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Canadiens français

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Ne doit pas être confondu avecQuébécois,Québécois (peuple),Canadiens francophones ouLe Canada français.

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Canadiens français
Description de cette image, également commentée ci-après
Henri BourassaLouis-Hippolyte La FontaineLionel GroulxGabrielle RoyLa BolducÉmile Bouchard • Soldats duRoyal22e RégimentHubert ReevesLouise ArbourCéline Dion

Populations importantes par région
Drapeau du CanadaCanada4 680 820 (2016)[1]
Drapeau des États-UnisÉtats-Unis2 109 242 descendants compris (2017)[2]
Autres
Régions d’origineDrapeau du Royaume de FranceRoyaume de France
Languesfrançais canadien (français québécois,français acadien),anglais,chiac,métchif
Ethnies liéesQuébécois
Canadiens francophones
Diaspora québécoise
Franco-Américains,Acadiens,Brayons,Cadiens,Métis

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L'expressionCanadiens français (enanglais :French Canadians) (adjectifcanadien-français[3]) ouFranco-Canadiens[3],[4],[5],[6],[7] (enanglais :Franco-Canadians) désigne lescitoyenscanadiens d'ascendance et delanguefrançaises. De 1763 au milieu duXXe siècle, les Canadiens français forment une population[8],[9],[10] aspirant à une plus grande émancipation et reconnaissance de la part dugouvernement fédéral canadien[11]. LaChambre des communes du Canada et l'Assemblée nationale du Québecreconnaissent comme une nation les Québécois qui habitent leQuébec, seuleprovince du Canada où les Canadiens d'origine française sont majoritaires. Aujourd'hui, les Canadiens français sont plutôt considérés comme uneorigine ethnique dont les ancêtres ont fondé leCanada de laNouvelle-France (appelé aussi Canada[12],[13],[14]) auxXVIIe et XVIIIe siècles. Avec lesAcadiens,Cadiens etMétis, ils composent la francophonie nord-américaine issue de l'Amérique française[15],[16],[17],[18]. Les Canadiens français comptent parmi les nations fondatrices de la Confédération canadienne et représentent l'un des grands groupes ethniques du Canada avec lesPremières Nations et lesCanadiens anglais[19]. Ils constituent toujours la population majoritaire auQuébec[20].

AuQuébec, c'est plutôt à la faveur du développement dunationalisme québécois et du mouvement pour l'indépendance du Québec centrés sur une identification exclusive à un État québécois, que le terme « Québécois » remplace celui de « Canadien français ».

Ethnonymie

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Formé de l'ethnonyme « Canadiens » qui désigna, à partir des explorations deJacques Cartier certainesPremières Nations de lavallée du Saint-Laurent (en concurrence avec l'ethnonyme « Canadois[21] ») et du nom « Français » désignant les sujets duroyaume de France, le vocable « Canadiens français » apparaît au tournant duXVIIIe siècle[22] pour identifier les Français nés dans lacolonie du Canada. Faisant suite à l'expression « François-Canadois[23] », il fut utilisé tout comme « Français du Canada[24] », « Français-Canadiens[25] » ou le plus souvent « Canadiens[26]» jusqu'à la fin de laNouvelle-France.

Si le vocable « Canadiens » fut généralement préféré par les Canadiens français pour évoquer entre eux leur réalité nationale, l'expression Canadiens français s'impose rapidement à l'écrit, puis de manière générale, avec la mise en minorité progressive des Canadiens français auCanada durant leXIXe siècle de même que l'émergence et l'affirmation toujours plus grande d'unnationalisme étatique canadien à la suite de la création de la fédération canadienne. Dans la seconde moitié duXIXe siècle apparait également l'expression populaire « Canayens » pour désigner les Canadiens français[27]. On situe généralement à l'époque de la Première Guerre mondiale, l'appropriation par les populations d'origineanglo-saxonne d'une identité canadienne étendue « d'un océan à l'autre ». L'appellation de « Canadiens français » dominera ainsi jusqu'aux années 1970.

Le peuplement canadien-français, d'abord localisé dans la vallée du Saint-Laurent (aujourd'hui auQuébec), s'étendit dès la Nouvelle-France à l'intérieur du continent, notamment au pourtour desGrands Lacs[28]. AuXIXe siècle, cette expansion atteint l'Ouest américain et l'Ouest canadien, de même que plusieurs États deNouvelle-Angleterre où les Canadiens français prennent le nom de « Franco-Américains ». La diaspora canadienne-française couvre ainsi l'ensemble de l'Amérique du Nord. LesAcadiens et lesMétis ont parfois été englobés dans la dénomination « Canadiens français » prise dans son acception nationale la plus large.

Orthographe

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L'orthographe de l'expression « Canadiens français » a varié dans le temps, tant du fait d'une certaine liberté orthographique admise avant leXIXe siècle que par la suite de choix étymologiques, non exempts de considérations politiques ou idéologiques. Dans son sens premier de « Français du Canada », l'expression commandait des majuscules étant simplement la combinaison des deux substantifs « Canadiens » et « Français » qu'on reliait ou non d'un trait d'union (Canadiens-Français)[29]. Vers la fin duXIXe siècle, avec le développement d'unnationalisme pancanadien, notamment chez les intellectuels libéraux, on voit apparaître la forme « Canadiens français » pour exprimer moins une nationalité qu'un simple qualificatif de culture. Cette forme orthographique sera normalisée vers l'époque de laPremière Guerre mondiale.

