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En pratique :Quelles sources sont attendues ?Comment ajouter mes sources ?[1]Lecalendrier zoroastrien est uncalendrier religieux utilisé par les adeptes duzoroastrisme. Approximation ducalendrier solaire tropical, ce calendrier est encore utilisé de nos jours par les fidèles zoroastriens pour leurs fêtes religieuses.
Avant la réforme entreprise par l’empereur desSassanidesArdachîr Ier, le calendrier en usage dans laPerse antique, basé sur lecalendrier babylonien, avait une année de 360 jours. Dans ce système, leKabiseh (ou déficit) est accumulé chaque année et compensé par l’adjonction périodique d’un treizième mois. La tradition consistant à nommer les jours et les mois d’après le nom des divinités est alors reprise desÉgyptiens par lesAchéménides.
Le calendrier mis en place par Ardachîr Ier propose une année de 365 jours telle que celle utilisée dans lecalendrier égyptien, avec toujours douze mois de trente jours chacun. Cependant, le douzième mois est suivi de cinq jours appelésGāthā ouGah d’après les anciens chants du même nom de l'Avesta.
Ce nouveau système provoque une grande confusion et n’est adopté qu’avec résistance. Bien des fêtes et des célébrations zoroastriennes ont alors deux dates, tradition encore respectée de nos jours par certains pratiquants. De nombreux rites sont alors célébrés sur plusieurs jours (au lieu d’un seul avec l’ancien calendrier) pour s'assurer qu’aucun jour sacré n’est oublié.
La situation était devenue si compliquée qu’une autre réforme du calendrier est mise en place par le petit-fils d’Ardachîr,Hormizd Ier. Les anciens et nouveaux jours sacrés sont alors reliés entre eux pour former une période continue de six jours de festivités.Norouz (également appeléNavroz), le premier jour du printemps, reste une exception, le sixième jour du festival de printemps devenant un jour plus important parce que jour d’anniversaire deZoroastre.
Comme le calendrier d'Ardachîr Ier supprime le mois supplémentaire, le calendrier est décalé de quatre mois par rapport aux saisons lorsqueYazdgard III accède au trône. Par exemple, lesGahambars (festivals saisonniers) sont alors célébrés au mauvais moment de l’année. Pour y remédier, Yazdgard III commence à préparer une nouvelle réforme qui ne sera pas mise en place, les Arabes détrônant la dynastie en633.
À la suite de la conquête de la Perse parAlexandre le Grand en330 av. J.-C., lesSéleucides imposent la méthode grecque de datation par ère, par opposition à la datation par période de règne de chaque monarque. C'est l’« ère séleucide ». Cette méthode est considérée comme inacceptable par les prêtres zoroastriens qui, par conséquent, fondent une ère parallèle, celle de Zoroastre, ce qui, incidemment, les amène à la première tentative de dater la naissance du prophète. L’empire parthe, successeur des Séleucides, poursuit ensuite la tradition séleucide, qui persiste jusqu’à la réforme d’Ardachîr Ier qui remet en vigueur la datation liée aux périodes de règne.
Le calendrier zoroastrien utilise le suffixeY.Z. (Yazdegerdi) pour sa numérotation des années, indiquant le nombre d’années depuis le couronnement en632 deYazdgard III, dernier monarque de la dynastie sassanide.
À la suite du retrait des jours supplémentaires dans la réforme conduite par Ardachîr Ier, le calendrier et les saisons devinrent, après quelque temps, complètement asynchrones. En1006, lejour de la nouvelle année coïncide une nouvelle fois avec la date de l’équinoxe vernal. En conséquence, décision fut prise, enInde et enIran, de modifier le calendrier zoroastrien pour y ajouter un mois supplémentaire tous les 120 ans comme prescrit dans leDenkard.
À un moment indéterminé entre 1126 et 1129, les prêtres d’Inde se souvinrent de cette règle et un mois supplémentaire (appeléAspandarmad vahizak) fut ajouté. Ce fut la dernière fois, les générations suivantes négligeant cette règle du treizième mois.
