En2011, d’après le recensement officiel, la population était de 253 200 habitants pour la ville elle-même et de 549 217 pour lejudeț de Brașov. La ville est devenue un centre touristique important et la plus grande station de ski de l’Europe de l'Est. C'est aussi un centre industriel important avec notamment uneindustrie aéronautique.
Les nomsroumain Brașov ethongrois Brassó sont mentionnés dans les documents en latin du début du deuxième millénaire sous les formes deBarasu etBrasu. Ces mêmes documents mentionnent aussi le nomlatin deCorona, équivalent latin deKronstadt.Kronstadt évoque probablement la donation royale de la cité à l’ordre Teutonique parAndré II.Barasu etBrasu sont probablement issus du motBârsă désignant en ancien roumain unberceau (latinbercium), pièce (jadis en bois) qui lie entre elles les deux parties d’unsoc de charrue (lacormana soulevant la terre et le pied ouplaz). Ce nom,Bârsa (quelquefois Bărsa) désigne aussi une rivière, mentionnée en1360 sous le nom defluvium Brassou, et larégion historique environnante[2]. Brașov serait donc la « ville du berceau » en roumain.
Il existe également desétymologies légendaires. L’une met en scène le roiSalomon de Hongrie qui « couronne un sapin » (comme dans le blason), en roumainCoroana pe brad qui aurait donnéKronstadt etBrașov. Partant de là, G. Kis écrit en1929 qu’à l’origine du nom allemand il y aurait l’ancien slaveKrun signifiant « petit sapin » qui se dirait en roumainbrădișor, d’oùBra(d)seu (en fait « petit sapin » se ditbrăduț). Lesprotochronistes, eux, font appel à des originesdaces :bradzŭ (« forêt de sapins »)[6]. Une autre légende est due à F. Philippide qui imagine en1874 que le nom viendrait d’une ancienne citéBrasovia sur la colline Tâmpa, détruite parJean Hunyadi. À sa suite, G. Treiber et E. Jekelius utilisent cette hypothèse en1928, pour affirmer qu’en slave le motbaras veut dire « cité » ou « vérité », et serait à l’origine deBrașov.
Brașoavă — baratin. Vient de l'habitude des commerçants de Brașov de vanter de façon exagérée leur marchandise sur les marchés.
Brașovenește — au baratin. (« Nu-mi vorbi brașovenește că nu-mi plac brașoavele! » : « Pas à moi, me baratine pas » !Vasile Alecsandri)
Brașovenie — marchandise produite à Brașov ou l'endroit où on vend ce type de marchandise.
Ladă de Brașov oumalle de Brașov en français — malle très solide et richement ornée („...Adevăratul provincial nu merge niciodată la drum decât cu ladă de Brașov” : « le vrai provincial ne part jamais en voyage sans sa malle de Brașov »Mihail Kogălniceanu)
Brașovean — (forme ancienne) Négociateur qui vend de la marchandise provenant de la ville de Brașov et des alentours ; propriétaire ou conducteur desbrașovence, les chariots marchands de Brașov ; de nos jours :gentilé « Brasovien », habitant ordinaire de Brașov.
Brașoveancă, plurielbrașovence, n. f. — Grand chariot bâché, solide et capable de longs trajets ; de nos jours, « Brasovienne », habitante de la ville de Brașov.
Un drapeau de 1600.Sculpture d'un blason ancien sur une porte.
En1353, le blason de la ville est une couronne avec des fleurs en forme de crinoline et unecrinoline. En1429 est apparu aussi le groschêne avec ses racines. Le blason de nos jours compte treize racines qui font référence aux treize communes duPays de la Bârsa. La couronne en or a trois lobes, symbolisant la puissance. Le blason est composé d'une couronne murale d'argent formée de sept tours qui est le signe spécifique de toutes lescommunes. Sur le blason se trouve l'inscription « Municipiul Brașov » en roumain et en dessous, en latinDeo vindici Patriæ (À Dieu, défenseur de la patrie). La signification du blason estLa sagesse et la puissance conduisent pour toujours la cité. Ce blason, officiel à Brașov, n'est pas validé par la Commission héraldique de Roumanie car il déroge à la règle de la neutralité religieuse.