Caractéristiques nationales

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Si on dénote dès l'époque duCanada de laNouvelle-France un caractère singulier qui distingue les Canadiens français desFrançais métropolitains[30], cela relève davantage d'un régionalisme. Le Canada français est une province de France[31] au même titre que l'Alsace ou laBretagne. Il aura fallu le choc de l'abandon du pays par la France à laGrande-Bretagne pour que naisse la nation canadienne-française. Cette cession, survenue à la suite de la signature dutraité de Paris de 1763, pose en effet problème. Les Canadiens français sontcatholiques alors que l'Empire britannique proscrit le catholicisme. Or, par volonté deLouis XV, un article spécifique[32] du traité leur garantit lalibre pratique de leur religion.

La religion catholique est ainsi, d'un point de vue légal, le premier des éléments positifs qui définissent la nationalité canadienne-française et qui assurent son droit à l'existence. Les institutions canadiennes-françaises qui seront fondées au cours des siècles suivants seront ainsi pour la plupart de confession catholique.

Le deuxième élément reconnu par lacouronne britannique sera le maintien dudroit civil français par l'Acte de Québec de 1774. Tous les aspects légaux entourant notamment la famille, la propriété et le travail pourront continuer d'être réglementés dans la « Province of Quebec » selon laCoutume de Paris.

Simultanément à la reconnaissance du droit français, le pouvoir britannique reconnaît aussi le statut officiel de lalangue française qui constitue un troisième élément positif de la nationalité canadienne-française. Ce statut sera d'ailleurs confirmé en 1793 par l'Assemblée législative[33]du Bas-Canada, puis par leParlement du Canada-Uni et par l'Acte de l'Amérique du Nord britannique de 1867. Cependant, cette reconnaissance formelle n'empêchera pas l'interdiction des écoles françaises dans presque toutes les provinces canadiennes jusqu'aux années 1970, mesure mise en place par les Canadiens anglais afin de minoriser et d'assimiler les Canadiens français[34], phénomène qui se poursuit encore aujourd'hui[35],[36],[37].

Quatrième élément, un ensemble de référents socioculturels transmis par la famille et par l'école, notamment une histoire et une culture française enrichies des savoirs et des pratiques hérités d'un enracinement en sol canadien depuis 1534.

Enfin, la connaissance intime d'un territoire où ces éléments positifs ont pu se déployer dans leur plénitude par une mise en valeur séculaire, un territoire successivement appeléCanada,Province of Quebec,Bas-Canada,Canada-Est, puisProvince de/du Québec et qui est considéré, du moins jusqu'aux années 1970, patrie des Canadiens français.

Histoire

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Nouvelle-France (1534-1763)

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L'histoire des Canadiens français et du Canada français débute avec les voyages de Jacques Cartier (1534-1542) au cours desquels l'explorateur reconnait un territoire qu'il nomme Canada et qu'il place sous juridiction du roi de France. La colonie de Cap-Rouge (appelé Charlesbourg-Royal, puis France-Roy) fondée à l'occasion du troisième voyage de Cartier et qui abrita plusieurs centaines de colons entre août 1541 et juillet 1543[38] constitue ainsi une première tentative de peuplement français au Canada.

La mort de FrançoisIer, commanditaire de Cartier, puis les Guerres de religion qui divisent la France jusqu'à la fin duXVIe siècle, détournent les mouvements de colonisation française du Canada. Seuls les pêcheurs, basques et bretons notamment, ainsi que les marchands de fourrures continuèrent à remonter le Saint-Laurent.

Si en 1600, un premier poste de traite permanent est établi à Tadoussac parFrançois Dupont-Gravé et Pierre de Chauvin, il faut attendre la fondation de Québec en 1608 par Samuel de Champlain pour qu'une nouvelle colonie de peuplement puisse être établie au Canada français. Rappelons que l'histoire du peuplement de l'Acadie débute en 1604 avec la fondation d'une colonie sur l'île Sainte-Croix.

Le peuplement du Canada français connaît des débuts très lents. D'une part, la mort d'Henri IV en 1610 et la minorité de Louis XIII ne favorisent pas une intervention directe du pouvoir royal, et d'autre part, l'acclimatation assez rude, l'insécurité face à la menace iroquoise et l'opposition profonde qui existe entre un commerce des fourrures lucratif et une colonisation agricole qui demande de coûteux investissements, constituent les principaux obstacles au développement de la colonie. Une première famille, celle de Louis Hébert et de Marie Rollet, s'établit tout de même à Québec en 1617.

En 1627, on établit laCompagnie des Cent-Associés[39] qui devait assurer sur 15 ans l'établissement de 4000 colons. Malheureusement, la flotte de 1628 avec 300 colons à son bord devait être capturée par les frères Kirk, des marchands rivaux à la solde de l'Angleterre en guerre contre la France depuis1627. Québec, sans ressources, doit capituler en 1629 alors même qu'un traité de paix est signé entre les belligérants. Québec ne sera rendu à la Couronne française qu'en 1632. La Compagnie des Cent-Associés est ruinée et le retour des autorités coloniales n'y peuvent rien changer. La population se limitera encore pour dix ans à quelques centaines d'individus[40].

