Ville moyenne de 42 372 habitants dont l'aire d'attraction réunit 145 241 habitants en 2023, Bourg-en-Bresse bénéficie de sa proximité avecLyon etGenève pour être au cœur de réseaux de communication à différents rayonnements.
Les habitants sont appelés lesBurgiens[3],[4]. On trouve également les formesBurgésiens ouBressans[5]. L'adjectifbressan, utilisé autrefois, ne se réfère plus aujourd'hui qu'à laBresse.
À l'oligocène et aumiocène, se forment lesAlpes, phénomène géologique qui arc-boute lemassif du Jura vers lelac bressan et plisse le fond du réservoir, donnant ce relief vallonné avec des dénivellations très faibles. Une ouverture se créant au sud, le lac s'assèche puis disparaît pour laisser place à un sol humide et marécageuxdate[réf. nécessaire].
À l'est, leRevermont et ses monts montrent le début dumassif jurassien et marquent une rupture avec la plaine bressane.
Contrairement à beaucoup de grandes villes ou de villes moyennes, Bourg n'est traversée par aucune rivière importante. Toutefois, on trouve des petits cours d'eau la traversant.
En premier lieu, laReyssouze traverse Bourg du sud-est au nord-ouest, elle se jette dans laSaône à hauteur dePont-de-Vaux[10]. VersBouvent, le cours d'eau se sépare en deux, le bras le plus au sud est laBasse Reyssouze qui rejoint la rivière vers lestade Marcel-Verchère[réf. nécessaire]. LaReyssouze, par le canal de Loëze, est en partie renaturalisée en 2024. Le lit est débétonné et de petits méandres afin de s'adapter aux évolutions climatiques et réguler davantage le débit. Une allée végétalisée et piétonne le long de la Reyssouze ouvre en 2025 à l'emplacement de l'allée de Challes[11].
Venant de Jasseron, leJugnon fait un bref passage dans le nord-est de la commune puis se dirige à Viriat avant de se jeter dans la Reyssouze àAttignat[12].
LeDévorah est un autre ruisseau qui se jette dans laReyssouze vers lestade Marcel-Verchère[13]. Sa source se trouve près de la frontière avecSaint-Just. Autre ruisseau de Bourg, leFief Porcheret se jette dans leDévorah au quartier de la Croix Blanche après avoir pris sa source à Saint-Just[14].
Le Cône, qui prend sa source dans la forêt de Seillon est un ruisseau historique dérivé et canalisé en 1956 et 1974. 300m sont encore visibles au Sud-Est de la ville, dans le quartier des Vennes. Le Cône est responsable d'inondation en 1777 et 1781 après l'arrêt de l'exploitation des étangs de la forêt de Seillon par les Chartreux[15].
Au parc de loisirs de Bouvent, on trouve un plan d'eau de21 hectares[16].
Au, Bourg-en-Bresse est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[27].Elle appartient à l'unité urbaine deBourg-en-Bresse, une agglomération intra-départementale dont elle estville-centre[28],[29]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bourg-en-Bresse, dont elle est la commune-centre[Note 2],[29]. Cette aire, qui regroupe 80 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[30],[31].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (63,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (55,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (40,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (17,9 %), forêts (15,3 %),terres arables (9,8 %), prairies (8,4 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (4,7 %), zones agricoles hétérogènes (3 %), mines, décharges et chantiers (0,4 %)[32].
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La ville de Bourg-en-Bresse est formée principalement de deux ceintures routières. La plus éloignée du centre est composée du boulevard Charles-De-Gaulle qui se situe au sud-est ; ce boulevard rejoint le boulevard Paul-Valéry qui se trouve au sud, ce dernier touche à son tour l'avenue Jean-Jaurès qui se place à l'ouest. Cette ceinture est complétée au nord par l'avenue de Paris. La seconde ceinture se place au centre de la première et est constituée du boulevard Victor-Hugo suivi du boulevard Paul-Bert, de la rue des casernes et de la rue Gabriel-Vicaire.
En dehors de la ville qui constitue le bourg principal de la commune on trouve en périphérie des lieux-dits et des hameaux.
Hors les quartiers de l'agglomération, au nombre de vingt-trois, la ville municipale de Bourg-en-Bresse compte dix-huit quartiers : le Cenor Grand Challes, les Sardières, la Citadelle, Mail, Peloux, la Gare, Brou, Baudières, la Préfecture, le Champ-de-Foire, le Centre-Ville, les Vennes-Ouest, les Vennes-Est, la Croix-Blanche, la Reyssouze-Est, la Reyssouze-Ouest, l'Alagnier et le Pont-des-Chèvres.
La ville comprend également unquartier prioritaire dénommé « Grande Reyssouze-Terre des Fleurs », comprenant 6 490 habitants en 2018[33].
Le nombre total de logements dans la commune est de 20 119[34]. Parmi ces logements, 90,7 % sont des résidences principales, 2,1 % sont des résidences secondaires et 7,2 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 23,8 % des maisons individuelles, 73,5 % sont d'autre part des appartements et enfin seulement 2,7 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 32,7 %[34]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, le nombre de locataires est de 64,3 % sur l'ensemble des logements qui est inversement supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[34]. On peut noter également que 3,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 9,5 % sont des studios, 15,8 % sont des logements de deux pièces, 26,4 % en ont trois, 27,8 % des logements disposent de quatre pièces, et 20,5 % des logements ont cinq pièces ou plus[34].
La ville est desservie par deux autoroutes qui la contournent. Trois sorties jalonnent l'A40 reliantMâcon àGenève, ce qui rend la ville facilement accessible. L'A39 reliantDijon à Bourg-en-Bresse se connecte à l'A40 àViriat[35].
Du fait du rôle commercial et administratif (préfecture de l'Ain) de la ville, de nombreuses voies départementales y convergent. La route départementaleD 1079, ancien tronçon de laroute nationale N79 en2006, lie la ville à la préfecture deSaône-et-Loire :Mâcon, et, via laRD 1075,Châlon-sur-Saône. La route départementaleD 979 est elle aussi un ancien tronçon de laRN 79, elle permet de rejoindreNantua, une des sous-préfectures de l'Ain etOyonnax, seconde commune du département en termes de population[36].
La ville possède unerocade. Afin de désengorger le trafic urbain, une rocade-ouest est construite sur les communes dePéronnas,Saint-Denis-lès-Bourg etViriat en 1995. Au début des années 2000, c'est au tour de la rocade nord d'être bâtie avant que la rocade nord-ouest ne soit réalisée au début desannées 2010. La rocade sud-est est réalisée en 2019[37].
