Brive-la-Gaillarde est desservie par l'A20 (reliantVierzon àMontauban sur le grand axe Paris-Toulouse), avec 3 sorties : 49, Brive-est ; 50, Brive-centre et 51, Brive-ouest (dans le sens Paris-Toulouse), et par l'A89 (reliantBordeaux àLyon).
Les routes départementales D1089, permettant de se rendre à Tulle et Ussel, et D6089, permettant d'aller à Périgueux, desservent Brive. Elles représentent l'ancienneroute nationale 89, déclassée en 2005. Un contournement nord, en partie en 2×2 voies, a été aménagé, entre la sortie 49 de l'A20 et l'est de l'agglomération.
L'aéroport de Brive-Souillac, qui a pris la relève de celui deBrive-Laroche (code AITA :BVE), est opérationnel depuis juin 2010.Il permet de desservirParis-Orly,Londres Stansted,Porto etAjaccio. De nombreux vols charters (vols vacances) sont également opérés chaque année (Andalousie, Crête, Italie, Monténégro, Malte…). L’objectif de l’aéroport est de passer à 100 000 passagers en 2022.
Le réseau de transport en communLibéo fonctionne toute l'année. Il est géré et exploité par la société Transdev Brive (faisant partie du groupeTransdev). Il comporte plusieurs lignes urbaines desservant Brive, Saint Pantaléon de Larche et Ussac (ligne 7) :
11 lignes en semaine ;
1 navette gratuite de la Communauté d'agglomération pour relier L'espace des Trois Provinces / Cinéma au centre-ville.
Brive-la-Gaillarde possède un réseau cyclable en extension, comprenant quelques pistes cyclables séparées de la route, la majeure partie du réseau restant des bandes cyclables sur voirie (dans le sens et en contresens de la circulation). Une assez grande partie de la ville a adopté la zone limitée à 30 km/h, garantissant une circulation cycliste à double sens même dans les rues à sens unique. Une Voie verte, dont le dernier tronçon en ville a été achevé en 2020, permet de traverser l’agglomération selon un axe est-ouest. Cette Voie verte relie ainsi Gare d’Aubazine (à l’est) à Saint Pantaléon de Larche (à l’ouest).
L'agglomération de Brive a mis en place en 2023 un système de vélos électriques en libre-service : Velibeo. 90 vélos sont ainsi proposés à la location sur 19 bornes, à Brive et dans certaines communes voisines[4].
La commune de Brive s’est engagée à suivre un plan vélo établi en 2019, et la mairie est régulièrement en relation avec l’association Brive Ville Cyclable.
Au, Brive-la-Gaillarde est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[14].Elle appartient à l'unité urbaine deBrive-la-Gaillarde, une agglomération inter-départementale dont elle estville-centre[15],[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brive-la-Gaillarde, dont elle est la commune-centre[Note 3],[16]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[17],[18].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (45,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (39,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (31,8 %), forêts (26 %), prairies (17,1 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2,1 %)[19].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La commune est découpée en 16 quartiers (de Q1 à Q16). On distingue souvent 5 secteurs :
Rocher Coupé, Breuil, Malecroix : au sud de la ville, secteur résidentiel peu peuplé et comprenant de nombreux espaces verts ;
Centre-ville, Champanatier, Pont Cardinal : au cœur historique de la ville, secteur assez peuplé et prisé, bien végétalisé avec de nombreux parcs publics et privés ;
Chapélies, Garenne Verte, Lacan, Migoule : au nord de la ville, assez densément peuplé. On y retrouve le centre hospitalier ;
Pont de la Bouvie[20], Gaubre, Estavel, Tujac : très peuplé, dans la partie ouest de la ville, secteur composé de pavillons résidentiels comme delogements sociaux.Quartier prioritaire, Tujac rassemble près de 3 000 habitants[21]. On y retrouve la gare SNCF, le parc des Perrières et l’IUT ;
Bouquet : au sud ouest de la ville, quartier calme et verdoyant.
Carte de la zone inondable de la commune définie pour le scénario fréquent, dans le territoire à risque important d’inondation (TRI) Tulle-Brive[Note 4].
La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) de Tulle-Brive, regroupant20 communes concernées par un risque de débordement de laCorrèze et de laVézère (17 dans la Corrèze et trois dans la Dordogne), un des18 TRI qui ont été arrêtés le sur lebassin Adour-Garonne[24]. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[25]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2001, 2010, 2016 et 2018[26],[22]. Le risque inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais duplan de prévention des risques (PPR) inondation « Corrèze et affluents du bassin de Brive-la-Gaillarde », approuvé le[27].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Brive-la-Gaillarde.
La commune est vulnérable au risque de mouvements de terrains constitué principalement du retrait-gonflement des sols argileux[28]. Cet aléa est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 54,3 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (26,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 13 046 bâtiments dénombrés sur le territoire de la commune en 2019, 8 215 sont en aléa moyen ou fort, soit 63 %, à comparer aux 36 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[29],[Carte 2].
Concernant lesfeux de forêt, aucun plan de prévention des risques incendie de forêt (PPRIF) n’a été établi en Corrèze, néanmoins le code de l’urbanisme impose la prise en compte des risques dans les documents d’urbanisme. Le périmètre des servitudes d'utilité publique et des zones d'obligation légale de débroussaillement pour les particuliers est quant à lui défini pour la commune dans une carte dédiée[30].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 2011, 2018, 2019 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1995 et 1999[22].
La commune est exposée au risque industriel du fait de la présence sur son territoire d'une entreprise soumise à ladirective européenne SEVESO[31].
Le risque detransport de matières dangereuses dans la commune est lié à sa traversée par une route à fort trafic, une ligne de chemin de fer et une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[32].
La commune est en outre située en aval dubarrage de Monceaux la Virolle, un ouvrage de classe A[Note 5] situé en Corrèze et disposant d'une retenue de 20,5 millions de mètres cubes[34]. À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à larupture de cet ouvrage[35].
