Au, Brioude est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2].Elle appartient à l'unité urbaine de Brioude[Note 4], une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle estville-centre[Note 5],[15],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Brioude, dont elle est la commune-centre[Note 6],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 39 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 3],[I 4].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (63,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (38,8 %), zones urbanisées (30 %), prairies (17,2 %), forêts (4,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (4,6 %), mines, décharges et chantiers (2,5 %), zones agricoles hétérogènes (2,2 %)[16].L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Brioude en 2018 en comparaison avec celle de la Haute-Loire et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion derésidences secondaires et logements occasionnels (5,3 %) inférieure à celle du département (16,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 52,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (52,7 % en 2013), contre 70 % pour la Haute-Loire et 57,5 pour la France entière[a 3].
L'autoroute A75 (Paris-Béziers) passe à une dizaine de kilomètres à l'ouest de Brioude (accès nord sortie 20,le Puy-en-Velay (RN 102), accès sud sortie 22). L'aménagement en voie express de laRN 102 entre l'A75 (sortie 20) et Brioude a été achevé en 2025. La RN 102 se prolonge vers Le Puy-en-Velay et des routes départementales desserventMassiac (Cantal) etLa Chaise-Dieu.
En dialecteauvergnat, Brioude est transcrit en graphie occitane classiqueBriude[ˈbriwdə/ˈbrijde] et ennorme bonnaudienneBride. Ce nom est le résultat d'une longue évolution[18] depuis le motceltegaulois « briuati » (qui est muni d'un pont), celui-ci étant situé à Vieille-Brioude, ausud à3 kilomètres[19]. Ce terme nous rappelle donc que le franchissement de l'Allier dans cette région a été un défi pendant des siècles.
À proximité de l'aérodrome de Brioude-Beaumont un site de surface a livré de l'industrie pré-acheuléenne à l'âge estimé entre 80 000 et 5 000 ans[20].
Le nom de la ville ainsi que quelques faciès céramiques exhumés au sud du bourg[21] confirmeraient l'originelaténienne de l'agglomération brivadoise. Toutefois, hors de l'archéologie, qui atteste une présence gallo-romaine certaine sur le site pour tout leHaut-Empire, les évocations historiques de la ville sont plus tardives.
Tout ce que l'on sait de Brioude pour les hautes époques est à rapporter à l'apparition du culte desaint Julien[22]. Ce martyr fut décapité[23] probablement sur place ou peut-être dans la proche localité de Vinzelles (Puy-de-Dôme, com.Bansat, cant. Sauxillanges) à l'occasion des persécutions deDioclétien, dans les premières décennies duIVe siècle[24].
Le chroniqueurGrégoire de Tours, dans laPassion qu'il consacre à Julien et rédige vers 581-587, évoque la tradition selon laquelle le premier aménagement du tombeau du saint serait le fait d'aristocratespriscillianistes ibériques repentis ayant échappé aux condamnations du mouvement àTrèves par l'usurpateurMaxime[25]. Au regard du reste du récit des origines du culte, le plus souvent fort évasif, ces détails sont trop précis pour ne pas avoir été collectés localement ou lus sur des écrits du temps qui ne nous sont pas parvenus.
Ensuite, l'hypothèse d'une élection de sépulture parAvitus[26], empereur romain d'Occident d'origine auvergnate[27], auprès du tombeau du martyr aurait pu contribuer de façon décisive à la renommée du sanctuaire en Gaule[28],[29],[30]. Indépendamment de la publicité que connurent alors ces événements, il est à noter que cette inhumationad sanctos, en relayant la mode italique, constituerait par ailleurs un précédent remarquable pour un homme d'État enGaule.
Basilique Saint-Julien : déambulatoire et sanctuaire.