Tous les ménages burgiens ne possèdent pas une voiture. On sait que 23 % en sont dépourvus, alors que 55,7 % en possèdent une et 21,3 % ont deux voitures ou plus[38].
En 2014, le réseau urbain comprend64 kilomètres de pistes cyclables et680 bornes de stationnement vélo[39]. De nombreuses rues à sens unique pour les véhicules à moteurs sont à double sens pour les cyclistes, ce qui permet une plus grande mobilité de ces derniers[40].
Pour ceux qui n'ont pas l'équipement nécessaire pour se déplacer, la Station qui est un espace de l'agglomération située à la gare de la ville propose la location de vélos classiques ou électriques pour une durée limitée[41].
Par ailleurs depuis le, un système de vélos en libre service baptisé Rubis'Vélo a été mis en place. Il compte19 stations sur le territoire communal Bourg-en-Bresse, ainsi que dans les communes de proche banlieue :Péronnas,Saint-Denis-lès-Bourg etViriat[42].
Auparavant, d'autres lignes faisaient partie du réseau ferroviaire de la commune, l'une d'entre elles fut laligne de Chalon-sur-Saône à Bourg-en-Bresse. Reliant les deux villes en passant parSaint-Germain-du-Plain, la ligne fut mise en service entre 1871 et 1878. Néanmoins, elle sera fermée au voyageurs le puis aux marchandises le entre Bourg etOuroux. L'autre partie sera fermée le[réf. nécessaire].
Afin d'assurer des liaisons entre les deux gares du réseau, une ligne longue de 3 km a été ouverte le[46] puis fermée en même temps que la dernière ligne citée. Deux haltes étaient installées sur la ligne, une était à lagare PLM et l'autre était la halte de Bourg-Carriat[47].
Réseau urbain.Un bus du réseau TUB, près de la gare.Deux bus Carré Amiot 14 mai 2024
Sept lignes de bus régulières sillonnent la ville de Bourg-en-Bresse et ses environs du lundi au samedi de6 h à20 h, complétées par des lignes à vocation scolaire et des services detransport à la demande, ces derniers assurant notamment la desserte en soirée et les dimanches et jours fériés[49].
Beaucoup de jeunes prennent le bus pour se rendre au collège, lycée ou travail. Le réseauRubis, en remplacement du réseau TUB en qui fut exploité par CarPostal France, est lui exploité parKeolis Grand Bassin de Bourg-en-Bresse depuis le début de l'année 2019[50].
Une plateforme aérienne est à disposition non loin de la ville : l'aérodrome de Bourg - Ceyzériat[51], appelé plus communémentTerre des Hommes en hommage àAntoine de Saint-Exupéry est situé principalement àJasseron à côté de l'aire de Bourg Teyssonge (de l'autoroute A40) et deSaint-Just. L'aérodrome permet de pratiquer de nombreuses activités aériennes (aviation légère et hélicoptère, vol à voile, ULM et aéromodélisme).
Pour les vols à l'international, les aéroports les plus proches sont celui deLyon-Saint-Exupéry distant de70 kilomètres ou bien celui deGenève distant de110 kilomètres[52].
Le nom de la localité est mentionné sous les formes latiniséesde Burgo en 1187[53]. Puis,Burgo in Bressia d'être évoqué en 1272 selonSamuel Guichenon dans sonHistoire de la Bresse et du Bugey[54]. À la fin du siècle est citéBore en 1285 dans les archives nationales.
En 1398,Bourg en Breysse aurait été utilisé pour se référer à la ville. De plus, Guichenon mentionne une nouvelle fois Bourg sousCommunitas Burgi en 1418,Civitas Burgi en 1515 etOppidum Burgi Bressiae en 1534. Pendant laRévolution, afin d'enlever toute référence à l'Ancien régime, la commune porte différents surnoms[Note 3] dontBourg-Régénéré[55],Épi-d'Or (ouÉpidor) etÉpi-d'Ain (ouÉpy-d'Ain)[56].
Bourg s'explique par lefrancoprovençal bressanbôrg « bourg », francisé par la suite. Le, un décret lui adjoint le déterminant complémentaireen-Bresse[57] bien qu'on trouvât parfois des références à ce déterminant bien avant ce décret[58].
Le [g] suivi d'une voyelle s'est irrégulièrement[citation nécessaire] assourdi en [k] et l'on doit donc prononcer [buʁkɑ̃bʁɛs] « Bourkanbress »[59] (abrégé en [buʁk]).
Des traces montrent l'occupation du territoire à l'époque gauloise mais peu d'information nous remonte à cette époque. Lesdécouvertes[Lesquelles ?] supposent queBrou[61] était le premier lieu colonisé de la ville.
LesHospitaliers de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, possédaient aussi, près de Bourg, une petite chapelle, dédiée à saint Jean-Baptiste. Cette chapelle, qui existait déjà en 1080, sous le nom « d'oratoire de Saint-Jean, » était encore en bon état en 1790. Ses dotations consistaient en une petitedîme, une forêt, des rentes et des fondations pieuses. Elle était le but d'un pèlerinage très fréquenté ; on s'y rendait« à cause d'une fontaine qui estoit au dessoubs du coeur… par le dehors ; la dite dévotion pour guérir de la fièvre ».
Au début duXVIe siècle,Marguerite d'Autriche demande la construction dumonastère royal de Brou. En 1536, la ville est prise par les Français.François Ier y fait construire une enceinte moderne avec bastions et fossés protégeant les 6 000 habitants de Bourg[61]. En 1559, avec la reprise de la ville par le ducEmmanuel-Philibert de Savoie, Bourg est transformée en place-forte. Il fait bâtir la citadelle diteFort Saint-Maurice qui fut l'une des plus imposantes de l'époque si bien qu'en 1600, la ville résista six mois ausiège des troupes d'Henri IV. Ce fort servit de modèle à ceux de Turin et d'Amiens. Letraité franco-savoyard signé à Lyon en 1601 signe le retour de laBresse à la France, la citadelle devenu inutile est démolie en 1644.
Bourg resta simplechapellenie de Brou jusqu'en 1505, qu'unebulle du papeJules II y autorisa le transfert de lacure. La chapelle de Notre-Dame, trop modeste pour son titre de paroissiale, fut alors transformée en l'église que nous voyons aujourd'hui. Une société de vingt-huit prêtres, tous enfants de Bourg, lui resta attachée comme elle l'avait été depuis longtemps à la vieille chapelle et forma le chapitre de l'évêché éphémère. Cet évêché, qui comprenait laBresse, laDombes, partie duBugey et de laFranche-Comté, fut créé par le papeLéon X, au mois de, révoqué au mois de, rétabli le, puis définitivement supprimé par le papePaul III, en.
