Ces paysages recouvrent trois entités écopaysagères : les collines guînoises qui constituent le rebordseptentrional de l'Artois, l'entité deBredenarde qui appartient à laplaine maritime flamande, et la cuvette de Licques. Ils sont constitués de 59,70 % de cultures, de 17,30 % de forêts, de 15,11 % de prairies naturelles, permanentes, de 7,45 % d'espaces artificialisés, avec les quatre principales communes que sontAudruicq,Ardres,Guînes etLicques, de 0,27 % d'industries, et de 0,18 % de cours d'eau et plan d'eau[15].
Les éléments structurants de ces paysages sont laLGV Nord et l'A26, la rivière laHem qui coule du sud vers le nord-est, les escarpements sur les coteaux du Calaisis et autour du pays de Licques et, d'ouest en est, les différents boisements comme la forêt de Guînes, le bois de l'Abbaye, la forêt deTournehem et une partie de la forêt d'Éperlecques[15].
L'inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire.
la vallée du Bléquin et les vallées sèches adjacentes au ruisseau d'Acquin. Cette ZNIEFF se situe sur les marges septentrionales duHaut-Pays d'Artois, en bordure descuestas duBoulonnais et du pays deLicques[19] ;
Leréseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives « habitats » et « oiseaux ». Ce réseau est constitué dezones spéciales de conservation (ZSC) et dezones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[21].
Sur la commune, un site Natura 2000 de type B est défini ensite d'importance communautaire (SIC) : lecoteau de la montagne d'Acquin et les pelouses du val de Lumbres[22].
Au, Bouvelinghem est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[23].Elle est située hors unité urbaine[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Omer, dont elle est une commune de la couronne[Note 7],[24]. Cette aire, qui regroupe 79 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[25],[26].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d'occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (60,8 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :terres arables (42,6 %), forêts (39,2 %), prairies (15,9 %), zones agricoles hétérogènes (2,3 %)[27]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
En 1249, la dîme de Bouvelinghem a été cédée par un dénommé Jacques de Becouth (Becouth pourrait être l'ancien nom de Norbécourt actuellement commune deMentque-Norbécourt) à l'évêque de Thérouanne pour 60 livres parisis. Jacques de Bécouth détenait cette dîme, considérée comme unfief, en tant que vassal du chevalier Jacques de Bouvelinghem[33].
En 1273, Thomas sire de Bouvelinghem est un des treize barons ducomté de Guînes, la seigneurie de Bouvelinghem étant par ailleurs une des douzepairies du comté[34].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[45]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[46].
En 2023, la commune comptait 260 habitants[Note 8], en évolution de +18,72 % par rapport à 2017 (Pas-de-Calais : −0,69 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 33,6 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,7 %). De même, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 23,5 % la même année, alors qu'il est de 24,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait110 hommes pour119 femmes, soit un taux de 51,97 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,5 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[48]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
0,0
90 ou +
0,0
4,4
75-89 ans
4,0
18,4
60-74 ans
20,2
24,6
45-59 ans
20,2
23,7
30-44 ans
17,7
9,6
15-29 ans
13,7
19,3
0-14 ans
24,2
Pyramide des âges du département duPas-de-Calais en 2022 en pourcentage[49]
D'azur à sept besants d'or ordonnés 3, 3 et 1 ; au chef d'or chargé de trois rocs d'échiquier d'azur[51].
Détails
Armes de lafamille de Melun, auxquelles furent ajoutés trois rocs d'échiquier renvoyant aux armes de la famille de Rochemore, originaire duLanguedoc, et qui portait : « d'azur à trois rocs d'échiquier d'argent ». Ces armes ont été relevées en hommage au vicomteArmand de Melun, maire de la commune de 1865 à sa mort en 1877, qui contribua avec son épouse Léonie de Rochemore, à reconstruire la commune et à secourir les habitants après l'incendie qui détruisit le village le 22 mai 1876. Adopté par la municipalité le 29 mars 1996.
↑La DREAL distingue, dans la régionNord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent21 grands paysages régionaux.
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d'une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d'espèces, d'association d'espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑"Remonter le temps" est un outil de comparaison de l'évolution de l'occupation des sols dans le temps sous forme de cartes ou photos aériennes :carte de Cassini (XVIIIe siècle),carte d'état-major (1820-1866) et période actuelle (1950 à aujourd'hui). Pour comparer deux autres cartes, sélectionner les cartes en haut de la page.
↑« Distance, à vol d'oiseau, entre deux communes », après avoir lancé la recherche de la commune, sur la droite de la page d'accueil, choisir : Accéder aux outils cartographiques/Mesures/Mesurer une distance, surle siteGéoportail(consulté le).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑Alphonse Wauters,Table chronologique des chartes et diplômes imprimés concernant l'histoire de la Belgique, 10 volumes en 11 tomes, Bruxelles, 1866 à 1904. Tome VII,2e partie, Année 1249.
↑P. Feuchère, « Pairs de principauté et pairs de château. Essai sur l'institution des pairies en Flandre. Étude géographique et institutionnelle », dansRevue belge de Philologie et d'Histoire, Année 1953, Tome 31, fascicule 4, p. 981,lire en ligne.
↑Marie Jansana, « Bilan des maires à Bouvelinghem avec Dominique Sénécat : « un vrai cœur de village » : Le grand chantier du village, durant ce mandat, restera la salle multifonctionnelle, bientôt inaugurée. Mais ce n'est pas le seul projet abouti. « Le mandat a été bien rempli », selon le maire, Dominique Sénécat, tenté de postuler à son poste, en mars 2014. »,La Voix du Nord,(lire en ligne, consulté le).
↑Valéry Duhaut, « Bouvelinghem : « Je n'ai jamais été confrontée à une telle méchanceté »,La Voix du Nord,(lire en ligne)« Marie-Paule Lhermitte a démissionné de son poste de maire début janvier. Sans son compagnon, décédé en novembre, elle n'a plus la force de continuer. Elle avait besoin de son soutien pour faire face à une ambiance délétère au sein du conseil municipal qui l'a beaucoup affectée ».
↑Jean-Claude Clements (CLP), « Bouvelinghem : Dominique Sénécat sort vainqueur de l'élection municipale partielle »,La Voix du Nord,(lire en ligne)« La parenthèse Marie-Paule Lhermitte, démissionnaire en début d'année, est en passe d'être refermée. ».