 au 26 février 1895, l'établissement est touché par un incendie qui détruit entièrement labaleine de Villerville, un cétacé transformé en théâtre-musée parSimon-Max[8],[9].
En 1914, la salle est rachetée par Raphaël Beretta, qui la transforme en salle decinéma etmusic-hall (Marcel Oudin architecte). La premièrerevue a lieu en 1917 sous la direction deLéon Volterra. Elle a pour vedetteGaby Deslys et présente le premier orchestre de jazz en France[3]. En 1918, les bombardements entraînent la fermeture de l'établissement.

Après laguerre, la salle rouvre ses portes avecMistinguett etMaurice Chevalier et enchaîne avec vingt-quatre revues à succès… sans Chevalier qui s'est entretemps brouillé avec sa maîtresse. La salle est dévastée par un incendie en 1922, puis entièrement reconstruite et modernisée avec une piscine vitrée contenant cent mille litres d'eau, équipée d'un mécanisme pour la faire apparaître sur scène. En 1925, Mistinguett rejoint leMoulin Rouge et Maurice Chevalier revient en vedette unique du spectacle. C'estHenri Varna etOscar Dufrenne qui dirigent les lieux à partir de 1929[10].
En 1931, l'Exposition coloniale inspire la revueParis qui remue dans laquelle triomphe, treize mois durant,Joséphine Baker, la « Vénus noire » qui y interprète entre autres son célèbreJ'ai deux amours. Elle enchaîne en 1932 avec la revueLa Joie de Paris, suivie en 1934 parTino Rossi[3] dans la revueParade de France pendant 12 mois. Après la mort de Dufrenne, assassiné dans son bureau du théâtre-cinémaLe Palace en 1933[11], Varna reste seul aux commandes (il y demeurera jusqu'à sa mort en 1969).
La salle est fermée au printemps 1940, puis rouverte sous l'Occupation par les Allemands qui souhaitent y voir Maurice Chevalier et Mistinguett.
En 1959,Line Renaud y fait ses débuts en tant que meneuse de revue dansPlaisirs de Paris d'Henri Varna, accompagnée duGolden Gate Quartet, et de plus de cent personnes sur scène. La revue tiendra quatre ans. Chansons du spectacle :Viva Cuba,C'est l'amour,Un jour je reverrai Paris.

Mick Micheyl lui succède en 1963 dans la revueAvec frénésie produite par Varna, dont elle a supervisé les décors, la scénographie et écrit les textes des chansons. 1 800 costumes, 360 000 mètres de tissus, 45 décors et 100 personnes s'y produisent chaque soir. Parmi les chansons du spectacle, on compteL'amour, c'est comme le café,Allez vas-y, c'est du bonheur etCalculez bien votre coup.
En 1965, Varna propose à Line Renaud, qui revient d'un séjour àLas Vegas, de mener sa nouvelle revue,Désirs de Paris[3]. Le spectacle, auquel participe également le groupe What's New, durera trois ans. Il comprend entre autres les chansonsDésirs de Paris,Mon magicien etDriving Wheels.
En 1970,Zizi Jeanmaire est la vedette deLa Revue mise en scène par son compagnon, le chorégrapheRoland Petit, suivie en 1972 parZizi, je t'aime, une revue exceptionnelle et sur-mesure, puisqueSerge Gainsbourg,Jean-Jacques Debout,Michel Legrand,Guy Béart etJean Ferrat ont composé les chansons etYves Saint Laurent,Erté,Victor Vasarely etCésar créé les décors et costumes[3]. Zizi Jeanmaire y interprète entre autresLa Grande Vie etAmi Amour. Pendant longtemps et pour longtemps le Casino de Paris associé au nom de Zizi Jeammaire sera et restera la vitrine de Paris. L'orchestre de Zizi réuni par Roland Petit comprend aussi les meilleurs musiciens français. Avec les difficultés commerciales de l'époque, le personnel sera restreint ainsi que l'orchestre dont la baguette sera reprise par Roger Guérin. Zizi est remplacée à partir de parLisette Malidor.
