Vue aérienne du camp, après le bombardement par l’USAF en des ateliers de fabrication de munitions.
L'origine du camp de Buchenwald, mis en service à la fin, remonte à la décision prise le parFritz Sauckel, représentant duReich enThuringe, et parTheodor Eicke (inspecteur des camps de concentration à cette époque) de déplacer, « pour des raisons de sécurité », lecamp de concentration de Lichtenburg vers la Thuringe. Comme celui deSachsenhausen, ce camp de Thuringe, prévu pour 8 000 détenus, devra être un camp de concentration d'un type nouveau, combinant « de manière optimale » les intérêts organisationnels, politiques et économiques de la SS.Le site du camp n'est définitivement choisi que quatre mois plus tard, à savoir la colline de l'Ettersberg près de Weimar, ville symbole des auteurs classiques de laculture de l'Allemagne tels queGoethe,Schiller,Nietzsche…
Le camp est baptiséBuchenwald (hêtraie en français), officiellementKL Buchenwald bei Weimar[2] ; le nom d'Ettersberg, où se trouve le vieux chêne à l'ombre duquel Goethe venait méditer, selon la légende, utilisé au départ, est abandonné parce que trop fortement associé à celui de Goethe.
Portail d'entrée duKZ Buchenwald, avec la devise « Jedem das Seine » (en français: « À chacun son dû ».
Ils sont tous deux issus de milieux sociaux modestes, combattants de laPremière Guerre mondiale et sont devenus membres de laSS avant 1933. Karl Koch privilégie la violence et l'ordre, Pister l'organisation et l'efficacité.
Jusqu’en 1942, les SS mènent eux-mêmes les interrogatoires, bien souvent par la violence. Une annexe de laGestapo est alors créée dans le camp sous le nom de « Section politique » (Politische Abteilung (KZ)). Elle interroge et torture les prisonniers et elle surveille les activités politiques des prisonniers grâce à un réseau d’espions. De 1942 à 1945, le responsable en est Walter Serno.
La section III établit l’emploi du temps des prisonniers et obtient leur soumission absolue.
Chaque journée commence et se termine par le long décompte des détenus qui a lieu sur la place d'appel et auquel la quasi-totalité d'entre eux doivent participer, et ce jusqu'à ce qu’ait lieu l'enregistrement de l'effectif.
Le premierLagerführer, le SS le plus puissant après le commandant, règne sans partage sur le camp. Il nomme les prisonniers fonctionnaires, ordonne les contrôles desblocks et dicte les mesures de terreur quotidienne. Lesführer successifs du camp de Buchenwald sont décrits comme brutaux et fantasques, parfois mêmeivrognes notoires. Parmi euxJakob Weiseborn,Arthur Rödl,Hermann Florstedt etHans Hüttig ont été plus tard nommés commandants d'autres camps de concentration.
Plan actuel des camps de concentration de Buchenwald et Dora.
Comme dans d'autres camps, les SS recrutent, parmi les prisonniers, le personnel qui doit effectuer à leur place le travail routinier. Ils délèguent à certains une partie du travail d'administration et d'intendance. Ainsi apparaît une classe de prisonniers fonctionnaires, qui d'après leurs compétences et leur poste, se répartissent en trois groupes :
les prisonniers fonctionnaires responsables de groupes ayant un pouvoir de sanction : doyens de camp, doyens deblock,kapos et contrôleurs ;
les prisonniers fonctionnaires travaillant dans les bureaux, les entrepôts, les cuisines et les infirmeries des prisonniers ;
les prisonniers fonctionnaires accomplissant des travaux particuliers, artisans du camp, courrier, coiffeurs et hommes de corvées.
Jusqu'en 1939, les Juifs sont exclus de toutes les fonctions. La nomination de doyens de « block » juifs n'est due qu'à des considérations pratiques. Les autres catégories de prisonniers spécifiques comme lesSintés, lesRoms, leshomosexuels et les « asociaux » sont exclus systématiquement des fonctions importantes.
Jusqu’au début de la guerre, environ 90 % des prisonniers travaillent à la construction du camp. Sous le commandement de Koch, le travail des prisonniers est un instrument de terreur très prisé. La productivité et le zèle des prisonniers sont alors secondaires. Avec la fin de la première phase de construction, les réflexions sur l’exploitation économique du travail des prisonniers sont mises en avant.
Le commando du « bureau du travail »[Note 2] (Arbeitsstatistik) est chargé de la comptabilité, de la facturation du travail effectué par les prisonniers, de la rédaction de rapports mensuels et de justificatifs. Dans ce commando, travaillent trois prisonniers en 1938, mais plus de 70 fin 1944.
Le département IV que dirigent successivement Mohr (1937),Karl Weichdorfer (1937-42) etOtto Barnewald, est responsable de l’approvisionnement des SS et du camp de concentration, en nourriture, eau, électricité, combustible, vêtements, équipement et de l’aménagement des casernes et des baraques. De lui dépendent les cuisines et les entrepôts du camp. Il participe à l’extorsion des biens des prisonniers, au détournement de fonds et au trafic de nourriture. À partir de 1940, la section s’occupe du prélèvement desdents en or des morts. Le camp de Buchenwald expédie 383 grammes d’or en mars 1944, 504 grammes en avril[3].
