Il fait sensation quand il remporte son premier Wimbledon à 17 ans en 1985, et gagne un surnom « Boum-Boum », du fait de son service et de son jeu offensifs, basés sur la puissance. Il a atteint la première place mondiale en 1991 et y reste pendant 12 semaines. Sa surface de prédilection était lamoquette, sur laquelle il a remporté plus de la moitié de ses 49 titres en simple. Il compte également 15 titres en double, discipline dans laquelle il a atteint la6e place en 1986 et a remporté la médaille d'or avecMichael Stich auxJeux olympiques de Barcelone en 1992..
Il connait une après-carrière difficile tant sur le plan personnel que professionnel. En 2022, il est déclaré coupable de quatre chefs d’accusation liés à sa faillite personnelle, et est incarcéré pendant quelques mois.
Boris Becker commence letennis très tôt, grâce à un court de tennis construit par son père. À douze ans, il suit un programme d'entraînement intensif, qui lui permet de jouer en ligue professionnelle dès ses dix-sept ans.
En 1984, il joue son premier tournoi du Grand Chelem à Wimbledon, où il abandonne au troisième tour (1/16), puis atteint les quarts de finale à l'Open d'Australie, alors joué en décembre sur gazon. A Cologne, il rencontre pour la première foisStefan Edberg, contre qui il perd sur surface dure en salle. Il est aussi finaliste de l'US Open junior contreMark Kratzmann.
En 1985, il remporte à la surprise générale son premier tournoi au célèbreQueen's de Londres, puis son premier tournoi du grand chelem àWimbledon, alors qu'il n'est pas tête de série. Il devient le premier joueur non tête de série à remporter le tournoi, ainsi que le plus jeune à remporter un tournoi du Grand Chelem à 17 ans et 288 jours, jusqu'à ce queMichael Chang batte ce record en 1989 àRoland Garros. Il élimine trois têtes de série sur son parcours et renverse plusieurs situations compromises, d'abord en seizièmes de finale face àJoakim Nyström, qui sert deux fois pour le match et passe à deux points de la victoire (3-6, 7-6, 6-1, 4-6, 9-7). En huitièmes de finale contreTim Mayotte, il est mené deux sets à un, puis en demi-finaleAnders Järryd gâche une balle de deux sets à zéro dans le tie-break du second set.
Il parvient dans la foulée à remporter le tournoi deCincinnati contre le récent vainqueur deRoland-Garros,Mats Wilander. Il termine l'année avec une nouvelle finale dans un tournoi, àWembley, cette fois-ci perdue face au numéro un mondialIvan Lendl. Il finit la saison en tant que numéro six au classement mondial.
En janvier 1986, il parvient en finale desMasters, où il échoue à nouveau face à Lendl. Deux mois plus tard en finale du tournoi deChicago, il bat le joueur tchécoslovaque pour la première fois. Il défend son titre à Wimbledon et défait à nouveau Lendl en finale, en trois sets secs ; il est toujours à l'heure actuelle le plus jeune joueur ayant conservé un titre du Grand Chelem (18 ans et7 mois).
Après un été brillant où il remporte l'open deToronto, il déçoit en demi-finale del'US Open face au surprenantMiloslav Mečíř. Cette défaite dans un tournoi majeur est d'autant plus surprenante qu'il conclut brillamment l'année par quatre victoires en tournoi, accédant ainsi à la deuxième place mondiale, derrière Lendl. Ce dernier consolide son rang avec une victoire face à Becker aux Masters joués cette fois-là en décembre.
L'année 1987 le montre plus en retrait, avec la perte précoce de son titre à Wimbledon, au deuxième tour face au méconnuPeter Doohan. Il gagne cependant trois titres en tournoi (dont le Queens en trois sets 6-7, 6-3, 6-4 face àJimmy Connors avec une balle de match spectaculaire) et parvient à se maintenir à la cinquième place mondiale. Son meilleur résultat en grand chelem est une demi-finale à Roland Garros.
En 1988, il arrive jusqu'en finale à Wimbledon, où il échoue face à Stefan Edberg, alors qu'il vient de le battre deux semaines plus tôt au tournoi sur gazon du Queen's. Cette même année, il aide l'Allemagne à remporter laCoupe Davis pour la première fois, avant de terminer l'année en beauté par une victoire aux Masters en cinq sets face à Lendl. Il termine l'année numéro quatre mondial.
