Bouillargues est une commune urbaine qui compte 6 070 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1962. Elle est dans l'unité urbaine de Bouillargues et fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes. Ses habitantssont appelés les Bouillarguais ou Bouillarguaises.
Un espace protégé est présent sur la commune : les « Costières de Nimes », un terrain acquis (ou assimilé) par unconservatoire d'espaces naturels, d'une superficie de2 027ha[14].
Carte de la ZNIEFF detype 1 localisée sur la commune.
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.Une ZNIEFF detype 1[Note 3] est recensée sur la commune[18] :la « plaine de Manduel et Meynes » (9 783ha), couvrant 15 communes du département[19].
Au, Bouillargues est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 1].Elle appartient à l'unité urbaine de Bouillargues[Note 4], une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[I 2],[I 3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nîmes, dont elle est une commune de la couronne[Note 5],[I 3]. Cette aire, qui regroupe 92 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[I 4],[I 5].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (83,7 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante :cultures permanentes (42,8 %), zones agricoles hétérogènes (30 %), zones urbanisées (14,4 %),terres arables (10,7 %), forêts (1,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,5 %), prairies (0,1 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
La commune fait partie duterritoire à risques importants d'inondation (TRI) de Nîmes, regroupant20 communes soumises aux aléas de ruissellement pour la commune de Nîmes et de débordements de cours d’eau, notamment duVistre, d'un de ses affluents, leRhôny, et plus à la marge duRhône, à l’aval, un des31 TRI qui ont été arrêtés fin 2012 sur lebassin Rhône-Méditerranée[24]. Les événements significatifs passés relatifs à la Vistre sont des crues rapides et violentes, qui causent d’importants dégâts, voire des pertes humaines (octobre 1988, septembre 2002, décembre 2003, septembre 2005 notamment). Concernant le Rhôny, les principales crues recensées à Codognan ont eu lieu en 1845, 1933, 1945, 1958, 1963, 1976, 1987 et en octobre 1988. Cette dernière est la plus importante et marquante pour la population nîmoise. Des cartes des surfaces inondables ont été établies pour trois scénarios : fréquent (crue detemps de retour de10 ans à30 ans), moyen (temps de retour de100 ans à300 ans) et extrême (temps de retour de l'ordre de 1 000 ans, qui met en défaut tout système de protection)[25],[26]. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1982, 1987, 1988, 1990, 1998, 2002, 2003, 2005 et 2021[27],[22].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bouillargues.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (67,5 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 2 301 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 2301 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 90 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[28],[Carte 2].
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national descavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[29].
Quatre bornes milliaires gallo-romaines ont été trouvées sur la commune. signalant une présence romaine dès l'Antiquité. Réf.: CIL 12, 05611 ; CIL 12, 05612 ; CIL 12, 05613 ; CIL 12, 05614.
Comme Bouillargues n'est pas sur le trajet d'une des grandes voie romaines, ces bornes sont probablement des jalons qui confirment le trajet d'une voie secondaire.
Abside pentagonale romane de l'église
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Le,Joseph de Louet, baron de Manduel, fut bailli à titre d’inféodation en arrière fief. La domination des seigneurs de Manduel passa ensuite à celle du juristeMassip de Bouillargues[32]. La propriété rurale, apportée dans la corbeille par son mariage avec Catherine Mazaudier veuve de Daguilhemet, fut la plus importante du village.
Le, Bouillargues fut érigée en commune par ordre du comité exécutif du directoire de Nîmes. Les hameaux de Garons, Caissargues et Rodilhan y furent annexés. La nouvelle commune était dirigée par une majorité de protestants. Le 9 novembre de la même année, l’Assemblée Nationale vota l’autonomie de la commune.
Au début duXIXe siècle, Bouillargues était une commune essentiellement agricole, un des plus gros producteurs de céréales de la région, comptant également 7 troupeaux de brebis, 2maréchaux-ferrants, 2bourreliers, 1charron. Les rues sont faites de terre battue, les rigoles, de galets, elle est une étape pendant latranshumance[33].
En 1836, le hameau deGarons, comptant 550 habitants, fut érigé en commune.
La commune peut s’enorgueillir d’avoir vu naître le,Magdeleine Brès qui fut la première femme médecin de France en 1875.
Au XXe siècle, l’ancienne mairie devint le siège du crédit agricole et la nouvelle mairie fut érigée dans le parc du village.
En 1904,Caissargues, comptant 510 habitants, fut à son tour érigée en commune, puis ce fut le tour deRodilhan avec ses 250 habitants, en1962. Bouillargues compta alors 1250 habitants. La commune de Bouillargues est érigée en chef-lieu de canton en1982, date de la création duCanton de La Vistrenque.
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].