L'éventail des prisonniers politiques, qui portent un insigne rouge sur leur uniforme, est très large :sociaux-démocrates, communistes,syndicalistes, libéraux, démocrates,pacifistes, religieux catholiques et protestants, mais aussi des revendicateurs, desobjecteurs de conscience, voire des membres duNSDAP. La durée de leur détention varie de quelques mois à plusieurs années pour ceux qui voient leur détention préventive prolongée en emprisonnement pourhaute trahison ou pour les parlementaires (18 députés internés jusqu'en 1942).
Le les politiques représentent 21 % des effectifs (1 621 sur 7 723 prisonniers). Les membres duParti communiste d'Allemagne (KPD) forment à cette date la majorité des prisonniers politiques. De 1938 à 1939, la majorité des internements est liée aux préparatifs de guerre. Ce sont alors des objecteurs de conscience qui sont internés, mais aussi d'anciens membres du KPD, duSPD, des syndicats et de partis du centre. LesTémoins de Jéhovah, qui, par conviction religieuse, refusent d’accomplir le service militaire et de prêter serment de fidélité au régime, sont aussi internés ; ils portent un insigne violet. Ils sont 477 en, entre 250 et 300 à partir de 1940.
Criminels de droit commun (BV pourBerufsverbrecher)
Ce sont des personnes antérieurement condamnées à plusieurs reprises pour des actes criminels et détenues préventivement qui portent un insigne vert. À Buchenwald, il y a des criminels violents et dangereux qui marquent l'atmosphère du camp. Ils perdent leur influence en 1941 au profit des détenus politiques.
« Réfractaires au travail » (ASR pourArbeitsscheue Reich)
Ce sont des hommes aptes au travail quiont refusé à deux reprises une proposition d’emploi sans raisons valables ou qui ont accepté un emploi mais après une courte période ont démissionné sans motifs valables : mendiants, sans-abri, alcooliques, vagabonds. Les premiers internés de ce type entrent au camp de Buchenwald dans la dernière semaine de 1938 ; l'effectif s'accroît alors de 4 000 nouveaux travailleurs forcés pour la construction du camp.
Parmi les 2 378 hommes qui entrent à Buchenwald entre le 14 et le, on dénombre 1 256 Juifs (l'Aktionsjuden(de) est la première arrestation massive deJuifs en Allemagne et en Autriche, en liaison directe avec la politique d’émigration forcée des Juifs de 1938).
Pour les nazis qui affirment que la reproduction est le seul but de la sexualité, l’homosexualité ne constitue pas seulement une atteinte à la normalité, mais surtout une menace biologique pour la communauté du peuple. Les homosexuels sont systématiquement affectés au commandoSteinbruch (la carrière), réputé pour être le pire de tous[4]. Ils étaient au moins 400 en 1937,30 en 1938, 189 en 1944[réf. nécessaire]. Certains d'entre eux ont été utilisés par le médecinCarl Vaernet lors d'expériences sur un « protocole de guérison » de l'homosexualité par injections hormonales[5].
Des centaines deRoms sont amenés à Buchenwald à la suite des arrestations massives de et sont classés par les SS dans la catégorie ASR. Beaucoup meurent des violences quotidiennes et du travail forcé. Dès leur arrivée en, ils sont publiquement fouettés ou maltraités. Un tiers d’entre eux meurt pendant l’hiver 1939-40. À partir de 1940, les SS les envoient aucamp de concentration de Mauthausen pour les faire mourir dans la carrière.
Les premiers prisonniers étrangers, quoique déportés en tant queReichsdeutsche (« Allemands du Reich »), sont desAutrichiens amenés aucamp de concentration de Dachau en. Début, les prisonniers arrivent de la prison de Vienne, avec parmi eux des hauts fonctionnaires.
Prisonniers du protectorat de Bohême-Moravie (1939)
Fin arrivent de Dachau 700 prisonniers provenant de Tchécoslovaquie occupée (la partie ouest, rebaptisée « protectorat de Bohême-Moravie », la Slovaquie devenant indépendante). Les mesures répressives instaurées en 1942 après l’attentat réussi contreReinhard Heydrich font passer le nombre de Tchèques de 600 à la mi-1943 à 5 000 en. 773 des 7 800 Tchèques internés mourront à Buchenwald.
Plus de la moitié des 4 514 Polonais internés à Buchenwald jusqu’à la fin 1941 sont arrêtés dès le début de l’occupation en. Beaucoup d’entre eux meurent lors des premiers mois, d’autres partent début pour Mauthausen. Considérés comme race inférieure, ils sont tolérés tant qu’ils peuvent travailler. En, ils sont 22 120 (?).
Une place spéciale, parmi les prisonniers étrangers, est tenue par les prisonniers de guerre livrés par la Wehrmacht en vue d'exécution. Le, la Gestapo de Kassel livre56 prêtres officiers polonais.
