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Bretagne (région administrative)

48° 07′ 19″ nord, 2° 46′ 08″ ouest
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Cet article a pour sujet l'actuelle région administrative française. Pour la région historique, voirBretagne. Pour les autres significations du nom Bretagne, voirBretagne (homonymie) Ce lien renvoie vers une page d'homonymie.

Bretagne
Bretagne (région administrative)
Logo du conseil régional.
Blason de Bretagne
Blason
Drapeau de Bretagne
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de la FranceFrance
PréfectureRennes
Départements etcollectivités territorialesCôtes-d'Armor (22)
Finistère (29)
Ille-et-Vilaine (35)
Morbihan (56)
Arrondissements15
Cantons102
Communes1 206
Conseil régionalConseil régional de Bretagne
Président du conseil régional
Mandat
Loïg Chesnais-Girard (Alliance progressiste des Socialistes et Démocrates de Bretagne (DVG).)
2021-2028
PréfetAmaury de Saint-Quentin
Code Insee53
Code ISO 3166-2FR-BRE
Démographie
GentiléBreton
Population3 449 370 hab.(2023en évolution de +3,93 % par rapport à 2017)
Densité127 hab./km2
Rang (population)9e sur 18
Langues
régionales
Breton (langue celtique)
Gallo (langue d'oïl)
Géographie
Coordonnées48° 07′ 19″ nord, 2° 46′ 08″ ouest
Superficie27 209 km2
Rang12e sur 18
Localisation
Localisation de Bretagne
Liens
Site webbretagne.bzh
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Carte
Carte interactive de la Bretagne

LarégionBretagne (enbreton :rannvro Breizh ; engallo :rejion Bertègn) est unerégion administrativefrançaise composée desdépartements desCôtes-d'Armor, duFinistère, d'Ille-et-Vilaine et duMorbihan. Sa préfecture et plus grande ville estRennes.

La première délimitation de la région par un texte officiel figure dans un arrêté ministériel du dans le cadre des « programmes d'action régionale »[1] ; ses compétences sont élargies par leslois Defferre en 1982.

Baignée par laManche au nord, par lamer Celtique à l'ouest et par l'océan Atlantique au sud, elle se trouve dans leGrand Ouest français. Limitrophe des régionsNormandie etPays de la Loire, c'est la seule région continentale de France où tous ses départements ont un accès direct à la mer.

La région Bretagne est parfois désignée sous l'expression« Bretagne administrative » par opposition à la« Bretagne historique » ou la« Bretagne culturelle » qui comporte également laLoire-Atlantique et dont laquestion du rattachement avec le reste de la région administrative est débattue depuis des décennies.

Géographie

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Article détaillé :Géographie de la Bretagne.
Région Bretagne : départements et arrondissements.

Les quatre départements de la région forment unepéninsule à l’extrémité ouest de l’Eurasie ; la mer entoure les quatre cinquièmes de la région. Lescôtes sont profondément entaillées et dessinent une multitude depresqu'îles. Lesabers, sortes devallées fluviales où la mer remonte à chaque marée, rappellent partout la présence de l’océan. Le littoral, plus peuplé, est dénommé l’Armor. Ses paysages maritimes font face à ceux plus campagnards de l’intérieur : l’Argoat. Les deux se mêlent constamment et construisent ainsi l’identité du territoire.La Bretagne est la région qui bénéficie de la plus grande longueur de côtes puisqu'avec plus de 2 700 km de côtes, elle représente un tiers dulittoral de la métropole[2]. De nombreusesîles sont présentes au large de la région, on dénombre797 îles etîlots tout le long de son littoral[3].

Cette péninsule est à la fois une extrémité terrestre pour le voyageur et une porte d’entrée et de sortie pour le marin. L’attractivité économique et commerciale du littoral a favorisé l’implantation des villes. Elles se sont développées au fond derias où l’on pouvait établir des ports abrités des tempêtes et bénéficier de la proximité d’un pont entre les deux rives (Dinan, Morlaix, Quimper, etc.).

Les paysages

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L’essentiel du relief est constitué decollines et deplateaux de faible altitude. Des roches plus dures ont mieux résisté à l’érosion et forment quelques crêtes comme lesmonts d'Arrée ou lesmontagnes Noires. Les points les plus hauts ne dépassent pas400 mètres d’altitude (Roc'h Ruz, 385 m).

La région présente unhabitat dispersé avec des parcelles entourées de haies et destinées à l’élevage. Les arbres sont nombreux (chênes,hêtres) et participent au paysage debocage mais, paradoxalement, il y a peu de grandes forêts. La lande atlantique (bruyères,ajoncs) occupe les terres les plus pauvres. On trouve au nord de la région de vastes espaces ouverts où l’on produit deslégumes en grande quantité.

Climat

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Articles détaillés :Climat de la Bretagne etChangement climatique en Bretagne.
Zonage des climats établi parmétéo France.

La région Bretagne dispose d'unclimat océanique, sur le long des côtes. Dans la partie intérieure orientale, le climat est subocéanique, car il est un peu plus continental et moins pluvieux[4].

Le vent de nord-ouest (noroît ou plus précisémentgalerne en français,gwalarn en breton) domine au nord. Les pluies sont fréquentes, mais fines. Dans une même journée, il est courant qu'alternent éclaircies et ciel couvert.

La végétation est abondante. La Bretagne était autrefois un pays debocage : la réorganisation des parcelles dans les années 1960, appeléeremembrement, a éliminé une grande partie deshaies bordant les champs, permettant de moderniser l'agriculture mais entraînant unlessivage de la couche superficielle des champs. Ce remembrement s'est fait à plus basse échelle que dans de nombreuses plaines céréalières du reste de laFrance (Beauce, Champagne…).

Comme toute région avec un grand littoral, ici amplifié par le climat océanique tempéré, il n'est pas surprenant d'avoir des conditions météorologiques différentes entre le proche littoral et les villes à quelques kilomètres dans les terres. Il en va de même pour les températures. À plus forte échelle, et sauf dans le cas de dépressions majeures, le climat reste sensiblement différent entre le Nord et le Sud de la Bretagne.

Ce climat permet une plus grande homogénéité des températures sur l'année, même si les saisons restent marquées. Seul l'hiver ici est moins froid. Lapluviométrie n'est que faiblement supérieure à celle d'autres régions, comme l'Île-de-France. Cela provient des vents d'ouest et nord-ouest, qui déplacent les éventuelles perturbations vers le centre et le nord de la France. Il n'est guère possible de donner de règle à la région entière, tant les statistiques sont différentes entre les différents secteurs, telsBrest,Quimper,Lorient,Morlaix ou encoreSaint-Brieuc.

Transports

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Article détaillé :Transport en Bretagne.