En 2023, la commune comptait 6 070 habitants[Note 6], en évolution de −4,08 % par rapport à 2017 (Gard : +3,6 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Le collège "Les Fontaines" : Le C.E.S "Les Fontaines" est le seul collège à Bouillargues. Il accueille les collégiens deCaissargues, Bouillargues etGarons.
Plusieurs professionnels de santé sont installés à Bouillargues[44] : 8 médecins généralistes, 6 kinésithérapeutes, 14 infirmiers, 3 dentistes, 2 orthophonistes, 1 orthoptiste, 1 opticien, 1 Cancérologue et une clinique (Clinique "La Camargue").
Chaque fin d'année, Bouillargues organise une manifestation qui a pour nomLire en Costière. La première édition a eu lieu en septembre 2012. Le thème futla romanité. Cette édition a connu un indéniable succès. Françoise Lacassagne, adjointe à la culture, à qui l'on devait cette initiative, a reçu en retour, de la part les exposants et du public de nombreuses félicitations. En une journée, grâce à cet événement, Bouillargues s'est créée une réputation tant pour la qualité du programme, du choix des professionnels invités ou encore de l'organisation et de l'accueil.
Lors de la première édition, le dimanche, des visiteurs le plus souvent en famille, ont circulé entre les stands tenus par des libraires venus deNîmes,Alès,Aigues-Mortes etFrontignan, des éditeurs régionaux, un bouquiniste et une douzaine d'auteurs indépendants dont Olivier Pince, le jeune auteur Bouillarguais. Le thème avait été élargi jusqu'à ce jour pour pouvoir proposer en cultures et traditions, un panel d'ouvrages de la région : œuvres générales, romans, biographies, recueils de poésie, livres d'art et pour enfants, BD, mangas. Acta, spécialiste d'histoire vivante a mis le public en immersion en proposant un atelier-école de gladiateurs pour les plus jeunes, le maire Maurice Gaillard a salué l'initiative autour de la lecture« moyen d'accéder au savoir, à la réflexion et au rêve ».
Dans le cadre de ce festival, la commune de Bouillargues s’attache à faire découvrir ou redécouvrir des œuvres cinématographiques ayant trait à la Camargue : courts et longs métrages, muets accompagnés de musiciens, conférences, débats.. Le tout dans une ambiance festive et traditionnelle, sur la piste des arènes. Ce festival a pour vocation de développer la culture à Bouillargues dans des lieux propices à l’échange et à la diffusion. Cinéma, opéra, littérature sont représentées chaque année sur les terres du marquis de Baroncelli.
Le club de handball féminin, le « Bouillargues HNM », est composé de plusieurs équipes dont la première évolue actuellement enChampionnat de France de deuxième division, mais elle a déjà évoluépremière division et joué aussi la Coupe d'Europe par le passé. Le BHNM organise chaque année le Férihand tournoi sur herbe lors du week-end de Pentecôte.
L'USB (Union Sportive de Bouillargues) est le club de football de la ville. Il organise chaque année depuis 1975 le tournoi international de Pâques pour les moins de 17 ans, au stade « Claude-Bordas ». On y retrouve notamment des équipes italiennes, suisses et les amis allemands du FC Rautheim. L'équipe fanion évolue actuellement en première division de district sous la direction du président Michel Boulet.
La pétanque est aussi pratiquée à Bouillargues, au boulodrome de la ville : « La Boule Bouillarguaise » où tous les passionnés se retrouvent pour disputer des coupes (bouillarguaise et gardoise). La famille Poveda étant précurseure de cette pratique à la fois ancestral et novatrice.
À Bouillargues, il y a deux centres équestres : le Centre Équestre Mijanda et le poney club du Grand Clary.
Lacourse camarguaise est également pratiquée dans les arènes « André Dupuis » de Bouillargues avec notamment l'école taurine entraînée par Claude Dumas qui forme les jeunes razeteurs.
En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 3 810 personnes, parmi lesquelles on compte 77,5 % d'actifs (69,4 % ayant un emploi et 8,1 % de chômeurs) et 22,5 % d'inactifs[Note 9],[I 9]. Depuis 2008, letaux de chômage communal (au sens du recensement) des15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.
La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Nîmes, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 3],[I 12]. Elle compte 1 434 emplois en 2018, contre 1 343 en 2013 et 1 236 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 2 686, soit unindicateur de concentration d'emploi de 53,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,2 %[I 13].
Sur ces 2 686 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 457 travaillent dans la commune, soit 17 % des habitants[I 14]. Pour se rendre au travail, 87,7 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,3 % lestransports en commun, 6,4 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 15].
601 établissements[Note 10] sont implantés à Bouillargues au. Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 11],[I 16].