Prisonniers néerlandais à l'uniforme marqué d'un « N », Buchenwald, 1941.
À la déportation de 232 otagesnéerlandais, dont 14 femmes conduites aucamp de Ravensbrück les 21 et, s'en ajoutent 124 autres jusqu’en. Ils bénéficient de conditions de détention spéciales : ils sont isolés, peuvent recevoir des colis et ne travaillent pas. À la suite de la mort d'un policier allemand, 400 hommes juifs de 25 à 30 ans deRotterdam etAmsterdam sont déportés. 389 entrent à Buchenwald le. Les conditions des Juifs néerlandais sont insupportables.
Les premiersLuxembourgeois de Buchenwald sont 26 membres de la police volontaire qui en août 1941[6] se sont refusés à combattre les partisans.
L’augmentation du nombre d'internements deBelges et de Néerlandais en 1944 tient avant tout à l’intensification des mesures de représailles de la police pour combattre la résistance. Le, 2 354 Belges, 595 Néerlandais et 82 Luxembourgeois se trouvent dans le camp.
Dans les statistiques du camp, les SS font une différence entre lesYougoslaves et lesCroates. Les premiers Yougoslaves arrivent durant l’été 1941. Ils restent isolés. Un transport deFlossenburg en fait passer leur effectif à 759. À la mi-juin 1944, 575 Yougoslaves et 327 Croates se trouvent à Buchenwald.
Le nombre des prisonniers de Buchenwald est multiplié par dix d’ (environ 8 400 prisonniers) à la fin. À partir de 1943, le camp est habité par deux grandes catégories de prisonniers : les travailleurs forcés d’Union soviétique et dePologne, et les prisonniers politiques de l’Europe occupée. Plus de la moitié des prisonniers de Buchenwald ont en moins de vingt ans.
De la mi-1942 au début 1943, la Gestapo de Thuringe, Hesse, Saxe et Rhénanie interne 400 travailleurs forcés soviétiques. Ils sont particulièrement maltraités par les SS et subissent des privations de nourriture. Ils sont quasiment tous affectés au commando X, le commando chargé de la construction des usines d’armement du camp ou à la carrière. La mortalité est telle que les SS renoncent à enregistrer officiellement leur décès. Ils seront plus de 17 000 au total.
Parmi les prisonniers de près de 30 pays, les Français constituent, au début de 1944, le groupe le plus important. Dès le, l'occupant décide, sur un ordre d’Hitler, que« pour chaque attentat, en plus de l’exécution de certaines personnes, 500 communistes et Juifs seront à remettre auReichsführer et chef de la police duReich pour être déportés ». Internées à Compiègne, environ 50 000 personnes partent pour Auschwitz et à partir de 1943 pour d’autres camps, dont Buchenwald : tous ne sont pascommunistes. De juin 1943 à août 1944, arrivent dix convois transportant plus de 13 000 prisonniers. Au total le nombre des Français déportés à Buchenwald est estimé à 25 000. De plus, environ 1 000 Français se trouvent dans des commandos extérieurs. Ils jouent un rôle significatif dans la résistance des prisonniers étrangers.
Les premiers Italiens de Buchenwald arrivent de la prison de Sulmona près deRome après lecessez-le-feu signé entre les Italiens et les Alliés en septembre 1943. En 1944, ont lieu des transports de prisonniers politiques venant en particulier de la prison La Risiera à San Sabba près deTrieste. De juin à novembre 1944, les SS internent 1 290 Italiens à Buchenwald. D’autres Italiens notamment ceux ayant participé à laguerre d’Espagne dans lesBrigades internationales arrivent dans les transports de Compiègne. Environ un tiers des 3 500 Italiens déportés meurent à Buchenwald.
Le, environ 1 250 étudiants de l’université d’Oslo sont arrêtés et internés dans un camp en Norvège. Comme ils ont protesté contre lanazification de l’université, ils doivent servir d’exemple pour le programme de rééducation. 348 sont conduits à Buchenwald. En, le premier étudiant quitte Buchenwald, le dernier partira en octobre. 17 d’entre eux sont morts.
En, le commandement de la police de sécurité en France ordonne de vider les prisons parisiennes et le camp de Compiègne des prisonniers alliés s’y trouvant. La majorité des prisonniers sont déportés le à Buchenwald. Parmi eux 167 pilotes abattus en France dont 82 Américains, 48 Britanniques, 26 Canadiens, neuf Australiens, deux Néo-Zélandais et un Jamaïcain. Parmi les prisonniers qui arrivent le se trouvent aussi 37 membres des services secrets, arrêtés en France. LeBureau central de la Sécurité du Reich ordonne pour eux « untraitement spécial ». De début septembre à la mi-octobre, 34 d’entre eux sont pendus dans la cave ducrématorium. Seuls trois pourront être sauvés.