Au seuil du Moyen Âge, l'arrivée des chefs germaniques semble, paradoxalement, avoir renforcé de façon décisive l'importance du culte du martyr (on n'a en effet qu'une mention ponctuelle de razzia, de la part des Burgondes vers 472-474[31]). Ainsi, le ducVictorius, Aquitain au service du roi wisigothEuric, maître de l'Auvergne depuis 475, démonte les monuments antiques voisins pour l'aménagement de la basilique[32].Thierry, fils ainé deClovis, lors de sa pacification de l'Auvergne, en conséquence d'un excès de zèle de ses éclaireurs, offrit un diplôme d'immunité au sanctuaire après 526, comme il l'avait fait peu auparavant au profit de Clermont, siège cathédral du pays[33]. Dès lors, la protection vigilante mais discrète des intérêts de l'église de Saint-Julien par le distant pouvoir austrasien fut probablement un moyen efficace de ménager des fidélités au sein de l'aristocratie romaine locale. En retour et malgré le relatif silence des sources issues deGrégoire de Tours, le sanctuaire du martyr est une plate-forme entre le pouvoir royal et militaire franc avec le vieux monde juridique et institutionnel latin. En tout cas, l'importance surprenante des niveaux mérovingiens mis en évidence lors des récentes fouilles programmées et effectuées aux abords de la basilique (sous la direction de Bernadette Fizellier-Sauget puis de Fabrice Gauthier) confirme le dynamisme de ces lieux pour la période. Par ailleurs, le nombre, la variété et la répartition des émissions monétaires, triens et deniers d'argent frappés à Brioude, dont les trouvailles s'égrainent de l'actuelle Espagne aux îles Britanniques, sont encore un témoignage concret du rayonnement du lieu.
La basilique de Brioude, deLouis le Pieux àCharles le Chauve, fait l'objet de préceptes d'immunités réitérés. C'est probablement à cette époque que la communauté des desservants fut réformée en une collégiale canoniale selon les prescriptions de laregula d'Aix-la-Chapelle désormais en vigueur dans l'Empire.
Le chapitre demeure le moyen majeur du rapprochement du pouvoir franc avec l'ensemble des représentants des aristocraties locales : à la fois école, cour, chancellerie, il participe de l'« aquitanisation » décisive des lignages desconsanguinei carolingiens en charge au sud de la Loire. Au premier des rangs de ceux-ci, lesGuillelmides, et surtout son principal représentantGuillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, véritable aboutissement du phénomène. Son abbatiat à la dite basilique de Brioude par « don royal » (dono regio) est alors le symbole de l'étendue de son autorité sur toutes les anciennes provinces romaines d'Aquitaine. De laVita sancti Guillelmi aula Charroi de Nîmes, le dépôt des armes à l'autel de saint Julien à Brioude marquera désormais l'entrée symbolique en Aquitaine, le passage obligé par lequel le guerrier franc, qu'il soit un personnage historique, un fondateur héroïsé ou encore le premier modèle de sainteté guerrière, véritable « proto-chevalier », entamera sa quête.
SousSaint Louis plus particulièrement, l'autorité royale se réinstalle peu à peu en ville et donne systématiquement raison aux chanoines-comtes contre toutes tentatives d'organisation communale jusqu'à la fin de l'Ancien Régime. Et Brioude est bientôt promue par l'autorité royale « bonne ville » d'Auvergne.
Les premiers religieux de l'Ordre des Frères mineurs duPuy-en-Velay s'installent à Brioude en 1286, après le don d'une maison par Anne Fabret dans un faubourg des Olliers. La première pierre de l'église est posée par Pons de Polignac, en 1317. L'église est consacrée le[36].
Le, le sinistre capitaine des « routiers »Seguin de Badefol s'empare de la cité, qui devient « centre d'expéditions punitives » dans toute la région : « ...comme tuer gens, violer fames, pendre les personnes, arder (incendier) les villes, rober et piller tout le pays... » (Jean Froissart,Chroniques, 1370-1400)[37]. À la suite d'une convention signée le, le bandit consent à quitter les lieux.
En 1532, le roiFrançoisIer y est accueilli par une centaine de gentilshommes menés par le vicomte François-Armandde Polignac[38].