Tant que les liaisons maritimes ont prévalu sur les liaisons terrestres, la position de la Bretagne, passage et escale obligée au milieu de lafaçade atlantique française, lui a valu une certaine prospérité. Mais elle a souffert de son isolement géographique principalement lors duXXe siècle. En effet, excentrée par rapport aux grands axes économiques de laFrance, elle a pris du retard sur le développement desinfrastructures de transport. Les principaux axes ferroviaires se sont développés par rapport aux zones touristiques, essentiellement sur un axe Paris-Armor (zone côtière de la Bretagne).

Voies routières

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La région est dotée d'un réseau de routes couramment appelées « voies express » (réseau à 2 × 2 voies) issu duplan routier breton. L'ensemble de ces voies longe approximativement les côtes de la région ; des liaisons transversales existent depuisRennes versVannes etLorient ainsi que versNantes. La liaison intérieure Rennes-Brest est assurée par la RN 164 dont des tronçons passent progressivement en voie express. L'ensemble des routes en Bretagne est gratuit, cette décision dugénéral de Gaulle viaRené Pléven est essentiellement la conséquence de l'action des acteurs économiques et politiques bretons à travers leComité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB). Celui-ci voulait en effet compenser l'éloignement géographique de la région par la gratuité des voies terrestres.

Voies aériennes

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La région Bretagne compte septaéroports et douzeaérodromes[Quand ?] :

Leconseil régional de Bretagne est propriétaire des aéroports de Brest, Rennes, Dinard Saint-Malo et Quimper[5].

En, la région confie pour20 ans l'exploitation des deux aéroports de Brest et de Quimper à la sociétéAéroports de Bretagne ouest, dont l'actionnaire majoritaire est la Chambre de commerce et d'industrie métropolitaine Bretagne ouest[5].

Voies ferroviaires

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Carte des infrastructures ferroviaires en Bretagne en 2025.

Letrain express régional,TER Bretagne, compte treize lignes et couvre 1 193 km[Quand ?]. Il est structuré par quatre lignes majeures au départ de Rennes, et à destination deQuimper,Brest,Saint-Malo etVitré. Ces lignes sont parcourues par destrains à grande vitesse, de la marqueTGV, au départ de lagare de Paris-Montparnasse ouLille-Europe. Rennes n'est qu'à1 h 25 de Paris et les TGV les plus rapides relient Brest à la capitale enh 24[6].

Le réseau TGV relie directement Rennes à Lille (en3 h 30), Lyon (en3 h 50), Strasbourg (4 h 20), Marseille (en5 h 40)[7].

D'autres lignes transversales, parcourues uniquement par des TER et moins fréquentées, relient Rennes, Nantes, Brest et Quimper avec les stations balnéaires : Guingamp - Lannion ou Auray - Quiberon.

Voies maritimes et fluviales

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Leconseil régional de Bretagne est propriétaire de 22 ports. Les cinq principaux ports marchands sont leport de Brest, leport de commerce de Kergroise àLorient, leport de Roscoff - Bloscon, leport de Saint-Malo et celui deLégué. Ils concentrent 95 % du trafic et totalisaient un transit de8 millions de tonnes de marchandises en 2018.Les ports de Saint-Malo et Roscoff accueillent principalement des voyageurs à destination de laGrande-Bretagne (Portsmouth,Plymouth etPoole) et de l'Irlande (Cork). Le port de Saint-Malo a de nombreuses liaisons avec lesîles Anglo-Normandes.

L'île aux Moines, Arz, Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, Belle-Ile, Groix, l'archipel des Glénan, Houat et Hoëdic sont reliées par des liaisons maritimes régulière. La desserte de ces îles totalise près de deux millions de voyageurs par an.La région dispose également de nombreux ports de plaisance parmi lesquels Brest, Saint-Malo, Arzon ou Lorient.

Divisions administratives

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Départements de la région Bretagne
DépartementPréfectureSous-préfecturesSuperficie
(km2)
Population
(en 2023)
Densité
(hab./km2)
22Côtes-d'ArmorSaint-BrieucDinan,Guingamp etLannion+0006 878,611 859+89,
29FinistèreQuimperBrest,Châteaulin etMorlaix+0006 733,933 455+139,
35Ille-et-VilaineRennesFougères,Redon etSaint-Malo+0006 775,1 120 666+165,
56MorbihanVannesLorient etPontivy+0006 823,783 390+115,

Histoire

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Article connexe :Histoire de la Bretagne.

Un territoire historique aux frontières stables

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Articles connexes :Duché de Bretagne etProvince de Bretagne.

LaBretagne connait différents régimes politiques à partir duIXe siècle. Après l'unification de son territoire à la suite de la constitution d'unRoyaume de Bretagne, unDuché de Bretagne émerge à partir de938, puis uneprovince à partir de1532 à la suite de sonintégration au royaume de France. Les frontières de ce territoire sont stables duIXe siècle jusqu'à larévolution Française en1789[8], et les administrations qui s'y succèdent jusqu'à cette date disposent d'institutions propres et d'une autonomie importante[9].

LaRévolution française amène la disparition d'une unité politique en Bretagne. Leparlement de Bretagne est dissout le, lesÉtats de Bretagne le sont deux jours plus tard[10], et d'autres institutions comme lachambre des comptes de Bretagne suivent les années suivantes. La province laisse place à partir de 1790 à cinqdépartements qui recoupent les divisions existantes de la province :Côtes-du-Nord,Finistère,Ille-et-Vilaine,Loire-Inférieure etMorbihan. L'idée d'un sixième département formé autour deSaint-Malo est un temps envisagée, mais est finalement délaissée[11].

L'émergence d'unMouvement breton tout au long duXIXe siècle fait se développer dans la région un discours prônant la création d'un nouvelle entité politique prenant pour cadre laBretagne. L'Union régionaliste bretonne voit le jour en 1898[12] et inspiré par les idées deJean Charles-Brun pose les bases durégionalisme breton[13] et revendique dès ses débuts une forme dedécentralisation[14]. La question des limites géographiques se pose rapidement. Si au sein de l'Union régionaliste bretonne les contours de l'ancien duché-province sont mis en avant, au sein de laFédération régionaliste de Bretagne (fruit d'une scission de l'URB) les intérêts économiques de ses membres, issus de la bourgeoisienantaise poussent à privilégier un cadre plus large, et propose en1920 d'intégrer aussi laVendée, l'Anjou, et leCotentin au sein d'une « région ouest »[15] ou de « région Armorique »[16]. L'entre-deux-guerres voit l'émergence de deux discours politiques s'inscrivant en continuité durégionalisme breton : leFédéralisme breton cherchant à faire émerger une Bretagne dotée d'institutions autonomes au sein de laFrance, et lenationalisme breton qui cherche lui à sortir du cadre français[17]. UnProgramme du Front Breton initié au sein durégionalisme breton est co-signé en 1936 par15 députés qui visent à proposer au parlement plusieurs mesures visant à un début de régionalisation et de décentralisation, mais est repoussé à l'Assemblée nationale[18].

