Cadours est une commune rurale qui compte 1 142 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitantssont appelés les Cadoursiens ou Cadoursiennes.
Le terroir de la région de Cadours est surtout connue pour la production de l'ail violet de Cadours labelliséeAOC en 2015 etAOP depuis[1].Ce produit labellisé est célébré chaque année le dernier week-end d'août par une grande fête organisée par l'association du même nom.
Sur le plan historique et culturel, Cadours fait partie du pays deRivière-Verdun, un petitpays d'élection de l'est de laGascogne sis à l'écart des grandes voies de communication. Ce territoire s'étage sur les terrasses de la rive gauche de laGaronne, entre la vallée de laSave et laLomagne, et se prolonge plein est enGascogne toulousaine[5].
Au, Cadours est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 3],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (95,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (84,5 %), zones agricoles hétérogènes (7,7 %), zones urbanisées (6,4 %), forêts (1,4 %)[24]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Cadours.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 446 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 446 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[28],[Carte 3].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 1994, 2000, 2003, 2011 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[25].
Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 500 habitants et 1 499 habitants, lenombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de quinze[30],[31].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[32]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[33].
En 2023, la commune comptait 1 142 habitants[Note 4], en évolution de +5,16 % par rapport à 2017 (Haute-Garonne : +7,98 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de lacommunauté de communes des Coteaux de Cadours[41].
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 603 personnes, parmi lesquelles on compte 79 % d'actifs (70,5 % ayant un emploi et 8,5 % de chômeurs) et 21 % d'inactifs[Note 6],[I 7]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 10]. Elle compte 520 emplois en 2018, contre 503 en 2013 et 470 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 430, soit unindicateur de concentration d'emploi de 120,9 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 55,8 %[I 11].
Sur ces 430 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 155 travaillent dans la commune, soit 36 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 80,3 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,1 % lestransports en commun, 11,5 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 7 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].
128 établissements[Note 7] sont implantés à Cadours au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 8],[I 14].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
128
100 %
(100 %)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
5
3,9 %
(5,7 %)
Construction
12
9,4 %
(12 %)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
37
28,9 %
(25,9 %)
Information et communication
4
3,1 %
(4,1 %)
Activités financières et d'assurance
4
3,1 %
(3,8 %)
Activités immobilières
4
3,1 %
(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
16
12,5 %
(19,8 %)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
36
28,1 %
(16,6 %)
Autres activités de services
10
7,8 %
(7,9 %)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 28,9 % du nombre total d'établissements de la commune (37 sur les 128 entreprises implantées à Cadours), contre 25,9 % au niveau départemental[I 15].
La commune est dans les « Coteaux du Gers », unepetite région agricole occupant une partie nord-ouest du département de la Haute-Garonne, caractérisée par une succession de coteaux peu accidentés, les surfaces cultivées étant entièrement dévolues aux grandes cultures[44]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 9] sur la commune est la culture decéréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 29 lors du recensement agricole de 1988[Note 11] à 20 en 2000 puis à 15 en 2010[46] et enfin à 13 en 2020[Carte 6], soit une baisse de 55 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 57 % de ses exploitations[47],[Carte 7]. Lasurface agricole utilisée sur la commune a quant à elle augmenté, passant de822ha en 1988 à979ha en 2020[Carte 8]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 28 à75ha[46].
Jean Cruppi, ministre du Commerce et de l'Industrie, conseiller général de Cadours (1897-1928) visita la gare avec son ami Auguste Débans, maire duGrès en 1909.
Georges Vaur, ses obsèques se sont déroulées le dans l'église de Cadours.
Sonblasonnement est :Écartelé : au premier de gueules à la rivière d'argent ondée de sinople, au deuxième d'azur au château d'argent, au troisième d'azur aux trois fleurs de lys d'or, au quatrième de gueules à la lettre C capitale d'or.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
↑Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[45].
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).