Les militaires allemands commencent à craindre lapolice du Danemark vers la fin de l’été 1944. Le à 11 heures, les Allemands pénètrent avec violence dans les préfectures de police de tout le pays. Les policiers arrêtés sont envoyés àNeuengamme en octobre 1944, puis à Buchenwald (Block 57 du petit camp). Soixante meurent à Buchenwald.
Dans le camp, il y a des enfants dont la présence est officielle, des enfants polonais, car nés « non-juifs »[réf. souhaitée] dans les camps, des enfants déportés avec leurs parents venus desghettos et descamps de travail, enfants qui arrivent avec lesmarches de la mort fin 1944-1945[Note 3].
Les « triangles rouges » qui appartiennent à la résistance politique, surtout communiste, du camp commeWalter Bartel, Wilhelm Hammann, Franz Leitner, Robert Siewert, Willi Bleicher, Vladimir Kholoptchev, Iakov Goftman, Piotr Avdeïenko et Gustav Schiller, ont supplanté les « triangles verts » et s’efforcent de protéger les enfants et les adolescents. Ils les rassemblent dans la baraque 8 et dans la 66 du petit camp, ou les dispersent dans les baraques des « politiques ». À la libération, un millier d'enfants est encore en vie dont seulement 30 garçons ont moins de 13 ans ; ils seront pris en charge par l'O.S.E[9].
Le ministre belge,P.-E. Janson, v. 1930, mort à Buchenwald.
À Buchenwald, hors de l'enceinte du camp des déportés, se trouvaient des villas où une cinquantaine de personnalités, dont les FrançaisLéon Blum,Georges Mandel etLéon Jouhaux et le ministre d'État belgePaul-Émile Janson ont été internés dans des conditions très différentes de celles des déportés du camp de concentration. Malgré cela, Paul-Émile Janson mourut à Buchenwald.
Du temps deKarl Otto Koch, les médecins du camp, qui sont responsables du suivi médical des membres de la SS et des prisonniers ainsi que de l’hygiène changent souvent. L’infirmerie des prisonniers, aussi appeléeRevier, apparaît dans les premiers mois du camp comme lieu de soin pour les maladies simples. La construction d’une infirmerie avec plusieurs baraques et des salles d’opération résulte non pas d’un souci de la santé des prisonniers mais de la volonté des SS de ne plus être dépendants de l’hôpital de Weimar et de la clinique universitaire de Jena. La salle d’opération duRevier remplit toutes les conditions pour des opérations stériles, des stérilisations, desémasculations.L’agrandissement de l’infirmerie est favorisé par des épidémies et des arrivées de prisonniers. Du temps du commandant Koch, les prisonniers médecins n’ont pas le droit d’exercer dans l’hôpital.
À la suite de la surpopulation du camp en 1938, la première épidémie detyphus se déclare et conduit à unequarantaine générale d’une semaine. Un an plus tard, alors que le camp est de nouveau surpeuplé, une épidémie dedysenterie provoque de nombreux décès parmi les prisonniers.
Waldemar Hoven est le médecin du camp resté le plus longtemps en fonction à Buchenwald. Il participe aux expériences médicales, aux assassinats de malades, aux sélections pour l’extermination et se laisse corrompre par le commandant Koch et par les prisonniers.
Aux côtés de Hoven, la majorité des médecins SS participe aux crimes contre les prisonniers. Ainsi le docteurWerner Kirchert(de) (1937-38) mène des « tests d’intelligence » et fait des demandes de stérilisation devant les tribunaux chargés des maladies héréditaires pour les prisonniers ne réussissant pas avec succès ces tests. Il contraint des homosexuels à se porter volontaires pour être émasculés.
LeDrHans Eisele, particulièrement dépourvu de scrupules envers les Juifs, est surnommé par les prisonniers « docteur-seringues » ou « la mort blanche ».
Il existe un service de santé entre prisonniers, constitué par des médecins internés. On peut citer parmi eux le docteurJoseph Brau, radiologue français arrivé le.
Prisonniers de Buchenwald, lors de la libération du camp. On reconnaîtElie Wiesel, septième homme couché sur la deuxième rangée en partant du bas, et le résistantMax Hamburger, allongé sur le dos, quatrième sur la rangée du bas.
Massacre de 8 000 prisonniers de guerre soviétiques
Les nazis organisent le massacre de prisonniers de guerre soviétiques dans les camps de concentration de l'été 1941 à l'été 1942. Des commandos spéciaux de la police chargée de la sécurité (Sicherheitspolizei, SIPO) sont envoyés dans les camps de prisonniers pour « évacuer les éléments politiquement indésirables ». Les prisonniers sont conduits dans des camps de concentration pour être exécutés. Une installation spécifique est aménagée à Buchenwald et àSachsenhausen, dans l'écurie : une pièce est aménagée en cabinet médical ; le prisonnier, au moment où l'on feint de le mesurer, est abattu d'une balle dans la nuque, par un orifice percé dans la toise derrière laquelle se trouvent un ou deux SS. Au moins 7 000 personnes sont ainsi exécutées, parfois 400 en une nuit[10].