Le règne deLouis XV transforme la capitale bressane. Les marécages sont asséchés, les rues sont pavées et éclairées, les remparts sont détruits et de nombreux bâtiments sont édifiés dont l'hôtel de ville[61].
On compta à Bourg jusqu'à cinqmonastères d'hommes et quatre de femmes :
celui des Cordeliers, fondé le, parAmédée VI de Savoie, comte de Savoie, etBonne de Bourbon, sa femme. Thomas Guillod y fit élever la chapelle du Saint-Sépulcre, qui passait pour une œuvre d'art de haute valeur. Par son testament du, il demanda à être enterré dans ce monastère, « en la chapelle Notre-Dame qu'il avait aussi fondée. » Le monastère des Cordeliers fut transféré dans la rue de la Juiverie, en 1604 ;
Lesmonastères de femmes appartenaient auxvisitandines, auxursulines, aux augustines et auxclaristes. Ces dernières, appelées, dès 1412, par le comteAmédée VIII de Savoie, qui leur donna la chapelle Saint-Georges de son château de Bourg, des revenus et des fonds, ne furent installées qu'en 1484.
Des deux hôpitaux de Bourg, l'Hôtel-Dieu est le plus ancien. Fondé à une époque qu'on ne peut préciser, on lui réunit, en 1518, les dotations des autres établissements de charité et l'on en confia l'administration aux syndics de la ville. Son principal bienfaiteur fut un marchand de Bourg, nommé Pierre Chappon, qui lui fit une donation considérable, en 1533, ainsi que le constatait une inscription placée jadis sur la porte de la maison.
Le collège, fondé par lesjésuites, fut confié, après leur expulsion de France, à des prêtres séculiers. Le personnel enseignant se composait d'un principal, de deux professeurs de philosophie, d'un professeur de rhétorique, d'un de seconde, de quatre autres pour les basses classes et d'un préfet pour les pensionnaires.
Bourg a toujours été une ville très lettrée. Elle posséda deux sociétés savantes : la Société d'Émulation, qui fut fondée au mois de et la Société littéraire, historique et archéologique créée en 1872.
La ville fut reliée auchemin de fer en 1856 avec la mise en service de laligne de Lyon-Saint-Clair à Bourg-en-Bresse. Les quartiers de la gare et deBel Air s'urbanisent, la ville double alors de superficie et atteint les 10 000 habitants.
Brou est une très ancienneparoisse (Brovii saltus,coenobium Broviense,prioratus et ecclesia S. Petri de Brou,Brous) sous levocable de saint Pierre transférée à Bourg, en 1505, parbulle du papeJules II.
L'abbé d'Ambronay nommait à lacure. Dès l'époque gallo-romaine et même aux temps préhistoriques, ainsi que l'attestent les objets qu'on y recueille, Brou était déjà un petit centre de population. Son nom cependant n'apparaît qu'au commencement duXe siècle.
Vers 927,saint Gérard,évêque de Mâcon, s'y retira et y fonda un ermitage dans lequel il mourut et fut inhumé, en 958. Les disciples, qui étaient venus se grouper autour de lui, suivirent ses traditions, sous la direction d'unprieur. Parmi les prieurs de Brou on connaît : [J. Gilli (1084), Clément (1164), Jean de Saint-Alban (1283), Étienne de Rigneu (1298), le cardinal de la Tour, (1371), Jean de Loges (1384), Pierre, cardinal de Thurey (1394-1411), Philibert de Chilley (1415-1435), Antoine Fornier (1447), Bertrand de Loras (1455-1491), Bernardin Oudin (1492), etJean de Loriol, qui en fut le dernier (1505).
En 1506,Marguerite d'Autriche, veuve dePhilibert le Beau, duc de Savoie, tant pour accomplir un vœu deMarguerite de Bourbon, sa belle-mère, que pour laisser à la postérité un témoignage de son immense douleur, acheta le prieuré de Brou et obtint du pape l'autorisation de fonder, sur son emplacement, une église dédiée àsaint Nicolas de Tolentin, et unmonastère propre à recevoir douze religieux augustins.
Le de la même année, elle posa la première pierre de l'église, qui fut consacrée, le, par Jean Joly de Fleury, évêquein partibus d'Ebron. Cette église, splendide tombeau conçu par l'amour malheureux, exécuté par la piété conjugale, écrin de marbre et de pierre où l'art ruisselle à flots, chef-d'œuvre de l'architecteVan-Boghen, du sculpteurConrard Meyt, du peintreJean Perréal et de nombreux artistes de talent, est un de ces monuments à juste titre célèbres par les souvenirs qu'ils évoquent, les émotions qu'ils font naître et les sentiments qu'ils inspirent.
LesAugustins de la congrégation de Lombardie restèrent les gardiens des tombes de Marguerite de Bourbon, de Philibert-le-Beau et de Marguerite d'Autriche, jusqu'au, qu'ils furent remplacés par les augustins de la congrégation de France. LaRévolution chassa ces derniers. Les mutilations qu'elle fit subir à l'église sont heureusement réparées aujourd'hui en grande partie. Brou est occupée actuellement par le séminaire diocésain.
La politique locale à Bourg-en-Bresse se caractérise par l'alternance. En effet, si de 1935 à 1944, le maire Alphonse Dupont fut élu sous l'étiquetteAlliance démocratique (AD), un parti de centre droit, il fut remplacé par le socialiste Amédée Mercier membre de laSFIO. De 1944 à 1965, la commune se place à gauche politiquement. Ensuite avec l'arrivée dePaul Barberot, la commune renoue avec le centrisme durant douze ans. De 1977 à 1989, la gauche prend place grâce aux maires socialistes successifs que sontLouis Robin et Jean Moreteau. En 1989, le centristePaul Morin remporte les élections et effectue un mandat, de même que le socialisteAndré Godin à partir de 1995. Lui succèdeJean-Michel Bertrand (RPR puis UMP). En 2008, Bourg-en-Bresse voit l'élection de son actuel maireJean-François Debat, membre du parti socialiste allié à la Nupes.