Parallèlement à ce blason municipal, il y a un autre blason datant de1600, proposé par le président du Conseil duJudeț de Brașov et qui serait agréé par la Commission héraldique de Roumanie. Ce blason, offert comme cadeau parMichelIer le Brave de ladynastie des Basarab à l'empereur germanique et d'AutricheRodolpheII de Habsbourg, sur fond probablement à l'origine de« gueules » (rouge) et délimité par deux « fasces » (bandeaux)« or » (jaune) en haut et en bas, se trouve dans un cercle« azur » (bleu) délimité par une couronne d'« argent » (blanc ou gris clair). En dessous est écrit « Corona » en lettres gothiques. À partir du cercle central partent des fasces « or » vers les côtés. De nos jours, ce blason est exposé devant le Palais de Justice, sur latour Blanche et non loin de latour Noire (au Belvédère). Ce blason bénéficie d'une illumination nocturne comme le drapeau roumain qui se trouve sur le mont Tâmpa de l'autre côté.
Grand maître de l'ordre Teutonique pendant la fondation de la ville,Hermann von Salza.La garde d'honneur devant le conseil municipal, avec le drapeau de la ville.Synagogue de Brașov, construite en 1901.
Les fouilles indiquent la présence des culturesnéolithiques (culture Noua, Tei, Dealu-Melcilor) sur l'actuel territoire de Brașov.
Plus tard, les découvertesarchéologiques ont attesté l'existence des templesdaces autour du site dit des « Pierres de Salomon », de quelques entrepôts pour les denrées sous le marché du Conseil (au cœur même de la ville), de quelques habitations et fortifications sur la collineDealul Melcilor (« Colline des escargots ») et dans le quartierValea Cetății (« Vallée de la citadelle »). La plupart de ces sites a été détériorée autemps de la dictature, dans le cadre du programme de systématisation.
AuXVIe siècle, la ville, métropole desSaxons de Transylvanie, connaît un grand essor économique, grâce à sa position géographique sur la route entre laBaltique etConstantinople et à ses privilèges fiscaux. De l'ambre, des fourrures, des peaux, des tissages dans le sens nord-sud, de lasoie, du miel, desépices, des métaux et despierres précieuses dans le sens sud-nord, transitent ici avec de faibles taxes douanières. C'est pour avoir voulu les augmenter que leprince valaqueVlad III a été représenté en monstre sanguinaire, empaleur, cannibale et vampire par les libelles des marchands de Brașov, qu'Ármin Vámbéry fit connaître auXIXe siècle àBram Stoker en recherche d'un titre pour sonroman gothiqueDracula.
Du point de vue historique et culturel, Brașov ainsi queSibiu était un centre militaire et politique traditionnel des Saxons de Transylvanie. Il y avait à cette époque 45 corporations différentes, et la prospérité permet l'édification de nombreux monuments dont certains sont encore visibles aujourd’hui. C'est également le siècle oùJohannes Honterus, un humaniste allemand, réside et travaille à Brașov. Les premiers livres en roumain y seront imprimés parCoresi. Mais en1688, un incendie ravage la ville et la population doit faire face à une épidémie meurtrière.
AuXIXe siècle, à l'époqueaustro-hongroise, la démolition des remparts permet un regain d'activité, avec l'édification d'usines et de manufactures. On y édite laGazette de Transylvanie, journal militant pour le maintien (dans le cadre de l'Autriche-Hongrie) dugrand-duché de Transylvanie, qui a tout de même été aboli en1867 et directement rattaché à laHongrie.
La Transylvanie ayant voté son rattachement à la Roumanie à la fin de laPremière Guerre mondiale, Brașov devient le deuxième centre économique roumain aprèsBucarest, mais sera soumise, comme tout le pays, au demi-siècle de régimes dictatoriauxcarliste,fasciste etcommuniste de à. La ville est partiellement détruite par les bombardements de laSeconde Guerre mondiale. En1945, Brașov est occupée par l'Armée rouge et parmi les Saxons de la ville et ceux de la région, suspectés en bloc d'avoir soutenu laWehrmacht, de nombreuses familles sont déportées enUnion soviétique. Un petit nombre put revenir après ladéstalinisation (1956).
