La commune est classée en zone desismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1]. L'altitude varie de 37 mètres à 81 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 51 mètres d'altitude (mairie)[2].La majorité du territoire est composé de forêts, de bois et d'espaces verts.La forêt de Bréviande occupe toute la partie nord, tandis qu'au sud la commune s'étend le long de laSeine.
L’inventaire deszones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.
Au, Boissise-la-Bertrand est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[22].Elle appartient à l'unité urbaine de Paris[Note 4], une agglomération inter-départementale regroupant407 communes, dont elle est une commune de labanlieue[Note 5],[23],[24]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronne[Note 6],[24]. Cette aire regroupe 1 929 communes[25],[26].
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de labase de donnéeseuropéenne d’occupationbiophysique des solsCorine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (73,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (66,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (64% ), zones urbanisées (10,5% ), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (9,7% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (7,1% ),eaux continentales[Note 8] (4,7% ),terres arables (3,9 %)[28].
Parallèlement,L'Institut Paris Région,agence d'urbanisme de la régionÎle-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[29],[30],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols en 2018 (CLC) de la commune.
Laloi SRU du a incité les communes à se regrouper au sein d’un établissement public, pour déterminer les partis d’aménagement de l’espace au sein d’unSCoT, un document d’orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle et à un horizon de 20 ans et s'imposant aux documents d'urbanisme locaux, les PLU (Plan local d'urbanisme). La commune est dans le territoire du SCOT Région melunaise, dont l'élaboration a été engagée de 2013 à 2015, puis poursuivie à partir de 2017 sur un périmètre différent et porté par lacommunauté d'agglomération Melun Val de Seine[31].
En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de449 dont 92,6 % de maisons et 7,4 % d'appartements.
Parmi ces logements, 86,4 % étaient des résidences principales, 5,5 % des résidences secondaires et 8,2 % des logements vacants[Note 9].
La part desménagesfiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait t à 84,1 % contre 15,1 % de locataires[33] dont, 0,3 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 10] et, 0,8 % logés gratuitement.
Du latin « boscus », le bois, et « sedes », la résidence[34].
Le nom de Boissise-la-Bertrand viendrait soit de Bertrand du Guesclin, de passage avecJeanne d'Arc pour mettre le siège devant Melun, soit des noms accolés des deux châteaux médiévaux du village[réf. nécessaire]
Sur la carte de Cassini n°7, Boissise-la-Bertrand, en bas à droite, est écrit Boißise la Bertrand, avec unß (eszett).
L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. Laloi NOTRe de 2015 a accru le rôle desEPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au, mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au[41],[42].
En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Boissise-la-Bertrand est assurée par lacommunauté d'agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le[43],[44],[45].
L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[46]. Lacommunauté d'agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) assure pour le compte de la commune leservice public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[43],[47],[48].
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers lesrecensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[51]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[52].
En 2023, la commune comptait 1 206 habitants[Note 11], en évolution de +4,87 % par rapport à 2017 (Seine-et-Marne : +4,57 %,France horsMayotte : +2,36 %).
À la Révolution (1789), le village compte 303 habitants, et conserve une population stable tout au long du siècle suivant, avec 314 habitants en 1870. Le village est touché par les pertes humaines de laPremière Guerre mondiale, et sa population décroît légèrement jusqu'à laSeconde Guerre mondiale. La courbe s'inverse à partir de 1945, une population de citadins remplaçant progressivement les anciens cultivateurs et vignerons. La ville passe à 418 habitants en 1968, puis à 571 en 1975. La croissance de la population continue sur les trente dernières années, avec 719 habitants en 1981, 788 en 1989 et 895 au recensement de 1999. Le cap des 1000 habitants est passé en 2011, année où l'on recense 1 068 habitants.
En 2017, le nombre total d’emplois dans la zone était de218, occupant453 actifs résidants.
Le taux d'activité de lapopulation (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 70,7 % contre un taux de chômage de 4,8 %.
Les 24,6 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 9,6 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 10,7 % de retraités ou préretraités et 4,3 % pour les autres inactifs[56].