1989 est certainement le sommet de sa carrière : il remporte laWorld Team Cup àDüsseldorf, compétition par équipe qui se déroule sur terre battue. Il gagne pour la troisième fois Wimbledon en battant Stefan Edberg en finale, et son uniqueUS Open, en remontant de deux sets à rien et en sauvant deux balles de match au2e tour contreDerrick Rostagno pour finalement battre en finale le numéro un mondial, Ivan Lendl[1]. Il conclut l'année par une seconde victoire enCoupe Davis, contre la Suède. À cette occasion, il écrase en trois sets Stefan Edberg et Mats Wilander. Il remporte pour la seconde fois le tournoi de Bercy à nouveau contre Edberg mais il perd la finale du Masters de New York, toujours contre son éternel adversaire suédois. Pour autant, il n'a probablement jamais aussi bien joué qu'en cette fin d'année 1989. Comme en 1986, il redevient le dauphin de Lendl au classement mondial. À Roland Garros, il atteint les demi-finales où il perd contre Edberg en cinq sets. Jamais il n'aura été aussi près de la finale et du titre. Ne pas avoir remporté ce tournoi reste sans surprise la plus grande déception de sa carrière.
En 1991, il parvient en finale de l'Open d'Australie, où il bat Lendl pour être enfin le numéro 1 mondial, la plus grande satisfaction de sa carrière. Il perd à la surprise générale contre son compatrioteMichael Stich en finale deWimbledon. Moins régulier dans les autres tournois, il glisse au troisième rang mondial en fin d'année.
L'année 1992 se révèle catastrophique pour Becker en Grand Chelem, avec un quart de finale à Wimbledon comme meilleur résultat. Il remporte cependant cinq tournois dont le Masters en fin d'année, et conserve ainsi sa place dans les cinq meilleurs joueurs du monde. L'année suivante est encore plus décevante, et Becker quitte le rang des dix meilleurs joueurs du monde pour la première fois depuis 1985.Toujours décevant en Grand Chelem en 1994 avec aucune finale disputée, il parvient à remporter quatre tournois dont l'Open de Stockholm. Dans ce tournoi, alors classéno 6 mondial, il bat en quart, demi et finale les numéros 3, 1, et 2, exploit réalisé depuis parNovak Djokovic etDavid Nalbandian en 2007. Il termine l'année numéro trois mondial à la suite de sa finale perdue au Masters face au numéro unPete Sampras. À noter le score très rare où au moins un des deux joueurs parvient à sept jeux ou plus dans tous les sets de 6-7, 7-5, 7-6, 6-7, 7-5 à Wimbledon, victoire contreAndreï Medvedev.
Il commence l'année 1995 en établissant un record en réussissant cinqaces de suites dans le même jeu alors qu'il était mené 0/40 face àAndreï Medvedev à laHopman Cup[3]. Becker arrive pour la septième fois en finale de Wimbledon en 1995 mais il est battu en quatre sets parPete Sampras. Il triomphe par contre à la fin de l'année, au Masters de Francfort, contre Michael Chang. Malgré le gain des deux premières manches en finale duMasters de Monte-Carlo, il s'incline contreThomas Muster en manquant au passage deux balles de match. Jamais il n'a été aussi près de remporter un tournoi sur terre battue : dans le tie-break du 4ème set, il gâche une balle de match en servant une deuxième balle à plus de 200 km/h sanctionnée d'une double faute.
Après son quart de finale à Wimbledon en 1997, Becker annonce qu'il ne participera plus aux tournois du Grand Chelem, il rejoue finalement à Wimbledon en 1999 pour y faire ses adieux.
En 1998, il remporte une deuxième fois laWorld Team Cup en ne jouant cette fois que les doubles. Il arrive en finale du tournoi de l'Open de Gstaad qui a été sa dernière chance de remporter un tournoi sur terre battue, mais il s'incline contreÀlex Corretja.
« Boum-Boum », comme aimaient le surnommer les médias, est aujourd'hui copropriétaire deVölkl, une marque d'équipements sportifs, qui a sous contrat plusieurs joueursATP (Radek Štěpánek,Jiří Novák), ainsi que de plusieurs concessionsMercedes enAllemagne. Fin 2007, le champion allemand se lance un nouveau challenge en intégrant l'équipe du site de pokerPokerStars pour devenir joueur de poker professionnel.
Son autobiographie, sortie en 2004, s'intitule « Sans filet »[5].
Après sa carrière, il a également participé à des matchs d'exhibition en 2005, commeMichael Stich.
En,Novak Djokovic annonce que Boris Becker va devenir son entraîneur chef pour la saison 2014. En conséquence, Becker abandonne son rôle de commentateur à la BBC. Leur collaboration se termine fin 2016.
Becker devient l'entraîneur d'Holger Rune en octobre 2023[6]. Il le reste jusqu'en février 2024, invoquant un manque de disponibilité de sa part pour le joueur danois pour justifier son départ[7].
En, Boris Becker a été déclaré en état de faillite personnelle par un tribunal londonien pour une dette de plusieurs millions d'euros[8],[9].
Le, le directeur du cabinet du ministre des Affaires Etrangères de la Centrafrique fait état de l'utilisation par Boris Becker d'un faux passeport diplomatique[10].
En, cinq ans après sa faillite, il est déclaré coupable à Londres de quatre des 24 chefs de poursuites qui lui étaient reprochés en lien avec un prêt de 3,5 millions d'euros accordé par la banque privéeArbuthnot Latham[11].