Sélection et exécution des prisonniers « non-viables »
L'extermination des prisonniers juifs et leshandicapés inaptes au travail fait partie de l'action 14f13 qui débute en 1941. Au moins 571 prisonniers juifs de différentes nationalités sont envoyés pour être exterminés aux stations d'euthanasie deBernburg et deSonnenstein.
Déportation et extermination des prisonniers juifs
Le, prend effet un ordre de l'inspecteur des camps de concentration, selon lequel les prisonniers juifs inaptes au travail se trouvant dans des camps de concentration doivent tous être envoyés au camp deLublin. Le, le commandant livre 405 prisonniers juifs qui sont transportés à Auschwitz.
Livraison des prisonniers des prisons pour « l’extermination par le travail »
Fin 1942, commence l'arrivée de 2 300 « criminels » détenus préventivement à Buchenwald pour exécuter les travaux les plus durs. La moitié d'entre eux trouveront la mort.
Le bureau central de la sécurité du Reich peut, sans procès et sans condamnation judiciaire, ordonner l’exécution de personnes détenues, voire modifier les décisions de justice. Ceci concerne en particulier des Polonais qui ont eu une relation avec une femme allemande. La majorité des exécutions n’a pas lieu devant les prisonniers mais dans le stand de tir près de la DAW, quelquefois aussi dans lechenil de laKommandantur, le plus souvent dans la cour ou dans la cave du crématorium, où sont accrochés à cette fin 48 crochets d'abattoir. LeSS-KommandoführerHermann Helbig reconnaîtra avoir pendu plus de 250 personnes.Eugen Kogon parle de 1 100 hommes et femmes assassinés dans la cave.
En 1943, des officiers polonais sont exécutés. Le député du Parlement et chef du parti communiste allemandErnst Thälmann est abattu dans la nuit du 17 au dans la salle des fours crématoires. À l’automne 1944, les SS pendent 34 Français, Belges, Anglais et Canadiens appartenant aux services secrets alliés.
Les SS ne se privent pas d’éliminer les malades et les faibles en les envoyant dans d’autres camps ou en les assassinant par injection dephénol, d’évipan ou d’air. La destination est d’abord lecamp de Majdanek. Les 15 janvier et, les SS y envoient 1 888 malades et faiblesde Dora. Des transports semblables partent entre 1943 et avril 1944 des camps de Dachau,Flossenbürg,Mauthausen,Neuengamme,Auschwitz,Ravensbrück etSachsenhausen.
La création de zones spéciales sert depuis 1938 avant tout à décharger le camp d’une surpopulation qui pourrait nuire à son fonctionnement. Au « Petit camp » de Buchenwald, les SS installent des écuries de la Wehrmacht de 40 mètres de long sur 10 de large, dans lesquelles se trouvent deux rangées de trois ou quatre couches superposées. À partir de 1943, tous les déportés y subissent une période de quarantaine. Celle-ci dure de quatre à six semaines.
De mai à, ils dressent cinq tentes militaires à l’intérieur du Petit camp. Ces cinq tentes restèrent les seuls abris possibles. 200 à 300 enfants, vieillards et malades y dormaient. Les autres devaient vivre autour par n’importe quel temps.
En décembre 1944, les SS font construire17 baraques dans le Petit camp et font enlever les tentes. De 1 800 à 1 900 prisonniers vivent dans 500 mètres carrés. En janvier 1945, 6 000 prisonniers se trouvent dans le Petit camp. La faim, la saleté, des combats désespérés pour survivre, des maladies contagieuses règnent sur cet endroit. Une mortalité massive en est la conséquence. 5 200 personnes environ meurent en cent jours.
En raison des épidémies de typhus qui se répandent dans les camps de prisonniers de guerre, les SS proposent de tester différentsvaccins sur les déportés. Les expériences sont menées conjointement par la SS, la Wehrmacht, la sociétéIG Farben et l'Institut Robert Koch au « Block » 46. Des vaccins contre la plupart des maladies contagieuses seront expérimentés. En 1943, le « Département de recherche sur le typhus et les virus » de l'Institut d'hygiène de laWaffen SS s'installe au Block 50.
Lors d'une expérience sur le typhus, menée par la firmeHoechst, 21 prisonniers sur 39 meurent. Certains prisonniers « transmetteurs » sont utilisés pour maintenir les virus vivants à disposition. Leur sang est utilisé pour la contamination artificielle d'autres prisonniers. 35 séries d'expériences sont menées d'août 1942 à octobre 1943. La majorité concerne le typhus mais aussi lesbrûlures au gaz, lafièvre jaune, la résistance au vaccin contre le typhus, les paratyphus A et B, la diphtérie, différentspoisons, l'efficacité des sérums sanguins conservés et traitements contre les brûlures. Avec le soutien d'Himmler, leDrCarl Vaernet mène des expériences sur 5 homosexuels. Au moins un millier de prisonniers ont servi de cobayes aux SS, un nombre encore inconnu en sont morts.