Dans plusieurs parties du territoire national, leradon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population auxrayonnements ionisants. Certaines communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune de Brive-la-Gaillarde est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[36].
Il est issu du termebriva (autrement notébrīuā) et signifie « pont » enlangue gauloise[37]. En effet, la voie romaine Lyon-Bordeaux franchissait ici la Corrèze (Curretia).
Hormis les nombreux toponymes, le terme est attesté sous une forme dérivée dans l'inscription gauloise de Naintré :briuatiom « habitant [près] du pont » et sous une forme altérée dans le glossaire de Viennebrio et traduitponte en latin[38]. Il existe de nombreux Brive etBrives en France, ainsi queBrèves. On note également de nombreux composés, dont les plus connus sontSamarobriva « pont sur la Somme », ancien nom d'Amiens etBriva Isaræ (IVe siècle) ancien nom dePontoise.
Le nom de la ville enoccitan estBriva la Galharda. Brive est dite « gaillarde » parce que fortifiée (Galia désignant la force en gaulois) et ce, au moins depuis leXIVe siècle.
Autrefois les Brivistes étaient appelés Brivois. Les Brivistes étaient alors ces Brivois qui « montaient » à la capitale ou plus communément les Brivois établis hors de Brive. Petit à petit la dénomination « briviste » a pris le dessus pour devenir officielle. Les Brivistes sont surnommés par un sobriquet, les Coujous, de l'occitancojon (petite citrouille), dénomination taquine. Ce surnom est un peu tombé en désuétude. Il aurait deux origines possibles : le clocher de la première collégiale romane aurait été couvert d'un bulbe (à la façon des églises orthodoxes) en tuiles rouges, lui donnant l'apparence d'une citrouille. La deuxième origine proposée est que les habitants de la ville auraient jeté des citrouilles du haut des remparts pour se défendre d'une attaque.L'hôtel de ville de Paris est surnommé par les Brivistes « l'ambassade de Brive » car à l'époque oùJacques Chirac était maire de Paris, beaucoup de Brivistes travaillaient à la mairie[réf. nécessaire].
La vallée de Planchetorte, unsite inscrit au sud de Brive, est un haut-lieu de la Préhistoire comparable ausite des Eyzies ; aucune autre région triasique n'offre une concentration d'habitats préhistoriques aussi importante. Elle comprend entre autres la grotte de Font-Robert et la grotte de Font-Yves[39] qui ont chacune donné leurs noms à deux types depointe[40].
D'autres grottes y ont été découvertes, comme la grotte Bouyssonie en 2005[41].
La grotte de Bassaler est l'un des 23 sites à burins du Raysse connus en 2011, dont 5 se trouvent dans la vallée ou alentours proches : le Raysse, les Morts, Pré-Aubert et Bouyssonie[42].
La grotte de Chanlat, découverte en 1924 par l'abbé Bardon[43] a livré deux couches d'Aurignacien[44] et des pierres gravéesaurignaciennes types : ours gravé sur une face et mammouth sur l'autre, et « une plaquette de schiste présentant les traces de la silhouette d'un ours ou d'un rhinocéros »[45].
Noter aussi, dans la vallée de la Courolle au sud-ouest de Brive, la grotte du Bos del Ser et la grotte Dufour[44],[46],[47].
Brive fut d'abord un point de franchissement de laCorrèze, comme l'atteste son toponyme gauloisBriva (ouBriua) « pont ». Le pont primitif fut ensuite remplacé par unpont romain (pont du Bouy) conçu pour un itinéraire allant deLugdunum (Lyon) àBurdigala (Bordeaux) par la vallée de laCorrèze. Cet itinéraire croisait un axe nord-sud qui reliaitLimonum (Poitiers) àDivona Cadurcorum (Cahors). Une modeste bourgade, unvicus émergea, attestée par les vestiges d'ateliers de potiers très actifs.
Cette protection et la complexité du partage des droits seigneuriaux se sont avérés pesantes ; les bourgeois, entraînés par la vague d'émancipation urbaine générale, obtinrent le consulat, queLouisVIII confirma en1225. Vers 1226, lescordeliers s'installent à Brive après Limoges, en 1223. Leur implantation a été aidée par les vicomtes de Turenne qui s'y font enterrer depuis 1275. Ils sont suivis par lesdominicains qui s'établissent à Brive en 1261. Leur couvent est construit à partir de 1265, et l'église est terminée en 1275. Leur installation a été aidée par les barons de Malemort. En1341, pour respecter l'ordre du roi, les quatre consuls de Brive entreprirent la construction d'une grande enceinte qui quintupla l'espace enclos ; l'ampleur des travaux valut à la cité le surnom de « gaillarde ».
Par letraité de Brétigny du 8 mai1360, Brive, qui appartient à l'Aquitaine, devint anglaise et le demeura jusqu'à la rupture du traité et la reprise de la guerre, neuf ans après. Pour payer la solde de ses troupes, le roiÉdouardIII imposa au Limousin un fouage de un franc par feu pendant cinq ans. Seigneurs et bourgeois envoyèrent une députation auprès du roiCharlesV, qui accepta les hommages. En mai 1369, le roi de France envoya une armée en Limousin commandée par son oncleJean de Berry. La cité de Limoges ouvrit ses portes. L'armée anglaise commandée par Robert Knott dans le Nord de la France obligea Jean de Berry à quitter le Limousin. LePrince Noir décida de reprendre Limoges. Il le fit en massacrant 3 000 hommes, femmes et enfants. Quand, en1374, une armée française commandée par le duc d'Anjou se présenta devant Brive, le souvenir de ce massacre entraîna la ville à ne pas accepter de lui accorder de secours en prétextant qu'elle était sujette du roi d'Angleterre. Peu de temps après une armée anglaise de 8 000 hommes commandée parJean de Gand, duc de Lancastre, se présenta devant Brive. Sur le conseil du consul Baudran, la ville lui ouvrit ses portes le.
