Cet article est uneébauche concernant unconflit armé et leMali.
Date | 1880-1893 |
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Issue | Création duSoudan français |
![]() | Royaume bambara de Ségou Empire toucouleur Empire wassoulou |
![]() Joseph Gallieni Borgnis-Desbordes | Ahmadou Tall Samory Touré Mamadou Lamine Dramé |
1er bataillon du1er RTS puis Régiment de tirailleurs soudanais | 30 000 sofas |
Le territoire duSoudan français (actuelMali) a son origine politique dans le désir conçu par les Français dès leXVIIe siècle de parvenir jusqu’àTombouctou. MaisFaidherbe fut le premier à étendre la domination française jusqu’auNiger. Gouverneur duSénégal (1854-1865) il en prépara la réalisation qu’exécutèrent plus tard, de1881 à1895,Brière de l’Isle,Borgnis-Desbordes,Combes,Gallieni,Louis Archinard,de Trentinian. La destruction duRoyaume bambara de Ségou, la conquête duRoyaume bambara du Kaarta, de l'Empire peul du Macina, deTombouctou, duYagenta et duMossi, telles ont été les grandes étapes de la progression coloniale française dans la vallée duNiger.
Dès lors devint possible l’organisation du gouvernement général de l’Afrique-Occidentale française (l’AOF), dans lequel entra naturellement le Soudan français. Il fut très vite disloqué en raison de son étendue excessive (Niger,Tchad,Haute-Volta). LeHaut-Sénégal-Niger reprit en 1920 le nom de colonie du Soudan français. En 1960, le Soudan français devint un État indépendant sous le nom deMali avecBamako comme capitale.
En 1876, reprenant le plan deFaidherbe, le colonelBrière de l’Isle envisage la création d'une voie ferrée entre leNiger (fleuve),Saint-Louis et leSénégal (fleuve).
Parti de Saint-Louis, en, Gallieni sera de retour en. Passant par Médine, Bafoulabé, ayant signé un traité avec le chef deKita, attaqué par lesBambaras, il atteint le Niger àBamako et se dirige versSégou. Retenu prisonnier pendant dix mois parAhmadou Tall, il réussit néanmoins à signer un traité de commerce avec celui-ci.
Le Sénégal cesse d'être navigable àKayes d'où doit partir le chemin de fer du Soudan. Le lieutenant-colonel Borgnis-Desbordes est chargé d'établir des postes entre Médine et Bamako. En 1881, il construit un fort à Kita, puis il se heurte àSamory Touré, s'empare de Mourgoula, une citadelle desToucouleurs, et pose la première pierre du fort de Bamako le.
En avril de la même année, attaqué par Fabou, frère de Samory, il le combat sur l'Oyako et incendie son camp.
Le colonel Boilève, commandant supérieur du Haut-Fleuve, éleva le fort de Koundou, au nord de Bamako, ravitaille les nouveaux postes et installe une ligne télégraphique.
Le commandant Combes créa le poste de Niagassala chez lesMandingues, nœud de routes commerciales, et repousse les sofas[1] de Samory sur la rive droite du Niger.
En, le commandant Combes dégage la garnison de Nafadié assiégée par une armée de Samory, renforce Niagassola et rejoint Kayés.
Niagassola de nouveau investie par les sofas, Frey et Combes, chacun à la tête d'une colonne, se rejoignent à Galé, à mi-chemin de Niagassola et deKita, et, le, obligent Samory à évacuer la rive gauche du Niger ; celui-ci demande la paix et un traité est signé àKéniéba-Koura.
Le, le maraboutsoninkéMahmadou Lamine attaque sans succès le fort deBakel. Poursuivi par Combes et Frey, il se réfugie vers la Gambie anglaise.
En, Mahmadou Lamine reprend ses actions dans le Boundou. Gallieni, avec deux colonnes se dirige vers Diana, capitale de Mahmadou Lamine ; celui-ci s'échappe mais sera tué à la bataille deToubacouta sur la frontière de la Gambie en.
Pour contrer Samory qui avait repris ses exactions, un poste est construit àSiguiri et un nouveau traité est signé àBissandougou en.
Les campagnes du Soudan ont fait l'objet :