Néanmoins, l'expansion territoriale reprend. Champlain charge le Sieur deLaviolette d'établir un fortin plus haut sur le cours du Saint-Laurent à l'embouchure du Saint-Maurice marquant ainsi les débuts des Trois-Rivières en 1634. Cette fondation rapproche les Français de leurs alliés amérindiens dans la lutte qui les opposent aux Iroquois. Une guerre qui s'intensifiera au tournant des années 1640. Sous l'impulsion de laSociété de Notre-Dame de Montréal pour la conversion des Sauvages de la Nouvelle-France, un poste est fondé sur l'île de Montréal en 1642. Pendant près de 20 ans, et surtout après ladestruction de la Huronie en 1649-50, les premiers montréalais -les Montréalistes- vivront dans des conditions précaires, en butte aux expéditions punitives iroquoises. Cela dit, la fondation de Ville-Marie présente l'avantage de détourner les incursions de Québec et d'y faciliter ainsi les progrès de la colonisation.

Il faudra attendre l'exploit du Long-Sault de Dollard des Ormeaux, de ses compagnons et de leurs alliés algonquins en 1660 pour la vous pression se relâcher sur Montréal. En 1665, Louis XIV, qui avait déjà octroyé à la Nouvelle-France le statut de province royale deux ans auparavant[41], envoie le Régiment Carignan-Salières, fort de 1 200 hommes en armes, pour pacifier le pays. Cette pacification réussie ouvrira une période de développement considérable pour la colonie. Sous l'impulsion de l'intendantJean Talon et du gouverneurFrontenac, ce développement est fortement redevable de l'arrivée desFilles du Roi, qui débarquent par centaines entre 1663 et 1673, et dont la fécondité remarquable assurera la pérennité du peuplement de la souche française du Canada.

Une seconde période sera cruciale pour l'enracinement des Canadiens français, celle de l'intendance deGilles Hocquart. Sous son administration, qui s'étale entre 1729 et 1748, la population passe de 30 000 à 50 000 environ[42].

Régime britannique (1763-1867)

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Les Britanniques, qui avaient saisi l'Acadie par letraité d'Utrecht en1713, avaient déporté 75 % des Acadiens vers d'autres colonies britanniques en1755. Ailleurs en Nouvelle-France les habitants échappèrent à ce sort en partie grâce aux articles de la capitulation, qui firent d'eux des sujets britanniques sans qu'ils soient pour autant dénaturalisés en France[43]. La signature duTraité de Paris se fait le 10 février 1763 parGeorgeIII. Cette dernière met fin à laGuerre de Sept Ans, et cède la Nouvelle-France à la Couronne d'Angleterre. Au cours de la même année, la Proclamation royale britannique signée parGeorgeIII crée laProvince of Quebec parProclamation royale du 7 octobre 1763 (« Indian Bill of Rights » ou « Magna Carta for Indian affairs »). Puis, l'Acte de Québec de1774, toujours sousGeorgeIII, fait le de laProvince of Quebec (1763–1791), un vaste territoire s’étendant du Labrador jusqu’aux confins des Grands-Lacs jusqu’en Haute-Louisiane et permet d'utiliser à nouveau le code civil français dans cetteProvince of Quebec. Après la signature duTraité de Paris le 3 septembre 1783 par le mêmeGeorgeIII qui reconnaissait la nouvelle indépendance des États-Unis fait perdre à laProvince of Quebec sa partie sud près des Grands-Lacs. L'Acte constitutionnel du 10 juin 1791 adopté par le Parlement britannique et signé toujours parGeorgeIII scinde laProvince of Quebec en créant leHaut-Canada et leBas-Canada pour satisfaire les demandes des sujets loyalistes ayant quitté les États-Unis à la faveur de la guerre d’indépendance américaine de 1775-1783 et instaure le parlementarisme de type britannique, accordant aux hommes, propriétaires terriens, le privilège de participer à l’élection des membres de l'Assemblée législative dont les lois devaient être d’abord entérinées par un conseil législatif nommé par le gouverneur ; de même que le système des comtés. Les Bas-Canadiens firent connaissance avec lesystème parlementaire britannique à partir de1791, avec la création d’une assemblée législative composée de députés élus.

Cette assemblée législative n'ayant pas de pouvoirs réels, cette situation intenable aboutit à larévolution des Patriotes de 1837–1838, à l'issue de laquelle les deux provinces furent unifiées. Cette union avait notamment pour but de restreindre les pouvoirs politiques des Canadiens d'originefrançaise. En 1840, l’Acte d’Union des Haut-Canada et Bas-Canada est adopté par le Parlement du Royaume-Uni en juillet 1840 pour donner suite aurapport Durham. Ce rapport, commandé après l’écrasement des rébellions des Patriotes de 1837-1838, prône sans détours l’assimilation complète des français du Canada aux moeurs anglaises, en imposant l’unilinguisme anglais dans les institutions législatives (Article 41) ; article finalement abrogé le 18 janvier 1849 grâce notamment à l’action de Louis-Hippolyte La Fontaine (premier chef de gouvernement démocratiquement désigné à travers l’ensemble du monde colonial, tous empires confondus). Au cours desannées 1850, après plusieurs décennies d'immigration britannique, les Canadiens d'origine française devinrent minoritaires au Canada-Uni. Cette immigration majoritairement irlandaise et écossaise commença à se nommer « Canadian » et non plus britannique.