Jean Bauchet, l'ancien directeur duMoulin Rouge, rachète la salle au bord de la faillite en 1976, à la demande de Line Renaud et son mariLoulou Gasté. La condition de ce rachat est non seulement que le couple mette au point une nouvelle revue, mais que Line en soit aussi la meneuse.Paris-Line est un immense succès, etreste encore aujourd'hui un monument du genre[réf. nécessaire]. Line Renaud quitte le spectacle en et est remplacée pour les dernières représentations par l'une de ses quatre doublures habituelles[réf. nécessaire].
Mais le temps des revues –trop onéreuses– est passé. Le, le Casino ferme ses portes à la suite de nouveaux déboires financiers.Annie Girardot parvient néanmoins à sauver la salle, promise à devenir un garage à spectacles. Elle y laisse une grosse partie de sa fortune, ainsi qu'une partie de sa crédibilité au vu de la profession qui lui tournera le dos pendant des années, à la suite entre autres, du fiasco de son spectacle musicalRevue et corrigée, coécrit avecBob Decout[réf. nécessaire].
Le Casino rouvre en 1982 avec les adieux à la scène de Tino Rossi[3] avec la revue Cinquante ans d'amour. Le Casino de Paris se convertit alors en salle de spectacles de toutes natures, jazz, rock, musique classique, ballets, opéras, concerts.Jérôme Savary y monte ainsi en 1983Superdupont Ze Show avec, entre autres,Alice Sapritch.
Mais c'estJacques Higelin qui, durant l'automne/hiver 1983 (4 mois d'affilée), ouvre le bal et étrenne une nouvelle période qui va voir se succéder des chanteurs et comiques de la scène française. Parmi eux,Serge Gainsbourg en 1985 (albumGainsbourg Live),Jacques Dutronc en 1992,Alain Souchon,Sylvie Vartan,Eddy Mitchell,Michel Jonasz,Maxime Le Forestier,Muriel Robin,Élie Semoun,Jean-Marie Bigard,Gad Elmaleh,Laurent Gerra en 2000,Jamel Debbouze,Franck Dubosc,Fabrice Éboué, ainsi queMuse lors d'un concert privé le, etBrian Wilson le.
Y sont également représentées des comédies musicales commeStarmania,Chicago,Le Petit Prince etplus récemment[C'est-à-dire ?]Le Soldat rose.
D'énormes travaux de restauration sont entrepris en 2008, faisant de la salle un espace modulable. Le restaurantLe Perroquet, installé à l'origine sur la mezzanine du foyer sous la grande verrière, est également réhabilité mais a été contraint de fermer ses portes en 2009. Fin 2019, un projet de réouverture du restaurant était à l'étude, restaurant qui ouvre en mars 2023 sous le nom de Mistinguett[12].
Parmi les grands noms passés par le Casino de Paris, on retrouve les groupes depop-rockbritanniquesColdplay (tournéeGhost Stories Tour en 2014),Muse (tournéeThe Resistance Tour en 2010) et lesArctic Monkeys (tournéeSuck It and See en 2012 avecMiles Kane en première partie). L'opéra-rock de Luc Plamondon et deMichel Berger,Starmania, est resté du au, puis de la rentrée 1999 jusqu'au au Casino de Paris. Les comédies musicales sont toujours omniprésentes dans ce lieu, oùHairspray a été à l'affiche pendant près d'un mois, et c'estFame qui rappelle la tradition musicale de cemusic-hall mythique.
Les humoristes ont aussi une place importante dans la programmation du Casino de Paris.Les Inconnus triomphent en 1993 avec leur second spectacleZe Inconnus Story,Kev Adams brille une première fois en 2011 avec sonYoung Man Show puis récidive en 2019 avecSois 10 ans.Franck Dubosc règne pendant plus d'un mois en 2013/2014 avec son spectacleÀ l'état sauvage.Jamel Debbouze a affiché complet en 2003 (100% Debbouze), en 2007 (Jamel envahit le Casino de Paris), en 2011 (100% Jamel) ainsi qu'en 2018 (Maintenant ou Jamel) - sans compter le nombre d'artistes issus duJamel Comedy Club passés sur les planches du Casino de Paris.Anne Roumanoff,Dany Boon ou encoreJeff Panacloc s'y sont aussi produits.
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