Entre le et, la ville fut nomméeOrașul Stalin (Staline-ville) en l'honneur deJoseph Staline. Durant cette période, sur le versant du montTâmpa, la forêt fut « découpée » pour y incruster avec des arbres d'espèces différentes, sur tout le versant les lettres « S T A L I N » : les dernières traces de ces lettres ont presque disparu au début duXXIe siècle.
La région de Brașov a connu les plus fortsmaquis de résistance contre le totalitarisme de toute la Roumanie. Nourris par la population rurale, les maquisards armés vivaient dans les montagnes. La plupart d'entre eux furent capturés et exécutés en1962 lors d'une grande rafle des troupes de laSecuritate (police politique durégime communiste roumain), mais les dépouilles des autres résistants n'ont toujours pas été retrouvées depuis la chute de ladictature communiste en1989. On notera également la résistance importante des paysans à lacollectivisation forcée des terres.
Le, une révolte spontanée de la populationaffamée de Brașov fut réprimée (il y eut plusieurs morts) et les personnes impliquées furent ensuite sévèrement torturées et, pour la plupart, assassinées. Les gens avaient réussi à pénétrer dans l'Hôtel de ville, s'étaient partagé toutes les réserves de nourriture de lanomenklatura et avaient jeté dans les égouts les archives de laSecuritate locale.
Deux ans plus tard, lors de lalibération de 1989, Brașov est la deuxième ville roumaine qui se soulève contre lerégime communiste, aprèsTimișoara, mais avantBucarest. Malgré l'ordre de tirer sur la population, la plupart des coups furent tirés en l'air, limitant ainsi le nombre de victimes. Une partie importante des victimes vivait sur les collines les plus hautes. Au total, il y eut66 morts, la plupart touchés par des balles perdues.
À la suite de ces deux révoltes, la ville a reçu le titre de « ville martyre », symbolisé sous forme d'un monument à l'entrée dans la ville.
La ville a toujours une minorité deHongrois, un lycée magyar et un autre allemand, même si en raison de l'émigration vers l'Allemagne ouIsraël, il ne reste que très peu d'Allemands et deJuifs germanophones à Brașov.
Passage pavé ancien du centre-ville.La Tempe et le centre-ville la nuit.Banc en pierre.Les « Pierres de Salomon ».Statuette représentant un dragon sur une maison dans le centre-ville.Lechâteau de Bran, à proximité de Brașov.
Dans la ville ou à proximité coulent une multitude de rivières. La plus importante est le ruisseau Graft appeléles Pierres deSolomon (en roumainPietrele lui Solomon).
Les autres sont Valea Tei (vallée du Tilleul), Valea Răcădău (vallée du Răcădău), Valea Plopilor (vallée des Peupliers) cu Valea Scurtă (vallée Courte), Valea Florilor (vallée des Fleurs), Valea Gorganu (vallée du Gorgan), Râul Timișul Sec (rivière du Timiș Sec) et Canalul Timiș (le canal du Timiș).
Sous la Tempe, parmi les bancs en bois, se trouve un banc très petit en pierre. On dit qu'il est tombé du ciel au moment où deux amoureux s'embrassaient. Cette explication se trouve dans un document de 1817 qui précise le nom de la jeune fille, Ana Maria.
La légende dit que Solomon était un roi hongrois qui fut répudié par sa mère pour avoir tué son frère et condamné à mourir dès qu'il rencontra un homme ordinaire. Solomon s'est ensuite réfugié dans cette zone du pays sur une haute montagne. Voyant un berger roumain et de peur qu'il ne meure, il est parti en arrière mais son cheval a perdu l'équilibre et il est tombé du haut de la montagne.
À l'endroit où il est tombé, le mont s'est divisé en deux et ainsi les deux rochers sont apparus. Dans les dernières secondes de sa vie, Solomon a acquis un haut degré de sagesse et dans sa chute il s'est accroché aux racines d'un arbre. À ce moment, il a placé à la racine de l'arbre sa couronne, car il ne pensait plus être digne de la porter.
D'aprèsles juni, le blason de la ville illustre cette légende. Le nom de Solomon est resté dans la conscience des gens car il fait référence au personnage biblique, mais cette ressemblance de nom n'est qu'une coïncidence et, selon la légende, il ne s'agit pas de la même personne.