Premières propositions étatiques de regroupements territoriaux

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Conseils de préfectures interdépartementaux de1926 (Région de Rennes en jaune).
Préfectures régionales mise en place par lerégime de Vichy en1941.

Dès la fin duXIXe siècle,troisième République ressent le besoin de regrouper les départements dans le but d’une meilleure gestion administrative. Ainsi, en 1874 on créé les régions militaires. Celle-ci sont essentiellement destinées au recrutement et comptent toutes approximativement le même nombre structures. La10e région militaire (Rennes) regroupe alors les trois départements desCôtes-du-Nord, deIlle-et-Vilaine et de laManche[19]. Toujours sous latroisième République, le,Étienne Clémentel institue des « groupements économiques régionaux » ou « régions économiques » qui réunissaient deschambres de commerce. Celle de Rennes regroupe leFinistère, lesCôtes-du-Nord et l'Ille-et-Vilaine. Le département duMorbihan fait alors le choix de faire partie de la région économique de Nantes avec l’Indre-et-Loire, laLoire-Atlantique, leMaine-et-Loire, laMayenne, laSarthe et laVendée. En 1926, legouvernement Poincaré institue les conseils interdépartementaux de préfecture. Ces collectivités sont des organismes administratifs qui jugent les conflits nés de l'exécution des marchés publics et d'autres contentieux. Le conseil de Rennes regroupe les quatre départements duFinistère, desCôtes-du-Nord, de l'Ille-et-Vilaine et de laMayenne[20]. La même année, l'administration des postes et télécommunications créa17 régions postales. Celle de Rennes comporte les mêmes départements plus celui de laSarthe[21].

Le, lerégime de Vichy crée les préfectures régionales auxquelles sont transférées d'importantes attributions économiques et de police. Il créa une région de Rennes qui regroupait les quatre départements desCôtes-du-Nord, duFinistère, de l'Ille-et-Vilaine et du Morbihan[22], et à laquelle est adossée unComité consultatif de Bretagne[23].

À laLibération de la France, l'ordonnance, du 3[24] (ou du 10[25]), portant suppression des préfectures régionales et organisation des commissariats régionaux de la République, mettait un commissaire de la République à la tête des services administratifs régionaux et départementaux. La loi du mettait un terme aux commissariats régionaux[24], au moment où le pouvoir central à Paris considérait d'avoir repris le contrôle sur le territoire[26]. Leur suppression devait également contrer le risque de "tentations fédéralistes ou sécessionnistes" et celui de "l’apparition de personnages politiques d’envergure régionale", craints autant par l'Assemblée nationale que par des élus départementaux et les maires des chefs-lieux départementaux[25].

Localement lecomité d'étude et de liaison des intérêts bretons qui réunit des responsables politiques, économiques, et universitaires commencent à militer dès1950 pour la création d'une région bretonne. En mettant en avant des problématiques liées à l'Aménagement du territoire, ce comité mène des actions de lobbying auprès de l'État[27] qui préfigure les politiques de régionalisation des décennies suivantes[28], et s'inscrit dans la dynamique initiée par la publication deParis et le désert français parJean-François Gravier en1947[29]. Lecomité d'étude et de liaison des intérêts bretons (CELIB) peut compter sur une quarantaine de députés, ce qui lui permet d'être très influent auprès des gouvernements successifs de laQuatrième République[30]. Le groupe perd cependant en influence à partir de1958 et l'instauration de laCinquième République[31].

C'est en 1955, sous laQuatrième République, que la France se dote de nouvelles structures intermédiaires entre l'échelon départemental et l'échelon national sous la forme de « régions de programme »[32], projet auquel le CELIB participe. Un premier « programme d'action régional » est mise en œuvre le et a pour cadre la Bretagne[33],[32].

Création de la région Bretagne et évolutions

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Articles connexes :Décentralisation en France,Région française etRégion (collectivité territoriale française).
Affiche « Oui à la Bretagne » soutenant leréférendum de 1969 en Bretagne.

Le processus de régionalisation est relancé par le pouvoirlors du référendum de 1969 dont l'une des questions porte sur la question de la décentralisation. La population bretonne soutient largement ce processus, contrairement au reste de laFrance. Cependant la loino 72-619 du5juillet1972,« portant création et organisation des régions » instaure unConseil régional de Bretagne, duquel est exclu le département de laLoire-Atlantique, certains notables cherchant ainsi à préserver leurs fiefs[34]. Ces entités deviennent officiellement desÉtablissements publics régionaux, disposent de compétences limitées à l'économie, et sont placées sous l'autorité dupréfet de région[35]. L'ancien président du CELIBRené Pleven en devient le premier président, et ses membres sont pour moitié nommés, et pour moitié élus[36]. Le périmètre choisis, excluant le département de laLoire-Atlantique rencontre une certaine opposition, et des manifestations sont organisées dès1976 pour aboutir à une région à cinq départements. Le tracés est cependant confirmé en1982 lors de la réforme suivante. La région récupère de plus des compétences culturelles en1977 dans le cadre l'adoption de laCharte culturelle bretonne sous la présidence deValéry Giscard d'Estaing[37].

Les lois dedécentralisation dites « Lois Defferre » de1982-1983 dotent les régions de nouvelles compétences et d'une dotation financière[27]. L'enseignement (secondaire, supérieur, et professionnel) et l'aménagement du territoire sont aussi attribués aux régions. Pour la première fois le conseil régional est élu au suffrage universel direct en1986, etYvon Bourges devient le premier président élu directement par les bretons[38].

La région est proactive lors des réformes de décentralisations suivantes. Un « Manifeste breton » est adopté en2002 par le conseil régional avant le début des débats parlementaires portant sur l'acte II de la décentralisation de2003-2004, suivi en2013 par l'adoption d'une « contribution au débat national sur la décentralisation » par la même institution en amont du travail parlementaires sur l'acte III de la décentralisation. La région est alors la seule en France à proposer ce type de texte réclamant une plus grande autonomie et un plus grand transfert de compétences[39]. La portée jugée trop limitée des mesures adoptées lors de l'acte III de la décentralisation font l'objet de nombreuses critiques localement, dont certaines s'exprime lors de l'hiver suivant lors dumouvement des Bonnets rouges[40],[41].