Secteur d'activité
Commune
Département
Nombre
%
%
Ensemble
601
100 %
(100 %)
Industrie manufacturière, industries extractives et autres
52
8,7 %
(7,9 %)
Construction
108
18 %
(15,5 %)
Commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration
143
23,8 %
(30 %)
Information et communication
18
3 %
(2,2 %)
Activités financières et d'assurance
17
2,8 %
(3 %)
Activités immobilières
27
4,5 %
(4,1 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien
110
18,3 %
(14,9 %)
Administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale
76
12,6 %
(13,5 %)
Autres activités de services
50
8,3 %
(8,8 %)
Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,8 % du nombre total d'établissements de la commune (143 sur les 601 entreprises implantées à Bouillargues), contre 30 % au niveau départemental[I 17].
La commune est dans la « Plaine Viticole », unepetite région agricole occupant le sud-est du département du Gard[48]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 12] sur la commune est lapolyculture et/ou le polyélevage[Carte 4].
Le nombre d'exploitations agricoles en activité et ayant leur siège dans la commune est passé de 94 lors du recensement agricole de 1988[Note 14] à 68 en 2000 puis à 64 en 2010[50] et enfin à 37 en 2020[Carte 5], soit une baisse de 61 % en 32 ans. Le même mouvement est observé à l'échelle du département qui a perdu pendant cette période 61 % de ses exploitations[51],[Carte 6]. Lasurface agricole utilisée sur la commune a également diminué, passant de1 292ha en 1988 à816ha en 2020[Carte 7]. Parallèlement la surface agricole utilisée moyenne par exploitation a augmenté, passant de 14 à22ha[50].
Est appelé ainsi le bâtiment où se trouve l'actuelle mairie de Bouillargues. Les premières traces de son histoire se trouvent dans les notes des délibérations du présidées par le maire,Étienne Velay.
d'un parc planté d'arbres de diverses essences, ayant beaucoup souffert de l'occupation allemande,
d'un vaste bâtiment au milieu du parc, en pierres de taille, avec au rez-de-chaussée sur cave, deux étages et mansardes,
d'une deuxième en briques rouges et pierres de taille (3 pièces au rez-de-chaussée, 3 pièces à l'étage, avec dépendance en bon état (*serre, volières, etc.)),
d'ne grande bergerie voûtée.
L'ensemble a été acquis par acte de maître Lamau, notaire à Nîmes, le, moyennant la somme de 1 500 000 francs, dont 1 100 000 francs, payés à madame de Gardanne Marie comtesse veuve, née Massip de Bouillargues. (table des comptes de la matrice 3 P 656, A.D de Nîmes).
Pour convaincre le bien fondé d'acheter cette propriété, voici les arguments d'Étienne Velay :
L'école publique est installée dans un bâtiment beaucoup trop étroit pour recevoir les 200 élèves. L'acquisition des immeubles considérés permettrait :
d'installer dans l'immeuble la mairie et le bureau de poste.
De mettre le grand parc à la disposition des élèves aux heures des récréations, ainsi qu'à la population plusieurs jours par semaine.
Séance du 7 juillet 1954Réponse du Directeur des Domaines :Selon ses estimations, le prix du« château de Bouillargues » doit être situé entre 4,5 et 5 millions.
Séance du 11 décembre 1956 : Au sujet de l'acquisition du« château de Bouillargues », madame veuve Astier fait savoir au maire qu'elle était déjà en pourparlers avec un organisme dénommé "l'OTAN". Pour poursuivre les négociations, celle-ci demande 11 millions de francs, avec en sus la bergerie qui n'était pas prévue initialement, ainsi que les dépendances immédiates. Elle demande aussi la jouissance de la bâtisse en brique rouge dite "maison du jardinier" jusqu'à la fin de ses jours, avec sa sœur madame Boiral.
Séance du 15 janvier 1957 : 11 millions de francs sont empruntés à la Caisse d’Épargne et à la Caisse des Dépôts et Consignations pour l'acquisition du« château de Bouillargues ».
Séance du 15 octobre 1957 : Le préfet autorise l'achat du« château ». Le 10 octobre 1957 (à 11h) a été procédé à l'adjudication sur saisie aux enchères du« château ». Par la personne de Maître Chazel, la commune a été déclarée adjudicataire pour la somme de 8 050 000 francs (sauf surenchère).
Séance du 6 novembre 1957 : La commune devient propriétaire définitif du« château Astier » pour la somme de 8 millions 50 000 francs sans les frais qui s'élèvent à 1 million (frais de procédure d'adjudication et honoraires du notaire).
