AuJapon (voirkanjis pour l'utilisation des caractères chinois en japonais), une simplification, identique sur la forme s'est également opérée, alors appeléeshinjitai(新字体,shinjitai?,« nouvelle graphie »), est utilisée enjaponais moderne.
Ces sinogrammes sont le résultat de la simplification des sinogrammes traditionnels.
L'écriture chinoise utilisée comme première forme d'écriture depuis l'antiquité en Chine, Corée, Japon et Vietnam, voit s'imposer des réformes de simplification à partir de la fin duXIXe siècle. Allant d'un changement radical d'écriture (Corée et Vietnam), à des simplifications partielles (Chine continentale etJapon), voire aucun changement (Hong Kong,Macao,Taïwan).
Dès1909,Lu Feikui (陆费逵, lù fèikuí), alors éditeur duMagazine de l'éducation (教育杂志, jiàoyù zázhì), émit l'idée de l'emploi de « caractères de formes populaires » (俗体字, sú tǐzì) dans un traité paru dans son magazine.
En1922,Qian Xuantong publie huit méthodes de simplification de l'écriture chinoise. C'est avec ce document que les futures simplifications officielles seront réalisées.
En1926, commence également dans l'empire du Japon un programme de simplification des caractères chinois, dont la forme sera appeléeshinjitai kanji(新字体漢字?,« nouvelle graphie des caractères Han »), la forme traditionnelle, similaire à la forme chinoise dite traditionnelle, prend alors le nom dekyūjitai kanji(旧字体漢字?,« ancienne graphie des caractères Han »). Les règles de simplification seront moins importantes que celles entreprises plus tard en Chine, mais certains caractères seront simplifiés de la même façon dans les deux pays, par exemple,国 (pays),学 (étudier, -logie),画 (peinture, dessin),万 (10 000).
Par la suite, les caractères chinois furent accusés d'obstacle à la modernisation du pays, au développement de lalittérature et à l'alphabétisation de la population[réf. nécessaire].
À l'arrivée au pouvoir descommunistes, une réforme de l'écriture se mit en place. Elle consistait à simplifier les sinogrammes pour faciliter leur apprentissage et à créer unalphabet phonétique à base delettres latines, lehanyu pinyin, afin de remplacer peu à peu l'apprentissage de la phonétique utilisant auparavant lebopomofo (ou zhuyin).
Le, une première liste de caractères simplifiés est présentée. Elle est constituée de trois parties :
la première contient230 caractères inspirés de simplifications populaires ;
la deuxième contient 285 propositions de caractères, encore soumis à discussions ;
la troisième contient 54 propositions d'éléments de caractères, aussi soumis à discussions.
En, la liste finale des caractères simplifiés est publiée dans un document intitulé « Table intégrale des caractères chinois simplifiés » (简化字总表) découpée en trois parties :
une première table de352 caractères simplifiés inemployés en tant qu'élément de caractères (par exemple关 pour關 et欢 pour歡) ;
une deuxième table de132 caractères simplifiés pouvant être utilisés comme élément de caractères (par exemple仓 pour倉, qui est un élément de呛 [嗆] ou戗 [戧], ou见 pour見, qui est un élément de视 [視] ou笕 [筧]) ;
une troisième table de 1 754 caractères simplifiés créés grâce à ceux de la deuxième table (par exemple玱 pour瑲, composé de仓 [倉], et蚬 pour蜆, composé de见 [見]).
Dans la deuxième table, quatorze symboles présents uniquement dans les parties latérales d'un caractère ont été notés. Ils ne suffisent pas à former de caractères à eux seuls.
Au total, 2 238 nouveaux caractères peuvent être dénombrés ; cependant, les caractères签 et须 se sont retrouvés dans la première table (simplifications de籤 et鬚) et dans la dernière table (simplifications de簽 et須). Il y a donc, en réalité, 2 236 caractères créés.
Le gouvernement tenta une nouvelle réforme le en promulguant une nouvelle liste de 248 simplifications officielles et605 caractères proposés à le devenir. À peine quelques mois plus tard, le ministère de l'Éducation et le département de la Propagande ont encouragé les éditeurs et journaux à ne pas utiliser ces caractères, bien qu'ils soient enseignés à l'école. Cette deuxième réforme échoue et fut abandonnée en raison d'un changement trop radical.
C'est alors que le, la réforme fut retirée et le, une liste définitive de sinogrammes simplifiés fut décrétée. Elle est quasi identique à la liste de 1964, à l'exception des couples de caractères迭/叠,象/像 et复/覆 retirés de la première table (复 reste la forme simplifiée de復 et複), la suppression de罗/囉 dans la deuxième table (罗 reste la forme simplifiée de羅) et l'ajout de啰/囉 dans la troisième table. On dénombre alors 2 235 caractères simplifiésà ce jour[Quand ?].
L'alphabethanyu pinyin (拼音) fut publié en1958 et avait pour but de remplacer totalement les sinogrammes afin de devenir l'écriture nationale. Ce projet a finalement été abandonné. En effet, lesChinois étaient attachés à leur système logographique qui permettait l'unité nationale. Malgré les nombreuseslangues parlées en Chine, un texte écrit avec des sinogrammes reste très compréhensible par la population ; alors que le même texte écrit enhanyu pinyin nécessite la connaissance dumandarin, pas encore connu de tous à cette époque.
Aujourd'hui, lehanyu pinyin est utilisé pour lesdictionnaires, latranscription, l'apprentissage du mandarin et la saisie de sinogrammes sur ordinateur.
Une critique importante envers la simplification est la perte de sens des caractères chinois. Par exemple, le caractère 門 (mén, « porte »), symbolisait comme on le voit une porte à deux battants. Mais cette écriture ancienne était considérée comme compliquée et on a pensé qu'elle freinait l'alphabétisation. Sa forme simplifiée 门, comportant trois traits seulement, a visiblement perdu ses battants. Citons également le caractère 愛 (Ài, « amour ») qui, dans sa forme simplifiée 爱, s'est vu dépossédé de sa composante 心 au milieu du caractère, qui désigne lecœur. Cependant, si l'on regarde davantage l'histoire de l'écriture chinoise, des simplifications et unifications ont déjà eu lieu dès l'Antiquité, dont[Quoi ?] la dernière phase fut la mise en place de l'écriture dite traditionnelle.
Elle complique également la compréhension de textes écrits en caractères traditionnels, bien qu'aujourd'hui, les Chinois sachent généralement lire les deux.
(Note : il existe de nombreuses classifications, celle-ci n'est qu'un exemple ; les catégories en italiquene sont pas unanimement reconnues comme des catégories indépendantes.)