La question du périmètre de la région ressurgit à plusieurs reprises à partir de la fin desannées 2000. Lecomité pour la réforme des collectivités locales de2008-2009 piloté parÉdouard Balladur propose dans le cadre d'une réforme territoriale de la France deux évolutions pour la région, à savoir uneréunification avec le département de la Loire-Atlantique ou au contraire une fusion avec la région despays de la Loire, mais les propositions du comité ne sont pas suivis d'effet[42]. Laréforme territoriale de 2014 voit ses deux options revenir dans le débat public, mais la région ne voit pas son périmètre évoluer à l'issue de la réforme[43].

Prospective

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La question du périmètre de la région fait régulièrement débat, ici une manifestation favorable à la tenue d'un référendum sur la question.

Plusieurs évolutions sont régulièrement proposées pour faire évoluer le périmètre ou les compétences de la région.

L'évolution du périmètre de la région fait l'objet de nombreux débats, et deux grands projets contradictoires sont régulièrement proposées. Laréunification de la région avec le département de la Loire-Atlantique fait l'objet de plusieurs manifestations, pétitions, et vœux de différentes collectivités territoriales ainsi que d'appels à un référendum sur la question[44],[45]. La fusion des régions Bretagne etpays de la Loire pour former unGrand ouest est aussi parfois évoquée dans certains cercles politiques, mais sans faire l'objet d'action particulière[46].

La création d'unecollectivité territoriale unique regroupant au sein d'une seule institution, ou « Assemblée de Bretagne », des conseils départementaux et le conseil régional est aussi parfois avancée. L'idée est à l'origine lancée le politologueRomain Pasquier en2013[47], et reprise par l'ancien ministre de la justice et élu deQuimperJean-Jacques Urvoas en2014. Leconseil régional de Bretagne engage la même année une consultation internet à ce sujet[48], et le sujet refait régulièrement surface avant les élections déartementales et régionales[49].

La question de l'autonomie de la région est aussi régulièrement évoquée, allant de l'application du « droit à l'expérimentation »[50] à la création d'une collectivitésur le modèle corse[51]. Cette demande d'uneautonomie accrue pour la région est soutenue par une grande partie des courants politiques locaux[52].

Politique en Bretagne

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Article détaillé :Politique en Bretagne.

Assemblées régionales

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Article détaillé :Conseil régional de Bretagne.
Loïg Chesnais-Girard (à gauche), président du conseil régional depuis2017,Pierrick Massiot (à droite), président du conseil régional de2012 à2015, etJean-Yves Le Drian (au centre), président du conseil régional lors de plus mandats entre2004 et2017.

Leconseil régional de Bretagne compte 83 conseillers élus au suffrage universel, et est présidé par le socialisteLoïg Chesnais-Girard. La région est dirigée par lagauche depuis lesélections régionales de 2004 et la victoire cette année-là dusocialisteJean-Yves Le Drian[53].Loïg Chesnais-Girard accède à la présidence de la région en2017 et conserve son mandat après lesélections régionales de 2021, mais sans disposer de majorité absolue au conseil régional[54]. En 2023, le budget primitif du conseil général de Bretagne est de 1,861 milliard d'euros[55]. Il est principalement alloué aux domaines de compétences propres de la région (transports, lycées, formation professionnelle, aménagement du territoire et environnement, développement économique, ainsi que gestion des programmes européens), mais aussi aux domaines de compétences que la région partagent avec les départements (sport, culture, tourisme, aménagement numérique, langues régionales, et éducation populaire)[56].

La région dispose d'unConseil économique, social et environnemental régional dont les 120 membres sont élus pour 6 ans par des personnalités qualifiées du monde économique[57].

Leconseil culturel de Bretagne est une assemblée consultative créée par laCharte culturelle bretonne. En 2009, son statut évolue pour devenir une institution consultative auprès duConseil régional de Bretagne, dont l'objet est de valoriser l'identité culturelle bretonne[58]. Elle est constituée de 70 membres, qui sont élus par des personnalités qualifiées du secteur de la culture. Quatre sessions ont lieu par an au minimum, et ses travaux portent sur des thématiques définies (« langues régionales », « création culturel et transmission culturelle », « patrimoine, sport et tourisme », ainsi que sur la question des « droits culturels »[59].

Relations internationales

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Le président de la région (à gauche) avec le président de larépublique d'IrlandeMichael D. Higgins (à droite) en2020.
Article connexe :Diaspora bretonne.
Articles détaillés :Relations entre la Bretagne et le pays de Galles,Relations entre la Bretagne et l'Irlande etRelations entre la Bretagne et le Japon.

La région Bretagne entretient des relations avec d'autres régions étrangères. Elle est jumelées avec d'autres régions comme leShandong enChine depuis1985[60], laSaxe enAllemagne depuis1994[61], lePays de Galles auRoyaume-Uni depuis2004[62], ou encore laWielkopolska enPologne depuis2005[63]. Des délégations politiques et économiques se aussi rendent régulièrement à l'étranger, notamment au Japon[64],

Des relations avec l'Union européenne sont aussi entretenues. La région est membre duComité européen des régions et est à l'origine de la création de laConférence des régions périphériques maritimes d'Europe en1973, dont le siège est àRennes[65]. Elle entretient une présence àBruxelles depuis1990 sous plusieurs formes. Elles y partage une délégation avec d'autres régions de l'ouest de la France à partir de2006, avant d'y ouvrir une « maison de la Bretagne », structure au travers de laquelle elle défend ses intérêts auprès des instances européennes[66], en particulier dans les domaines de la pêche et de l'agriculture, l'Union européenne versant environ 1 milliard d'euros d'aides à la région entre2021 et2027[67].

Unediaspora bretonne estimée à quelque 400 000 personnes à l'étranger maintient un réseau associatif dans plusieurs pays[68].

Grandes tendances politiques

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Lagauche dispose d'un ancrage important dans la région. Ses tendances modérées et issues de ladémocratie chrétienne sont les plus influentes[69], alors que l'extrême gauche est en perte de vitesse depuis lesannées 1970, malgré quelques percées ponctuelles et locales entre 5 et 10 %[70]. Leparti socialiste est à gauche celui qui enregistré le plus de succès depuis lesannées 1970, parvenant à durablement se hisser à la tête des exécutifs de plusieurs grandes villes, départements, puis de la région à partir de2004. Cet ancrage de la gauche de la région se traduit aussi lors de scrutins nationaux, la région Bretagne enregistrant des pourcentages de votes pour les candidatssocialistes supérieurs à la moyenne française lors des présidentiellesde 2007 etde 2012[71]. Ladémocratie chrétienne qui a favorisé le vote degauche dans la région se déporte sur le votemacroniste Page d'aide sur l'homonymie à partir de2017[72].