Lors de la création desdépartements par laRévolution française, Bourg est intégrée au département de l'Ain et en devient le chef-lieu. La commune abrite la préfecture du département de l'Ain depuis sa création et le tribunal judiciaire. Autrefois installé dans l'hôtel de la province, le préfet et ses services sont depuis 1860 dans un nouveaubâtiment le long de l'avenue Alsace-Lorraine.
Les limites de ce canton, devenu bien plus peuplé que nombre de cantons ruraux, n'évoluent qu'en 1973 avec la division du canton unique en trois (Bourg-en-Bresse I, Bourg-en-Bresse II et Bourg-en-Bresse III)[74]. Chacun de ces trois nouveaux cantons associait une fraction de Bourg à des communes périphériques.
Ces trois cantons sont eux-mêmes supprimés en 1982 pour former quatre nouveaux cantons, dont un formé d'une fraction de la ville (Bourg-Nord-Centre), deux associant une fraction de la ville et une ou deux communes de banlieues (Bourg-Est etBourg-Sud) et un dernier formé uniquement de communes de banlieues (Bourg-Couronne)[75]. Un dernier redécoupage en débarrasse les cantons de Bourg-Est et Sud des communes de banlieues qui leur étaient rattachées[76] ; de 1985 à 2015, Bourg-en-Bresse est donc divisée en trois cantons composés uniquement de fractions de cette commune.
En 2009 y est construit un centre pénitentiaire d'une capacité d'accueil de690 places.
En 2016, les organisations de justice sont regroupées sur le seul site dit de laMadeleine le long de l'avenue Alsace-Lorraine. La cité judiciaire est inaugurée par le président de la RépubliqueFrançois Hollande le[78].
Bourg appartenait jusqu'au à lacommunauté d'agglomération de Bourg-en-Bresse qui avait été fondée le. Avant cette date, le territoire formait la communauté de Communes du Bassin de Vie de Bourg-en-Bresse[79] créée en 1994 et succédant à un syndicat intercommunal fondé en 1984. Depuis le, la commune est intégrée à la nouvellecommunauté d'agglomération du Bassin de Bourg-en-Bresse qui regroupe l'ancienne intercommunalité à six communautés de communes de l'Ain.
De plus, comme la totalité des communes du département de l'Ain, la préfecture appartient ausyndicat intercommunal d'énergie et de e-communication de l'Ain, organisation fondée le[80]. Le syndicat est compétent dans la gestion des réseaux d'électrification, de gaz, de l'éclairage public, de la communication électronique[81]. En plus de ces compétences, la structure accompagne les communes pour qu'elles puissent maîtriser leur consommation d'énergie, gère unsystème d'information géographique et a mis en place dans le département, par l'intermédiaire de sa régie Réso-Liain, un réseau defibre optique pour avoir accès àInternet àtrès haut débit.
Panneau indiquant le jumelage et les partenariats, en 2016.
La ville de Bourg-en-Bresse est jumelée avecBad Kreuznach depuis 1963, année de la signature de l'acte de jumelage. Ce jumelage se place dans un contexte de naissance de l'Europe et de réconciliation entre les peuples. En 1962, une délégation burgienne dont fait partieMarius Roche, adjoint d'Amédée Mercier et Charles Hincker, est invitée àMayence parGerhard Schröder[91]. Cette délégation entama alors une visite dans trois villes allemandes souhaitant se jumeler à Bourg. La première des trois fut Bad Kreuznach, l'accueil fut si chaleureux que les burgiens la choisirent de suite. Cette amitié a été entérinée par le conseil municipal de Bourg le et celui de Bad Kreuznach le. Amédée Mercier, maire de l'époque et Gerhard Muhs, Oberbürgermeister de Bad Kreuznach signèrent l'acte de jumelage le dans la ville allemande.
En plus de ce jumelage, la ville de Bourg a lié des partenariats avec des villes européennes et une ville africaine. Le plus ancien date de 1990, ce partenariat de type économique a été signé avec la villeitalienne deParme[91]. Quatorze années plus tard, c'est avecSan Severo, une autre ville d'Italie, qu'a été signé un partenariat. Contrairement au partenariat signé avec la ville d'Émilie-Romagne, la relation que Bourg partage avec la ville de la région des Pouilles est culturel et institutionnel. Ces échanges entre les deux communes sont nés grâce à la population italienne de la ville qui vient en grande partie de San Severo[91].
En 1996, la municipalité signe un partenariat avecNamur, une villebelge, puis noue officiellement des relations avec la villebritannique d'Aylesbury en[91]. À la même époque, la signature d'un protocole d'échanges et d'amitié a lieu avec la ville d'El Kef située enTunisie. Toutefois, des échanges existaient depuis 1992, année où des jeunes de Bourg ont traversé laMéditerranée pour des échanges interculturels avec les collégiens d'El Kef[91].
Enfin, la municipalité voulant développer des relations à l'international, elle a décidé d'un rapprochement avec une villepolonaise. Une première rencontre impulsée par l'association Prélude France-Pologne entame les relations entre Bourg etBrzeg. Désirant de renforcer ces liens, les deux villes signent un partenariat économique, culturel et associatif le[91].
Le, un partenariat est signé entre la villechinoise deYinchuan et la capitale de la Bresse. Cette signature intervient après de nombreux voyages et des contacts noués depuis plusieurs années.
Pour renforcer les liens avec la ville marocaine deMeknès, d'où sont originaires de nombreux Burgiens, un pacte d'amitié a été signé, le dans les salons de l'hôtel de ville[92]. En effet, deux bataillons de tirailleurs marocains, aujourd'hui démantelés, sont à l'origine de la présence, depuis presque cinquante ans, de la plus importante communauté étrangère de Bourg-en-Bresse.
Bourg-en-Bresse compte de nombreux espaces de verdure. La ville accueille170 hectares d'espaces verts avec89,5 hectares de squares et parcs urbains,52,5 hectares de terrains de golf, de sports et abords et28 hectares de zones naturelles et de sous-bois[93]. Ces aménagements ne datent pas du siècle dernier puisqu'auMoyen Âge, on dénombrait déjà quelques essences majestueuses[94].
Parc de la Madeleine.
PanneauVille fleurie avec les trois fleurs.
En plus de ces espaces, cinq jardins familiaux permettent aux Burgiens de cultiver leur propre potager dans la ville[95]. Au cœur de la ville, on compte de nombreux parcs et jardins : le square des Quinconces et son fameux kiosque à musique, hôte de concerts estivaux, le secret parc de la Visitation, le square Joubert et sa belle statue ou encore le square Lalande et ses jeux pour enfants.