Le trajet nécessite environ 10 heures de route à pied aller-retour, ce qui est faisable en un jour. Chaque jour en été, il reçoit des touristes de la ville. L'endroit est connu comme șapte scări c'est-à-dire les sept escaliers[8].
Vue d'une rue de Brasov en janvier 2008. Alors que les températures sont remontées de -10 à 3 degrés, une vague de neige fraiche est retombée le matin sur la ville.
La ville est située sur un plateau à la courbure des montagnes Carpates et de ce fait elle enregistre pendant l'hiver les températures les plus basses du pays. En règle générale chaque hiver a ses périodes où les températures peuvent descendre jusqu'à -10 ou parfois même en dessous de -20 degrés Celsius pendant quelques jours ou semaines. Cependant sa position montagneuse la protège contre les vents violents de neige qui se forment en Moldavie à l'est des Carpates et en Munténie au sud des Carpates. Pendant l'été, les températures peuvent dépasser 30 degrés Celsius comme c'est le cas dans les autres villes de Roumanie. Cette différence de températures entre l’hiver et l'été est due au climat de type continental.
LesJuni de Brașov[10], appelés aussi lesjeunes juni (roumain :junii tineri),june au singulier, sont des Roumains qui veulent garder une tradition très ancienne d'origine païenne. Même si le nom se rapproche du nom jeunes, ce nom ne veut rien dire d'autre en roumain moderne. Cependant en Transylvanie il a la signification traditionnelle de jeune homme non-marié. Traditionnellement, les jeunes qui voulaient devenir desjuni devaient le faire entre 16 et 18 ans et ils devaient absolument quitter cette organisation une fois mariés (ce n'est plus vrai de nos jours).
« Lesjuni doivent être regardées comme un reste d'époque païenne, une ancestrale fête du printemps, [...] la suprématie du soleil sur la dureté et le froid de l'hiver [...]. Elle doit être considérée comme un culte pré-chrétien qui se passe toujours sur des collines, une habitude connu aussi par lesdaces »
Il y a lesjuni qui sont à Șchei et ceux du Brașov-ancien. Les deux étaient autrefois unis, mais les derniers ont dû se séparer progressivement après la venue des Saxons et la construction de la cité (Corona). On a permis seulement en1918 auxjuni du Brașov-ancien de revenir à Șchei et rejoindre les autres. Il y a de nos jours peu de villes qui continuent à pratiquer ce type de tradition, Brașov étant une des plus importantes.
AuXIXe siècle,junimea était un courant culturel très influent en Roumanie dont au moins son nom s'inspire des anciensjuni. De grands écrivains commeMihai Eminescu ont été connus grâce à cette société.
Le premier dimanche après lespâques, à la fin de la Semaine illuminée (en roumainSăptămâna luminată), les citoyens de Brașov et les touristes peuvent assister à un spectacle avec des éléments demythe, desrituels et descérémonies ainsi que de lamagie.
Dimanche matin, les chevaliers juni vont sur la Place de l'Union. À cet endroit ils entourent trois fois la statue du soldat inconnu en face de l'église Saint-Nicolas, la plus ancienne église orthodoxe connue de Brașov, datant de1292. À cet endroit, ils reçoivent un bref discours du prêtre de l'église. À ce moment ils sortent du quartier Șchei qui, bien que le plus ancien quartier de la ville, ne faisait avant pas partie de la ville saxonne Corona et son administration. Ils se dirigent ensuite vers les Pierres de Solomon.
Les sept groupes de juni (environ 200 personnes de nos jours) vont se mettre en colonne et partir, mais ils font un nouvel arrêt à l'endroit appelé « la petite Troie du CapitaineIlie Birt » où chaque groupe chante « Jésus est ressuscité » avant de partir pour de bon vers les Pierres de Solomon. Ce qu'on appelle petite Troie ou Troiță est en roumain un petit édifice situé aux carrefours et qui représente d'habitude une croix et des icônes.
AuxPierres de Solomon commence la fête avec les filles et les autres invitées qui sortent àl'hora et jettent des « buzdugans » (une grosse boule en métal avec des épines). Avant la tombée du soleil, les sept groupes partent vers la ville dans le même ordre que celui d'arrivée et on les reçoit avec les portes ouvertes.