Au moment de l’édiction de la règle du mois supplémentaire tous les 120 ans, le calendrier est appelé calendrierShahenshahi (impérial). Par la suite, lesPârsî, inconscients de l’oubli de cette règle, continuèrent d’utiliser le même nom pour leur calendrier. Ce nom a survécu de nos jours et les adhérents à d’autres variantes du calendrier zoroastrien le dénigrent comme étantroyaliste.
Dans le même temps, les adeptes restant en Iran n’ajoutèrent jamais ce mois supplémentaire. Autour de1720 un prêtre zoroastrien iranien nommé Jamasp Peshotan Velati fait un voyage en Inde. Arrivé dans ce dernier pays, il découvre que son calendrier et celui des Parses diffèrent d’un mois. Il porte alors à la connaissance des prêtres deSurat cette différence sans parvenir à établir un consensus sur lebon calendrier. Vers1740, certains prêtres influents arguent que, le visiteur venant de l’ancien pays original du mouvement, son calendrier devait être correct. Le, certains Parses de Surat et des alentours modifient leur calendrier sur la recommandation de ces prêtres. Ce calendrier est alors appeléKadimi à la fois en Iran et en Inde. Ce nom se modifie par la suite pour devenirKadmi ouQuadmi.
En1960, un parse deBombay nommé Khurshedji Cama fonde leZarthosti Fasili Sal Mandal ouclub de l’année zoroastrienne solaire. Le calendrierFasili ouFasli (nom sous lequel il devint connu) dispose alors de deux spécificités : il est en harmonie avec les saisons (la nouvelle année tombe toujours le jour de l’équinoxe) et il intercale un jour supplémentaire tous les quatre ans. Ce jour supplémentaire, appeléAvardad-sal-Gah, suit les cinq joursGah déjà existants à la fin de l’année. Les membres du club prétendent également que leur calendrier est correct sur le plan religieux, par rapport aux deux autres qui sont, toujours d’après les membres du club, uniquement basés sur des considérations politiques.
Ce nouveau calendrier ne reçoit que peu de support de la communauté indienne, principalement à cause de son manque présumé de référence dans leDenkard. En Iran cependant, le calendrierFasli (appeléBastani dans ce pays) est plus largement adopté en particulier après une campagne de publicité menée en1930 visant à convaincre les zoroastriens locaux de changer pour cette nouvelle version. Il faut également noter que, cinq ans plus tôt, le parlement iranien avait introduit le nouveaucalendrier persan qui, indépendamment du mouvementFasli, incorporait les deux changements proposés par le club Fasili. Pour cette raison et également car le calendrier national gardait les noms zoroastriens des mois, cette adoption ne représentait pas un gros effort. Cependant, de petites communautés zoroastriennes iraniennes refusèrent le changement et gardent encore aujourd’hui le calendrierKadmi.
En1992, selon les trois calendriers, le premier jour d’un mois tombe le même jour. Plusieurs zoroastriens proposèrent alors de réunir les trois en un calendrier commun, mais, une fois de plus, le consensus ne put être atteint.
Les mois et les jours du mois dans le calendrier zoroastrien sont, à une exception près, dédiés et nommés selon unAmesha Spenta (Immortel Bénéfique) ouYazata. L’exception est le moisDadhv (créateur) et le premier jour du mois,Hormuzd, les deux noms étant des synonymes deAhura Mazda.
Les déités à qui les noms de mois sont dédiés ont également leurs propres jours. Ces dédicaces précisent également quelle divinité avait un rang supérieur à quelle autre. En plus du mois deDadhv déjà cité, six mois sont dédiés à desAmesha Spenta et les cinq restants respectivement (enavestique) àFravashi,Tishtrya,Mithra,Aban etAtar.
Selon certaines sources, en Perse antique, le premier mois de l’année étaitDadhv et nonFravardīn.
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