Avec l'explosion démographique de la population anglaise du Canada depuis 1840, les « Canadiens » cessent de s'appeler comme tel, et optent plutôt pour le vocable "Canadien français, pour distinguer des anglais qui usurpent cette appellation. Mais qu'importe le vocable, on désigne la même chose : les habitants d'origine française de la vallée du Saint-Laurent,collectivité canadienne originaire de Nouvelle-France ayant survécu autraité de Paris de 1763.

En 1844, la population canadienne française se chiffre à 524 000 âmes[44]. En 1851, en raison principalement de l'immigration britannique, la population francophone devient minoritaire au Canada[45].

Confédération canadienne (1867-1945)

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Chez lesfrancophones hors Québec, le terme « Canadiens français » est parfois utilisé, dans un contexte contemporain, pour faire référence à tous lesCanadiens francophones, se confondant ainsi avec l'expression « Franco-Canadiens »[réf. nécessaire]. AuQuébec, depuis que s'est développée l'identité québécoise avec la montée dunationalisme québécois dans les années 1960, les termes « Canadiens français » et « Québécois » se complètent, notamment dans les documents officiels de l'État, afin de distinguer précisément l'ethnicité canadienne-française de la citoyenneté québécoise. Dans la langue anglaise, toutefois, les vocables « Canadiens » et « Québécois » désignent proprement l'origine française selon qu'il est question de l'ensemble des Canadiens francophones ou, précisément, de ceux du Québec — par opposition à « Canadians », qui désigne l'ensemble des citoyens du Canada.

Par extension, lesFranco-Américains sont des habitants desÉtats-Unis d'ascendance française ou, simplement, de langue française. Cependant, enNouvelle-Angleterre, le terme « Franco-Américains » réfère précisément aux Canadiens français et à leurs descendants. En 2008, leConnecticut déclara la date du 24 juin, journée franco-américaine, pour reconnaître la culture et l'influence des Canadiens français dans cet État. Puis, les États duMaine,New Hampshire, etVermont emboîtèrent le pas[46].

Les Acadiens des Provinces maritimes et les Métis forment des communautés francophones distinctes. À l'origine, les termes Canadien et Acadien référaient aux habitants de ce qui était les provinces françaises du Canada et d'Acadie en Nouvelle-France. Après la Conquête, la province française du Canada est appelée Province of Québec, plus tard appeléBas-Canada, puis Canada-Uni, puisQuébec. L'Acadie était l'une des trois régions de la Nouvelle-France. Une partie de l'Acadie a été rattachée aux13 colonies anglaises à compter de 1713.

Le traité d'Utrecht est signé en 1713. L'article 12 rend définitivement l'Acadie au Royaume-Uni, de même que la Terre de Rupert et Terre-Neuve. La France conserve tout de même l'île Saint-Jean (île du Prince-Édouard) et l'île Royale (île du Cap-Breton). De plus, la France considère que toute l'Acadie (l'actuel Nouveau-Brunswick ainsi que l'est du Maine et la Gaspésie) lui appartient toujours.

Après la Conquête de 1759-1760, la Grande-Bretagne obtient de la France ses possessions en Nouvelle-France, à savoir, l'Île Royale, l'Isle Saint-Jean (Île-du-Prince-Édouard), une partie de l'Acadie appartenant toujours à la France, et sa « province » de Nouvelle-France appelée le Canada, y compris le bassin des Grands Lacs et la rive gauche du Mississippi, une partie de la « province » de Nouvelle-France appelée Louisiane.

Néanmoins, depuis ce temps (où le terme « Canada » ne désigne plus uniquement les basses-terres du Saint-Laurent, appelées Province of Québec après la Conquête, mais bien l'ensemble des provinces appartenant à la Confédération), les Acadiens sont évidemment considérés comme des Canadiens de langue française.

Les États-Unis comptent également une communautéfranco-américaine. Présente surtout en Nouvelle-Angleterre, mais également auMichigan et dans les autres États duMidwest, elle est principalement issue des Canadiens de Nouvelle-France, mais parfois aussi desAcadiens, surtout près de la frontière entre leMaine et leNouveau-Brunswick. LesCadiens deLouisiane descendent essentiellement de la population de la Nouvelle-France, dont de nombreux Acadiens déportés de Nouvelle-Écosse dans les années 1750, peu avant la Conquête, mais aussi provenant des possessions françaises de Saint-Domingue (Haïti), de l'Alabama ou directement de la France. DansL'Avenir du français aux États-Unis,Calvin Veltman constate que la langue française a été délaissée si massivement que le terme « Canadien français » fait davantage référence à l'ascendance française qu'à l'usage de la langue française auXXIe siècle.

Canada contemporain (1982-)

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L'assimilation linguistique et le remplacement des générations francophones au Québec et au Canada demeure un sujet de préoccupation[47],[48],[49].