Ils vont se disperser ensuite, mais pas avant que les gens ne leur fassent un souhait : « Să ne trăiesti, vătafe! » qui se traduit mot à mot par « Que tu nous vives, sénéchal ! » ou encore « Longue vie, chef ! ».
Les jours du Brașov (Zilele Brașovului) - chaque année au même temps que les festivités des Juni ;
Le marché des « gens qui savent un métier » de tout le pays (Târgul meșteșugarilor din toată țara) - chaque année en corrélation avec les Journées de Brașov ;
Festival et Concours National de la Chanson Roumaine (Festivalul și Concursul Național al Liedului Românesc) - chaque année;
Festival de Jazz et Blues - chaque année ;
Festival de la musique de chambre (Festivalul muzicii de cameră) - chaque année ;
Festival du théâtre contemporain (Festivalul teatrului contemporan) - chaque année ;
Festival de la Bière (Festivaul Berii) dit aussi le « grand de la bière » (Berarul mare)- chaque année ;
Festival de l'Aurore (Festivalul Aurora) dit aussi le « petit de la bière » (Berarul mic) - chaque année ;
Festival de la récolte (Festivalul Recoltei) - chaque année ;
Concert d'orgue à l'église noire - chaque semaine.
La presse à Brasov commence auXVIIIe siècle. En1838 apparait le premier journal roumain de Brașov, „Gazeta Transilvaniei”, deux ans après „Foaia pentru mintre inimă și literatură”. Le premier existe encore de nos jours.
Parmi les publications[11] écrites dignes d'être citées il y aKronstadter Zeitung,Brassói Lapok,Bună ziua Brașov, la revueChip,Dacia Jurnal Brașov,Gazeta de Transilvania,Monitorul Expres,Transilvania Expres,revista Zile și Nopți (la revue de du Jour et de la Nuit) et d'autres.
Les télévisions et les radios[12] locales sont apparues après1990. En grande partie ce sont des studios territoriales des grandes chaînes nationales. Comme chaînes de télévision on peut citerAntena 1 Brașov,Mix TV Brașov,Nova TV,Pro TV Brașov,RTT Brașov etTVS Brașov, et comme radios :Radio 21 Brașov,Radio Antena Brașovului,Radio Brașov,Radio Dinamic FM Brașov,Radio Impuls FM Brașov,Radio Kiss FM Brașov,RadioPro FM Brașov etRadio Special.
Dans cette ville a eu lieu au mois de mai 2007 le plus grand évènement IT sur les logiciels libres deRoumanie en 2007 : eLiberatica[13] est une conference sur les logiciels libres organisée par « Agora Media » et « Romanian Open Source and Free Software Initiative ».
Dans la commune sont implantées quarante-six crèches avec un programme normal ou prolongé, vingt-huit écoles générales (équivalentes des écoles primaires et collèges), sept collèges nationaux (un type particulier de lycée ayant une grande réputation), sept lycées, un séminaire théologique, onze groupes scolaires, une université d'État ayant quatorze facultés (une sorte de branches par type d'activité) et quatre collèges, une académie des forces aériennes, et encore six autres universités privées et un certain nombre d'écoles supérieures. Aussi, à Brasov on organise périodiquement des cours des langues étrangères et de (re)qualification par diverses entreprises ou par "l'Office pour la force du travail du Județ".
Le niveau de l'enseignement de Brașov est très élevé, ayant dans ses institutions les meilleurs cadres du pays. Des nombreux élèves ont pu prouver leurs compétences dans les concours internes et internationaux, apportant des nombreuses médailles, diplômes et trophées.
Jusqu'en1989, la ville était une des villes deRoumanie les plus industrialisées. On y construisait tous les tracteurs deRoumanie (de marque Universal, quelques unités ont été vendues en Europe de l'Ouest), et en général l'industrie lourde. L'usine de tracteurs, aujourd’hui désaffectée, deviendra très prochainement un centre commercial.
La vétusté des usines a voulu que, après1989, la ville s'est retrouvée incompétitive au niveau international. Malgré des subventions importantes, les usines ont été fermées peu à peu. À présent c'est une ville principalement de services et de tourisme, avec encore quelques traces de l'ancienne industrie qui tendent à disparaître, remplacées par des PME.