En 1618,LouisXIII autorise et règle le fonctionnement d'unesociété de tir à Brioude. Au mois de mai de chaque année, ses membres se réunissaient pour tirer, soit à l’arc, soit à l’arbalète (et plus tard au mousquet et à l’arquebuse) sur despapegays. Nommé roi de l’oiseau, le vainqueur jouissait pendant un an du droit de porter l’épée, était exempt de guet et recevait un prix de quinze livres[39].
Un couvent des Minimes est fondé le 14 juin 1608[40],[41]. Un couvent deCapucins est fondé en 1619[42],[43]. Ce couvent des Capucins est transféré en 1685 sur la butte Saint-Laurent[44]. Un couvent de la Visitation est fondé en 1658. Le couvent des Capucins est détruit par un incendie en 1771. Il est reconstruit avec des bâtiments plus grands. Les ordres religieux sont dispersés en 1789.
Laplace Saint-Jean. Emplacement d'une église disparue de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dont les fondations furent mises au jour en 2012, objet de fouilles archéologiques puis recouvertes[45]. Cette « maison du Temple de Sainte-Bonnette » dépendait à l'époque desTempliers de lacommanderie du Chambon. Appelée également « l'Hôpital de Brioude », elle est devenue un membre de lacommanderie de Montchamp augrand prieuré d'Auvergne[46], c'était également le principal domaine viticole de la commanderie avec des vignes àPaulhac etPuy-Fontaine[47].
Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Brioude sont les suivantes :
À Brioude, le conseil municipal est composé de 29élus dont : membres de la majorité (le maire, adjoints au maire, conseillers municipaux délégués, conseillers municipaux) etconseillers municipaux de la minorité municipale.
Leconseil municipal de Brioude, commune de plus de 1 000 habitants, est élu auscrutin proportionnel de liste à deux tours (sans aucune modification possible de la liste)[51], pour unmandat de six ans renouvelable[52]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges à pourvoir lors desélections municipales de 2020 est de 29[53]. Les vingt-neuf conseillers municipaux sont élus au premier tour avec un taux de participation de 43,61 %, se répartissant en vingt-trois issus de la liste conduite par Jean-Luc Vachelard et six issus de celle de Juliette Tilliard - Blondel[54].Jean-Luc Vachelard est élu nouveau maire de la commune le[55].
Brioude possédait untribunal d'instance, boulevard Vercingétorix, mais il a disparu le dans le cadre de la réforme de la carte judiciaire de laloi Dati. Ses activités ont été regroupées avec le tribunal d'instance duPuy-en-Velay.
La ville de Brioude est le bureau centralisateur d'uncanton depuis 2015[61].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[63].
En 2023, la commune comptait 6 527 habitants[Note 7], en évolution de −2,89 % par rapport à 2017 (Haute-Loire : +0,6 %,France horsMayotte : +2,36 %).
La population de la commune est relativement âgée.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 27,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (31 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 38,7 % la même année, alors qu'il est de 31,1 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 3 065 hommes pour 3 616 femmes, soit un taux de 54,12 % de femmes, largement supérieur au taux départemental (50,87 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[66]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,4
90 ou +
4,5
10,9
75-89 ans
16,6
21,0
60-74 ans
22,1
19,8
45-59 ans
19,5
15,1
30-44 ans
13,4
15,9
15-29 ans
11,4
15,9
0-14 ans
12,5
Pyramide des âges du département de laHaute-Loire en 2022 en pourcentage[I 5]
La commune de Brioude dépend de l'académie deClermont-Ferrand (rectorat de Clermont-Ferrand) et lesécoles primaires de la commune dépendent de l'Inspection académique de la Haute-Loire.
Les Décades de la peinture, édition 2019. Œuvres de Philippe Caspar.
Les Décades de la peinture est un festival annuel consacré aux artistes indépendants et émergents. Depuis 2018, il met en lumière chaque année au mois d'août une cinquantaine d'artistes venus de France et de l'international peu ou encore jamais vus représentant la scène artistique actuelle[70]. Le festival s'articule autour d'une exposition d’œuvres graphiques et plastiques ouverte à tous les styles proposant au public une balade artistique hors des sentiers battus. Animations, démonstrations, performances artistiques, concerts et ateliers d'initiation à l'art créent un écrin autour de l'exposition pendant les dix jours de festival[71].