Distinction et stigmatisation des Canadiens d'origine française

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Article connexe :Québec bashing.

Pour se distinguer des « Canadiens » d'origine française, l'appellationFrench Canadian a commencé à être utilisée dans les journaux de Toronto pourstigmatiser lesMétis de l'Ouest qui voulaient protéger leurs territoires et pour susciter l'appui des « Canadians » (l'immigration d'origine écossaise, irlandaise et britannique)[50]. Au début du siècle dernier, l'appellation « French Canadian » avait toujours ce caractère dénigrant, comme le démontrent les films tournés à Hollywood à cette époque quand ils avaient trait à l'histoire du Canada. Les vilains étaient desFrench Canadians.

« En 1975, le journaliste et historien populaire Pierre Berton publieHollywood’s Canada, the Americanisation of Our National Image. Cette magistrale étude recense 575 productions hollywoodiennes se déroulant au Canada depuis 1907 et elle révèle les caractéristiques thématiques, presque constantes, dans l'ensemble des films : le rôle négatif, le « vilain », est attribué à des Canadiens français frustrés, laids, barbus, puants, gros bras sans intelligence, retors, souvent violeurs, alors que l'agent de la « Police montée » « qui attrape toujours son homme », bel homme, propre, intelligent, séducteur, a toujours un nom anglais. L'héroïne, la jeune fille toujours séduisante et tentation pour le héros, parfois très pure, mais souvent un peu putain, est généralement une Canadienne française. Quant aux Métis, toujours engendrés par desfrancophones, ils sont doublement dangereux puisqu'ils allient la sauvagerie des Indiens et de celle des Canadiens français »

— Dictionnaire de la Censure : littérature et cinéma[51]

La représentation dénigrante des Canadiens français par Hollywood est toujours d'actualité. Le filmThe Revenant, contrairement au livre dont il est inspiré, perpétue leur représentation en d'affreux barbares[52],[53],[54],[55].

L'expression dénigrante a choqué les Canadiens d'origine française, mais pour se montrer solidaires des Métis et deLouis Riel, ils endossèrent progressivement cette appellation après la pendaison de Louis Riel le, et ce, jusque dans les années 1960, soit plus ou moins pendant 75 ans.

La contribution des Canadiens d'origine française fut essentielle pour assurer l'établissement d'un « gouvernement responsable » et la mise en place de laConfédération canadienne en 1867. Cependant, vers la fin duXIXe siècle et le début duXXe siècle, le mécontentement des Canadiens d'origine française s'accentue au sujet de leur rôle au sein du Canada.

Durant cette période, environ un million de Canadiens d'origine française quittèrent le Québec pour s'établir aux États-Unis, principalement enNouvelle-Angleterre. Les raisons de cet exode furent principalement économiques, mais également politiques. Le Premier ministreWilfrid Laurier avait nommé comme ministre de l'ImmigrationClifford Sifton, qui voyait d'un mauvais œil l'immigration de francophones dans les provinces de l'Ouest. Il préférait recruter les immigrants anglais, allemands, ukrainiens et américains pour défricher les terres des provinces de l'Ouest. Le coût du transport étant deux fois plus élevé que pour les immigrants venant de l'Angleterre, les Canadiens français ont préféré se rendre enNouvelle-Angleterre pour travailler dans l'industrie du textile, les entreprises assumant le coût du transport[56].

Schéma historiographique

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Ci-dessous, unschéma historiographique relatif au terme « canadiens-français » et ses équivalents, de son apparition jusqu'auXXIe siècle.

De la Nouvelle-France auXXIe siècle

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Généalogie

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Outre les archives diocésaines et nationales, divers organismes etouvrages généalogiques permettent à d'aucuns de retracer l'origine françaises depuis l'époque dela colonie française. Parmi les documents écrits se trouvent, certes, les actes debaptême,mariage etsépulture, mais aussi lesrecensements entre autres choses. Mais, si tous les canadiens d'origine française, comme lesAcadiens, peuvent produire auXXIe siècle leurarbre généalogique en remontant jusqu'aux premiers temps de la colonie, c'est grâce à l’ordonnance de Villers-Cotterêts de 1539, qui oblige lesparoisses et lesdiocèses duroyaume de France, y compris, en l'occurrence, duvice-royaume de Nouvelle-France, à tenir un registre des baptêmes. En 1579, l’ordonnance de Blois étendit cette obligation aux mariages et sépultures. Quant auCode Louis de 1667, celui-ci exigea la tenue des registres en double exemplaire.

En moyenne, une douzaine de générations se sont succédé depuis l'installation de la colonie française jusqu'au début duXXIe siècle. En général, l'endogamie est de rigueur, mais l'on retrouve parfois desascendances communes,cousinages etfraternités avec lesAcadiens. Aussi l'île d'Orléans est-elle surnommée le « berceau de l'Amérique française » et le« microcosme traditionnel du Canada français ». En effet, située dans la région immédiate de la « vieille capitale » de la Nouvelle-France, l'île est un des premiers lieux où s'établirent les colons venus d'Europe. Elle abrita dans les premiers temps dela colonie les ancêtres d'une large partie des Canadiens français d'aujourd'hui.