Le 29 avril 2022, il est condamné à deux ans et demi de prison pour avoir caché 2,5 millions de livres sterling d’avoirs et de prêts pour éviter de payer ses dettes, et est incarcéré[12]; il devait faire la moitié de sa peine derrière les barreaux[13], mais il n'est finalement emprisonné àLondres que durant huit mois avant d'être libéré en décembre 2022[14].
Il se remarie avec le mannequin hollandais Sharlely « Lilly » Kerssenberg le[16]. Le naît leur fils, Amadeus. Avec sa troisième femme Lilian de Carvalho Monteiro, il a une fille, Zoé, née en novembre 2025[17].
Mais on ne peut en aucun cas restreindre le jeu de Becker à sa seule puissance au service, bien que cela fût une des raisons essentielles de ses trois succès à Wimbledon : contrairement aux purs serveurs que sont Greg Rusedski, Richard Krajicek, Mark Philippoussis ou encoreGoran Ivanišević, pour qui les possibilités de briller ailleurs que sur surface rapide sont assez limitées, Becker possédait un jeu nettement plus complet avec notamment un très bon coup droit, un revers à une main solide, et une volée capable de rivaliser avec celle de son grand rivalStefan Edberg sans oublier ses innombrables plongeons.
Malgré la lourdeur de ses jambes, qui limite quelque peu sa vitesse et sa capacité de déplacement, il obtient des résultats intéressants sur terre battue en simple, atteignant à trois reprises les demi-finales àRoland-Garros (1987, 1989, 1991). Néanmoins, malgré des finales àMonte-Carlo (1989, 1991, 1995),Rome (1994) etHambourg (1990), il n'a jamais gagné de tournoi sur cette surface.
Mais c'est sur l'herbe, sa surface de prédilection, qu'il a vécu ses plus grandes heures de gloire. Sa rivalité avec Stefan Edberg, une magnifique opposition d'attaquants aux styles contraires (la finesse et le toucher pour Edberg, la puissance et la percussion pour Becker), ne s'exprime jamais mieux que sur le gazon londonien. Malgré l'écrasante domination de Becker dans le total de leurs face-à-face (25-10), leurs trois finales consécutives donnent à deux reprises la victoire à Edberg, contre une à Becker.
Pete Sampras, en battant Becker en finale à Wimbledon en 1995, prend en quelque sorte le relais au poste de maître des lieux, ce qui fit dire à Becker : « avant, Wimbledon était mon jardin, maintenant c'est le sien ». Produisant un jeu d'attaque complet, comme lui, mais avec plus d'élégance, d'adresse et surtout plus de souplesse dans le jeu et le déplacement, Pete Sampras peut être considéré comme l'héritier de Boris Becker, voire comme une synthèse de Edberg et Becker : comme eux, il a tout gagné, sauf lesInternationaux de France de tennis, terre maudite pour les attaquants.
Becker est donc le précurseur du tennis d'attaque moderne, et beaucoup de joueurs s'en sont inspirés, à l'instar d'Andy Roddick. Edberg, lui, a suivi une filière tout à fait à part dans l'histoire du tennis, que seulTim Henman semble avoir perpétuée au plus haut niveau. Mais comme Edberg, il est dépassé à partir du milieu des années 1990 par la puissance des joueurs de la nouvelle génération, ce qui le pousse vers la sortie en 1998. Il faut cependant souligner la belle longévité de la carrière de Becker : 11 ans séparent sa première et sa dernière victoire en Grand Chelem, ce qui le place dans la cour des plus grands de l'histoire du tennis. AvecSteffi Graf,Michael Stich etAnke Huber, il fait aussi partie des précurseurs de la popularité du tennis en Allemagne, sport autrefois boudé par le public dans ce pays, et qui rencontrera un grand succès grâce à ses héritiersTommy Haas,Rainer Schüttler,Nicolas Kiefer, ou aujourd'huiAlexander Zverev.
Record du plus grand nombre de comeback de 2 sets à 0. Une fois en finale àBruxelles, 2 fois enCoupe Davis, 7 fois enGrand Chelem : 10.
Corecord du nombre de matchs de plus de 5 heures (1 de plus de 6 h et 2 de plus de 5 h) : 3 avec Wilander (dont 2 de plus de 6 h), Nadal, Clément, Massu et Isner.
↑« Centrafrique : le passeport diplomatique de Boris Becker est « un faux », affirme Bangui – JeuneAfrique.com »,JeuneAfrique.com,(lire en ligne, consulté le)
↑« Boris Becker, l’ancien champion de tennis, condamné à deux ans et demi de prison en raison de sa faillite personnelle »,Le Monde.fr,(lire en ligne, consulté le)
Simple : la liste débute au 23 août1973, date de la publication du premier classement informatique par l'ATP. Double messieurs : la liste débute au1er mars1976. Deux joueurs peuvent être simultanément numéro un.