Cette forêt est le plus grand poumon vert de la ville, partagé avec les communes environnantes dont Péronnas. Elle est aménagée avec des sentiers pédestres, équestres et VTT balisés, un sentier Randocroquis (interprétation artistique du paysage), des aires de pique-nique et de jeux.
La municipalité s'est engagée en 2011 à n'utiliser aucun pesticide pour l'entretien des espaces verts[96]. En 2014, la commune obtient le niveau « trois fleurs » auconcours des villes et villages fleuris[97].
Lycées : 1.Lalande 2.Quinet 3. Carriat 4. Saint-Pierre 5. Saint-Joseph 6. Pardé 7. Voisin 8. Les Sardières Collèges : A. Brou B. Revermont 3. Victoire-Daubié D. Thomas-Riboud E. Saint-Pierre F. Jeanne-d'Arc G. Saint-Joseph
La ville de Bourg-en-Bresse compte quatre collèges publics (Brou, le Revermont, Victoire-Daubié et Thomas-Riboud) et trois privés (Saint-Pierre, Saint-Joseph et Jeanne-d'Arc). Il y a d'autres collèges dans l'agglomération, notamment àSaint-Denis-lès-Bourg etPéronnas.
Bourg-en-Bresse compte plusieurs lycées publics d'enseignement général. Les lycées généraux sont lelycée Lalande (1 200 élèves) situé en centre-ville, ainsi que les lycées Carriat (2 500 élèves) etEdgar-Quinet (1 500 élèves). L'enseignement secondaire privé y est représenté par l'intermédiaire de l'institut Saint-Louis-Saint-Pierre-et-Saint-Joseph.
Les lycées professionnels sont le lycée Gabriel-Voisin qui compte 1 100 élèves et lelycée Marcelle-Pardé accueillant le même nombre d'élèves. Les bâtiments de ce lycée étaient jusqu'en 1970 ceux du lycée Quinet. Il existe aussi un lycée agricole situé à la périphérie de la ville nommé Les Sardières (700 élèves).
École supérieure du professorat et de l'éducation.
Lesuniversités lyonnaises sont représentées à Bourg, notamment par quatre départements d'IUT (rattachés à l'université Claude-Bernard-Lyon-I) et le campus de la Charité (antenne, accessible jusqu'en licence, de l'université Jean-Moulin-Lyon-III). Bourg possède également un des troisIUFM de l'académie de Lyon. La ville compte ainsi plus de 2 900 élèves[99] de l'enseignement supérieur, dont 1 400 dans ses structures universitaires. Il existe également deux classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) : une filière économiqueECE au lycée Edgar-Quinet, et deux filièresMP etPC au lycée Lalande.
La ville compte également un établissement scolaire destiné aux jeunes sourds, l'Institut des jeunes sourds Saint-Joseph.
Deux siècles plus tard, grâce à la générosité d'Étienne Guerrier, la première véritable maladière destinée aux lépreux est construite le long de la rue du général Delestraint[100]. Durant cette même période, en 1472, les pestiférés sont accueillis derrière le prieuré de Brou dans une maladrerie. Elle sera toutefois transférée aux portes de la forêt de Seillon en 1506 sur demande deMarguerite d'Autriche.
En parallèle, l'établissement de la Charité était aussi un lieu important de santé à l'époque. À l'origine, Anne-Marie Crollet, une riche héritière, menace de léguer son héritage àVonnas si la ville de Bourg ne s'engage pas à reprendre sa maison dans le but d'y accueillir des jeunes filles orphelines. En 1750, cet établissement déménage au faubourg de Mâcon et accueille des orphelins, des enfants trouvés et des veuves. En 1871, les bâtiments sont entièrement reconstruits et agrandis.
Au vu de la constante croissance de la population du bassin burgien, l'Hôtel-Dieu ne fut plus en mesure d'accueillir ses patients dans ses locaux[101]. C'est alors qu'en 1979 fut inauguré le centre hospitalier de Fleyriat situé dans la commune de Viriat mais quelques services restent à l'établissement historique. Avec la livraison de la deuxième tranche sur le site de Fleyriat en 1984, tous les services quittent l'Hôtel-Dieu.
En plus de l'établissement hospitalier public, il existe depuis 1919 la clinique Convert qui est installée depuis 1974 sur son site actuel près des Sardières[102].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[103],[Note 5].
En 2023, la commune comptait 42 372 habitants[Note 6], en évolution de +2,03 % par rapport à 2017 (Ain : +5,59 %,France horsMayotte : +2,36 %).
En 2021, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 36,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (35,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 28,8 % la même année, alors qu'il est de 24,3 % au niveau départemental.
En 2021, la commune comptait 19 678 hommes pour 21 847 femmes, soit un taux de 52,61 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (50,65 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit :
Pyramide des âges de la commune en 2021 en pourcentage[106]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,0
90 ou +
2,9
8,2
75-89 ans
12,2
15,0
60-74 ans
17,9
18,5
45-59 ans
17,3
18,1
30-44 ans
16,0
22,0
15-29 ans
18,7
17,1
0-14 ans
15,0
Pyramide des âges du département de l'Ain en 2022 en pourcentage[107]
Tous les ans au milieu du mois de novembre est organisée la fête deSaint-Martin[109]. Jusqu'à laSeconde Guerre mondiale, cette fête était célébrée le11 novembre, jour de la Saint-Martin. AuMoyen Âge, elle marquait la fin de l'année culturale, les baux annuels des fermiers arrivaient à échéance. Des paysans convergeaient en ville avec leurs charrettes avant de changer de ferme[110]. Dès la fin duXVIIIe siècle, les domestiques de ferme commencent à être réellement indépendants et le11 novembre devient le jour de la louée, c'est-à-dire le jour où les valets, les servantes, les porchers, les bergères, touchent leurs gages et partent chez un nouveau maître. Le12 novembre devient le jour de fête des domestiques, les valets ne sont pas tenus de soigner les bêtes. On accueille à cette époque les premiers forains arrivent avec les manèges, les jeux de quilles, les clowns, les singes savants… Aujourd'hui, la fête s'étale sur deux semaines, les forains installent leurs attractions sur le champ de foire.
Chaque année, à l'automne, se réunissent « Les amis de Roger Vailland » depuis1985 pour évoquer l'œuvre de l'écrivainRoger Vailland,prix Goncourt1957, et publient les interventions des participants dansLes Cahiers Roger Vailland. Celui-ci résidait àMeillonnas, village proche de Bourg-en-Bresse. L'association des « Amis de Roger Vailland » est installée au 1 rue du Moulin-de-Brou.