Après quelques travaux de rénovations intérieures du "château", des murs extérieurs et des portails du parc, le bâtiment principal a servi d'école maternelle. (2 classes maternelles). Le 6 juillet 1977, sous l'impulsion de monsieur André Dupuis, maire à cette époque, la municipalité décide de rénover le "château" pour installer la mairie en mai 1978. On y trouvait au rez -de-chaussée un bureau pour le secrétariat, un bureau pour le secrétaire général, un pour les gardes, un pour le syndicat d'adduction d'eau et un local réservé au cadastre. Une pièce indépendante était réservée pour la consultation des nourrissons avec un bureau pour le docteur, pièce qui servait aussi de salle de réunion. Au premier étage, se situaient le bureau du maire, un autre pour les adjoints et la salle du conseil municipal.
Cette fontaine, reconstruite en1803, est le rendez-vous de tous les promeneurs. Elle est connue sous le nom de la font[53].Font est le nomoccitan etcatalan pour « fontaine,source ».
Selon Léon Ménard[54], les textes situent la construction de la première église de Bouillargues vers 1156. Elle sera ravagée en même temps que la ville, pendant la guerre des Albigeois en 1167. En 1575[55], l’église sera ruinée pendant la guerre de religion, puis reconstruite en 1654 avant d'être à nouveau incendiée en janvier 1703 par desCamisards.
Agrandie et reconstruite à neuf sous l'administration de l'abbé Carle en 1843, le clocher de l'église, enrichi d’une cloche, don de madame la baronne de Labaume, fut surmonté par la croix le. L'église sera achevée en 1890 par le curé Souchard et sera consacrée par l'évêque Gilly en 1892. Le à la suite des secousses d’un tremblement de terre, le clocher se fissure[56].
Sur la place de l'église nous trouvons une grande croix diteCroix de Mission. Cette croix fut confectionnée par M. Faucon, maître serrurier à Beaucaire. Le piédestal a été fait par M. Auguste Lachize et M. Raymond Mourier, maîtres maçon à Bouillargues. Le a eu lieu l'installation de la croix sur la place de l'Église, en présence de toute la population du village, mais aussi des fidèles accourus de Nîmes, de Bellegarde, Manduel, Garons et des environs au nombre de dix mille. La cérémonie a été présidée par M. Privat, chanoine de la cathédrale de Nîmes, invité par M. Carle curé. Cette journée fut précédée par une retraite de 8 jours donnée par les pères Valgalier et Martin.
Madeleine Brès née Gebelin (1842-1921) : Née à Bouillargues (Gard), morte à Montrouge (Hauts-de-Seine). Elle fut la première femme médecin de France. Fille d’un charron de Bouillargues, mariée à 15 ans, bachelière en candidate libre, universitaire avec l’assentiment de l’impératrice Eugénie, docteur en médecine avec 4 enfants, elle se dévouera, en tant que précurseur, à la médecine de la femme et de l’enfant pendant 50 ans avant de finir aveugle, pauvre et oubliée.
Le comte Josephde Gourcy propriétaire à Bouillargues, dresseur de chevaux pour l'Armée Française, s'engagea volontairement comme lieutenant pour la durée de la guerre en 1914 où il reçut la croix de guerre et la Légion d'honneur.
Père Claude Allez (1862-1923), dit Nouvelet, fondateur du mouvement Le Noël. Né à Bouillargues, il entre chez les Augustins de l'Assomption en 1884 où il est ordonné prêtre en 1889. Il décède le 26 décembre 1927 chez les Augustines de la rue de la Santé. Il est inhumé à Paris. En 1930, une plaque a été apposée sur sa maison natale dans le village.
Taillé, au premier de gueules à la croix cléchée, vidée et pommetée de douze pièces d'or (croix occitane), au second d'or au trident de gardian soudé d'argente[68].
(fr)Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel duministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la direction de la Culture et du Patrimoine de la Région
↑Dans les sites Natura 2000, lesÉtats membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[15].
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑Un ménage fiscal est constitué par le regroupement desfoyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à lataxe d’habitation.
↑La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
↑Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
↑L'établissement, au sens de l’Insee, est une unité de production géographiquement individualisée, mais juridiquement dépendante de l'unité légale. Il produit des biens ou des services.
↑Le champ de ce tableau couvre les activités marchandes hors agriculture.
↑L'orientation technico-économique est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑Les données relatives à lasurface agricole utilisée (SAU) sont localisées à la commune où se situe le lieu principal de production de chaque exploitation. Les chiffres d'une commune doivent donc être interprétés avec prudence, une exploitation pouvant exercer son activité sur plusieurs communes, ou plusieurs départements voire plusieurs régions.
↑Le recensement agricole est une opération décennale européenne et obligatoire qui a pour objectif d'actualiser les données sur l'agriculture française et de mesurer son poids dans l'agriculture européenne[49].
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).