En1587, Edme de Hautefort[50], gouverneur du Limousin, ligueur ami des Guise, et le consul de Brive Jean Maillard combattent les protestants occupant les bourgs proches de Brive. À la fin de l'année 1587, le pays autour de Brive est infecté par la peste. Le, Edme de Hautefort fait prêter un serment de fidélité à laSainte Ligue par les habitants de Brive. Brive apprend le l'assassinat du roiHenriIII. Brive se débarrasse d'Edme de Hautefort et reçoitGilbertIII de Lévis, comte de La Voulte, comte puis duc de Ventadour, gouverneur du Limousin en 1571 avant d'être nommé en 1578 gouverneur du Lyonnais, Forez et Beaujolais (son filsAnne de Lévis a été nommé gouverneur du haut et bas Limousin après la mort de son père, en 1591). Une conférence est organisée pour le repos public dans le Bas-Limousin. En 1590, Brive reçoit Henri de La Tour d'Auvergne. Le, des ligueurs attaquent trois portes de la ville mais ils sont repoussés. Ce sera le dernier épisode desguerres de Religion à Brive[51]. La ville est restée catholique au sein d'une région acquise à laRéforme. La cité est récompensée de sa fidélité au roi en obtenant en 1551 le siège d'unprésidial.
AuxXVIIe et XVIIIe siècles, la ville connut une grande prospérité, à laquelle contribua le BrivisteGuillaume Dubois, précepteur dePhilippe d'Orléans, puis Premier ministre. Son frère Joseph, maire perpétuel de Brive, devenu directeur général des ponts et chaussées de France entre 1723 et 1736, fit construire le pont Neuf (l'actuel pont Cardinal) et de nouveaux hôtels particuliers, aménagea des boulevards et les faubourgs, assainit les marécages de la Guierle, détruisit les remparts. Son fils restaura la collégiale.
Après les guerres de Religion, les dominicains reconstruisent leur église avec les pierres de l'église Saint-Barthélemy-du-Buys qui leur ont été données par le prieur du Buys, Jean de Fieux. AuXVIIIe siècle, il n'y a plus que 3 ou 4 religieux dans le couvent. En 1607, lesursulines sont installées à Brive par Antoine de Lestang (1541-1617), second président du parlement de Toulouse puis conseiller d'État en 1600. Les ursulines vont assurer l'éducation de nombreux élèves.
En 1613, l'évêque de Limoges Raymond de La Marthonie (1618-1627) pose la première pierre de l'église desRécollets. La famille de Noailles devient le patron du couvent. Charles de Noailles,évêque de Saint-Flour, et son frère François, duc de Noailles, traitent avec Germain Chauveron, gardien des récollets. Ils obtiennent le droit de mettre leur tombeau dans le chœur ou la nef. Antoine de Fieux, syndic des récollets, reconnaît en 1704 que les Noailles sont les patrons et les fondateurs du couvent. En 1724, ils obtiennent un terrain qui longe le rempart.
La générosité d'Antoine de Lestang est à l'origine de la fondation du collège des Doctrinaires, tenu par lesprêtres de la doctrine chrétienne, qui fonctionna de 1619 à 1790. Les bâtiments du collège ont été construits entre 1659 et 1671. L'aile gauche est agrandie en 1674 après l'achat d'une maison. Le collège a été une pépinière d'hommes illustres, comme lecardinal Dubois, le jurisconsulteJean-Baptiste Treilhard ou le médecinGeorges Cabanis. Il est devenu un collège de garçons de 1803 à 1887, puis de filles de 1888 à 1947. L'ancien collège des Doctrinaires est transformé en hôtel de ville de Brive en 1974.
Modeste chef-lieu d'arrondissement au début duXIXe siècle, Brive se développa à partir de1860, grâce à l'arrivée duchemin de fer. Son site, préféré à celui deTulle pour des raisons topographiques et économiques, devint le centre ferroviaire d'une étoile à six branches. Le train arriva à point nommé, après le phylloxera qui avait détruit le vignoble régional. Il entraîna la spécialisation du bassin de Brive dans la production légumière et fruitière. Cet essor agricole induisit la création d'autres établissements : conserveries, confitureries, fabriques de liqueurs et, pour le conditionnement, vanneries, papeteries et fabriques de bois. Après l'arrivée du chemin de fer, la municipalité de Brive commence à être prise d'une activité urbanistique pour améliorer la circulation à l'intérieur de la ville en ouvrant de larges routes droites en détruisant les vieilleries sous le prétexte de salubrité publique et d'hygiénisme[53].
Ouvriers peintres proches des jeunesses communistes, Henri etÉdouard Valéry sont deux frères entrés dans la résistance locale dans le sillage d’Edmond Michelet. Arrêtés pour avoir distribué le journal du mouvementCombat (journal) en mai 1942, ils sont condamnés à un an de prison. En 1943, ils fondent un maquis des francs-tireurs et partisans (FTP) au sud de Brive, et Édouard devient dirigeant de la direction départementale des FTP de la Corrèze[55].
Signe d'une influence communiste importante dans la région, l'actuelle avenue de Paris, artère principale remontant du pont Cardinal jusqu'au bas de la rue Toulzac, dans le prolongement de la collégiale Saint-Martin, a un temps porté le nom d'avenue du Maréchal Staline. Le parti communiste se réorganise, dès juillet-août 1940. Germain Auboiroux, Gaby Lhomond-Goudoux, Robert Delord et Paul Peyraud impulsent sa reconstitution. À partir de 1941, la résistance communiste s'organise autour du café "Le Verdanson" possédé parRoger Lescure et son épouse[56].