Bourg-en-Bresse a son propre tournoi de tennis, un tournoi de la catégorie « futur », qui se déroule chaque année en juillet au Tennis Club de Bourg, formateur de très bons joueurs (Julien Benneteau y a joué jusqu'à l'âge d'environ14 ans). Ce tournoi est souvent le lieu d'essor de futurs champions du tennis mondiaux (Márcos Baghdatís y a par exemple participé).
D'autres courses cyclistes ont fait étape à Bourg dont le Tour de l'Ain, course cycliste créée en 1989 et succédant au Prix de l'Amitié. Il y a aussi lecritérium du Dauphiné et leTour de l'Avenir qui passent par la capitale bressane moins fréquemment que le Tour de l'Ain.
Les équipements sportifs sont divers et répartis dans le territoire. À la Chagne, on trouve un complexe sportif réunissant huit courts de tennis, trois terrains de football, un stade d'athlétisme et deux quatre de rugby. Le long de l'avenue des Sports, lestade Marcel-Verchère et la piscine municipale Carré d'eau se font face. Au quartier des Vennes, neuf terrains de football de taille et de revêtement variables se trouvent près du centre hippique des Vennes. En plus de ces équipements, d'autres structures accueillent les activités sportives dont les gymnases des établissements scolaires.
Le parc de loisirs de Bouvent (56 hectares) accueille jusqu'à 60 000 personnes chaque été, et dispose d'un plan d'eau (voile et kayak), de jeux et d'un golf municipal de9 trous (par 35 de 2 854 mètres).
Le Progrès est un journal régional diffusant dans les départements de l'Ain, duJura, duRhône, de laLoire et de laHaute-Loire. Il est le seul quotidien local de la ville. Chaque vendredi est publié le journal local hebdomadaireVoix de l'Ain dont le siège est situé dans la commune rue Lalande, pas très loin de l'agence du Progrès.
Dans le domaine télévisuel, la chaîneFrance 3 Rhône-Alpes a un bureau situé rue Abbé-Cottard-Josserand, à proximité deSaint-Denis-lès-Bourg. On peut capter cette chaîne à Bourg grâce aux émetteurs duMont Pilat (situé dans laLoire) et duMont Rond (proche deGex et dumassif du Jura) qui sont les sites TNT couvrant la ville[113]. Jusqu'en 2011, l'émetteur TV analogique deRamasse[114], situé sur le Mont July, diffusaitFrance 5/Arte etM6 pour Bourg-en-Bresse et ses environs.
Radio Scoop est la principale radio locale commerciale de Bourg, elle émet avec un décrochage local sur 89.2 FM. En 2008, le programme à destination des Burgiens est aussi diffusé àMâcon sur 88.2 FM. En 2011, ce même programme arrive àBellegarde-sur-Valserine sur 98.0 FM. Elle retransmet notamment les matchs de laJL Bourg Basket sur la webradio "Radio Scoop JL Bourg"[116].
Radio Salam[117] est une radio lyonnaise franco-arabe, elle émet à Bourg avec un décrochage local sur le 105.9 FM[118].
Enfin, deux radios nationales ont un décrochage local dans la région. C'est le cas deNRJ qui possède un décrochage à Bourg sur 102.8 FM etNostalgie qui émet son programme mâconnais ainsi que des pubs burgiennes depuis 2011 sur 93.1 FM.
Bourg-en-Bresse bénéficie d'une situation privilégiée comme carrefour à la fois régional et européen, qui favorise son expansion en tant que centre d'échanges. Bourg-en-Bresse est le siège de lachambre de commerce et d'industrie de l'Ain.
En 2025, selon Villes et Villages où il fait bon vivre, Bourg-en-Bresse est classé 244e au niveau national et 25e place au niveau régional, perdant 2 places par rapport à 2024[122]
Le taux de chômage de lazone d'emploi de Bourg-en-Bresse en 2018 est de 8 %[124], bien au-dessous du taux national de 10 %[125]. L'attractivité de la ville en matière d'emploi devrait se confirmer avec une prévision d'accroissement de 27 % de la population dubassin de vie sur la période 2011 à 2040[126].
Répartition des emplois par domaine d'activité[123]
Grâce à sa situation de carrefour économique au niveau régional et européen, la commune avec son maillage routier en étoile dont l'agglomération est le centre, permet un accès facile au cœur de la ville (champ de foire), lieu de rencontre traditionnel entre une offre riche en produits agricoles renommés (volailles) et une demande finale ou intermédiaire importante (approvisionnement de la région lyonnaise).
La situation sur les voies de circulation européennes est également très ancienne, comme le témoigne la présence dumonastère de Brou, achevé parMarguerite d'Autriche autant pour honorer son époux, que pour offrir au voyageur reliant la vallée de laSaône à laLombardie, un spectacle rappelant les liens avec laBourgogne et mettant en évidence la richesse de la région.
La position de carrefour et de centre d'une riche région agricole a permis de développer des activités de transformation de produits agricoles diversifiées, notamment dans le secteur de la transformation de la viande[127]. La valorisation des produits agricoles s'est adaptée aux besoins des consommateurs (plats cuisinés). Par exemple, l'entrepriseGiraudet[128], créée en 1910 par Henri Giraudet, spécialisée dans la production et la vente de quenelles, sauces et soupes, y a installé son siège social. Un pôle de recherche-développement (Alimentec) complète la vocation agroalimentaire de la ville.
La seconde partie duXXe siècle a toutefois été une période de profond changement pour la ville. Elle a vu son activité industrielle se développer à la faveur de l'implantation de l'usineBerliet (aujourd'huiUsine Renault Trucks de Bourg-en-Bresse) destinée à la fabrication de poids lourds. La filière poids lourds est devenue l'activité majeure employant plusieurs milliers de personnes dans la zone d'emploi, œuvrant dans des entreprises parfois leaders dans leur domaine (véhicules industriels[129], véhicules frigorifiques[130], remorques pour applications diverses[131], véhicules utilitaires spéciaux[132],[133]…). Cette filière bénéficie d'une forte demande en matière d'évolution technologique afin de « coller » à un contexte en pleine évolution (sécurité, environnement, ferroutage, moyens de communication…)[134]. LeGroupe Bernard, dont le siège social est dans la commune, est une entreprise familiale de distribution automobile et de véhicules industriels employant plus de 2 500 personnes[135]. La création de liaisons autoroutières a accentué son rôle d'agglomération logisticienne[136].