Un chalet entouré de barbelés, situé à une trentaine de mètres de la limite du petit camp faisait office demaison de plaisir réservée aux militaires et aux plus hauts gradés de la maîtrise : les kapos et les chefs de Blocks. Il y avait là une vingtaine de jeunes femmes, la plupart blondes, qui se livraient chaque matin sur le terrain de sports attenant au chalet à des exercices de culture physique sous la direction d'un moniteur. Le soir, les SS et leurs collaborateurs pourvus de tickets délivrés par un service spécial, pouvaient leur rendre visite.
Un certain nombre de prisonniers travaillaient dans les usines proches du camp : en particulier celles des entreprises Gustloff (fabrication d'armes), Mibau et DAW (Deutsche Ausrüstung Werke).
Le « Comité international clandestin » de Buchenwald, « ILK », voit le jour l'été 1943 à la suite d'une réunion secrète. Le colonelFrédéric-Henri Manhès, déporté en 1943, etMarcel Paul, dirigeant communiste français, déporté àAuschwitz, puis à Buchenwald, y représentent le Comité des Intérêts Français.
Rescapé de Buchenwald après la libération du camp.
Dans le camp, la survie est affaire de solidarité. Elle est d’abord nationale. Les Français ne représentent que 13 %, au plus fort, de la population du camp. C’est dire toute l’importance de la création, après cinq mois de préparatifs et de négociations difficiles, enjuin 1944, duComité clandestin des intérêts français[15], qui fédère tous les groupes français de résistance, services d’action ou de renseignements présents à Buchenwald[Note 5] (Bureau[16] : PrésidentFrédéric-Henri Manhès[17], Vice-PrésidentAlbert Forcinal[18], membresMarcel Paul[19],[20],Eugène Thomas[21],[22], Robert Darsonville, Louis Vautier, Maurice Jattefaux), et de son émanation leComité du corps médical français dont la présidence fut confiée au docteurJoseph Brau (membres : le docteur Meynadier, chirurgien, et le docteur Lansacq, médecin)[23],[24],[25].
Les objectifs du CIF sont, en liaison avec les autres organisations nationales clandestines du camp, la plupart du temps bien antérieures, de :
Permettre à un maximum de Français de rentrer en France ;
Freiner la production de guerre allemande ;
Établir un plan de libération du camp.
Leur réalisation est étroitement liée, dans ce contexte hors du commun, à l’attribution des « emplois » (désignation pour les « bons » transports oukommandos, mutations entre « petit » et « grand » camp…) et donc aux négociations avec les autres organisations ainsi qu'aux possibilités d’ « hospitalisation »[26],[27],[28].
Célébration de la fête deChavouot par le rabbinHerschel Shaechter à Buchenwald, peu après la libération du camp, 18 mai 1945
Débutavril 1945, les nazis tentent d'évacuer le camp alors que les troupes américaines approchent. Ils jettent des milliers de déportés sur les routes. Ce sont les « marches de la mort ». Cependant, l'organisation clandestine du camp parvient à limiter le nombre des départs et à prendre le contrôle du camp sur lesSS le 11 avril 1945, quelques heures avant l'arrivée des blindés américains du 20e corps de la 3e Armée du généralGeorge Patton. Les SS capturés sont ensuite remis aux Américains[1].
Film (partie 1) tourné à la libération du camp (1945), montrant un survol du site, des détenus, une méthode de torture, des cadavres, des habitants de Weimar forcés par legénéral Patton à visiter le camp[43].
Lors de ce procès, 31 personnes sont inculpées puis reconnues coupables decrimes de guerre liés au camp de concentration de Buchenwald et à sescamps satellites[44].
Buchenwald, 16 avril 1945. L'inscription sur le mur de la baraque se traduit comme suit : « Les prisonniers politiques allemands saluent leurs amis américains »[11].
Comme dans la plupart des camps, les détenus libérés des camps de concentration de l'époque nazie ne purent pas tous regagner tout de suite leur pays. Il s'est écoulé des jours, parfois des mois. Le camp de concentration de Buchenwald avait été libéré par les troupes américaines dont celle dugénéral Patton, mais faisant partie de la zone d'occupation soviétique, il fut remis aux troupes soviétiques.
Le camp spécial (Speziallager) numéro 2 de Buchenwald fut créé en 1945 à l'endroit même où se trouvait l'ancien camp de concentration. Il fut utilisé jusqu'en 1950 commecamp d'internement des nazis mais aussi d'opposants politiques au régime soviétique[45],[46], tout comme trois autres camps de concentration nazis (dontTorgau). Au total, 28 000 personnes (dont environ 1 000 femmes) seraient passées dans le camp spécial. 7 113 seraient mortes pendant leur détention, une surmortalité due particulièrement au manque de nourriture pendant l'hiver 1946/1947[46].
EnRDA, le souvenir du camp spécial ne donnait pas lieu à commémoration.Jorge Semprún a rappelé en mars 2010 qu'un bois a été créé par les Soviétiques pour cacher les fosses communes qui sont invisibles au visiteur et n'ont jamais été fouillées pour déterminer l'origine des victimes. C'est seulement après la disparition de la RDA que les autorités de l'Allemagne fédérale ont encouragé l'étude et la commémoration de cet épisode, ce qui conduisit à la conception d'une exposition permanente sur leSpeziallager Nr. 2 sur l'Ettersberg à côté de celle consacrée au camp de concentration.