À l'annonce d'undébarquement imminent, environ 8 500 soldats allemands prennent la direction de la Normandie. Leur parcours est jalonné de massacres. Entre les mois de mai et août 1944, la2e division SS Das Reich multiplie les exactions sous le commandement du généralHeinz Lammerding[57]. Au soir du l’avant-garde de laDas Reich pénétre à Brive, venant deNoailles. « Brive était comme une ruche » déclare le chef de bataillon Heinrich Wulf[58]. La veille, lesFrancs-tireurs et partisans corréziens deJacques Chapou avaient attaqué la garnison de Tulle, sans pouvoir déloger toutes les places fortes allemandes. Ils comptaient libérer totalement la ville le 8 juin. Le lendemain, la division allemande SS "Das Reich" entre dans Tulle et s'y livre à unmassacre. Le, à 21h15, au château de la Grande Borie, le colonel Heinrich Bohmer signe la reddition des troupes allemandes de Brive en présence deJacques Poirier qui représente les Alliés et du colonel Jacquot pour la Résistance, faisant de Brive la première ville française à s'être libérée par la Résistance[59].
Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de Brive-la-Gaillarde sont les suivantes :
Mur à colonnade de l'ancien collège des Doctrinaires, aujourd'hui Hôtel de Ville.
La population de la commune étant comprise entre 40 000 et 49 999 habitants au recensement de 2014, quarante-troisconseillers municipaux ont été élus en 2014.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[80],[Note 6].
En 2023, la commune comptait 47 095 habitants[Note 7], en évolution de +0,38 % par rapport à 2017 (Corrèze : −0,26 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Conservatoire de Brive-la-Gaillarde[99] : conservatoire municipal de musique, danse et théâtre ;
Centre municipal d'arts plastiques[100] : centre pour l'apprentissage, la découverte et la pratique du graphisme, du modelage. Le centre possède une section particulière pour préparer le concours d'entrée des écoles nationales d'enseignement artistique.
La ville de Brive-la-Gaillarde a créé une médiathèque dans l'ancien hôtel de ville, place Charles-de-Gaulle, et développé un réseau de lecture publique[101].
Le service des archives conserve les documents concernant l'histoire de Brive et son bassin de 1207 à nos jours. Installé depuis 2006 dans l'ancien logis des clarisses, le service accueille scolaires et grand public dans la découverte du patrimoine de Brive.
laFoire du livre, est l'une des manifestations culturelles les plus importantes de l'année, le second évènement littéraire français après leSalon du livre de Paris selon la mairie[102]. La Foire est l'occasion de la remise duprix de la langue française. Elle réunit chaque année des centaines d'auteurs touchant à tous les genres littéraires.Jean d'Ormesson était le président lors de la première manifestation, en 1982. En 2008, c'estFrédéric Beigbeder qui était aux commandes, marquant la volonté municipale de renouvellement et de rajeunissement de cet évènement majeur de la rentrée littéraire. Chaque année, la Foire est ponctuée de spectacles, rencontres, lectures et autres expositions qui ont attiré quelque 130 000 visiteurs et500 écrivains en 2005. Antoine Gallimard était le président pour la Foire 2011,Erik Orsenna en 2012 et l'édition 2013 fut présidée parAlain Mabanckou. L'édition 2024 étaitp lacée sous la présidence de l'écrivain et journalisteJérôme Garcin[103].
lesOrchestrades universelles sont organisées chaque année, au mois d'août. Environ700 musiciens du monde entier âgés de10 à 25 ans et adeptes de tous les types de musique, se retrouvent et organisent pour l'occasion une soixantaine de concerts gratuits dans de grands lieux historiques, rues et autres salles de spectacles de Brive et de l'agglomération. Les Orchestrades sont provisoirement interrompues. La ville est rentrée dans le Livre des records en 1993 avec un concert qui a regroupé plus de 1 000 musiciens et chanteurs lors des Orchestrades universelles. Depuis le record d'un orchestre de musiciens amateurs a été battu par le Canada au début des années 2000 avec plus de 6 000 musiciens ;
leFestival de la Vézère est un festival de musique classique qui se déroule chaque été, pendant les mois de juillet et août, à Brive et sur tout le département de la Corrèze depuis34 ans. Il réunit plus de 8 000 spectateurs et accueille des artistes de renommée internationale : Barbara Hendricks, Philippe Jaroussky, Chœur Accentus, Yuri Bashmet, Teresa Berganza, Abdel Rahman El Bacha, Hélène Grimaud, Patricia Petibon, Vivica Genaux, Simone Kermès, Valer Sabadus, Concerto Köln… Le Festival a animé depuis 1981 plus de25 communes depuis30 ans et s’ouvre régulièrement vers de nouveaux lieux du patrimoine ;
la ville organise, en partenariat avec la Société des réalisateurs de films, leFestival du cinéma de Brive -Rencontres du moyen métrage au cinéma Rex à l'issue duquel sont remis le grand prix du festival, le prix du jury, deux mentions et un prix du public ;
en été « Brive Festival », aujourd'hui propriété du groupeVivendi, est devenu un vrai festival, grâce à des musiciens très divers (jazz, rock…) et des danseurs ethniques venant de toutes cultures ;
« Les Cafés de l'été », tout l'été, des groupes connus ou moins connus, de toutes sortes de musique, font leur spectacle dans les bars de Brive et des environs ;
le Festival de l'élevage se propose d'importer « la campagne » au cœur de la ville et de renouer avec la tradition des vraies foires d'autrefois. Avec ses 15 000 m² dédiés en centre ville, le festival accueille une centaine d'éleveurs et producteurs, et près de 600 animaux[105].
en 2006, la ville de Brive a obtenu le label « Ville amie des enfants » décerné par l'UNICEF, grâce à l'initiative de son conseil municipal des jeunes[106] ;
Brive est la ville d'attache de laCamerata vocale de Brive, ensemble vocal dirigé parJean-Michel Hasler et constitué d'un chœur professionnel, l'Ensemble Chronochromie[113], d'un chœur amateur et du Jeune Chœur du Limousin[114], et proposant de nombreuses activités pédagogiques en lien avec leconservatoire à rayonnement départemental de la ville[115]. La Camerata vocale de Brive possède une discographie importante et s'est produite avec ses trois composantes dans les plus grands festivals français et européens[116]. Son directeur a en outre reçu le prix de l'Académie des beaux-arts en 1992[117].
