La superficie du territoire communal est de2 379 hectares, la forêt représente850 hectares, soit plus du tiers du territoire[1]. Un autre tiers, soit872 hectares, est formé par des prés. Enfin,430 hectares sont des taillis et119 hectares en culture.
Les limites communales de Brénod et celles de ses communes adjacentes.
Brénod est située sur le plateau d'Hauteville-Lompnes. La commune s'est développée sur ses reliefs bas[1]. En effet, le territoire est entouré, à l'est et à l'ouest, de deux crêtes montagneuses. La crête ouest est la montagne du Montoux, dont l'altitude maximale est de 1 022 mètres à la Crête Pelée. Cette montagne est recouverte de la forêt de Pré-Goyet. À l'est, on trouve une autre montagne haute de 1 189 mètres, appelée la Roche Samuel.
L'Albarine est le principal cours d'eau de la commune[1], elle prend sa source dans la commune au niveau de la grange de Rougemont dans la combe de Lechaux. Elle traverse le plateau en direction du sud, et est alimentée par plusieurs ruisseaux descendant des deux montagnes voisines. Le premier ruisseau est celui des Plats, sa confluence se situe à proximité de la ferme de Léchère, puis, peu après, le ruisseau de Morat. Mais il existe des ruisseaux plus importants, il s'agit du ruisseau de l'Étang qui prend sa source aux environs du Montoux, et du Versoux qui est issu des marais du même nom. Enfin, plusieurs biefs alimentent également la rivière, mais ceux-ci ne coulent que par intermittence suivant la pluviométrie et la fonte des neiges.
Des étangs sont également disséminés sur le territoire communal[1]. L'étang Maron est le plus important, il se situe au nord, à hauteur de la combe de Ferrirand. C'est le seul à être en eau tout au long de l'année, mais il ne déverse pas dans les biefs alimentant l'Albarine, en effet, il s'écoule dans le Valey au nord, qui descend la forêt de Meyriat. Les trois autres étangs, l'Étanche, la Doye, et les Loups, ne sont pas toujours en eau. Suivant la saison, ils se perdent par évaporation, ou dans les infiltrations.
La commune de Brénod possède une limite avec six communes différentes. Au nord, Saint-Martin-du-Fresne, Nantua et Les Neyrolles sont des communes qui lui sont limitrophes et qui n'appartiennent pas aucanton de Brénod, cette limite est marquée par une longue descente entre le plateau d'Hauteville où se situe Brénod et la vallée deNantua. Sur toute la limiteest se trouveLe Petit-Abergement, on y accède par la D 31 qui plonge dans la vallée duValromey. Au sud et au sud-est se situent respectivementChampdor etCorcelles ; ces deux communes sont également sur le plateau. À l'ouest se trouveVieu-d'Izenave puisChevillard au nord-ouest.
Au, Brénod est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[8].Elle est située hors unité urbaine[9]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Plateau d'Hauteville, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[9]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[10],[11].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (55 %), prairies (22,3 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (10 %), zones agricoles hétérogènes (8,9 %), zones urbanisées (2,2 %), zones humides intérieures (1,6 %)[12].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Les habitations de la commune sont essentiellement disposées le long de la rue principale[1]. Cette rue s'étire sur environ deux kilomètres, et procure à Brénod une allure caractéristique des villages du Jura méridional.
Il existe également trois hameaux : Macconod, au nord-est du village principal, la Pérouse, au nord, puis la Gouille, au nord-ouest. Enfin, plusieurs fermes, notamment à l'extrémité nord sont présentes.
Le nombre total de logements dans la commune est de 259[13]. Parmi ces logements, 69,5 % sont des résidences principales, 27,4 % sont des résidences secondaires et 3,1 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 81,7 % des maisons individuelles, 10,6 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 7,8 % sont des logements d'un autre type. Le pourcentage d'habitants propriétaires de leur logement est de 65 %[13]. Ce qui est très supérieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le pourcentage de locataires est de 26,7 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[13]. On peut noter également que 8,3 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 2,8 % sont des studios, 5,6 % sont des logements de deux pièces, 13,3 % en ont trois, 24,4 % des logements disposent de quatre pièces, et 53,9 % des logements ont cinq pièces ou plus[13].
Le nom de la localité est attesté sous les formesBrenod en 1137,Breno en 1198[14],Bregnot en 1317,Brenou vers 1365[15], puisBregnot en 1345,Brenoz en 1394[15].
Deux explications sont avancées pour le nom de la commune, toutes deux d'origine celtique. La première consiste, de même que pour Brénaz, même département, à rapprocher Brénod debrenne (n.f.), mauvaise terre argileuse et sableuse, généralement marécageuse. La seconde explication rapproche ces noms de Brennus, nom de plusieurs chefs gaulois connus. En breton,bren signifie "montagne".
En 1116 avant jean charle, Ponce de Balmay offre aux futurs chartreux un territoire pour l'implantation de l'abbaye de Meyriat. Ce territoire représentait un carré de six kilomètres. Or celui-ci se révéla trop petit, donc en 1144, l'archevêque de Lyon lui inclut la terre de Ferrières, qui était initialement propriété des Brénolands, plusieurs procès ont eu lieu.