Elle est la plus importante ville de la région centre (Alba, Brasov, Covasna, Harghita, Mures et Sibiu) qui a enregistré en2006 une croissance de 12,5 %, le plus haut niveau de toute l’économie roumaine (selon une étude de la Commission nationale de Prévision). Lejudeț de Brașov a eu une croissance de plus de 20 % de la production industrielle pendant ce même temps, ce qui montre que la privatisation et la modernisation de l'ancienne industrie lourde commence à porter ses fruits.
En,Kraft Foods a transféré son usine de confiserie de Brașov vers la ville deSvogué enBulgarie. Cette délocalisation entraîne la perte de 220 emplois sur le site roumain.
Hôtel de ville de Brașov.La préfecture et le conseil de județ de Brașov.
Depuis1918, on a choisi des maires sous administration roumaine dont le premier,Dr. Carol Schnell, jusqu'en1926, lorsqu'on a commencé l'administration locale en roumain. Pendant la Seconde Guerre mondiale, la ville a eu une administration militaire conduite depuis la capitale.
Lechâteau de Bran, situé dans les environs. Il n'a pas été construit parVlad Țepeș l'Empaleur, mais il sert d'attraction touristique pour les amateurs deDracula en raison de son apparence.
Construite vers1380 sur le socle probable d'une ancienne chapelle détruite pendant l'invasion mongole en1241, l'église noire dans le centre-ville en style gothique permet à environ 5 000 personnes d'y entrer.
Elle comprend une cloche de six tonnes qui est la plus grande de Roumanie et le plus grandorgue d'Europe de l'Est avec 4 000 tubes, un des plus anciennes et des plus grandes orgues au monde.
À Brașov il y a46 lignes de bus et de trolleybus. Il y avait jusqu'àrécemment[C'est-à-dire ?] une ligne de tramway, mise en fonction le (ligne 101). À cause des problèmes relatifs à ce moyen de transport elle a été remplacée par des bus (ligne 8) depuis.
À Brașov il y a sept grandes compagnies de taxi.
Il est possible d'avoir recours à des sociétés de location de voitures. Le réseau routier est bien développé.
Le transport câblé est développé. Il y a une télécabine qui monte sur la Tempe et encore deux autres qui montent depuisPoiana Brașov vers deux des montagnes les plus hautes du massifPostăvaru :Kanzel etCapra Neagră. ÀPoiana Brașov il y a aussi une télé gondole et six téléskis. Une autre petite télé gondole commence de l'autre côté de la ville.
En, à Ghimbav, les travaux pour la construction d'unaéroport international[22] (Aéroport international de Brașov-Ghimbav) qui desservira Brașov, ont repris. Ronald Weissberger, Canadien né en1944 àTărlungeni, à côté de Brașov, a fui le pays au début de ladictature communiste. Il est actuellement président du groupe canadien IntelCan qui est d'ailleurs le seul groupe qui a répondu à l'appel d'offres de construction d'un aéroport international à Brașov. IntelCan s'est retiré du projet qui est porté maintenant par les autorités publiques locales.
Jusqu'à laSeconde Guerre mondiale, il y avait à Brașov un aéroport militaire, à côté des usines d'aviationIAR. Détruit par l'Armée rouge, tout le matériel technique et les avions ont été envoyés enUnion soviétique à titre de dédommagement de guerre. Sur la place même des anciennes pistes d'atterrissage se trouve de nos jours la Gare Centrale, ne restant de l'ancien aéroport que la tour de contrôle.
↑Nicolae Drganu,Românii în veacurile IX-XIV pe baza toponimiei și onomasticei, Brașov 1933 et Vasile Oltean,Cartea istoricului tradițiilor din Șcheii Brașovului, Brașov 1933.
↑Dragoș Moldovanu,Toponimie de origine romană în Transilvania și în sud-vestul Moldovei, in : Anuarul de lingvistică și istorie literară, XLIX-L, Bucarest 2009-2010,p. 59.
↑Miklosics Ferenc,Die Bildung der Ortsnamen aus Personennamen im Slavischen, Brassó 1897.