L'ensemble vocal de Brive, dirigé par le compositeur etchef de chœur Christophe Loiseleur des Longchamps, est le chœur le plus ancien de cette ville. Fondé en 1965 par Henriette Cassaing (1942-2017), il produit chaque année un programme avec orchestre sur les messes,requiems ouoratorios du répertoire occidental. Il est constitué, selon les années, de 50 à 80choristes et travaille avec des solistes invités de réputation nationale ou internationale.
La commune a mis en place des studios, permettant aux musiciens de pouvoir jouer et créer dans des conditions quasi professionnelles.
Georges Brassens a écrit une chanson humoristique dont l'action se déroule au marché de Brive-la-Gaillarde (Hécatombe). Pour rendre hommage à l'artiste, la halle centrale de Brive, place de la Guierle, porte son nom.
Dans la chanson « Quand les andouilles voleront »,Georgius indique qu'Onésime Dumou, est natif de Brive-la-Gaillarde[118],[119]
Méga CGR Brive : composé de neuf salles équipées numérique et 3D et inauguré le, il remplace les deux anciens cinémasCGR Rex etCGR Splendid ;
Le Rex : composé de trois salles, il est labellisé « art et essai » etcinéma de recherche. Le bâtiment, construit dans les années 1930 dans le stylepaquebot, est classé à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
le foie gras : tous les ans en hiver ont lieu quatre Foires grasses, où sont primés les plus beaux foies, les plus belles oies et une foire aux chapons. Cependant, on trouve ces produits sur le marché de Brive, sous la halleBrassens, tous les samedis matin en hiver. Avant de gaver les oies au maïs, on les gavait au blé et aux figues. Aujourd'hui il est courant de trouver sur les marchés des figues farcies au foie gras ;
la truffe : dès que l'on quitte Brive vers le sud, on arrive sur un sol calcaire propice à la récolte de la truffe, en particulier en hiver, laTruffe noire Tuber Melanosporum.Lorsque le vignoble fut détruit, on remplaça les vignes par des plantations de chênes truffiers ou de noisetiers. Ces arbres sontmycorhizés, c'est-à-dire plantés jeunes, provisoirement, avec de la truffe, avant d’être plantés définitivement dans une truffière ;[réf. nécessaire]
lamaison Denoix, fondée en 1839, produisant le « Quinquinoix », la « Suprême Denoix » et la « Moutarde Violette de Brive », a reçu en 2007 le label d'État « Entreprise du Patrimoine Vivant »[120].
Parmi les clubs sportifs de la ville, il faut distinguer leCA Brive, club omnisports disposant d'une sectionrugby à XV, devenuechampionne d'Europe en 1997, notamment sous l'impulsion de son présidentPatrick Sébastien. La section Volley joua le championnat de PRO B pour la saison 2008-2009.
Le principal club defootball de la ville est l'ESA Brive, parvenu en quart de finale de la coupe de France en 2004.
L'équipe féminine du club de Brive Triathlonévolue en1er division[Quand ?] de la discipline. En 2005, Juliette Bénédicto, sociétaire de ce club, est devenue championne du monde juniors à Madère.
Le Handball Brive Corrèze est un club dehandballfrançais qui a évolué en championnat de France garçons de moins de 18 ans pendant les saisons 2007-2008, 2008-2009 et 2009-2010. Les seniors masculins ont accédé à la Nationale 3 en 2011-2012. Les seniors filles ont joué en championnat de France N2 pendant la saison 2000-2001.
Brive a participé en 2009 àIntervilles. L'équipe briviste composée de 15 gaillardes et gaillards a rencontréValenciennes à Amnéville le et l'émission a été diffusée le 12 août surFrance 3.
Virgin Radio Limousin (88.1 FM) : programme local de Virgin Radio réalisé depuis Brive. Elle propose des flashs d'informations locales et des programmes locaux ;
Totem, une des principales radios commerciales de larégion Occitanie émet à Brive sur 102.4 FM avec un bureau local au 65, boulevard Henri-de-Jouvenel.
La chaîne privée Télim TV émettait à Brive depuis les mêmes émetteurs que France 3 Limousin et les autres chaînes de la TNT. Le, elle cesse d'émettre à la suite d'une liquidation judiciaire[131].
Brive et son Agglomération se caractérisent par la présence d’entreprises diversifiées ayant montré au fil des années une forme de résilience particulière[137] face à la crise économique.
Le territoire se compose de filiales de grands groupes et de nombreuses PME-PMI familiales et performantes. Il offre un tissu économique très varié autour :
des grandes filières industrielles de l’agroalimentaire, la mécanique, l’électronique, la cosmétique, le bois, le BTP et l’environnement ;
d’un secteur tertiaire dynamique avec le transport et la logistique, l’informatique, le numérique, l’impression, l’intérim, la santé et les services à la personne ;
d’activités commerciales et touristiques développées.
Avant l’arrivée deJean Charbonnel à la mairie de Brive en 1966, la ville de Brive était considérée comme une cité marchande. Les ruraux des villages alentour venaient en ville pour se rendre à l'hôpital de Brive ou réaliser leurs achats, surtout les jours de foire et notamment les foires grasses.