Organismes

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Ci-dessous une liste des principaux organismes permettant à d'aucuns de retracer l'origine française des familles canadiennes :

Ouvrages

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Ci-dessous une liste des principaux ouvrages généalogiques retraçant l'origine française des familles canadiennes :

  1. Hubert Charbonneau et Jacques Legaré,Répertoire des actes de baptême, mariage et sépulture et des recensements du Québec ancien, vol. I-XLVII. Montréal : Les Presses de l'Université de Montréal, 1980(ISBN 2-7606-0471-3).
  2. René Jetté et collab,Dictionnaire généalogique des familles du Québec. Des origines à 1730, Montréal : Les Presses de l'Université de Montréal, 1983(ISBN 9782891058155).
  3. Noël Montgomery Elliot,Les Canadiens français 1600-1900, vol. I-III. Toronto :1re éd., La Bibliothèque de recherche généalogique, 1992.(ISBN 0-919941-20-6).
  4. Cyprien Tanguay,Dictionnaire généalogique des familles canadiennes. Depuis la fondation de la colonie jusqu'à nos jours, vol. I-VII, 1871-1890. Nouvelle édition, Montréal : Éditions Élysée, 1975.(ISBN 0-88545-009-4).

Anthropologie physique

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Au début duXIXe siècle, le visage des Français du Canada est long et mince ; leur teint brunâtre et hâlé, devient quelquefois plus foncé que celui desAmérindiens ; les yeux petits et noirs ont beaucoup de vivacité ; le nez avancé tend à la forme aquiline ; les joues sont maigres, les lèvres peu épaisses et les pommettes saillantes. Tel est le portrait des cinq-sixièmes des Canadiens[57].

Ethnologie

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Levieux Québec et ses maisons coloniales, cœur historique de la nation canadienne-française et « vieille capitale » de toute laNouvelle-France.
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Affirmation nationale

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Au cours des derniers siècles, de génération en génération, se développèrent diverses formes d'action nationale qui, notamment, sousHonoré Mercier,Henri Bourassa,Lionel Groulx etMaurice Duplessis, assurèrent la cohésion et le rapport de force du peuple canadien-français, dans une volonté collective de sauvegarder la culture de langue française enAmérique, malgré l'isolement et la faible condition économique des Canadiens français devant la forte immigration britannique.

Canada français

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Proportion de Canadiens français dans les provinces canadiennes.
Aire territoriale des Canadiens français etFranco-Américains aux États-Unis (voir les teintes de rouge), selon le recensement de 2000.
Aire territoriale des « Canadiens » (en rouge) et des « Français » (en bleu) au Canada, selon le recensement de 2006.
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Le terme Canada français, par opposition auCanada anglais, représente généralement les territoires où sont majoritaires les Canadiens français : leQuébec, l'Acadie et l'est de l'Ontario, principalement.

La dénomination des Canadiens français varie en fonction de leur province d'origine :

Un nombre significatif de Canadiens d'origine française est recensé :

  • Ottawa, Ontario
  • Cornwall, Ontario
  • Hawkesbury, Ontario
  • Sudbury, Ontario
  • Hearst, Ontario
  • Windsor, Ontario
  • Winnipeg, Manitoba
  • Gravelbourg, Saskatchewan
  • Prince Albert, Saskatchewan
  • Regina, Saskatchewan
  • Falher, Alberta
  • Peace River/St-Isidore/Marie-Reine, Alberta

Sont également recensées des communautés francophones importantes dans les localités suivantes :

  • Péninsule de Port-au-Port, Terre-Neuve-et-Labrador (Franco-terre-neuvien)
  • Grand-Sault, Nouveau-Brunswick (Cadiens)
  • Edmundston, Nouveau-Brunswick (Acadiens)
  • Moncton, Nouveau-Brunswick (Acadiens)

Organisation sociale

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Associations générales

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Associations liées à la francophonie au Canada

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Centre-ville duGrand Sudbury, foyer culturel principal des Franco-Ontariens.

Au Québec

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Article connexe :Québécois (peuple).
Symbole des Québécois.

Selon l'ex-ministrepéquisteRodrigue Tremblay, la distinction entre Canadien français et Québécois pourrait s'exprimer ainsi : « On voit là toute la différence pratique entre unQuébécois appartenant à une nation majoritaire au Québec, et un “Canadien français” faisant partie d'un groupe ethnique minoritaire dans le reste du Canada. Le Québécois est politiquement majoritaire chez lui et il a les moyens d'organiser sa survie et son développement; le Canadien français est minoritaire et il doit compter, pour sa survie et son développement en tant que francophone, sur la bienveillance possiblement changeante d'une majorité anglo-canadienne[70]. »

Religion

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Article détaillé :Église catholique au Québec.
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Cour intérieure duSéminaire de Québec, fondé en 1663 parFrançois de Montmorency-Laval.

L'Église catholique a longtemps exercé l'autorité morale dans la vie sociale et politique des Canadiens d'origine française, selon ladoctrine ultramontaine. L'omniprésence et la distinction du clergé catholique était telle que l'on reconnaissait l'organisation de lasociété d'ordres. Cependant, si lareligion chrétienne deconfession catholique imprime foncièrement sa spécificité dans le cœur de la collectivité, c'est grâce à l’édit de Fontainebleau de 1685, qui interdit à tous non-catholiques de s’établir dans la colonie deNouvelle-France.