Groupe d'enfants juifs survivants du camp, vêtus d'uniformes de la Jeunesse hitlérienne par pénurie de vêtements, v. mai 1945.
Quand les troupes américaines libèrent le camp de concentration en, elles y trouvent quelque 1 000 enfants dont une trentaine de garçons de moins de 13 ans. La plupart sont originaires dePologne mais aussi deHongrie,Slovénie ouRuthénie. Les rabbinsHerschel Schacter et Robert Marcus,aumôniers de l'armée américaine, contactent les bureaux de l'Œuvre de secours aux enfants (OSE) située àGenève, qui s'organise pour envoyer dans un premier temps, 427 des enfants en France (escortés par le rabbin Marcus), 280 en Suisse (escortés par le rabbin Schacter) et 250 en Angleterre[9]. Leur sauvetage est dû à l'action de la résistance clandestine[1].
En raison de la difficulté à trouver des vêtements pour les enfants, les garçons sont vêtus d'uniformes desJeunesses hitlériennes mais lorsque leur train franchit la frontière française, il est accueilli par une foule en colère qui prend les enfants rescapés pour de jeunesnazis. Par la suite, les mots « orphelins Buchenwald » sont peints sur le train pour éviter toute confusion[9].
Le, le transport français arrive à la gare deGisors où 426 enfants survivants sont attendus et accueillis par le docteurFrançoise Brauner et son époux, le pédagogueAlfred Brauner[48],[49],[50] et conduits à un foyer pour enfants àÉcouis (Eure), peu adapté à ceux devenus des adolescents en colère contre ce qu'ils ont subi. Pendant un à deux mois, ils reçoivent des soins médicaux, des conseils et sont scolarisés jusqu'à ce qu'on leur trouve un logement permanent. 173 enfants qui ont de la famille enPalestine reçoivent des certificats d'immigration pour s'y rendre, en montant àMarseille à bord du navirenéo-zélandaisRMS Mataroa les menant jusqu'au port deHaïfa, en juillet 1945[9],[47].
D'Écouis, les enfants restants sont envoyés au château de Boucicaut àFontenay-aux-Roses. Les adolescents les plus âgés se retrouvent dans un foyer pour étudiants rue Rollin àParis où ils suivent des cours de formation professionnelle ou travaillent déjà à des emplois dans la ville. Une centaine de garçons religieux sont conduits au château d'Ambloy[Note 6] (Loir-et-Cher) puis en, sont transférés auchâteau de Vaucelles àTaverny (Val-d'Oise). Une cinquantaine de garçons non-religieux rejoignent autant d'orphelins juifs français séjournant à la villa Concordiale auVésinet (Yvelines), et en été, se rendent dans un foyer àChampigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Partout, ces enfants et adolescents vont à l'école ou suivent une formation professionnelle pendant que les services de l'OSE recherchent leurs parents mais ne retrouvent parmi eux qu'une moitié desurvivants de la Shoah[9].
À la fin de 1948, tous les jeunes rescapés de Buchenwald arrivés en France quittent le giron de l'OSE pour poursuivre leur propre chemin[9].
EnRépublique démocratique allemande (RDA), fondée en 1949, le régime communiste fonde sa légitimité sur le combat des militants antifascistes. Une forme de « culte » de la résistance au sein du camp Buchenwald est instaurée, avec notamment la création d'un musée en 1958, et la célébration chaque année du serment de Buchenwald prononcé le par les prisonniers qui s'engageaient à lutter pour la paix et la liberté[1].
Dans les années 1990, « l'antifascisme d’État » de la RDA laisse place à « l'anticommunisme d’État » de la RFA. Le remaniement du site mémoriel de Buchenwald est immédiatement entrepris après la réunification et les autorités conçoivent un récit à rebours de l'ancien. S'ils ne sont pas totalement exclus, les communistes disparaissent en tant que groupe social, le récit dominant tendant à une personnalisation des acteurs de la résistance. Une exposition intitulée « Les légendes de la RDA » est entièrement consacrée à la dénonciation des « mythes » fondateurs du régime communiste ; on y exhibe notamment les « crimes » attribués à la résistance. Surtout, l'interprétation dominante de l'histoire de la RDA, reposant sur le concept de totalitarisme, induit l'équivalence entre communisme et nazisme[1]. L'instrumentalisation politique de ces lieux de mémoire, notamment pour les besoins actuels de la RDA, a été particulièrement visible lors des grandes célébrations de la libération des camps de concentration, comme l'analyse l'historienne Anne-Kathleen Tillack-Graf en prenant l'exemple du journal du partiNeues Deutschland[51].
Des membres du parti d’extrême droiteAlternative pour l'Allemagne (AFD) interviennent à Buchenwald, davantage qu’à Dachau, Sachsenhausen ou Ravensbrück, pour tenir des proposnégationnistes. Le directeur du Mémorial, Volkhard Knigge, s’exprimant en 2020, y voit « l’indice de plus en plus sérieux d’un affaiblissement de la conscience historique »[1].