Entre 1966 et 1995, Jean Charbonnel transforme la ville sur le plan économique. Il œuvre pour dynamiser la ville[138] et ouvre le foncier à l’ouest pour l’implantation de nouvelles entreprises. La zone de Beauregard, puis la zone du Teinchurier sont les deux premières grandes zones industrielles de la ville. Entre 1972 et 1974, Jean Charbonnel est aussi ministre du Développement industriel et scientifique. À Brive, il met en place une politique d’accueil des entreprises très compétitive avec un prix du foncier très attractif. Il s’appuie par exemple sur les richesses agricoles du territoire pour inciterBlédina, dénommé à l’époque Diépal, à venir s’installer[139] à Brive en 1972.
Aujourd’hui, la ville est toujours le grand centre commercial d’un territoire attirant les habitants duPérigord enDordogne et desCausses du Quercy dans leLot. Sa zone de chalandise avoisine les 200 000 habitants. À leur tour, les différents maires ont réussi à modeler l’équilibre économique du territoire de Brive autour des sphères primaire, secondaire et tertiaire.
En 2000, la Communauté d’Agglomération de Brive, qui compte au départ 16 communes, est créée. Le développement économique est la première compétence obligatoire de l’Agglomération. Pour l’exercer, l’agglomération est dotée d’une société d'économie mixte appelée « Brive Énergies » qui est chargée du développement économique de la ville. Il poursuit l’aménagement et le développement de grandes zones d’activités à l’ouest comme le Parc Economique de Brive Ouest (PEBO) sur 95 hectares. Brive Énergie se charge essentiellement de la commercialisation de ces espaces fonciers.
Durant cette période, beaucoup d’efforts sont également concentrés sur le développement touristique du territoire. L’Office de Tourisme de Brive crée la marque "100 % Gaillard" et met en place une stratégie de marketing touristique grâce notamment auBrive Festival. Depuis une dizaine d’années, Brive et ses alentours sont devenus une destination touristique reconnue. Cette reconnaissance est marquée en 2016 par l’édition d’un guide du routardBrive-la-Gaillarde et son pays.
Les projets de développement d’immobilier d’entreprise sont portés conjointement par l’Agglomération du Bassin de Brive et laChambre de Commerce et d’Industrie de la Corrèze. ÀSaint-Viance, la pépinière Novapole[140] accueille ses premiers créateurs d’entreprise à partir de 2007. Ils sont spécialisés dans le service ou la production agroalimentaire et bio-industrie. En 2009, Startech[141], la seconde pépinière et hôtel d’entreprises est créée sur la zone d’activité commerciale du Mazaud à Brive. Elle est consacrée au secteur de l’électronique, des nouvelles technologies et des services aux entreprises.
En 2014, l’Agglo du Bassin de Brive décide de confier la compétence économique à la SPL de Brive et son Agglomération.
Il existe une forte représentation de PME-PMI industrielles. Elles ont accumulé des savoir-faire reconnus dans les domaines de la mécanique et de l’électronique, et de leur combinaison (mécatronique) mais également de la sous-traitance aéronautique-spatial-automobile, avec une spécialisation en électronique - Optique et en mécanique industrielle-métallurgie bénéficiant de l'influence de laMecanic vallée[143].
Entreprises de mécanique générale, mécanique de précision, maintenance industrielle, machines spéciales forment un ensemble diversifié de sociétés de toutes tailles.
Les fleurons de la filière mécanique - électronique implantés à Brive sontPhotonis,Thales, AD Industrie, Précision Mécanique de Brive, Brown Europe, GMDEurocast Euclide.
Ils sont entourés de TPE-PME comme ACTI Metal Industrie, Deshors Moulage, CAMCI Metal, SIRMET SAS, Mecalim, Mécalliance AMGP et innovantes comme M-Tecks EAC, I3D Concept, Concept Soudage, PRANA R&D, etc.
Autour de la production et la transformation de viande, des fruits, des légumes et des plantes, se sont développées de grandes entreprises de taille variée : Blédina/Danone, Intermarché/Delvert, la Maison Lepetit, Bovetti, Gelpass/Francep, Fruinov, Pagès-Vedrenne, La Noix Gaillarde, La Distillerie des Terres Rouges/Renaud-Cointrau, Krill, Cavia.r, le groupe Carnivor et de Fipso.
Non loin de Brive,Andros est installé à Biars-sur-Cère dans le Lot. Employant 7 400 personnes, cette société est un acteur incontournable de la filière agroalimentaire du bassin de Brive et est partenaire du Club de Rugby de Brive, leCABCL.
À 5 minutes des axes autoroutiers, la zone de la Nau implantée sur le territoire de la commune deSaint-Viance est consacrée au développement des activités des secteurs de l’agroalimentaire et des biotechnologies. Depuis 2007, la pépinière Novapôle accompagne l’implantation de jeunes entreprises de l’agroalimentaire innovantes comme Alter Nutrition, ou Vegesens.
En 2018, l’implantation d’un relais local[144] dupôle de compétitivité Agri Sud Ouest est l’une des preuves du dynamisme de la filière agroalimentaire du bassin de Brive. Agri Sud-Ouest se positionne au cœur du tissu local pour créer des réseaux entre les entreprises et les différents acteurs du monde agricole, de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie.
Les entreprises reconnues de ce secteur sont pour la tonnellerie (Foudrerie François, Brive Tonneliers et Tonnellerie Saury), pour la scierie (Arbos, Valade et Fils, Soulier Philippe), pour l’emballage bois, papier et carton (Brj emballage, Arbopal, Allard Emballage du groupe Valois, Soflog Tellis, Emballage Industriel du Limousin), pour l’agencement : Sud Ouest Étalage du Groupe Lindera, Lamellux.
Cette filière s’est construite autour de deux grandes entreprises : Sothys et Silab.
Sothys est une entreprise familiale créée en 1946 par la famille Mas. Son siège se situe à Brive. Elle développe, produit et distribue des produits de beauté haut de gamme auprès des professionnels. Ses produits sont distribués dans le monde entier.
Silab, plus jeune, créée en 1984, est devenu leader sur son marché, celui des actifs biologiques. Elle développe, fabrique et commercialise ses produits auprès de grands noms de l’industrie cosmétique. Elle emploie 290 collaborateurs dont 90 chercheurs[145].