L'édition 2019 a attiré près de 4 000 visiteurs[72].
Brioude abrite au nord de la ville uncentre hospitalier[73] assurant les urgences et de la chirurgie, et des résidences pour personnes âgées dépendantes : résidences Saint-Dominique (centre)[74].
Lecentre hospitalier de Brioude dispose de 224 lits et places dont[75] :
Le Motoclub de Brioude a été le premier organisateur français d'une course d'enduro motocycliste en 1972. Depuis de nombreuses épreuves ont eu lieu, championnats de France dont le dernier en 2008, championnats d'Europe et du Monde, le point d'orgue étant les ISDT (Internationaux de trials sur six jours) en 1980 auxquels 14 nations différentes ont participé.
La basilique Saint-Julien et l'église Notre-Dame de la Borie-Darles sont les deux seules églises de la ville[76]. L’église Saint-Julien a été élevée au rang debasilique par une décision du papePieXII le. La célébration officielle a eu lieu le, présidée par l'archevêque de Rouen,Joseph-Marie Martin (ancien évêque du Puy-en-Velay, élevé au cardinalat en 1965).
Une messe en plein air est dite chaque année, à l'occasion de la fête patronale (le), près de la fontaine Saint-Julien[77], fontaine[78] dans laquelle les soldats romains lavèrent la tête desaint Julien après son martyre avant de la ramener à Vienne comme preuve de leur acte.
On fête Julien le de chaque année, mais la procession n'a plus lieu. Saint Julien est présenté au public dans la crypte. Le reliquaire date duXIXe siècle.
Brioude est un centre d'impulsion régional dans le domaine agricole. En effet, 12 % de la production de tournesol en Auvergne est issue des environs de Brioude.
En 2009, la population âgée de 15 à64 ans s’élevait à 3 902 personnes, parmi lesquelles on comptait 72,1 % d’actifs dont 61,9 % ayant un emploi et 10,2 % de chômeurs[a 7].
On comptait 5 069 emplois dans la zone d’emploi (dont 4 457 salariés[a 8]). Le nombre d’actifs ayant un emploi résidant dans la zone étant de 2 439, l'indicateur de concentration d'emploi est de 207,9 %, ce qui signifie que la commune offre deux emplois par habitant actif[a 9].
Répartition de la population active et nombre d’emplois selon la catégorie socio-professionnelle en 2009
2 080 des 2 436 personnes âgées de15 ans ou plus (soit 85,4 %) sont des salariés[a 12], parmi lesquels 70,7 % sont titulaires de la fonction publique et contrats à durée indéterminée, 8,1 % des contrats à durée déterminée ; parmi les non-salariés, on recensait 7,45 % d'indépendants et 6,6 % d'employeurs[a 13]. Près des deux tiers des actifs travaillent dans la commune de résidence[a 14].
Le chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans s’élevait en 2009 à 14,2 %[a 16]. Au, on comptait 567 demandeurs d'emploi de catégorie ABC dont 313 de catégorie A[a 17].
Au, Brioude comptait844 établissements actifs (3 602 postes salariés) : 28 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 70 dans l'industrie, 58 dans la construction, 535 dans le commerce-transports-services divers et 153 étaient relatifs au secteur administratif.16 entreprises avaient plus de50 salariés[a 18],[a 19].
En 2011,50 entreprises ont été créées à Brioude[a 20] ; parmi celles-ci, 32 sont individuelles dont 19auto-entrepreneurs[a 21], ce qui représente au total50 entreprises[a 22]. 45 % des entreprises ont été créées avant 2001[a 23].
Démographie des entreprises et des établissements au
L'activité primaire est fortement représentée à travers l'agriculture autour de Brioude mais aussi les entreprises debois : Trans Bois Sarl, Bois Industriel, Rouvet, etc.
Depuis peu se développe aussi une activité tertiaire autour desNTIC (services informatiques, référencement internet[82], etc.).