Paroisse (Breynodum,villa de Brenod,Brenot,curatus de Bregno,de Brenno,Breno) sous levocable de la Sainte-Vierge. Brénod est mentionné dès 1120.
En 1134, vivait un Raymetin, curé de la paroisse. Le, le papeEugèneIII confirma l'église de Brénod aumonastère deNantua, qui obtint, en 1498, par sentence arbitrale deRenaud de Forez, archevêques de Lyon, une nouvelle reconnaissance de son droit de présentation et d'élection à lacure.
Le sceau d'un curé de Brénod se voit encore appendu au bas de deuxchartes de 1244 et 1248 conservées dans les archives de l'Ain. Sur l'un, on lit: f s. SACERDOTIS (sic) DE BRENO ; autour de l'autre: f s. CAPELLANI DE BRENO. Dans l'un comme dans l'autre le champ est meublé par une fleur de lis à deux pistils.
Ladîme de la paroisse appartenait auprieur de Nantua, sauf la sixième partie, qui était laissée au curé, lequel avait en outre le droit de percevoir la moitié des offrandes faites à l'église, suivant titre de 1209. Une inscription rapportée parGuichenon apprend que lemaître-autel de l'église fut consacré en 1467 : « Ad laudem omnipotentis Dei Patris et Filii et Spiritus Sancti, in memoriam Beatoe Virginis Mariae ejus matris consecratum fuit hoc altare per Reverendumin Christo patrem D. B. episcopum Niciensem, die II novembris anno [M] CCCCLXVII, qui de reliquiis sancti Laurentii ibidem reposuit et indulgentiam dedit. »
Les moines de Nantua possédaient à Brénod unprieuré (prieuré de Brénod) très ancien. Ismion de la Balme, fils du seigneur de la Balme-sur-Cerdon, en étaitprieur en 1146.
Dès l'époque la plus reculée les prieurs de Nantua étaient seigneurs en grande partie de Brénod. Ils le devinrent seuls, sous la suzeraineté et la sauvegarde des sires de Thoire-Villars, puis des comtes et ducs de Savoie, après qu'ils eurent acquis les droits qu'avaient sur le village et ses hommes les seigneurs de la Balme, de Mérignat et de Coligny. Ce sont eux qui ont concédé aux habitants les forêts noires dont ils jouissent encore, et qu'ils ont su conserver nonobstant les interminables et coûteux procès en revendication qu'ils ont eu à soutenir depuis leXIIe siècle jusqu'à nos jours.
La commune[20] a supporté en 2008 un total de charges de fonctionnement de 395 000 euros et un total de 383 000 euros d'investissements, alors que ses produits de fonctionnement s'élevaient à 523 000 euros et sesressources d'investissement à 521 000 euros. La commune a donc bénéficié d'un résultat d'ensemble positif, de l'ordre de 226 000 euros.
L'endettement de la commune, arrêté au, est de 406 000 euros, soit 946 euros par habitant. Ce chiffres est quatre fois supérieur à celui de 2007, qui était de 103 000 euros
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].
En 2022, la commune comptait 547 habitants[Note 2], en évolution de +4,79 % par rapport à 2016 (Ain : +5,15 %,France horsMayotte : +2,11 %).
La commune dispose d'une école pour l'accueil des enfants[25]. Celle-ci est composée de deux classes. La première regroupe les élèves de maternelle ainsi que ceux de CP avec un effectif d'environ 20 enfants. La seconde accueille environ 25 élèves du CE1 au CM2.
Le 6 février 2022, l'école prend le nom de Daniel Morand, ancien instituteur et résistant, mort en déportation le 28 avril 1945.
Une salle pour les activités motrices, la gymnastique et la garderie du matin, midi et soir, et une cantine complètent la structure d'accueil.
En 1999, la population de Brénod se répartissait à 47,3 % d'actifs, ce qui est légèrement supérieur au 45,2 % d'actifs de la moyenne nationale, 22,5 % de retraités, un chiffre supérieur au 18,2 % national. On dénombrait également 20,1 % de jeunes scolarisés et 10,1 % d'autres personnes sans activité.
Le taux d'activité de la population des 20 à 59 ans de Brénod était de 89 %, avec un taux dechômage de 4,5 %, donc bien inférieur à la moyenne nationale de 12,9 % de chômeurs.
Selon l'enquête de l'INSEE en1999[27], les revenus moyens par ménage sont de l'ordre de 16 028 euros par an, alors que la moyenne nationale est de 15 027 euros par an. Par contre, aucun foyer n'est soumis à l'impôt de solidarité sur la fortune.
On dénombre, en2004[28], 21 entreprises dont la majorité d'entreprises de construction (7), de commerce (4) et de services aux particuliers (3). Trois entreprises ont été créées en 2004, ce qui classe la commune au 11 422e rang national des créations d'entreprise.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Philippe Foussier, « Notre éditorialiste Jacques Julliard, théoricien et amoureux de la gauche française, est décédé »,Marianne,(lire en ligne, consulté le).