La filière BTP est structurée autour de grands groupes nationaux et d’entreprises anciennes familiales qui sont transmises de génération en génération.Eurovia,Colas,Siorat/groupe NGE, Devaud TP, Miane et Vinatier, Corrèze fermetures, Coudert construction, Allez et Cie, Parouteau Industrie, Lacoste et fils,Hervé thermique ou SEBTP sont autant d’entreprises qui font vivre cette filière sur le territoire. Ce secteur compte plus de 460 entreprises et représente 2 500 emplois.
Brive est située au carrefour des axes Paris-Toulouse et Bordeaux-Lyon, portés par les autoroutesA20 etA89, à 2h de Bordeaux et de Toulouse. De cette situation géographique privilégiée pour uneville moyenne, le territoire de Brive a su accueillir des implantations multiples de transporteurs logisticiens nationaux et internationaux. L’ouest de la ville jusqu’à la zone de la Gare développée le long de l’A20 dans la commune d’Ussac est le centre névralgique des échanges logistiques où se côtoient grands groupes et entreprises familiales : Géodis Bernis, Schenker-Joyau, Veyres-Perié, transport Froidefond, Transport Verlhac,Chronopost, Viapost,Colissimo, Transport Madrias,STEF,XPO Logistics Europe, agence TNT ou encoreMondial Relay. Ce secteur regroupe près de 90 entreprises et plus de 1 500 salariés.
Il s’agit d’une filière d’opportunités et d’emplois en constante évolution soutenue par des représentants de la filière. L’ALIPTIC (Association Limousine des professionnels des technologies de l’information et de la communication) a pour mission de développer l’appui des TIC aux filières stratégiques du territoire et de valoriser son image. Le 400 est untiers lieu, un lieu de partage (partage d’espaces de travail, de compétences et de matériel) créé à Brive en 2017 destiné au numérique, au co-working, aux médias et à l’image. Elles portent des initiatives et des événements innovants visant à promouvoir le développement de la filière comme la Start Up Battle et les 48 h du numérique à Brive[146].
La rue Toulzac, une rue commerçante du centre-ville.
Brive et sa région représentent un marché local de plus de 200 000 habitants[réf. nécessaire].
Dans les années 2000, Brive-la-Gaillarde fut utilisée comme « laboratoire grandeur nature » pour tester de nouveaux produits de grande consommation. Les habitants de Brive sont jugés représentatifs de la population française par TNS Sofres, car isolés du reste de la région. Ainsi, les nouveaux produits sont testés dans les super et hypermarchés partenaires de TNS Sofres[147].
Dans les rues du centre-ville de Brive, se mêlent près de500 commerces, répartis entre commerces indépendants et enseignes nationales.L’offre commerciale du centre-ville de Brive est étendue par celle proposée en zones commerciales à l’est comme à l’ouest de Brive[réf. nécessaire].
LeCentre Hospitalier de Brive est le premier employeur de la commune après la Mairie avec 1 800 personnes. La Maternité des Trois provinces[148], un regroupement novateur entre la maternité de l’hôpital et celle de la clinique Saint-Germain atteint 1 400 naissances par an. La Clinique des Cèdres vient compléter l’offre de soin avec une spécialité en chirurgie orthopédique.
La population de Brive est plus âgée que la moyenne nationale. Selon l’INSEE, environ 28 % des habitants du Bassin de Brive ont plus de 60 ans contre 22,6 % en France. De ce fait, le marché des seniors et des services à la personne est en pleine expansion sur le territoire de Brive et sa région.
Le secteur de la santé, sanitaire et social représente environ 15 % des emplois sur l’Agglo de Brive. Depuis 10 ans, l’offre privée dans les services à la personne s’organise et poursuit son essor. En Corrèze, une dizaine d’entreprises de Services à la personne se sont fédérées autour du Groupement des Entreprises de Services à la Personne (GESAP 19) pour mener des actions collectives de promotion et de valorisation du secteur. L’idée première est de développer la lisibilité de l’offre privée dans ce secteur, porté au départ par les collectivités au travers d’associations d’utilité publique.
Brive est une destination touristique de premier plan pour les vacances (longs et courts séjours) et les séminaires d’entreprise. Elle bénéficie de l’influence majeure de la Vallée de la Dordogne. En 2017, Brive Tourisme a enregistré 118 000 visiteurs[149] sur la saison. Pour les longs séjours, les visiteurs français viennent principalement d’Île-de-France, de l’Ouest Atlantique et du Nord. En week-end et pour les courts séjours, ils arrivent de Bordeaux, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne et Lyon. Les visiteurs étrangers viennent de Grande-Bretagne, des Pays-Bas, de la Belgique et de l’Allemagne. En venant à Brive, les visiteurs recherchent davantage la nature et le soleil, une destination paisible pour pratiquer des excursions et des balades en VTT, trouver la fraîcheur des lacs et des grottes et goûter à la gastronomie locale.
Le patrimoine historique de Brive est riche et varié et recèle entre autres dix-sept monuments historiques classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire au seul registre de l'architecture.
pont Cardinal sur la Corrèze, construit en 1734, élargi en 1770 et 1929. Sa construction a été entreprise par Joseph Dubois, frère ducardinal Dubois, maire perpétuel de Brive alors qu'il était directeur général des ponts et chaussées de France.
Portail de la chapelle du Collège des Doctrinaires.
Détail de la façade de l'hôtel Labenche (actuel musée).
La maison Treilhard.
L'office de tourisme de Brive, installé dans l'ancien château d'eau.
Cédric Villani (né en 1973), mathématicien, récipiendaire de la médaille Fields et homme politique français, député pour le mouvementLa République en marche ! dans la cinquième circonscription de l'Essonne.
