Lacampagne d'Italie, appelée aussilibération de l'Italie[1],[2],[3], est unecampagne militaire de laSeconde Guerre mondiale ayant duré de à. Cette campagne est née d'un compromis entre les Alliés à laconférence de Casablanca en. À ce moment du conflit, la victoire enAfrique du Nord étant acquise, la suite logique était la conquête de l'Europe du Sud afin de libérer définitivement les routes maritimes enMéditerranée.
Churchill pensait que lesBalkans, en tant que « ventre mou de l'Axe », constituaient un objectif idéal[4].Franklin Delano Roosevelt était quant à lui en faveur d'une attaque de front, c'est-à-dire par la voie la plus courte, en traversant laManche au départ duRoyaume-Uni, pour atteindre le cœur de l'Allemagne via le nord-ouest de laFrance. Finalement, Churchill réussit à convaincre le président américain de lancer une attaque en Italie pour l'été 1943.
À la suite de l'opérationOverlord du, la campagne d'Italie devient un théâtre d'opérations secondaire en Europe de l'Ouest. Elle se solde par la victoire des troupes alliées et la capitulation des forces allemandes le. Cette campagne a contribué à l'épuisement des forces de l'Axe même si sa durée a été plus longue que prévu, à cause de l'efficacité avec laquelle celles-ci ont fait retraite.
La campagne débuta le par l'invasion de l'île dePantelleria, située entre laSicile et laTunisie. Les installations radar et l'aérodrome de l'île étaient alors perçus comme une menace réelle sur ledébarquement en Sicile.
L'opération fut un véritable succès et les autres îles (Linosa etLampedusa) situées dans lecanal de Sicile furent prises par les Alliés dans les jours qui suivirent, après de brefs combats.
L'opérationLadbroke eut lieu la nuit entre le et le, son but était d'aéroporter des soldats pour contrôler les ponts reliant la ville deSyracuse à l'île d'Ortygie, pour ouvrir la ville aux soldats alliés qui devaient débarquer sur les plages voisines.
L'opération amphibie eut lieu le sur la pointe sud-est de l'île. Huit divisions débarquèrent le premier jour sans rencontrer de véritable résistance de la part des forces de l'Axe. En effet, une tempête ayant fait rage dans la nuit précédant l'assaut, les Italiens avaient relâché leur surveillance côtière.
Montgomery comptait s'emparer rapidement deMessine pour empêcher l'arrivée des renforts en provenance de la pointe de la botte italienne. Il fut bloqué dans la plaine deCatane, tandis que Patton progressait rapidement vers l'ouest de l'île.Palerme fut prise le après de sanglants combats.
Dès la fin juillet, la plupart des Italiens s'étaient rendus. La garnison allemande, prise entre les deux feux de l'armée US à l'ouest et de l'armée britannique au sud, évacua rapidement la Sicile par ledétroit de Messine. L'île fut conquise après38 jours de campagne et Patton entra dans Messine le pour se trouver au bord du détroit.
Entre-temps,Benito Mussolini avait été mis en minorité le lors de la réunion extraordinaire duGrand Conseil fasciste et incarcéré par le roiVictor-Emmanuel III. Le maréchalBadoglio en formant un nouveau gouvernement, déclara son intention de continuer la guerre. En fait, il cherchait déjà à trouver un moyen de sortir l'Italie du conflit.
Des négociations furent entamées avec les Alliés concernant l'annonce d'une reddition coïncidant avec une importante attaque alliée sur le sol italien.
Pendant ce temps, à la fin du mois d', lors de laconférence de Québec, les Américains donnèrent leur accord à undébarquement en Italie à la condition que leurs alliés accordent la priorité à l'opérationOverlord enNormandie. La suite de la campagne d'Italie se ferait ainsi avec des effectifs diminués.
Le, à la suite des négociations entre le gouvernement italien et les Alliés,Eisenhower etBadoglio annoncèrent presque simultanément la signature d'un armistice[5]. En réaction, les Allemands prirent rapidement le contrôle de la situation en Italie et se préparèrent à arrêter la progression alliée au sud duLatium.
À la suite de l'accord avec Badoglio, laVe armée américaine du généralMark Clark (qui avait remplacé laVIIe armée de Patton) débarqua àSalerne les8 et 9 septembre (opérationAvalanche). Les troupes qui ne s'attendaient qu'à une résistance modérée furent surprises par la réaction énergique du maréchalKesselring. Pendant huit jours, les forces alliées restèrent clouées sur leurs têtes de pont et la situation ne fut consolidée que grâce à l'artillerie navale de la flotte.