Lecentrisme enregistre historiquement de bons résultats dans la région.Édouard Balladur devance ainsiJacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 1995, le profil de Balladur penchant davantage vers le centre que son concurrent duRPR.François Bayrou y enregistre également un de ses scores les plus élevés lors de l'élection présidentielle de 2007[73]. Les bons résultats enregistrés par lemacronisme Page d'aide sur l'homonymie dans la région à partir de2017 sont aussi analysés comme relevant du poids local ducentrisme,Emmanuel Macron y réussissant localement le « mariage des deux centres [centre-droit et centre-gauche] »[74]. Cette tendance est cependant limitée aux scrutins nationaux, le parti d'Emmanuel Macron ne réussissant pas à s'implanter lors des élections municipales de 2020[75].

Ladroite est longtemps dominante dans la région jusqu'auxannées 1990 (Yvon Bourges puisJosselin de Rohan dirigent le conseil régional entre1986 et2004). Une perte de vitesse est enregistrée à partir de la fondation de l'UMP en2002 et la droitisation de son discours, notamment à partir de la prise de pouvoir deNicolas Sarkozy au sein du parti. La droite conserve cependant certains fiefs dans la région, dans leLéon et dans leVannetais, le long des côtes touristiques, notamment grâce à l'émergence d'une droite locale beaucoup plus modérée que la droite nationale. Si les partis de droites enregistrent une série de défaites qui sape sa représentation nationale (municipales de 2008,régionales de 2010,sénatoriales de 2011,législatives de 2012), les élus locaux parviennent lors desmunicipales de 2014 à remporter 20 des37 villes de plus de 10 000 habitants de la région[76].

Les faibles résultats duFront national puis Rassemblement national sont l'une des particularités politiques historiques de la région Bretagne, également retrouvée en Loire-Atlantique[77],[78], mais tendant à s'amoindrir à partir deannées 2020. Le vote d'extrême droite se développant principalement dans les territoires périphériques et ruraux et bénéficiant de l'effondrement des partis alors traditionnels combiné à la hausse des difficultés économiques. Bien qu'enregistrant des scores de plus en plus importants lors des élections nationales[79],[80], l'extrême droite peine à y développer un ancrage local, et ne dispose que de très peu d'élus locaux[79],[81].

L'écologie politique est localement très souvent associée aurégionalisme breton depuis lesannées 1990. Leurs scores combinés oscillent depuis régulièrement entre 10 et 15 % lors des différents scrutins. C'est dans le cadre que cette alliance que le député autonomistePaul Molac (en2012)[70] et la député européenneUDBLydie Massard (en2023) sont élus[82].

Circonscriptions législatives

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La Bretagne compte au total 27 circonscriptions (soit une moyenne de 124 253 habitants par circonscription) :

Côtes-d'ArmorFinistèreIlle-et-VilaineMorbihan
CirconscriptionDéputés par département (élus en 2024)
Côtes-d'ArmorFinistèreIlle-et-VilaineMorbihan
PremièreMickaël CossonAnnaïg Le MeurMarie MesmeurAnne Le Hénanff
DeuxièmeHervé BervillePierre-Yves CadelenTristan LahaisJimmy Pahun
TroisièmeCorentin Le FurDidier Le GacClaudia RouauxNicole Le Peih
QuatrièmeMurielle LepvraudSandrine Le FeurMathilde HignetPaul Molac
CinquièmeÉric BothorelGraziella MelchiorChristine Cloarec-Le NabourDamien Girard
SixièmeMélanie ThominThierry BenoitJean-Michel Jacques
SeptièmeLiliana TanguyJean-Luc Bourgeaux
HuitièmeErwan BalanantMickaël Bouloux

Économie

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Article détaillé :Économie de la Bretagne.

Généralités

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La région se situe au3e rang national au niveau de vie médian en2020, les secteurs les plus favorisés se concentrant dans les grandes agglomérations de la région, et dans les intercommunalités situées en bord de mer. La région Bretagne se singularise aussi par ses faibles niveaux de pauvreté et d'inégalité salariales, au2e rang des régions françaises. Les quartiers les plus pauvres se retrouvent dans les grandes agglomérations ainsi que dans les campagnes[83].

Leproduit intérieur brut de la région représente 4 % du PIB de la France, et s'élève en2021 à 108 milliards d'euros. Son PIB par emploi est inférieur au PIB à la moyenne nationale, alors que son PIB par habitant est lui dans la moyenne. En2021 le nombre d'emplois dans la région s'élève à 1,5 million, concentrés à 77 % dans le secteur tertiaire[83].

Lecommerce extérieur de la région est légèrement déficitaire en2018 (11,4 milliards d'euros d'exportation contre 12,3 milliards d'euros d'importations pour un déficit de 0,816 milliards d'euros. Les deux plus gros postes d'exportations sont l'agroalimentaire et les équipements industriels divers (plus de 3 milliards d'euros chacun), alors que le poste des équipements divers occupent près de la moitié des importations bretonnes. Les principaux partenaires commerciaux en Europe sont l'Espagne (9,5 % des exportations et 8,4 % des importations), laBelgique (7,6 % des exportations et 7,8 % des importations), puis l'Italie (7,6 % des exportations et 5,9 % des importations). Hors union européenne le trio de tête est constitué de laChine, duRoyaume-Uni et desÉtats-Unis[84].

Énergie

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Articles détaillés :Énergie en Bretagne etPacte électrique breton.
L'Usine marémotrice de la Rance près deSaint-Malo, longtemps seule centrale de production de ce type au monde.

La région consomme environ 33 000 GWh en2021, en baisse régulière (estimation de 47 000 GWh pour2000). Les postes de consommation les plus importants sont l'habitat (40 %) et les transports (35 %). Le mix énergétique de la région repose sur trois principales sources d'énergie : Produits pétroliers à 42 %, l'électricité à 27 %, et à 17 % les gaz. La région est largement déficitaire, et ne produit que 19 % de l'énergie qu'elle consomme[85]. Cette énergie est importée des régions voisines comme leCentre-Val de Loire et laNormandie qui disposent elles d'uneparc de réacteurs nucléaires important. Ce déficit de production expose la région Bretagne à des délestages sur son réseau électrique lors des pics de consommation en hiver[86].

L'électrification de la région se fait historiquement bien plus tard que le reste de laFrance. Un premier plan électrification est lancée dans lesannées 1920, et permet la construction d'équipement de production comme lebarrage de Guerlédan inauguré en1930[87]. En1950 à peine la moitié de la population rurale desCôtes-d'Armor etMorbihan ont accès à l'électricité, contre 90 % dans les départements de l'est de la France à la même époque, et l'électrification complète de la région n'est réalisée qu'en1964[88]. La construction de grandes centrales de production électrique est lancées dans lesannées 1960, comme l'usine marémotrice de la Rance (inaugurée en1966[89]) mais la construction de centrales nucléaires fait l'objet d'oppositions locales importantes et elles sont annulées (pour leprojet de centrale nucléaire de Plogoff en1981) ou mise à l'arrêt (pour leSite nucléaire de Brennilis en1985[90].