Derrière cette activité phare, Bourg-en-Bresse est, par ailleurs, un centre métallurgique spécialisé dans la transformation de fils métalliques (tréfilerie, traitements thermiques, assemblage ou gainage) pour des applications mécaniques et électriques (câbles de traction, transport d'énergie). Cette activité représente environ un millier d'emplois directs sur des sites appartenant à des groupes internationaux (Mittal Steel[137],Nexans[138]).
Les commerces sont très présents à Bourg, notamment au centre-ville où on trouve une diversité commerciale avec des commerces de proximité[139]. Même s'il avait tendance à se vider de ses établissements commerciaux, le cœur retrouve aujourd'hui son attractivité grâce à des projets dont l'aménagement de l'ancien collège Amiot qui accueille depuis 2022 une douzaine de commerçants[140].
En périphérie de l'hypercentre se sont développés des centres commerciaux. On trouve le centre commercial Site de Brou où se situe entre autres l'hypermarchéCarrefour. Au nord de la ville, le centre commercial Cap Émeraude, construit en 2010[141], est articulé autour de l'enseigneE.Leclerc. Près du lycée Quinet est situé un centre commercial moins important que les deux autres, il accueille unIntermarché. Il en est de même pour le petit centre localisé près du stadeVerchère où on trouve unLidl.
ÀViriat, près de l'hôpital de Fleyriat, de nombreuses enseignes se concentrent dans la zone d'activités de laChambière et dans le centre commercial deLa Neuve inauguré en 2011[142].
Bâtiments plus récents, plusieurs hôtels particuliers sont de style classique tels que l'Hôtel-Dieu datant duXVIIe siècle. Cet hôpital d'avant laRévolution française est toujours en activité et sonapothicairerie est en parfait état[147]. Elle permet de voir d'antiques objets (fourneau, alambics…), des plantes, des livres anciens, des boiseriesLouis XV et plus de mille autres pièces de collection. Le laboratoire est l'un des seuls ouverts à la visite et encore en état de fonctionnement. Un autre hôtel particulier date de la même époque : celui des Joly de Choin, les gouverneurs de Bresse entre 1634 et 1767. À la fin du siècle suivant fut construit l'hôtel Marron de Meillonnas qui a aujourd'hui une vocation culturelle avec un espace consacré à l'art contemporain et aux arts visuels.
Divers monuments accueillent des services administratifs à commencer par les services municipaux. La municipalité occupe trois édifices protégés au centre-ville : l'hôtel de ville, l'hôtel de Bohan et l'ancien hôtel de préfecture de l'Ain. Dans ce dernier étaient installé le préfet et son équipe mais face à l'exiguïté des locaux, il est décidé en 1853 de construire unnouvel hôtel de préfecture le long de l'avenue Alsace-Lorraine. Il sera terminé le mais fut victime d'un incendie fin 1885 avant d'être restauré en 1889. Le conseil départemental est quant à lui installé sur le site de la Madeleine, qui fut autrefois un asile religieux[148].
Salle des fêtes photographiée le 18 janvier 2026 depuis la promenade du Bastion
À la suite des guerres qui ont engagé la France durant leXXe siècle, divers monuments commémoratifs ont été érigés en l'honneur des victimes de ces événements. Lemonument aux morts, inscrit aux titres des monuments historiques en 2019 et situé près du square Quinconces, énumère l'ensemble des soldats de la commune tombés au combat durant les deux Guerres Mondiales. Inauguré le, ce monument remplace un monument en l'honneur d'Edgar Quinet qui sera déplacé à cette occasion à l'emplacement actuel de la fontaine des Quatre-Chemins mais sera fondue par le régime de Vichy en 1942[149]. De l'autre côté du square se trouve le monument des morts en Afrique du Nord inauguré en 2000. Les noms des164 personnes de l'Ain ayant perdu la vie entre 1952 et 1962 en Algérie, en Tunisie et au Maroc y sont inscrits sur le mémorial[150].
L'église Saint-Nicolas-de-Tolentin de Brou, boulevard de Brou, avec sonmonastère royal, joyaux de style gothique flamboyant. L'ensemble a été construit entre 1505 et 1536 à l'initiative deMarguerite d'Autriche (1480-1530), veuve dePhilibert II de Savoie (ditPhilibert le Beau). La façade est richement ornée, dans unstyle Renaissance. À l'intérieur se trouvent unjubé et lestombeaux de Marguerite de Bourbon, Philibert le Beau et Marguerite d'Autriche, surmontés de leurgisant. La chapelle de la Vierge et les stalles sont décorées avec maîtrise.
Près du quartier de la gare, labasilique du Sacré-Cœur, place du Chanoine-Rynois, a vu sa construction débuter en 1911. Elle a été inaugurée le et consacrée le[151].
Une chapelle placée sous le vocable de Saint-François, rue Charles-Tardy, est accolée à la basilique du Sacré-Cœur. Cette chapelle possède des vitraux deLucien Bégule, maître verrier Lyonnais (1848-1935)
Plaque du couvent Saint-Joseph le long de la rue du Lycée.
La chapelle Saint-Antoine, rue de la Citadelle fut construite en 1830 par les Frères de Saint-Jean-de-Dieu, elle est aussi appelée chapelle des Capucins.
L'Hôtel-Dieu, situé sur le boulevard de Brou, comporte en son sein une chapelle.
La chapelle du lycée Lalande, rue du Lycée, fut construite auXVIIe siècle par lesjésuites. C'est le seul édifice d'art baroque de la ville, la chapelle fait l'objet d'un classement aux titres des monuments historiques depuis 1983.
Dans le quartier des Vennes, la chapelle des Vennes, rue du Stand, a la particularité de ne jamais avoir servi de lieu de culte[155]. Elle a été construite en 1941 par les Chantiers de Jeunesse.
Dans la même rue où se situe le lycée Lalande, rue du Lycée, se trouvait autrefois le couvent Saint-Joseph, qui a remplacé le couvent des Jacobins en 1824 après l'installation des sœurs de Saint-Joseph à cet emplacement. Aujourd'hui, les lieux sont occupés par un lycée privé et les religieuses y résidaient jusqu'en 2004.
Laporte des Jacobins, rue Jules-Migonney témoigne de la présence de l'ancien couvent des Jacobins fondé en 1414 par le duc de Savoie Amédée VIII.
La chapelle de l'institution Saint-Pierre, rue de Villeneuve.
La chapelle Notre-Dame-de-la-Paix des Vennes, rue Molière.
La chapelle Notre-Dame-de-l'Unité, rue Montholon.
La chapelle des dominicaines, impasse de Lycée.