En 2015, le nombre d'établissements actifs était de77 dont3 dans l’industrie,8 dans la construction,56 dans le commerce-transports-services divers et10 étaient relatifs au secteur administratif[57].
Au, Boissise-la-Bertrand compte 14 établissements actifs : 0 dans l'agriculture, 1 dans l'industrie, 2 dans la construction, 7 dans le commerce et les services et 4 dans le secteur administratif[58].
Si la productivité agricole de laSeine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de2 000ha par an dans lesannées 1980, moins dans lesannées 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans lesannées 2010[60]. Cette tendance n'est pas confirmée au niveau de la commune qui voit le nombre d'exploitations rester constant entre 1988 et 2010[59].Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Boissise-la-Bertrand, observées sur une période de 22 ans :
Évolution de l’agriculture à Boissise-la-Bertrand entre 1988 et 2010.
L'Ermitage de Beaulieu, pavillon construit auXIXe siècle, ancienne demeure d'Edgar Faure et de son épouseLucie, actuellement résidence pour personnes âgées.
Le nouveau « barrage de Vives-Eaux », avec une passerelle piétonne accessible au public permettant l'accès àBoissise-le-Roi, a été mis en service[63] à l'automne 2018.
Dominique Aury, alias Pauline Réage (1907-1998), y a vécu à la fin de sa vie, au 7 rue François Rolin, dans une maison acquise à la fin des années cinquante grâce aux droits d'Histoire d'O. Elle y a également accueilliJean Paulhan malade.
Lucie Faure (1908-1977), femme de lettres française, romancière, directrice de revue y est décédée. Elle et son mari,Edgar Faure homme politique, y eurent une villégiature[65].
↑Les ZNIEFF detype 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
↑Les ZNIEFF detype 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
↑Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
↑Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Paris comprend une ville-centre et406 communes de banlieue.
↑Contrairement auhameau ou écart qui est un groupe d’habitations, un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
↑Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
↑Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
↑L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
↑L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
↑L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
↑a etbDaniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale »,Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography,no 501,(DOI10.4000/cybergeo.23155).
↑« Le social acquiert des logements privés »,Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,(lire en ligne)« Les 11 logements seront mis en location avec possibilité de vente dans plusieurs années », précise Marie-Claire Pignoux, maire de la commune et vice-présidente de la communauté d'agglomération Melun-Val de Seine (CAMVS) chargée des finances ».
↑S. B., « Boissise-la-Bertrand : le maire Michel Michallet est décédé »,Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,(lire en ligne)« Ancien fonctionnaire à la Caisse des dépôts et consignations, il avait été auparavant adjoint aux Finances durant les deux précédents mandats de l’ancienne maire, Marie-Claire Pignoux. « Il avait bien tenu les finances car la commune a pu beaucoup investir sans jamais augmenter les taux des impôts locaux », souligne Alain Bernheim, son actuel premier adjoint ».
↑S. B., « Boissise-la-Bertrand : Alain Bernheim succède à Michel Michallet comme maire »,Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,(lire en ligne)« Alain Bernheim (SE), 72 ans, est le nouveau maire de Boissise-la-Bertrand. L’ancien premier adjoint et adjoint à l’urbanisme succède à Michel Michallet, décédé dans la nuit du 31 janvier au dernier ».
↑Julien Van Caeyseele, « Municipales. Voici les nouveaux maires de Boissise-la-Bertrand, Boissise-le-Roi et Villiers-en-Bière : Olivier Delmer, Véronique Chagnat et Alain Truchon ont respectivement été élus maires des communes de Boissise-la-Bertrand, Boissise-le-Roi et Villiers-en-Bière. »,La République de Seine-et-Marne,(lire en ligne, consulté le)« Déjà élu en 2008 comme conseiller municipal, puis adjoint au maire en 2014, chargé des finances, il accède à la plus haute responsabilité locale. À 54 ans, Olivier Delmer a été élu maire de Boissise-la-Bertrand à l’unanimité des suffrages ».