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Ces 2 lignes de défense avaient été conçues pour ralentir les alliés pendant que les Allemands construisaient la principale ligne de défense, la ligne Gustave.
La ligne Volturno fut percée fin octobre, et la ligne Barbara le fut le 9 novembre 1943, après avoir joué leur rôle de ralentisseurs.
À laconférence de Téhéran (28 novembre -), les Alliés décidèrent que seules des actions d'importance modeste seraient entreprises en Italie. L'essentiel de l'effort sur le front Ouest devait se porter sur ledébarquement en Normandie au printemps 1944.
Hitler remplaçaRommel parKesselring en tant que commandant en chef des forces du sud-ouest de l'Europe. Il allait résister de longs mois le long de laligne Gustave, dont la clé de voûte était lemont Cassin.
Churchill plaida auprès d'Eisenhower pour le bien-fondé d'un nouveau débarquement allié au nord de la Ligne Gustave. Ce dernier finit par accepter un débarquement àAnzio le. Le débarquement s'effectue si facilement que le général américain Lucas, commandant les troupes débarquées, craignant un piège, ne poursuit pas son attaque et préfère renforcer ses positions ce qui donne le temps à Kesselring, d'abord surpris, de réagir. Il installe de l'artillerie lourde sur les montagnes dominant la plaine où ont débarqué les Alliés et les écrase sous son tir. "Tête de pont, tête de mort" déclare Kesselring.
Alexander ramena l'essentiel des forces dont il disposait au printemps sur l'ouest de la ligne Gustave, et après avoir persuadé Kesselring qu'il préparait un nouveau débarquement àCivitavecchia, il adopta le plan présenté par le général françaisAlphonse Juin qui consistait à déborder par la gauche la position dumont Cassin sur laquelle les Alliés butaient depuis cinq mois ; cette offensive fut menée avec13 divisions le 11 mai.
Le 17 mai, le mont Cassin, débordé sur sa droite par les Polonais du2e corps et pris à revers[7], était évacué et la prise des villes dePontecorvo etPico sur laligne Hitler ouvrait la route deRome. Le 23 mai, la tête de pont surAnzio obtenait la rupture. Les armées allemandes étaient en cours d'encerclement, mais le général américain Clark préféra libérerRome le 4 juin.
Les armées allemandes avaient eu le temps de se replier jusque sur laLigne gothique, une autre ligne de défense sur lesApennins. Kesselring put se réorganiser d'autant plus qu'un certain nombre de divisions alliées furent prélevées du front italien pour participer à l'opérationAnvil, le débarquement en Provence. Kesselring recevait ainsi huit nouvelles divisions.
Le général Oliver Leese au généralAnders après la victoire des Polonais :
« (…) Je tiens à vous dire que la prise du Mont Cassin est l’œuvre exclusive des Polonais. Je me réjouis que vous soyez ici en ce jour – qui est pour la Pologne un grand jour historique – de la prise du couvent du Mont Cassin par les soldats du2e corps polonais.
(…) Avant votre départ, mon général, je tiens beaucoup à vous envoyer mes compliments personnels, à vous et à tout le corps polonais pour ce que vous avez accompli de splendide au cours de cette bataille et, en particulier, lors de la prise de la montagne du Couvent. Cette réalisation magnifique, j’en suis certain, passera à l’Histoire comme l’œuvre puissante des armes polonaises et sera enregistrée dans notre propre histoire militaire comme une des plus importantes victoires de la8e armée (…)
(…) Vous sentez cependant comme moi, j’en suis sûr, qu’au cours de ces durs combats, hommage doit être rendu non seulement aux généraux mais, avant tout, aux troupes combattantes. J’ai été frappé d’étonnement par la valeur que les soldats polonais ont déployée pendant ces terribles combats, par la façon merveilleuse avec laquelle ils supportaient le feu intense des mortiers et des canons ainsi que par l’acharnement de leurs contre-attaques (...) »
Les Alliés tentèrent de forcer la ligne Gothique par une nouvelle attaque le. Rapidement les défenses orientales furent balayées, mais Kesselring réussit à ramener rapidement des renforts et à bloquer l'avance de laVIIIe armée, à présent dirigée par le généralOliver Leese.
Une nouvelle attaque le permit d'atteindre la plaine de laRomagne. Les Alliés se retrouvèrent alors devant un labyrinthe de cours d'eau endigués, où chaque digue était formidablement défendue. Les pluies à partir du 20 septembre brisèrent net leur élan jusqu'au printemps suivant.
En Italie, de novembre 1943 à juillet 1944, sous les ordres dugénéral Juin, le corps expéditionnaire français avait un effectif global de 125 000 hommes dont 54 % de musulmans nord-africains[8] :