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| Fondation | 1916 |
|---|---|
| Disparition | 1940 |
| Fondateur | Brunswick-Balke-Collender Company |
| Statut | Fermé |
| Distributeur | AMPED Distribution |
| Genre | Divers |
| Pays d'origine | |
| Site web | www.brunswickrecords.com |
Brunswick Records est unlabel discographiqueaméricain. Il est fondé par la firmeBrunswick-Balke-Collender Co. en 1916. Après laGrande Dépression, le label connaît plusieurs propriétaires successifs et est finalement racheté parDecca. À partir des années 1950, son catalogue s'oriente vers lerhythm and blues.Nat Tarnopol (en), l'agent du chanteurJackie Wilson prend le contrôle de Brunswick en 1970 et en fait unlabel indépendant.

La compagnieBrunswick-Balke-Collender Co., qui fabrique notamment despianos mécaniques et desphonographes , fonde lelabel discographique Brunswick Records en 1916. Les premiers disques que la société produit, utilisent le système de coupe verticale (Edison Disc Record (en) utilise alors la même technique), et ne sont pas distribués en grand nombre. Ils sont enregistrés aux États-Unis mais vendus uniquement au Canada[1].
En1920, Brunswick Records adopte le système de gravure latérale qui devient alors la norme pour la production de disques 78 tours, et commence à distribuer sa production aux États-Unis et au Canada[1].
La plupart des artistes pionniers de la musique enregistrée ont travaillé pour plusieurs labels, mais Brunswick Records a rapidement signé des contrats d'exclusivité avec des orchestres de danse commeIsham Jones and his orchestra, The Oriole Orchestra,Abe Lyman (en)'s California Ambassador Hotel Orchestra,Ray Miller (en), des chanteurs populaires commeMarion Harris,The Brox Sisters, des interprètes de musique classique tels queMichael Bohnen,Karin Branzell (en),Mario Chamlee (en),Giuseppe Danise (en),Claire Dux (en),Florence Easton, Marie Morrisey,Tino Pattiera,Friedrich Schorr,John Charles Thomas (en), et des instrumentistes tels queLeopold Godowsky,Josef Hofmann,Bronisław Huberman,Maria Ivogün,Giacomo Lauri-Volpi,Elly Ney,Elisabeth Rethberg, Max Rosen,Sigrid Onégin, Willem Willeke[1].
La société acquiertVocalion Records en novembre 1924[1], et crée une division produisant des disques destinés au publicafro-américain, appelés « race records (en) ». Elle est confiée àJack Kapp (en). Brunswick connaît le succès grâce à des chanteurs commeBing Crosby etAl Jolson, dont certains titres se vendent à plus d'un million d'exemplaires. Le label signe également des orchestres populaires, comme ceux d'Isham Jones etGuy Lombardo[2].

Touché par laGrande Dépression, Brunswick-Balke-Collender Co. vend le label àWarner Bros. en 1930.American Record Corporation (ARC) l'acquiert à son tour l'année suivante. En 1938, ARC est acheté parCBS, qui met un terme à l'activité de Brunswick Records. Celle-ci reprend après le rachat du label parDecca. À partir des années 1950, Brunswick édite de nouvelles références. Le catalogue comprend des disques derhythm and blues et derock 'n' roll, interprétés par des artistes commeJackie Wilson etBuddy Holly and The Crickets[2].
En 1960, l'agent de Wilson,Nat Tarnopol (en), prend la direction du label. Il signe des artistes de rhythm and blues originaires deChicago, entre autres The Chi-Lites etBarbara Acklin[2]. Wilson renouvelle son contrat avec Brunswick en 1964, l'accord permet à Tarnopol de prendre le contrôle de 50 % du label[3]. Brunswick lance sa filialeDakar Records en 1967. Elle est dirigée parCarl Davis (en) et popularise des artistes commeTyrone Davis[2]. Brunswick emploie desproducteurs et desarrangeurs commeWillie Henderson (en), qui travaille notamment sur lehitCan I Change My Mind, de Tyrone Davis. Sorti en 1968, le disque se vend à 1,5 million d'exemplaires[4]. Tarnopol acquiert la seconde moitié de Brunswick en 1970. À partir de cette date, Brunswick opère comme unlabel indépendant[5].
Nat Tarnopol est poursuivi pour avoir eu recours à la pratique de lapayola[6]. En 1978, la Cour d'appel rejette les charges et déclare la nullité du procès (mistrial)[7]. La réputation du label est néanmoins entachée. L'industrie musicale commente ses liens supposés avec lamafia. Lors du procès,Eugene Record des Chi-Lites témoigne avoir été agressé après avoir signé un nouveau contrat et demandé une avance[8]. La procédure a entraîné le départ de Carl Davis et des artistes. Durant les années 1980, le label moribond vend des licences afin que d'autres firmes puissent commercialiser des rééditions de son catalogue[8]. Nat Tarnopol s'établit à Las Vegas et meurt en 1987[8].
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