Alceste De Ambris (1874-1934), homme politique et syndicaliste révolutionnaire italien, mort à Brive.
Francis Poulenc (1899-1963), a séjourné au 4, place Krüger (actuelle place Latreille) en 1960[153].
Edmond Michelet (1899-1970), homme politique, chef du mouvement Combat en Limousin ; arrêté par laGestapo à Brive en février 1943 ; mort au village de Marcillac, dans la commune de Brive.
Maurice Rouel (1910-1987) homme politique français, est décédé à Brive.
David Feuerwerker (1912-1980), membre du mouvement Combat en Limousin, aux côtés d'Edmond Michelet, rabbin de Brive durant l'Occupation.
Antoinette Feuerwerker (1912-2003), juriste et éducatrice française, épouse de David Feuerwerker ; membre du mouvement Combat en Limousin aux côtés d'Edmond Michelet.
Auguste Jarasse (1915-2007), joueur de rugby à XV, mort à Brive.
Rose Warfman (1916-2016), infirmière et assistante-sociale suisse membre du mouvement Combat en Limousin aux côtés d'Edmond Michelet, arrêtée à Brive, déportée àAuschwitz.
Pierre Lefranc (1922-2012), résistant qui fut conseiller municipal de Brive.
Jacques Poirier (1922-2005), il fut l'un des acteurs de la libération de Brive-la-Gaillarde, intervenue le.
Édouard Valéry (1924-2010), résistant. Il était ouvrier peintre à Brive avant 1939.
D'azur à neuf épis de blé d'or liés par trois en forme de fleurs de lys et posés 2 et 1.
Devise / Cri
Briva Lemovicii inferioris caput (Brive capitale du Bas-Limousin).
Détails
Les épis de blé en forme de fleur de lys rappellent que la ville de Brive avait choisi l'autorité du roi de France. Le blé représente la richesse agricole de la ville. Blason utilisé depuis longtemps et confirmé par une délibération le.
La chansonHécatombe deGeorges Brassens, datant de 1952, se passe à Brive. En voici le premier couplet :
Au marché de Brive-la-Gaillarde À propos de bottes d'oignons Quelques douzaines de gaillardes Se crêpaient un jour le chignon. À pied, à cheval, en voiture, Des gendarmes mal inspirés Vinrent pour tenter l'aventure D'interrompre l'échauffourée.
C'est en référence à cette chanson que la halle des producteurs de Brive s'appelle aujourd'hui « halle Georges-Brassens ».
La chansonQuand les andouilles voleront, de Georges Auguste Charles Guibourg, ditGeorgius, datant de1936, indique dans le qu'Onésime Dumou, est natif de Brive-la-Gaillarde. En voici le deuxième couplet :
Question posée par Onésime Dumou, natif de Brive-la-Gaillarde, le jour de son mariage avec Félicie Tapolard : Monsieur l'maire, faut que j'vous cause Tout à l'heure, vous avez dit Qu'la femme, en tout état d'cause, D'vait suivre partout son mari Je suis d'nature congestive Et faut qu'je prenne fréquemment D'la limonade purgative Faudra-t-y qu'elle me suive tout l'temps ? “Tu vas faire un drôle d'époux Mais ce que j'crois surtout” Refrain
Étienne d'Alençon,Brive-la-Gaillarde, éditions Sutton, collection Mémoire d'une ville, 2019.
Max Boissière,Ces Brivistes du coin de la rue, Brive-la-Gaillarde : les 3 épis,2004, 388 p., 20 cm.(ISBN2-912354-26-9). Cet ouvrage recense divers noms de rues de Brive-la-Gaillarde avec notices biographiques des personnages éponymes.
Jean Charbonnel (dir.),Histoire de Brive et de sa région, Privat, Toulouse, 1991, 320 p..
Henri Delsol,Le Consulat de Brive-la-Gaillarde. Essai sur l'histoire politique et administrative de la ville avant 1789, Brive, 1936, réédition Les Monédières, 1982, avec une préface de Marie-Rose Guillot.
↑Gentilé assez singulier en-iste, antérieur à la découverte de l'inscription deNaintré /Vieux-Poitiers rédigée enlangue celtique :RATIN BRIVATIOM FRONTV. TARBEISONIOS IEVRV qui signifie « Frontū fils de Tarbeisū a offert le rempart des habitants deBriva », Briva est ici sans doute l'ancien nom de Vieux-Poitiers, mais deBrivatiom, « habitants de Briva », on aurait pu faire en français lesBrivates ou lesBrivatiens. Le cas est rarissime, mais pas unique : par exemple, les habitants deLouvain sont appelésLouvanistes.
↑Cette cartographie du TRI est indicative. Elle n’a pas vocation à se substituer aux cartes d’aléas des PPRI (lorsqu’elles existent sur le TRI) dont les fonctions et la signification ne sont pas les mêmes.
↑Le classement des barrages est fonction de deux paramètres : hauteur et volume retenu[33].
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Adrien Allard et Louis de Nussac, « La Bouvie, Moulin, Usine, Digue, Pont et Faubourg de Brive »,Bulletin de la Société scientifique historique et archéologique de la Corrèze,t. 68,,p. 39-45(lire en ligne)
↑Olivier Touzé, « Caractérisation de la “méthode du Raysse” à Bassaler-nord et au Raysse (Corrèze, France) »,Archéo-Situla,no 31,(lire en ligne, consulté en), p. 4, fig. 1.
↑Denis Carré et Nadine Levratto,, « Les entreprises du secteur compétitif dans les territoires. Les déterminants de la croissance. »,CNRS Laboratoire EconomiX, etude adcf juin 2013.
↑« Jean-Michel Valade, Il y a la Brive d'avant et la Brive d'après 1966 »,L'Express,(lire en ligne).
↑Jean-Michel Valade et Frédéric Le Hech,Une histoire de Brive-la-Gaillarde, Les Ardents Editeurs(lire en ligne).