Sans le clergé, l'assimilation culturelle des Canadiens d'origine française aurait probablement été une réalité bien plus importante qu'elle ne l'a été. Malgré la Grande Hémorragie entre 1840 et 1930, les Canadiens d'origine française aux États-Unis continuèrent à concrétiser leur profond attachement à la religion catholique. Comme au Canada, ils construisirent des écoles primaires, secondaires et post-secondaires à vocation catholique, ainsi que des hôpitaux français.

Durant les années 1960, au Québec, l'État québécois prend forme et remplace dès lors l'Église dans ses fonctions civiques; notamment, en matière de culture, d'éducation, de langue et de santé. Cependant, dans les autres provinces canadiennes et aux États-Unis, l'Église catholique continua à exercer son rôle de protecteur de la langue et de la culture d'origine française, mais ce rôle a décliné au fil du temps. D'un autre côté, au Québec, depuis laRévolution tranquille, la sécularisation a été très rapide.

Culture

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Laplace d'Armes de Montréal, lieu historique de rassemblement public des Canadiens français.

La fête nationale des Canadiens d'origine française correspond traditionnellement à lafête de la Saint-Jean, le 24 juin de chaque année, qui est aussiFête nationale du Québec.

LeCarillon Sacré-Cœur est un drapeau conçu vers 1902 par l’abbéElphège Filiatrault dans le but de doter les Canadiens français d’un drapeau national[71].Drapeau ethnique à l'instar dutricolore étoilé, il coexiste avec avec le drapeau tricolore français, lefleurdelisé et les autresdrapeaux civiques des Canadiens français.

Littérature

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Article détaillé :Littérature québécoise.

La littérature patriotique comprend, notamment :

Journaux et revues :
Romans :

Bonheur d'occasion (roman)deGabrielle Roy, 1945

Romans du terroir :

Musique

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Article détaillé :Musique du Québec.
Chants patriotiques
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Chanson populaire
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Interprètes
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Folklore

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Article détaillé :Folklore québécois.

Personnalités notables

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Conceptions françaises des rapports entre la France et les Canadiens d'origine française

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La perte de la qualité du français par les Canadiens français a été remise en cause implicitement par l'État français après 1763[72]. Plusieurs auteurs, parmi lesquels Tocqueville, affirment le maintien chez eux d'un excellent français malgré la subjugation par les Britanniques. Après 1870, l'abbé Raboisson, auteur nationaliste français, assimile leur cas à celui desAlsaciens-Lorrains, c'est-à-dire des Français arrachés de force à leur nation.

Ces conceptions, réactualisées dans le contexte de la montée de l'indépendantisme québécois, furent à l'origine dela politique française d'émancipation des Canadiens français, menée parCharles de Gaulle à partir de 1967 et de son fameux discours àMontréal. Elle se formalisa dans l'affirmation du sloganFrançais du Canada, qui visa à affirmer les devoirs de la France envers ce peuple du Canada. L'année 1967 vit ainsi la rédaction d'un avant-projet deloi du retour, réaffirmant la nationalité française rémanente des Canadiens d'origine française[73]. Ce projet fut laissé en déshérence à la suite du départ de De Gaulle de la présidence en 1969. Cette vision d'une communauté nationale française comprenant les Français et les Canadiens français trouve des échos chezLouis-Joseph Papineau, Georges-Antoine Belcourt, Honoré Mercier, Laurent-Olivier David et Henri Bourassa[74].

Drapeaux

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De Nouvelle-France

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Après la Conquête

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Des établissements civiques canadiens-français

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Des groupes francophones situés en terre d'origine
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Des groupes francophones formés de l'émigration canadienne-française
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Des autres peuples issus de la colonisation de Nouvelle-France

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Les relations interconfessionnelles entre les Canadiens français

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Quoique les Canadiens français se désaccordent entre eux quant à savoir s'il est possible pour une personne de s’identifier comme Canadien français à la suite de sa renonciation de la foi catholique romaine[75],[76], nous présumerons pour cette section que c’est possible.

Confessions des Canadiens français

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L'Église catholique romaine

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Jusqu'au deuxième Concile du Vatican
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Sous l'Édit de Fontainebleau, le Roi Louis XIV interdit officiellement la « religion prétendue réformée » ou la « RPR »[77]. Par exemple :« Les catholiques qui, après avoir revêtu le signe de la croix, se mettront à l'œuvre (se accinxerunt) pour l'extermination des hérétiques, jouiront de la même indulgence et du même saint privilége qui sont accordés à ceux qui prennent part à la guerre de la Terre-Sainte. »

Suivant la signature du Traité de Paris de 1763[78], le roi d'Angleterre permit la continuité de la liberté religieuse aux Catholiques romains[79]. Même après la cession, l’Église romaine mettait toute version protestante de la Bible ainsi que les écrits d'auteurs protestants à l'index des livres interdits sous menaces d'excommunication pour tout catholique romain qui détenait un tel livre[80].