Brioude abrite le siège social de trois grandes entreprises (chiffre d'affaires supérieur à 10 M€) :
Snop Financère Dunois : société d'emboutissage, détenue par le groupe familial Pinaire (5 500 employés dans le monde)[83] ;
Defimode : réseau de magasins sous l'enseigne Nov'Mod[84].292 personnes employées dans69 établissements fin 2017. Filiale déficitaire du groupe Vivarte ;
L'Hôtel de la Dentelle présente différents modèles dedentelles anciennes et contemporaines ainsi que du matériel servant à la confectionner. Quatre des Meilleures Ouvrières de France y animent des cours et assurent la pérennité de la dentelle dite « de Cluny » en créant des modèles contemporains remarquables. L'ensemble des techniques mises en œuvre dans la création et la réalisation de ces nouveaux modèles constitue « le Cluny de Brioude ».
LaMaison de Mandrin, située rue du 4-Septembre, est une demeure gothique duXVe ouXVIe siècle. Bien queMandrin n'y ait jamais vécu, il était venu y « vendre » du tabac au responsable de l’entrepôt qui en serait mort un peu plus tard[88]. On doit la restauration de la salle du rez-de-chaussée ainsi que la fresque « Ici sévit Mandrin » à l'extérieur au plasticien Yves Morvan[89].
La fondation de ce monastère est due à la générosité de Pierre Bon de Ribeyre, conseiller du roi, président de l’élection Brivadoise, qui a deux filles religieuses fontevristes.
Un accord avec lesChanoines-Comtes de Brioude, mettant à la disposition des religieuses fontevristes contre la somme de 9 000 livres. La Comtalia ou Palais en fort mauvais état mais spacieux situé près de l’église paroissiale Notre-Dame à l’emplacement de la mairie actuelle fut le facteur déclenchant de l’installation des religieuses fontevristes dans la Ville.
Les travaux commencés en mai 1637, et qui coûtèrent 34 000 livres, durèrent deux ans mais ils permirent aux sœurs de disposer d’un grand monastère unissant les avantages de la ville à ceux de la campagne.Françoise de Frétat, l’une des filles de Pierre Bon de Ribeyre, qui portait en religion le nom de sa mère, fut installée comme première prieure par l’abbesse Jeanne-Baptiste de Bourbon[91].On lit dans l'ouvrageLediocèse du Puy-en-Velay des origines à nos jours Par Pierre Cubizolles, que les débuts de laRévolution française1792 virent disperser les religieuses fontevristes de Saint-Joseph.Le calme revenu avec l'Empire, en 1805, le couvent fontevriste de Saint-Joseph fut rétabli rue la Monnaie.
Autre étape importante, en 1826-1827, cecouvent fut transporté place du Vallat dans l’ancienne propriété des Montbrizet. Lachapelle y fut consacrée en1842. Ce furent là les derniers feux duprieuré fontevriste puisqu'après 1904, la pénurie de vocations entraîna la fermeture du prieuré[92]. Les anciens Brivadois appellent encore l’ensemble des bâtiments du Vallat et de la rue des Olliers « Fontevrault ».
Après1905 et la séparation de l’Église et de l’État, deux professes de Brioude gagnèrentChemillé-en-Anjou (49120). Puis à la fermeture de ce dernier prieuré, les moniales s’établirent en 1956 à la Barre, commune deMartigné-Briand (49540) auprès des bénédictines missionnaires de Vanves. Il n’y eut plus alors de religieuses fontevristes[93].
Maison de Sarrazin, qui a donné 15 chanoines comtes de Brioude, entre 1200 et 1280 notamment.
Louis Mandrin (1725-1755), brigand, a fait à Brioude un passage remarqué en1754, obligeant le directeur de la ferme générale à acheter à prix fort dutabac de contrebande, déshonorant ainsi ce notable peu apprécié, qui meurt huit jours après des suites de son émotion[96].
Joseph Étienne Delcher (1752-1812), homme politique né et décédé à Brioude, député de la Haute-Loire.