Une modernisation du réseau est engagée à partir de2010 dans le cadre duPacte électrique breton. Celui-ci vise à faire baisser la consommation électrique, tout en développant le potentiel de production électrique. Cet essor de la production électrique passe par la construction de laCentrale à cycle combiné gaz de Landivisiau et par le développement de parcs éolien en mer comme leparc éolien en baie de Saint-Brieuc et leparc éolien de Bretagne-Sud[91].

Agriculture et secteur agroalimentaire

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Troupeau de vaches laitières àSaint-Thégonnec dans leFinistère.
Porc blanc de l'Ouest, race porcine originaire de la région. L'élevage porcin occupe une place importante dans la région (7,6 millions de cochons constituent le cheptel en2019[92]), et à l'origine de plusieurs formes de pollution.
Articles détaillés :Agriculture en Bretagne etSecteur agroalimentaire.

L'agriculture occupe une place importante dans l'économie de la région. Elle concerne 140 000 emplois en2021, dont 68 000 dans la production agricole, et 72 000 dans lesecteur agroalimentaire[92]. La région fait partie des plus gros producteurs agricoles français. Elle produit 12 % de laproduction agricole nationale, ce qui la place au second rang des régions françaises derrière laNouvelle-Aquitaine[93]. Il est estimé que 22 millions de personnes sont nourries par la production locale en2022, pour une population régionale de 3,37 millions d'habitants[67].

La production de la Bretagne est essentiellement tournée vers l'élevage (84 % des exploitations de la région), en premier lieu vers la production laitière, la production de viande porcine (58 % du tonnage français), et de volaille (43 % du volume d’œufs français). La plus grand partie de lasurface agricole utilisée de la région est dédié auxgrandes cultures, principalement le maïs et les céréales pour l'alimentation animales. Lescultures léguminaires constituent le second pôle de production de la région, qui pèse pour 20 % de la surface légumière française. Les productions dans lesquelles la part de la région est la plus importantes dans la production nationale sont les choux fleurs (80 % du tonnage national), les artichauts et échalotes (75 % du tonnage national), les épinards et les tomates (49 % et 25 % du tonnage national)[93].

L'importance de cette activité est à l'origine de plusieurs phénomènes négatifs pour l'environnement. Leremembrement réalisé à partir desannées 1950 à l'initiative de l'État a été à l'origine de problèmes d'inondations, d'érosion des sols, et de perte de biodiversité[94],[95]. Les rejets d'azote, généré par l'élevage, sont à l'origine de phénomènes d'algues vertes le long des côtes l'été[96]. Les rejets dans l'air d'ammoniac sont très importants entre mars et avril, liés au périodes d'épandages delisiers et d'engrais, et la Bretagne compte pour 19 % du volume français de cette pollution de l'air[97].

Pêche

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Article connexe :Pêche en Bretagne.
Port de pêche duGuilvinec.
Parcs à huitres enria d'Étel.

La région Bretagne est la principale région française dans le domaine de la pêche, et concentre pas loin de la moitié de la production nationale. 47 % de la production vendue en France passe par des criées bretonnes, dont les six principales concentrent le gros de la vente (Le Guilvinec,Lorient,Erquy,Saint-Quay-Portrieux,Roscoff, etConcarneau)[98]. La région concentre 30 % de la flotte de pêche française métropolitaine, et 38 % de ses marins de pêche[99]. L'aquaculture est aussi une activité importante, la région concentrant le quart des effectifs nationaux, principalement dans la production d'huitres et demoules. La productionpiscicole reste elle anecdotique[98].

Les trois grandes zones portuaires affichent des chiffres de tonnage et de valeur proches en2024. Leport de Lorient enregistre un volume de 17 148 tonnes de produits de la mer pour une valeur de 65,5 millions d'euros, les six criées actives duPays Bigouden enregistrent 29 236 tonnes de produits de la mer pour une valeur de 107,1 millions d'euros (dont 11 140 tonnes pour 51,4 millions d'euros pour le seul port duGuilvinec), et les deux criées desCôtes-d'Armor (Erquy etSaint-Quay-Portrieux) enregistrent 23 000 tonnes de produits de la mer[100].

La région occupe aussi un poids important dans les activités de valorisation de la pêche. En2018, les activités demareyage emploient 2 000 personnes, les entreprises de transformation des produits en emploient 3 600 (le tiers de la filière française), et les entreprises liées à la fabrication de plats à base de poissons en emploient 900[98].

Tourisme

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Article détaillé :Tourisme en Bretagne.
Carte de la destination Bretagne et de ses 10 aires structurantes, tel que défini parAtout France.

La région Bretagne partage avec les quatre départements qui la composent des compétences dans le domaine du tourisme[101]. Elle dispose d'une vice-présidence dédiée à cette problématique[102], et d'un service opérationnel, le Comité Régional de Tourisme de Bretagne[103]. Ses actions se développent autour de 10 aires touristiques, englobant aussi des sites enManche et enLoire-Atlantique, au travers d'un contrat de destination établi avecAtout France[104],[105].

Les retombées économiques représentent en2015 environ 66 000 emplois directs et 8 % du PIB régional[104]. La région compte environ 13 millions de visiteurs tous les ans[106], dont un quarts des touristes étrangers, principalementBritanniques,Allemands, etNéerlandais[102]. La région enregistre 100 millions de nuitées par an[106], dont les deux tiers dans leFinistère et leMorbihan[107].

L'activité touristique en Bretagne est très saisonnière, concentrée principalement entre mai et septembre[102]. Les principaux sites touristiques de la région sont l'Océanopolis deBrest (400 000 entrées par an) et leGrand aquarium Saint-Malo (356 000 entrées par an), et les principaux évènements annuels leFestival interceltique de Lorient (750 000 visiteurs) et leFestival des Vieilles Charrues (283 000 visiteurs)[107].

Défense

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LeSNLELe Vigilant enrade de Brest, la région compte sur une présence importante duMinistère des Armées.

LeMinistère des Armées emploie 31 000 personnes dans la région en2023, avec un statut de militaires ou de civils de la défense. Le département duFinistère compte à lui seul plus de 17 000 personnes, suivi par l'Ille-et-Vilaine avec plus de 7 000 personnes et leMorbihan avec plus de 6 500 personnes. Environ 8 % des dépenses totales du ministère sont réalisées dans la région[108]. Près de 1 100 PME bénéficient des dépenses du ministère dans la région, les principaux secteurs d'activités étant la construction navale, les télécommunications, et la cyberdéfense. Des grands groupes sont aussi présents, commeNaval Group etPiriou dans le domaine naval,Alcatel-Lucent dans les télécommunications, ouSafran pour l'aéronautique[109].

