En tant que pape, il encourage lemonachisme. Avec la permission de l'empereur byzantin, il transforme lePanthéon enéglise. En 610, il s'entretient avec l'évêque de LondresMellitus concernant les besoins de l'Église anglaise. Il est vénéré commesaint dans l'Église catholique avec unefête universelle le 8 mai.
Boniface IV estélu pour succéder àBoniface III, mais une vacance de plus de neuf mois s'ensuit, en attendant laconfirmation impériale deConstantinople. Il est consacré soit le 25 août, selonLouis Duchesne, soit le 15 septembre, selon Jaffé, en 608[5]. Le Vatican fixe le début officiel de sa papauté au 15 septembre.
LeLiber Pontificalis mentionne que sa papauté est marquée par lafamine, lapeste et lesinondations. Les informations complémentaires sont très rares et fragmentaires.
Transformation du Panthéon à Rome en église catholique
Boniface obtient l'autorisation de l'empereurPhocas pour transformer lePanthéon à Rome en église chrétienne. Le 13 mai 609 (dimanche suivant laPentecôte)[7], le temple érigé parMarcus Vipsanius Agrippa àJupiter Vengeur,Vénus etMars est consacré par le pape en l'honneur de la ViergeMarie et tous lesmartyrs, sous le nom deSancta Maria ad martyres (Sainte-Marie-aux-martyrs), premier exemple à Rome de transformation d'un temple païen en lieu de cultechrétien. Vingt-huit charrettes d'ossements sacrés auraient été retirées descatacombes et placées dans un bassin enporphyre sous le maître-autel[5],[8],[9].
Parallèlement à la consécration du Panthéon au culte chrétien, laLemuria est remplacée par la fête de laToussaint, fixée au même jour, pour se situer après le1er novembre[10] fixé par le papeGrégoire III. En échange, lacolonne de Phocas est érigée dans leForum romain, surmontée d'une statue enbronze doré le représentant.Ferdinand Gregorovius commente : « le dernier monument que Rome, dans l'esprit des anciennes traditions, érigea parmi ses ruines, fut la statue du tyran Phocas, témoignage et symbole de la soumission de la ville àByzance »[9].
En 610,Mellitus,premier évêque de Londres, se rend à Rome « pour consulter le pape sur des questions importantes relatives à l'Église anglaise nouvellement établie ». Il assiste ausynode alors en cours concernant certaines questions sur « la vie et la paix monastique des moines », et, à son départ, rapporte enAngleterre le décret duconcile ainsi que des lettres du pape à l'archevêqueLaurent de Cantorbéry et à tout le clergé, àÆthelberht (roi du Kent) et à tous lesAnglo-Saxons. Les décrets du conseil qui subsistent actuellement sont fallacieux. La lettre à Æthelberht est considérée comme fausse parKarl Joseph von Hefele, discutable par Haddan etWilliam Stubbs, et authentique par Jaffé[5].