Au, Bougue est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[11].Elle est située hors unité urbaine[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mont-de-Marsan, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[12]. Cette aire, qui regroupe 101 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (76,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (40,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (36 %), zones agricoles hétérogènes (14,9 %),terres arables (7,5 %), zones urbanisées (1,5 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par lerisque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment laMidouze et leLudon. La commune a été reconnue enétat de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations etcoulées de boue survenues en 1991, 1999, 2009 et 2020[18],[16].
Bougue est exposée au risque de feu de forêt. Depuis le, les départements de laGironde, desLandes et deLot-et-Garonne disposent d’un règlement interdépartemental de protection de la forêt contre les incendies. Ce règlement vise à mieux prévenir les incendies de forêt, à faciliter les interventions des services et à limiter les conséquences, que ce soit par le débroussaillement, la limitation de l’apport du feu ou la réglementation des activités en forêt. Il définit en particulier cinq niveaux de vigilance croissants auxquels sont associés différentes mesures[19],[20].
Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels[21]. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, un inventaire national permet de localiser les éventuellescavités souterraines sur la commune[22].
Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Bougue.
Leretrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer desdommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes desécheresse et de pluie. 0,5 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (19,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 309 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, aucun n'est en aléa moyen ou fort, à comparer aux 17 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national auretrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site duBRGM[23],[Carte 2].
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par des mouvements de terrain en 1999 et 2020[16].
Le risque detransport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[24].
Au cours de laSeconde Guerre mondiale, les maquisards font sauter le pont et la voie ferrée au niveau de la route départementale. Face aux Allemands ayant investi le village, les armes sont dissimulées dans la grotte du Loup, située dans le relief du plateau de Castets[25].
Le village, qui comptait environ 700 habitants au cours duXIXe siècle, subit un exode rurale importantaprès-guerre. Le retour de la population survient toutefois dès 1980, du fait d'une situation géographique favorable par rapport àMont-de-Marsan. Le train cesse de passer à la fin des années 1960. La voie ferrée, rachetée par leConseil départemental des Landes, est transformée en voie verte du Marsan et de l'Armagnac, accessible aux piétons, vélos et cavaliers[25].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[27].En 2023, la commune comptait 833 habitants[Note 3], en évolution de +7,62 % par rapport à 2017 (Landes : +6,41 %,France horsMayotte : +2,36 %).
Fêtes du village : se déroulent fin mai pour ne pas être en concurrence avec lesfêtes de la Madeleine.
Bolsín : spectacle taurin où les espoirs de latauromachie se livrent à une compétition. Le vainqueur du concours se voit offrir l'opportunité de se faire connaître et de signer des contrats professionnels avec des villes partenaires dont Mont-de-Marsan et sesarènes du Plumaçon classées en première catégorie. Historiquement, un bolsín (« coulisse » en espagnol) est un entraînement privé des jeunes toreros devant des vaches ou desbecerros. L'idée d'un bolsín à Bougue émerge en 1995 mais ce n'est qu'en 1998 qu'elle se réalise grâce à la construction d'arènes de 1200 places[25].
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑abcdef etgSite archéologique de Castets, panneaux de présentation réalisés par le Parc Naturel Urbain du Marsan, coécrits par Bertrand Parinet, Laurent Abadie, Jeanne-Marie Fritz, Jean-François Moulian, consultés sur site le 5 février 2023.