Plusieurs composantes desforces armées françaises sont représentées sur le territoire de la région. LaMarine nationale y compte en2020 42 bâtiments de surface et 4 SNLE (principalement àBrest et à l'Île Longue), et y concentre trois de ses quatre bases de saforce maritime de l'aéronautique navaleLandivisiau,Lanvéoc-Poulmic, etLann-Bihoué), et six de ses sept unités defusiliers marinsLorient). Près deRennes àBruz sont aussi présents des garnisons dupôle de cyberdéfense et durégiment du matériel. Plusieurs écoles duministère des Armées sont aussi présentes dans la région, dont l'École navale et lecentre d'instruction naval àBrest, l'École des transmissions près deRennes, et l'Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan dans leMorbihan[110].

Le poids de cette activité est aussi important en raison de la présence des familles du personnel militaire et civil présent (près de 80 000 personnes)[108], mais aussi des retraités du ministères (plus de 30 000 ayants droit). Cette importance de la Défense pour la région se mesure aussi au nombre des ministres de la Défense que la région a fourni (Jean-Yves Le Drian,Yvon Bourges...), mais aussi à la présence de nombre de ses parlementaires dans les commissions Défensede l'Assemblée nationale etdu Sénat[111]. La présence des activités de Défense en Bretagne fait aussi l'objet d'intérêts de puissances étrangères, historiquement de laRussie[112],[113],[114], et plus récemment de laChine qui compte sur une très forte présence dans le secteur deBrest depuis lesannées 2010[115],[116],[117].

Population et société

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Démographie

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Article détaillé :Démographie de la Bretagne.

La démographie de la région reste peu dynamique depuis1800, sa population croit deux fois moins vite que la démographie française sur la même période, passant de 1,83 million d'habitants en1807 à environ 3,12 millions d'habitants en2010. Ce phénomène est particulièrement fort entre1911 et1971, la population étant identique aux deux dates. Une baisse de la population est alors enregistrée, causée par les pertes humaines des deux Guerres mondiales, et par un exode rural et un déficit migratoire important. Ce n'est qu'à partir de1968 qu'une croissance stable de la population est enregistrée, portée par un solde migratoire positif[118]

La répartition de la population change aussi lors de la période. Si lesCôtes-d'Armor sont le département le plus peuplé en1800, LeFinistère devient le département le plus peuplé au milieu duXIXe siècle, puis l'Ille-et-Vilaine à partir du milieu duXXe siècle. Les zones de croissance démographiques les plus marquée sur les grandes agglomérations (Rennes,Brest,Lorient,Quimper,Vannes, etSaint-Brieuc), d'abord dans les villes centre, puis dans leurs périphéries[118]. Si en1801 9% de la population de la région habite l'une des dix plus grande ville, ce taux passe à 27 % en1975, avant que la croissance ne favorise d'avantage la croissance des banlieues. Des villes commeLanester etPloemeur (en banlieue deLorient) ouBruz etCesson-Sévigné (en banlieue deRennes) commencent alors à dépasser la population de d'ancienne villes centre historiquement plus importante commeDinan,Morlaix, ouPontivy[119].

Les projections démographiques de l'INSEE tablent sur une hausse de la population plus rapide enBretagne que dans le reste de laFrance, la région devant gagner environ 400 000 habitants entre2020 et2040. Cette hausse devrait être principalement dû à la hausse du nombre d'habitants âgés de plus de65 ans, le nombre d'actifs et de moins de20 ans devant rester stable. Cette hausse devrait favoriser les grandes agglomérations commeRennes etBrest, et concerner l'est et le littoral[120].

Immigration

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Article détaillé :Immigration en Bretagne.

L'immigration en Bretagne représente 2,9 % de la population dela région en2011, l'un des tauxles plus faibles en France. Elle est composée à 44% de populations venant d'Europe (principalement duRoyaume-Uni et duPortugal), à 31 % venant d'Afrique (principalement duMaroc et d'Algérie), et à 19 % d'Asie (principalement deTurquie et duVietnam)[121].

Communes les plus peuplées

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Liste des communes de plus de 20 000 habitants de la région
NomCode
Insee
DépartementSuperficie
(km2)
Population
(dernièrepop. de réf.)
Densité
(hab./km2)
Modifier
Rennes35238Ille-et-Vilaine50,39230 890(2023)4 582modifier les donnéesmodifier les données
Brest29019Finistère49,51142 346(2023)2 875modifier les donnéesmodifier les données
Quimper29232Finistère84,4564 385(2023)762modifier les donnéesmodifier les données
Lorient56121Morbihan17,4858 329(2023)3 337modifier les donnéesmodifier les données
Vannes56260Morbihan32,3055 790(2023)1 727modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Malo35288Ille-et-Vilaine36,5847 439(2023)1 297modifier les donnéesmodifier les données
Saint-Brieuc22278Côtes-d'Armor21,8844 364(2023)2 028modifier les donnéesmodifier les données
Lanester56098Morbihan18,3723 263(2023)1 266modifier les donnéesmodifier les données
Fougères35115Ille-et-Vilaine10,4620 307(2023)1 941modifier les donnéesmodifier les données
Concarneau29039Finistère41,0820 845(2023)507modifier les donnéesmodifier les données
Lannion22113Côtes-d'Armor43,9120 315(2023)463modifier les donnéesmodifier les données

Éducation

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Lelycée Émile-Zola de Rennes, plus ancien lycée de la région.

Le territoire de la région Bretagne correspond au territoire couvert par l'académie de Rennes au sein de laquelle sont scolarisés en2021 603 000 élèves dans leprimaire et lesecondaire[122]. La région se caractérise par une portion importante d'élèves scolarisés dans l'enseignement privé, notamment catholique, ce dernier représentant 41 % des élèves du premier et du second degré[123]. L'enseignement en breton représente lui quelque 20 000 élèves[124].

La région Bretagne est directement gestionnaire des 115 lycées publics, et intervient aussi dans d'autres aspects de l'enseignement primaire et secondaire comme le ramassage scolaire qui concerne 100 000 élèves en2022[125]. La région alloue en2022 quelque 750 millions d'euros à l'éducation et à la formation, soit 41 % de son budget annuel[126]. Dans le même temps l'académie de Rennes est aussi aveccelle de Nantes l'académie qui reçoit en2023 le moins de financement par élève et par an de la part de l'État (530 euros de moins que la moyenne nationale dans le primaire et620 euros de moins dans le secondaire), en grande partie en raison du poids de l'enseignement privé dans la région[127].