Le, le livre des morts numérique « Die Toten 1937-1945 Konzentrationslager Buchenwald » a été publié en ligne avec plus de 38 000 noms. Il contient également des statistiques sur les morts officiellement enregistrés et des estimations sur le nombre d'autres victimes dont le nom est inconnu[52].
Les nazis ont fait abattre par leurs prisonniers des dizaines d'hectares de forêt pour la construction du camp de concentration de Buchenwald. Un arbre,chêne ouhêtre, placé au milieu du camp, aurait été selon la légende celui sous lequel le poète, philosophe et dramaturgeGoethe aurait eu l'habitude de se reposer, de méditer et de travailler. Étonnant symbole d'une Allemagne humaniste au cœur de l'horreur concentrationnaire nazie, il fut épargné. Il fut ensuite brûlé lors du bombardement allié de.
Une rumeur circulait parmi les déportés disant que l'Allemagne nazie disparaîtrait quand le chêne de Goethe serait abattu.
Toutes les images sont datées du. Elles ont pour auteurJules Rouard, militaire et photographe belge qui a participé à la libération du camp avec l'armée américaine.
↑Toutefois cette allégation est contredite par le fait que l'accusation contreIlse Koch, épouse du commandant du campKarl Koch, de collectionner les peaux humaines tatouées a été repoussée par leTribunal militaire international de Dachau en 1947, comme non prouvée.
↑Le Comité se dissout huit jours après l’installation des commissions militaires américaines.
↑Château d'Ambloy mis à la disposition de l'OSE par le dr. Charly Merzbach, où est fournie de la nourriturecasher et sont tenus des offices religieux.
↑avec l'AFP, « Réparation : À Notre-Dame, l’Église va béatifier 50 membres d’une aumônerie clandestine, tués par les nazis »,Libération,(lire en ligne).
↑abcde etfHemmendinger, Judith and Krell, Robert,The Children of Buchenwald, Gefen Publishers, 2000 ; Grobman, Alex,Rekindling the Flame, Wayne State University Press, 1993 ; Hazan, Katy (avec la participation deSerge Klarsfeld),Chronologie de l'histoire de l'OSE - L'action de l'OSE après la guerre,éd. Somogy, Paris, réédition 2008.
↑Barbie Zeliger, « La photo de presse et la libération des camps en 1945: images et formes de la mémoire »,Vingtième Siècle. Revue d'histoire,,, p. 61 - 78(lire en ligne)
↑MORINDominique,Résistances chrétiennes dans l'Allemagne nazie. Fernand Morin, compagnon de cellule de Marcel Callo, KARTHALA Editions,(ISBN978-2-8111-1157-1,lire en ligne).
↑Sylvain Vergara :Les chemins de l'aube, 2022; Éd AMPELOS,(ISBN978-2356182180)
↑a etbUte Stiepani :Die Dachauer Prozesse und ihre Bedeutung im Rahmen der alliierten Strafverfolgung von NS-Verbrechen. In:Gerd R. Ueberschär:Die alliierten Prozesse gegen Kriegsverbrecher und Soldaten 1943–1952.Francfort-sur-le-Main, 1999, S. 227ff. Buchenwald-Hauptprozess :Deputy Judge Advocate’s Office 7708War Crimes Group European Command APO 407 : (United States of America vs Josias Prince zu Waldeck et al. – Case 000-50-9), novembre 1947.
↑a etbRav Israël Meïr Lau,Loulek, l'histoire d'un enfant de Buchenwald qui devient grand-rabbin d'Israël, Jerusalem Publications(ISBN978-965-91368-4-1), 2009,traduit de l'hébreu par Sarah Aboudharam.
↑« Biographie du docteur Françoise Brauner »,Sud/Nord, cairn.info,(lire en ligne, consulté le).
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René G. Marnot,Dix-huit mois au bagne de Buchenwald, Éditions de la Nouvelle République, 1945
Jean-Paul Garin,La vie dure, Lyon, Audin, 1946
Général Louis Artous dit « Commandant de la Treille »,Matricule 81 491, témoignage sur le bagne de Buchenwald, Tanger, 1946 (disponible en rééditionsur demande)
David Rousset,L'univers concentrationnaire, Minuit, 1946, réd. Pluriel, 1998
Frédéric H. Manhès,Buchenwald : L’organisation et l’action clandestines des déportés français, 1944-1945 (1947), mis en ligne par leCorpus Etampois
Livre Blanc sur Buchenwald : Un secteur de la résistance française, Paris, Les éditions de la déportation et de la résistance,, 448 p.,p. 123, 194 à 205 & 402-403
Volkhard Knigge, Bodo Ritscher (éd.),Das sowjetische Speziallager Nr. 2 1945-1950. Katalog zur ständigen historischen Ausstellung, Göttingen : Wallstein, 1999(ISBN3-89244-284-3)
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