En dehors du bourg, l'habitat est distribué dans de nombreux hameaux : Botlézan (Bodlezan), Guénézan (Gwenezhan), Lanneven, Trézélan (Trezelan), Trévourec (partagé avec la commune dePédernec).
Au, Bégard est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à7 niveaux définie par l'Insee en 2022[10].Elle appartient à l'unité urbaine de Bégard, une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée[11],[12]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lannion, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[12]. Cette aire, qui regroupe 40 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[13],[14].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (77,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (53,4 %),terres arables (23,5 %), zones urbanisées (14,6 %), forêts (6,9 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,9 %), prairies (0,7 %)[15]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : lacarte de Cassini (XVIIIe siècle), lacarte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Le nom de la localité est mentionné sous les formesBegar en 1130 et en 1202,Begar / Begard / Beguar / Berguar en 1330,Begar en 1516,Begar en 1630,Begar en 1636,Begars en 1779[1]. Les formes anciennes sont régulières se terminent par-r, sauf une terminaison-rd en 1330. Led final n'apparaît vraiment qu'à la fin duXVIIIe siècle.
Selon la tradition, l’abbaye de Bégard aurait été fondée sur le lieu d'habitation d'un ermite nommé Begar.
Ce nom n'a pas de rapport avec le motbretonbeg (« pointe, extrémité ») (qui correspond au mot françaisbec, d'origine gauloise). L'étymologie semble le rapprocher de celle du toponymeBaguer, que l'on trouve notamment dansBaguer-Morvan (Bagar en 1181) etBaguer-Pican ([Ecclesia de] Bagar en 1209) enIlle-et-Vilaine), dont l'origine est obscure[16].
Albert Dauzat y voit un nom de personne germaniqueBig-hart pris absolument, devenuBiard dans les toponymes françaisBiard etles Biards[17].
Mais il ne cite aucune forme ancienne pouvant soutenir son point de vue et le-d final (-gar-d) apparu tardivement est incompatible avec cette explication. Par ailleurs, Les Biards (Manche,Biarz 1082) remonterait plutôt à un appellatif germaniquebigard(ium) « jardin de la maison » cité auVe siècle dans leglossaire d'Endlicher[18], solution également invraisemblable pourBégard.
Carte des paroisses réunies en commune.Décret qui érige Bégard en commune (1793).
En janvier 1790, au début de laRévolution, les cinq paroisses de Botlézan (Bodlezan), Guénézan (Gwenezhan), Lanneven, Saint-Norvez (Sant-Norvez) et Trézélan (Trezelan) deviennent des communes dudépartement des Côtes-du-Nord et dudistrict de Guingamp.
L'abbaye de Bégard est saisie commebien national, comme tous les biens détenus par des institutions ecclésiastiques, et compte tenu de sa grande valeur, mise aux enchères dans tout le royaume. C'est Étienne Leboutteux-Dumousseaux qui l'emporte avec une enchère à165 300livres.
Ce riche Parisien joue un rôle central dans la constitution de la commune, souhaitant créer un centre urbain à côté de l'abbaye. Pour cela, il devient membre, puis président du conseil dudistrict.
En 1792, les cinq paroisses sont rassemblées en une seule, puis en 1793 (sous la Première République instaurée en septembre 1792) les cinq communes de 1790 deviennent la commune de Bégard[20].
La population de la commune est relativement âgée.En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à30 ans s'élève à 30,1 %, soit en dessous de la moyenne départementale (30,7 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à60 ans est de 33,3 % la même année, alors qu'il est de 32,9 % au niveau départemental.
En 2018, la commune comptait 2 358 hommes pour 2 450 femmes, soit un taux de 50,96 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,7 %).
Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.
Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[33]
Hommes
Classe d’âge
Femmes
1,1
90 ou +
3,0
7,4
75-89 ans
12,0
21,3
60-74 ans
21,4
22,2
45-59 ans
19,1
16,4
30-44 ans
15,7
14,9
15-29 ans
11,9
16,8
0-14 ans
16,9
Pyramide des âges du département desCôtes-d'Armor en 2021 en pourcentage[34]
lemanoir de Coatgouray (vers 1400)[39]. Le manoir de typelogis-porche, dont la porte charretière a été murée, conserve deux tours d'escaliers avec à l'étage noble une chapelle domestique[40] ;
le bois de Gwerun et le festival biennal (années impaires), laJava dans les Bois, créé en 1998[42] ;
l'église paroissiale du Saint-Nom-de-Marie ;
unchêne pédonculé classé commeArbre remarquable est visible à Bégard. Il a participé au concours « Arbre européen de l'année » pour la France en 2014[43] et est situé dans le quartier de Guénézan (Gwenezhan) près de laD 767 dans l'Armoripark.
↑Itinéraire ViaMichelin : 17,5 pour Guingamp, 18,6 pour Lannion. Guingamp est encore un peu plus proche à vol d'oiseau.
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155,lire en ligne, consulté le)