Elle possède le meilleur taux de réussite scolaire en France, avec en2015 le taux de population non diplômée la plus faible de France (12,5 %)[128]. Elle se singularise avec ses taux de réussite au baccalauréat, où elle est l'académie avec le plus haut taux de réussite en2022 (94,4 %)[129].

Enseignement supérieur

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Voir la catégorie :Enseignement supérieur en Bretagne.

La région Bretagne compte en2023 145 000 étudiants inscrits dans l'enseignement supérieur, public et privé confondus, ainsi que près de 11 000 chercheurs et enseignants-chercheurs répartis dans les universités et les grands organismes nationaux de recherche présents dans la région (CNRS,INRAE,Inserm,Infremer, etc.)[130].

Elle compte 4 universités, 8 instituts universitaires de technologie, 31 grandes écoles, ainsi qu'un campus détaché de laSorbonne[130].

Rien qu'àBrest, s'ajoutent égalementENSTA Bretagne, l'École nationale d'ingénieurs de Brest et l'IMT Atlantique (anciennement Télécom Bretagne). La région Bretagne compte aussi deux des sept grandes écoles militaires françaises, l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, fondée en 1802 et située àGuer dans le Morbihan, et l'École navale fondée en 1830 à Brest dans le Finistère[131]. L'École européenne supérieure d'art de Bretagne est présente à Brest (depuis 1907), Lorient (depuis 1769), Quimper et Rennes.

La région Bretagne compte aussi plusieurs campus détachés d'établissements ayant leurs sièges enÎle-de-France. ÀRoscoff, uneécole interne de lafaculté des sciences deSorbonne Université existe depuis 1872[132]. Sur lecampus universitaire de Beaulieu àRennes, l'école d'ingénieursCentraleSupélec de l'université Paris-Saclay est installée depuis 1972[133].

La région compte également des établissements d'enseignement supérieur privé, tels que l'université catholique de l'Ouest, fondée à Angers en 1337, et présente en région Bretagne à Guingamp,Vannes et Brest ou l'institut catholique de Rennes, fondé à Bruz, près de Rennes en 1989[134]. À cela s'ajoutent l'Institut polytechnique UniLaSalle de Rennes,Brest Business School, ou encoreRennes School of Business.

Sports

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Le tissu associatif sportif dans la région est également l'un des plus importants de France.

Les clubs professionnels du football de la région sont, pour la saison 2025-2026 :

Il existe également un club professionnel de rugby, leRC Vannes, qui évolue enPro D2 pour la saison 2025-2026.

Santé

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Article connexe :Médecine en Bretagne.

La région possède en 2017 un faible taux d'obésité[135] mais elle connait un des plus forts taux d’alcoolisme de France. En 2015, le nombre de décès par alcoolisme et cirrhose chez les 40-64 ans s'élevait à 3,6 pour 10 000 habitants[136].

La région est touchée par le phénomène desdéserts médicaux encentre Bretagne et sur la côte nord, alors que la côte sud est elle surdotée dans plusieurs spécialités. LesCôtes-d'Armor sont le département breton le plus touché en déficit de professionnels de santé[137]. Ce phénomène peut toucher des structures de soins comme l'hôpital de Carhaix en centre-Bretagne dont les services d'urgence et de maternité font l'objet de projets de fermetures très médiatisées dans lesannées 2000-2020[138],[n 1].

Emblèmes régionaux

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Logotypes

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Le logo de la région est de forme carrée, encadre une hermine. Celle-ci évoque la forme géographique de la Bretagne, ses trois pointes rappelant les nombreuses îles qui jalonnent les côtes bretonnes. Son aspect ascendant suggère le dynamisme d’un territoire en mouvement. Le traitement graphique aux courbes épurées s’apparente à un motif floral, destiné à rappeler l’intérêt porté par l’institution à la préservation de l’environnement[139].

Ce logotype se décline également enbreton (Rannvro Breizh) et engallo (Rejion Bertègn). Son auteur est Fabien Picot, responsable du studio de la région. La typographie utilisée est propriété exclusive de la Région et a été dessinée par Xavier Dupré[139].

LeGwenn ha Du, le drapeau breton moderne

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Article détaillé :Drapeau de la Bretagne.

XXe – XXIe siècle - Le Gwenn ha Du, drapeau contemporain de la Bretagne

Imaginé vers 1925 par lefédéraliste bretonMorvan Marchal, franc-maçon radié et antisémite[140], leGwenn ha Du a été repris sur les plaques minéralogiques des quatre départements de la région. Ce drapeau comporte neuf bandes égales alternativement noires et blanches qui symbolisent neufs pays traditionnels bretons.

Leconseil régional de Bretagne et le conseil départemental deLoire-Atlantique permettent l'usage duGwenn ha Du[139]. Il a également été choisi comme identifiant territorial officiel des plaques d'immatriculation de la région.

Langues

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Articles détaillés :Langue bretonne,Langue gallèse etFrontière linguistique bretonne.

Le, leconseil régional de Bretagne reconnaît officiellement et à l’unanimité le breton et legallo comme« langues de la Bretagne, au côté de la langue française ». Par ce vote, la région« s'engage, en recherchant la plus large association de ses partenaires, et en particulier des cinq départements bretons [les quatre départements de la Bretagne administrative et la Loire-Atlantique], afin de permettre la pérennisation de la langue et de la culture bretonnes »[141].

Signalisation bilinguefrançaise etbretonne.

Sources

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Notes

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  1. Le filmBowling sorti en2012 s'inspire des premières mobilisations contre la fermeture du service maternité de cet hôpital.

Références

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  1. Journal officiel du 6 décembre,p. 11649
  2. Zoom sur la Bretagne "maritime" sitehttps://www.prefectures-regions.gouv.fr, mis à jour le 5 octobre 2017 brisé le 30-10-2025.
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  4. « Climat Bretagne: température, pluie, quand partir - Climats et Voyages », surwww.climatsetvoyages.com(consulté le)
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  10. Cornette 2008,p. 151
  11. Cornette 2008,p. 153
  12. Nicolas 2007,p. 30.
  13. Nicolas 2007,p. 50.
  14. Nicolas 2007,p. 51.
  15. Nicolas 2007,p. 58-59.
  16. Nicolas 2007,p. 60.
  17. Nicolas 2007,p. 75.
  18. Nicolas 2007,p. 79.
  19. Grande Guerre : territoriaux bretons et normands du 87 DIT.
  20. Association des Archivistes Français site de démonstration.
  21. Site du Sénat.
  22. Décret du 30 juin 1941.
  23. Nicolas 2007,p. 105.
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Bibliographie

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