L'Institut canadien est fondé le 17 décembre 1844 à Montréal par un groupe de jeunes intellectuels Canadiens-français, la bibliothèque duquel contenant des livres à l’index tels que les œuvres de François Guizot[81] qu’il refuse de retirer à la demande de l’Église romaine.

En 1858, l'opposition de Mgr Ignace Bourget, évêque de Montréal, entraîne la démission de 138 membres. Rome condamne l'Institut et met à l'index son annuaire de 1868. L’opinion romaine s’ayant tourné contre lui, l’Institut se dissout en 1885[82].

En célébrant la liberté religieuse de l’Église romaine dans son livre intitulé Études historiques et légales de la liberté religieuse en Canada, publié en 1872, l’avocat Siméon Pagnuelo clarifie :

« Comme les expressions: liberté religieuse, liberté des cultes, sont souvent employées dans ce livre, et que je les invoque en faveur de l'Église catholique en Canada, je déclare ne pas les comprendre dans le sens condamné par l'Encyclique et le Syllabus de 1864, et, en enfant soumis et dévoué de l'Église catholique, accepter d'une manière entière ses enseignements sur toutes ces questions. »[83]

L’Église romaine s’opposa à l’établissement d’écoles protestantes francophones au Québec, préférant que les enfants des francophones de confessions protestantes s’assimilent à la communauté anglophone plutôt que d’exposer plus de francophones à l’ « hérésie » protestante, et les prêtres romains imposaient de la chaire le rejet et l’exclusion des protestants francophones de tout cercle social[80].

Du deuxième Concile du Vatican jusqu'à aujourd'hui
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Le 7 décembre 1965, le deuxième Concile du Vatican, dans sa déclaration Dignitatis humanae, reconnaît officiellement le droit à la liberté religieuse[84].

Cette déclaration provoqua la Fraternité sacerdotale Saint-Pie-X à condamner la liberté religieuse dans le sens interconfessionnel du terme en déclarant :

« La liberté religieuse fut condamnée par le pape Grégoire XVI (1830-1846) dans l’encyclique Mirari vos du 15 août 1832, puis par le pape Pie IX (1846-1878) dans l’encyclique Quanta cura du 8 décembre 1864. La déclaration Dignitatis humanae sur la liberté religieuse contredit explicitement l’enseignement de la Tradition antérieure. »[85].

La Société Saint-Pie-X établit une présence au Canada depuis[86].

La foi chrétienne jouit toujours d'un statut quasi officiel au Canada où la Pâques et Noël demeurent des jours fériés statuaires à travers le pays[87].

La foi protestante

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Avant la cession des territoires de la Nouvelle France sur le continent nord-américain à l'Angleterre, le roi de France interdit la « RPR » (« religion prétendue réformée ») par l’Édit de Fontainebleau[77].

Cependant, car plusieurs commerçants et marins marchands sur lesquels la Nouvelle France dépendait professaient la foi protestante, les puissances séculières de la Nouvelle France sur le continent nord-américain toléraient officieusement parfois les adeptes de la « RPR » selon les exigences économiques[80].

Suivant la cession des territoires de la Nouvelle France sur le continent nord-américain à l'Angleterre, le roi d'Angleterre conféra la liberté religieuse aux francophones de confession protestante[79] et le protestantisme francophone de l'Amérique du Nord témoigna un réveil par la suite[79].

Le curé romain farouchement antiprotestant né à Kamouraska puis devenu pasteur protestant aux Canadiens à St Anne, dans l’Ilinois aux États-Unis, Charles Chiniquy, contribue de manière importante en menant les canadiens de sa paroisse romaine au protestantisme et en écrivant des livres critiquant la corruption qu'il témoigna au sein de l’Église romaine[88] tels que son livre Le Prêtre, la femme, et le confessionnal[89],[88] et Cinquante ans dans l'église romaine[90] qu’on traduisit en plusieurs langues.

Prospère Ledoux (née Tétrault) décrit ses expériences de conversion vers le protestantisme comme suit en 1896 :« Mon mari serait irrité si en devenant protestante j’étais obligée de quitter l’école, ne gagnant plus d’argent pour payer nos dettes[…]

« J’allais aux cultes protestants à une distance de quatre milles, ce qui n’était pas facile parce que nous rencontrions les catholiques qui s’en allaient à la messe et qui nous lançaient toutes sortes d’injures. »[91] De telles expériences contribuèrent à l’assimilation de protestants canadiens français vers la communauté anglophone[80].

Notes et références

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  4. « Franco-Canadien », surTERMIUM Plus,Bureau de la traduction(consulté le).
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  6. « franco-canadien »,dictionnaire Larousse(consulté le).
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  8. « Nos droits à l'indépendance politique / Wilfrid Morin ; préface du T.R.P. Yves de La Brière... », surnumerique.banq.qc.ca(consulté le).
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  73. Baraton Edouard,De gaulle ou l'hypothèque française sur le Canada, Paris, Harmattan,, 218 p.(ISBN 978-2-343-01884-3,lire en ligne),p. 171-174, 215.
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  91. Prospère Ledoux au Comité des Dames missionnaires de l’Église de Marieville, le 21 novembre 1896 :https://fr.novalis.ca/products/huguenots-et-protestants-francophones-au-quebec

Annexes

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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