Emmanuel Chatillon (1843-1919), industriel originaire de Brioude, qui inventa et fit breveter le procédé de traitement de l’antimoine par « grillage volatilisant » et développa l'extraction de ce métal le long de la vallée de laSianne[98].
Jessy Trémoulière (1992-), internationale derugby à XV età sept. C'est au lycée de Brioude-Bonnefont qu'elle découvre le rugby en 2008[100]. Élue meilleure joueuse du monde 2018[101].
Amaury Pierron (1996-) : coureur cycliste spécialiste deVTT Descente, vainqueur de la coupe du monde de 2018.
R. P. Jacques Fodéré, « Narration historique et topographique des convens de l'ordre de S. François et monastères Saincte-Claire érigez en la province anciennement appelée de Bourgogne, à présent Sainct-Bonaventure. De la Custoderie d'Auvergne. Du convent de Brioudes »,Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Clermont-Ferrand, Clermont-Ferrand, Ferdinand Thibaud imprimeur-libraire,vol. 32,,p. 394-404(lire en ligne)
abbé Jean-Baptiste Payrard, « Concession perpétuelle d’une chanoinie-comté de Brioude au évêques du Puy, le : in Tablettes historiques du Velay 1871-1872 »,Tablettes historiques du Velay, Le Puy-en-Velay,(lire en ligne)
Auguste Rivet, « Un radical brivadois : le docteurLouis Devins maire de Brioude, député, sénateur (1850-1917) »,Cahiers de la Haute-Loire, Le Puy-en-Velay,
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. Dans le cas de l'unité urbaine de Brioude, il y a une ville-centre et deux communes de banlieue.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Comme le montre J.P. Chambon, dansSaint Julien et les origines de Brioude - Actes du colloque international organisé par la ville de Brioude du 22 au,Almanach de Brioude-CERCOR, 2007,p. 260-270.
↑[Magoga, Raynal & Vernet] Lionel Magoga, Jean-Paul Raynal et Gérard Vernet, « Une industrie pré-acheuléenne en Brivadois (Haute-Loire) / A pre-acheulian assemblage in Brivadois (Haute-Loire) »,Revue archéologique du Centre de la France,t. 30,,p. 151-157(lire en ligne [surpersee], consulté en).
↑Déposé puis certainement assassiné lors de son retour dePlaisance vers des contrées plus hospitalières par son successeurMajorien et le maître de la miliceRicimer en 457
↑« Unempereur romain aurait-il sa sépulture en Haute-Loire ? : l’écrivain Christophe Grégoire publie un ouvrage sur la vie d’Avitus, un des derniers empereurs romains, une figure auvergnate de l’Antiquité qui serait inhumée à Brioude. »,L'Éveil de la Haute-Loire,(lire en ligne, consulté le)
↑abbé Julien Lespinasse, « La fontaine deSaint-Julien et le couvent des Minimes de Saint-Ferréol près Brioude »,Almanach de Brioude, Brioude,
↑J. F. Bonnefoy,« Le couvent de Brioude de sa fondation à la révolution et pendant la révolution », dansLes couvents capucins de la Haute-Loire, Paris/Le Puy-en-Velay, Librairie Saint-François/Au Vieux Puy,
↑Hippolyte Bouffet, « Les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean en Haute-Auvergne »,Revue de la Haute-Auvergne, Aurillac,t. XVI,,p. 119,lire en ligne surGallica.
↑« M. Louis Eyraud, nouveau député de la deuxième circonscription de la Haute-Loire, est vétérinaire. [...] Exercant à Brioude depuis 1948, M. Eyraud est aussi enseignant au lycée agricole. »[1]
↑abbé Julien Lespinasse, « La fontaine deSaint-Julien et le couvent des Minimes de Saint-Ferréol près Brioude »,Almanach de Brioude, Brioude,
↑Fabien Vivier, ">La liturgie de l'office divin et l'espace ecclésial : une mise en scène permanente ? L'exemple de la collégiale de Saint-Julien de Brioude",Temps et célébrations à l'époque romane,Revue d'Auvergne,no 608-609, 2013,p. 135-155.