La chapelle du centre psychothérapique Saint-Georges.
Trois édifices servent de culte aux musulmans, ainsi que plusieurs salles de prière[156]. La grandemosquée El-Mohssinine de Bourg-en-Bresse, inaugurée en 2005, est située dans le quartier de la Croix-Blanche. Lamosquée El-Taqwa du Pont-des-Chèvres est située dans le quartier du même nom, et la mosquée Dar el-Coran est située rue des Frères-Lumière.
La commune est renommée pour sa gastronomie. Sur ses tables, on peut trouver comme produit issu du terroir bressan lepoulet de Bresse, qui est devenue une appellation d'origine contrôlée (AOC) française. La commune se situe dans l'aire géographique de l'AOCCrème et beurre de Bresse[157] et de l'AOCVolailles de Bresse[158]. Parmi les plats typiques qui firent la réputation de la Bresse, on trouve lafondue bressane[réf. nécessaire]. On trouve également de nombreux vins locaux.
La commune brille sur le plan gastronomique grâce à ses célèbres chefs cuisiniers que sontJacques Pépin, qui exerce outre-Atlantique et qui est natif de Bourg-en-Bresse, etGeorges Blanc. Ce dernier est un des grands chefs cuisiniers, restaurateurs et hôteliers français du village deVonnas, avec trois étoiles auguide Michelin et 17/20 auGault et Millau. Il est issu d'une dynastie de cuisinières bressanes de renom, avec sa grand-mère Élisa Blanc surnommée « la Mère Blanc », et sa mère Paulette Blanc. Georges Blanc a dirigé durant plusieurs années, à Bourg même, le restaurant de l'Hôtel de France. Ses fils Frédéric et Alexandre Blanc continuent tous les deux l'aventure culinaire d'élite.
La commune dispose de nombreux espaces culturels. Au centre-ville, lethéâtre municipal, d'une capacité d'environ600 places assises, est en plein cœur de l'esplanade de la comédie. Au côté du théâtre,La Grenette qui est un cinéma de quatre salles, permet de découvrir des œuvres du7e art[159] tout comme l'Amphi,multiplexe cinématographique de9 salles et 2 000 places ouvert le.
Ainterexpo est le parc d'exposition du département composé de trois halls ainsi que d'Ekinox qui accueille des concerts et des événements sportifs.
Le congrès inter-associatif 2007 de l'espéranto en France s'est tenu à Bourg-en-Bresse du 25 au.
La Maison du Cirque, inaugurée en dans le quartier en rénovation urbaine du Pont des Chèvres, est une infrastructure originale permettant à l'Ecole des Techniques et des Arts du Cirque (ETAC01), de proposer3 salles (dont une modulaire avec buvette) pour les pratiquants des différentes disciplines du cirque. C'est un lieu propice aux spectacles et aux résidences d'artistes[161].
L'écrivain françaisGérard de Nerval effectue un parcours littéraire entre rêve et réalité dans sonVoyage en Orient (1851)[162]. En se rendant de Paris àCythère, il emprunte la route de Genève et passera par « Bourg ». Parti deMâcon, Nerval prend la voiture de 2 heures, pour ensuite « [rouler] bientôt doucement dans ces monotones campagnes de la Bresse, si riantes en été ; puis [arriver] vers huit heures à Bourg »[163]. L'auteur traverse la ville de nuit ; malgré l'obscurité, il reconnaît la beauté du Monastère Royal de Brou « Bourg mérite surtout d’être remarqué par son église, qui est de la plus charmante architecture byzantine, si j’ai bien pu distinguer dans la nuit, ou bien peut-être de ce style quasi renaissance qu’on admire à Saint-Eustache. »[163]
Samuel Beckett, dansEn attendant Godot (éditions de Minuit, 1952), télescope Berne, Bourg-en-Bresse, les drapeaux en berne… en citantBerne-en-Bresse:« des recherches inachevées mais néanmoins couronnées par l’Acacacacadémie d’Anthropopopométrie de Berne-en-Bresse »…
Paul Nizan a consacré à Bourg l'essaiPrésentation d'une ville[165], qu'il ne nomme d'ailleurs jamais. Condisciple pour l'agrégation deJean-Paul Sartre etSimone de Beauvoir et militant communiste, Nizan prend, en, sa première affectation comme professeur de philosophie auLycée Lalande deLa Ville. Il n'y passera qu'un an, mais a le temps de se présenter auxélections de 1932 dans la circonscription rurale voisine, où il récolte 2,7 % des voix, battu parProsper Blanc[166].La Ville est alors surtout bourgeoise et paysanne, et le rebelle Nizan en dresse un tableau assez peu amène, cetteVille« dont, écrit-il, "on ne voit pas dans quel sens elle a poussé", bâtie "dans la pierre molle et blanche comme la chair des femmes pieuses", peuplée d’habitants (27 000 à l’époque) tous "paresseusement honnêtes", tous détestant "les nouveautés et les aventures" »[167]. Naturellement, la cible de l'intellectuel communiste est moins la population que les élites locales, qualifiées par lui « d'illettrés sociaux »[167]…
Le nom de la ville est en outre irrévérencieusement détourné en Berg-en-Brousse à plusieurs reprises :
Alain Giletti (1939),patineur artistique français,10 fois champion de France,5 fois champion d'Europe,4 fois vice-champion d'Europe et1 fois champion du monde (1960).
André Guy (1941), international français de football.
Georges Blanc (1943), cuisinier et hôtelier renommé.
↑Décédé le,Xavier Breton assure l'intérim jusqu'aux élections du.
↑Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations de référence postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population de référence publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Les critères utilisés par Les Échos pour déterminer un classement sont la croissance de la population, l'espérance de vie, le revenu des ménages, la pauvreté, les familles monoparentales, le chômage, les salariés précaires, les diplômés en supérieur ainsi que les licences sportives.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)
↑Alain Kersuzan,Défendre la Bresse et le Bugey - Les châteaux savoyards dans la guerre contre le Dauphiné (1282 - 1355), collection Histoire et Archéologie médiévalesno 14,Presses universitaires de Lyon, Lyon, 2005,(ISBN2-7297-0762-X),p. 29.
↑Joseph-Antoine Besson,Mémoires pour l'histoire ecclésiastique des diocèses de Genève, Tarentaise, Aoste et Maurienne et du décanat de Savoye (copie de l'exemplaire Bibliotheque cant. et univ. Lausanne), S. Hénault,, 506 p.(lire en ligne),p. 302-303.